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Incité par le gouvernement à lever le pied sur certains dossiers, comme le rapprochement qu'il envisageait entre EDF et Veolia, Henri Proglio passe en revanche à l'action pour initier son divorce avec GDF Suez dans la distribution. Selon nos informations, le PDG d'EDF veut dénoncer dès 2010 l'accord de gouvernance qui organise la gestion commune par EDF et GDF Suez de leurs filiales respectives ERDF et GrDF. Elles gèrent ensemble le service public de la distribution de l'électricité et du gaz. Interrogé EDF a refusé de confirmer ces informations.
La gestion des tuyaux de gaz et des réseaux électriques qui assurent la livraison au client final, ainsi que le relevé des compteurs, a été effectués pendant près de soixante ans par la direction distribution de l'ancien EDF-GDF. Depuis l'apparition de nouveaux fournisseurs de gaz et d'électricité et la privatisation de Gaz de France lors de sa fusion avec Suez, l'affaire s'est compliquée. Aujourd'hui, les deux groupes possèdent chacun une filiale (ERDF pour l'électricité, GrDF pour le gaz) qui emploient ensemble 45.000 personnes pour assurer le « service commun » de la distribution, inscrit dans une loi de 2006.
Concrètement, EDF paie les trois quart de ces effectifs pour assurer ce service aux 30 millions de clients électricité en France, tandis que GDF Suez emploie 25 % de ces salariés pour entretenir le réseau gaz qui livre 11 millions de clients. Mais, depuis toujours, les deux entreprises se partagent à 50/50 la direction de cette ensemble. Ce qu'EDF n'a jamais apprécié. D'autant que ce sont les gaziers, présents sur une petite moitié du territoire, qui bénéficient surtout des synergies de cette structure.
Dès son arrivée en novembre dernier à la tête d'EDF, Henri Proglio n'a pas caché sa volonté de mettre fin à ce fonctionnement. « Habitué aux délégations de service public de l'eau chez Veolia, il a tout de suite vu les dangers potentiels de cette structure commune lorsque les concessions locales d'électricité et de gaz seront ouvertes à la concurrence », explique un connaisseur du dossier. Sans compter les tiraillements quotidiens entre les deux groupes, désormais en concurrence frontale en France, sur la politique salariale ou la promotion de chacune des énergies. « Les conflits d'intérêts deviennent localement de plus en plus importants », reconnaît un cadre d'ERDF. Le tout sur fond de mécontentement grandissant des collectivités locales, propriétaires des réseaux.
Reste à savoir si André Merlin et Michèle Bellon, qu'Henri Proglio vient de nommer à la tête d'ERDF, notamment pour conduire ce projet, réussiront. GDF Suez y est officiellement farouchement opposé. « Nous ne voyons pas de raison de remettre en cause le service public mixte de la distribution », déclare Jean-François Cirelli, numéro deux du groupe. « Les postures de négociation se mettent en place, commente un spécialiste. Le premier qui bouge sera le moins bien placé pour récupérer ce qui a été accumulé en soixante ans de mariage. » De leur côté, les syndicats montrent les dents. Ils s'inquiètent de la viabilité de GrDF (12.000 salariés) sans adossement aux structures cofinancées par ERDF.
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Démocrate a écrit le 07/04/2010 à 21:34 :
Le consommateur fera encore les frais de cela. Les tarifs sont déjà opaques. Cela devrait encore s'aggraver. Il faut s'attendre à de nouvelles flambées des prix. Le coût annuel est peu différent d'un opérateur à l'autre.
gazélec a écrit le 07/04/2010 à 21:04 :
C'est pas trop tôt!
fredd05 a écrit le 07/04/2010 à 21:03 :
evidemment suez et veolia se déchirent sur le marché des concessions de services public dans les municipalités et communautés de communes. Faisant du dumping social, ils n'ont que faire des personnels possédant un statut d'ex edf/gdf avant leur transformation d'un EPIC en 2 SA... Au final, la pression se fera sur les couts salariaux envers ceux qui ont un statut social Par ailleurs il faut savoir que les pseudos marchés avec les municipalités sont pipés... ce qu'ils offrent aux élus en prime de mariage est souvent refacturé dans le prix du m3 d'eau par exmple, pour masquer des infrastructures qui auraient du etres financées par les impots locaux . demain ce sera pareil avec le gaz et le KWH d'electricité. Et les salariés et les usagers ont tout à perdre dans ce système qui mettra fin au tarifs régulés électriques, avec un KWH qui fera le yoyo comme le barril de pétrole avec les conséquences sur les factures... A noter que ce système coutera bien plus cher au client au bout du compte , que ce que coute aujourd'hui le statut des agents edf/gdf 1% pour le comité d'entreprise compris. Mais pour que les gens comprennent la supercherie, il fauidrait de vrais journalistes qui dénoncent les aberrations de l'economie de marché dans les services publics
le prolo a écrit le 07/04/2010 à 12:18 :
L'objectif est de mettre en concurrence les contrats de concessions de distribution de l'electricité et pour certaines communes la distribution du GAZ.Il en serait fini ainsi du tarif national de l'electricité ainsi que celui du Gaz.A monj avis cette decision sent le gaz et va ne faire qu'en rajouter au mecontement social parce que les gens n'en peuvent plus.
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Le consommateur fera encore les frais de cela. Les tarifs sont déjà opaques. Cela devrait encore s'aggraver. Il faut s'attendre à de nouvelles flambées des prix. Le coût annuel est peu différent d'un opérateur à l'autre.
par Démocrate le 07/04/2010 à 21:34
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