3 482 Pts (c)
+0,87 %
15 318 Pts (c)
+0,91 %
13 245 Pts (c)
+1,83 %
6 347 Pts
-0,43 %
|
Audrey Tonnelier | 04/08/2011, 05:48 - 489 mots
«Depuis le début de l'année, il nous manque régulièrement une trentaine de médicaments pour soigner des pathologies importantes : trithérapies, anticholestérols, anti-Parkinson... » Ce pharmacien parisien résume l'avis de la profession : les ruptures de stocks de médicaments s'accélèrent. L'Union des syndicats de pharmaciens d'officine (USPO) a déjà reçu 1.200 déclarations de ruptures d'approvisionnements, soit 5 % des officines, sur la seule base du signalement des pharmaciens. « Sur les 350 médicaments concernés, la moitié a subi une rupture de plus de trois jours », s'alarme le président de l'USPO, Gilles Bonnefond.
« Il n'y a pas de pénurie généralisée mais il peut y avoir des soucis sur les produits vendus seulement à quelques milliers d'exemplaires par an, comme les antirétroviraux (traitement du sida) », admet Emmanuel Déchin, le secrétaire général de la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique, qui fédère les grossistes. Mardi, le ministre de la Santé Xavier Bertrand a dénoncé « les exportations parallèles » et les « quotas des laboratoires » et menacé le secteur d'un « nouveau texte » pour encadrer ces pratiques. Mais dans la réforme du médicament présentée lundi, pas un mot sur ces pratiques.
De quoi s'agit-il ? En Europe, les prix des médicaments sont fixés nationalement. Jusqu'à 20 % plus chers en Allemagne par rapport à la France, ils coûtent 10 % de moins en moyenne en Espagne, en Italie ou en Grèce. Certains grossistes - intermédiaires entre les industriels et les pharmaciens - en jouent pour revendre à l'étranger des produits nationaux, gonflant leurs marges grâce au différentiel de prix. Un « commerce intracommunautaire » parfaitement légal estimé à quelque 500 millions d'euros en France (3 % du marché). À ce petit jeu, les quatre grossistes hexagonaux (les français OCP et CERP, le britannique Alliance Healthcare et l'allemand Phoenix) pointent la responsabilité d'une vingtaine de nouveaux acteurs, appelés « shortliners ». Ceux-ci ne vendent que quelques références (d'où leur nom) et n'hésitent pas à exporter directement les plus lucratifs, alors que les grossistes traditionnels ont l'obligation de servir d'abord le marché français.
« Les shortliners ne représentent que 2 % du marché [18 milliards en France, Ndlr] : ils ne peuvent pas être seuls à l'origine du problème », s'étonne Gilles Bonnefond. Pour lui, c'est l'ensemble de la profession qui est en cause ainsi que les industriels. Ces derniers imposent en toute légalité des quotas sur près de 600 médicaments, justement pour éviter que les grossistes ne les revendent à l'étranger une fois servi le marché domestique... Mais « Pfizer, Lilly ou Roche imposent des quotas trop drastiques sur leurs médicaments les plus chers », estime Gilles Bonnefond. Le syndicat des labos (Leem) rétorque que « les ruptures résultent de facteurs impossibles à anticiper (mauvaises conditions météo, catastrophes naturelles) ». « Les grossistes et les laboratoires continueront à se renvoyer la balle tant qu'il n'y aura pas une totale transparence sur les produits exportés et sur les quotas », selon Gilles Bonnefond.
|
|
Randy a écrit le 14/08/2011 à 20:42 :
le truc, il est pas compliqué. Les médicaments en France coutent beaucoup moins cher en France qu'en Allemagne, aux PB ou en GB. Pourquoi ? parce que la sécurité sociale fixe le prix des médicaments qu'elle rembourse, et le fixe beaucoup très bas pour cause de déficit des budgets sociaux. Les prix des médocs dans les pays ou ils ne sont pas remboursés, ou moins que chez nous, sont beaucoup plus élevés. Résultats des courses : les grossistes font du business, et revendent dans ces pays a prix élevés les médicaments achetés en France, en se mettant la marge dans la poche. Pourquoi il y a des quotas ? les labos ne peuvent pas produire sans limites des médicaments destinés à l'export. Les chaines de fabrications sont pas conçues pour fournir sans limite tous ceux qui le demandent. De plus, ces exportations viennent concurrencer les propres ventes locales des labos à l'étranger, alors que c'est pas de la faute des labos si les prix sont bas en france et élevés en allemagne, vu que les différences de prix sont dues aux Etats, c'est pas a eux de payer les pots cassés. C'est pas de la vraie concurrence quand une entreprise ne peut pas fixer elle meme les prix de ses produits. Donc les labos ont fixé, et c'est légal, des quotas qui correspondent pour chaque grossiste à leurs part de marché national plus un pourcentage pour l'export. Mais les grossites dépassent ce pourcentage en violation de leur obligation légale de fournir complètement le marché francais pour se faire du chiffre d'affaires et donc ils n'ont plus assez de stock pour fournir les pharmacies françaises. Ils disent que ce n'est pas à cause des exports qu'il y a pénurie, mais le problème c'est qu'ils ont toujours refusé de fournir les chiffres de leurs exportations en europe. Donc on peut pas vérifier et c'est probablement fait pour ca. CQFD
mediator a écrit le 06/08/2011 à 07:29 :
Pour repondre a MRCHELEM et la vindicte gauchisante, je n'ai qu'une question a lui poser: quand il aura son cancer, est ce que celui ci sera de gauche ou de droite??? Et il est temps que les gouvernements se penchent ENFIN sur les prix de transferts qui ne sont qu'une astuce pour ne pas payer d'impots et envoyer cet argent aux iles Caïmans.... n'est ce pas PFIZER??
GRENOUILLE a écrit le 05/08/2011 à 15:16 :
notre monde accélère sa folie !!!!! Seul compte ce sacro saint ARGENT !! fonds de pensio, actionnariats, intérêts ... et à côté de toutes ces folies basées sur le seul d'intérêt de l'argent on ouvre le chapeau et on découvre subitement que 700.000 enfants en Somalie sont en grave péril alimentaire et que certainement tous vont mourir !! Comme ça d'un coup sans prévenir !!!!!!!!!! je suis très triste - l'homme est minable !!
mrchelem a écrit le 05/08/2011 à 12:54 :
Cherchez du coté des exportations par les grossistes frontaliers qui se font des millions sur le dos des laboratoires au détriment de la livraison aux officines .Les fameux profiteurs capitalistes ne sont pas toujours ceux désignés par la vindicte gauchisante . Beaucoup de ces grossistes sont de type Coopératif ou des pharmaciens sont partie prenante . Pour faire simple j'achète les médicaments les plus rentables au prix de gros, je les revends avec une bonne marge dans les pays ou le prix est plus élevé, j'achète de la matière première en Inde ,je la façonne en France pour faire des génériques ,je passe des contrats avec des officines ,ça c'est du commerce !!!
celthic a répondu le 05/08/2011 à 13:19:
au fait à quel moment on pense aux malades qui sont en attente de ces médicaments ? le problème n'est sans doute pas là, puisque la finalité dans le commerce c'est de se faire du fric quelle que soit la marchandise...
Business a écrit le 05/08/2011 à 07:36 :
La santé est devenu un business rentable .... comme les autres. C'est ainsi en ce bas monde, faut faire de l'argent avec tout. Les français ont de plus en plus de mal à se soigner, c'est le signe que nous devenons un pays pauvre.
aurelh a répondu le 05/08/2011 à 11:28:
Non justement , pas si rentable que ca, c'est pour cela que seul les voleurs s'en sortent...le secteur redeviendra rentable quand les "gros" auront pillé le marché et remonteront insidieusement leurs marges (cf grande distribution).
potard a écrit le 05/08/2011 à 07:18 :
Ecart de 20% avec l 'Allemagne?? Il faudrait vérifier mais d'après ce que je sais cet écart est considérablement plus important,pour certains médicaments, et non seulement avec l'Allemagne mais aussi avec l'Italie,la Grande Bretagne,les USA et certainement d'autres pays. D'où les augmentations de prix au moment des déremboursements,d'où aussi l'intèrèt que portent quelques grands distributeurs au marché du médicament non remboursé .
Gilles a écrit le 05/08/2011 à 07:00 :
Comme quoi l'Europe profite aux spéculateurs. Pas aux citoyens. A ce rythme échec garanti. On est sur la bonne voie.
zoro a écrit le 05/08/2011 à 05:38 :
Bonjour amis lecteurs, A qui profite le crime ? Je me trompe sans doute, mais vu de ma chapelle, plus de pénurie = moins de dépenses de santé en médicaments, non ? Et si l 'état, qui sait aller retrouver les comptes bancaires à l'étranger, ne sait pas assurer la vente d'un quota de médicaments dans l'hexagone, il faut qu'on m'explique. Pour ma part, je « mange » de l'Ains (anti inflammatoire) au long cours. Et je suis éc?uré de voir que celui dont j'ai besoin (on ne remplace pas aussi facilement un Ains qui « fonctionne » par un autre, suivant les personnes), est en rupture depuis plusieurs mois. La consommation de ce type de médicaments est relativement régulière... Et, messieurs les intermédiaires, vous faites là un beau métier. Dormez en paix !
Dani09 a écrit le 04/08/2011 à 11:00 :
Pour être pragmatique, il faut bien considérer que ce que vous suggérez diminuerait le déficit de la sécu , mais diminuerait, pour l'Etat les rentrées d'impôts sur les sociétés et les rentrées de TVA. Et je ne suis malheureusement pas sûr que, par les temps de dette budgétaire apocalyptique actuels, l'Etat accepte de prendre des décisions qui vont réduire ses rentrées financières.
le pharmacien a répondu le 04/08/2011 à 13:41:
Le déficit de la sécu n'a rien à voir avec la politique des quotas.Pour information , ceux-ci ont une TVA à taux minorés soit 2.10%.
Pragmatique a écrit le 04/08/2011 à 09:23 :
Je m'interroge on parle regulierement du cout des médicaments, de leur efficacité, maintenant on parle de penurie. Pour le premier point et le dernier quand on vois par exemple qu'un traitement pour un mois (la pillule par exemple) est prescrite par le praticien pour 30 jours, or les conditonnement sont par 28 jours???? si on prend un traitement pour une infection sur 14 jours, la boite en comprend au mieux 20 au pire 28.... donc dans tous les cas ca va pas.... soit nécéssité de 2 boites avec les surrembalage que ca entraine soit un reste important.... Si on redonnait une place au pharmacien en renoncant a tous ce mic-mac qui n engraisse que les industriels au detriment du patient et de la secu: le pharmacien recoit en vrac les gellules et autres medecines et en fonction de la prescrition donne la quantité exacte, d' ou une reduction de cout et donc de remboursement par la secu et les mutuelle...
Jochris a répondu le 01/09/2012 à 15:33:
Parfaitement exact et invraisemblable ! Ayant eu un AVC je dois suivre un traitement à vie, il faut toujours jongler avec les pharmaciens pour avoir le quota nécessaire. Pays riche, la France, car dans les pays pauvre on ne vous délivre que le nombre de comprimés nécessaires!
souris a écrit le 04/08/2011 à 06:13 :
Selon la méthode Sarkozienne de la réforme, pour la réforme, Bachelot a introduit un prédateur dans la chaine rigoureuse du médicament. Qu'ils se servent de ce droit, n'a rien d'étonnant, dans l'esprit du Législateur, ce devait être des nouveaux Leclerc, on voit le résultat. Quand on introduit des Loups, ceux ci vont là ou la nourriture est facile, le troupeau de brebis, et donc il faut l'abbattre. Par conséquent il faut abbatre les Shorts Liner, avant qu'ils n'introduisent des médicaments contrefaits comme en Angleterre. Une loi se réfléchit, et se construit, la loi du Marché est une théorie completement fausse.
aurelh a répondu le 05/08/2011 à 11:25:
tout à fait d'accord..
clo a répondu le 07/08/2011 à 17:58:
c'est un crime contre l'humanité; ni plus ,ni moins
Rob a répondu le 04/10/2012 à 12:17 depuis un Iphone :
La loi des marchés n'est pas une c'est un dogme.