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L'accident de Fukushima a été porté au même niveau que celui de Tchernobyl, en passant de 5 à 7. Les experts soulignent cependant que les conséquences des deux accidents sont incomparables. L'estimation de la gravité de l'accident nucléaire porte sur la situation initiale et non sur la situation actuelle.
"Il s'agit d'une évaluation préliminaire qui doit être entérinée par l'Agence internationale de l'Energie atomique", a déclaré un responsable de l'agence japonaise de sûreté nucléaire (Nisa), qui a effectué cette annonce.
Les émissions de particules radioactives en provenance de Fukushima-Daiichi représentent environ 10% de la quantité émise par la centrale de Tchernobyl, en Ukraine, après l'explosion survenue en 1986, a cependant souligné la Nisa. Elles pourraient être finalement plus importantes qu'à Tchernobyl, car elles n'ont toujours pas cessé. Murray Jennex, expert du nucléaire, a cependant rejeté toute comparaison entre les deux événements.
La centrale de Fukushima-Daiichi a été fortement endommagée le 11 mars par un séisme de magnitude 9 et un tsunami dans le nord-est du Japon. Les ingénieurs de Tokyo Electric Power (Tepco), l'exploitant de la centrale, ne parviennent toujours pas à reprendre le contrôle du site, où un incendie a été maîtrisé mardi.
Deuxième réplique sismique mardi au Japon, de magnitude 6,3
Deux répliques du séisme du 11 mars ont encore ébranlé le Japon lundi et mardi, sans infliger de dégâts supplémentaires à la centrale de Fukushima-Daiichi. Une réplique de magnitude 6,3 a frappé ce mardi le nord-est du Japon, a annoncé l'Agence météorologique japonaise. Elle a touché la région de Fukushima, où se trouve la centrale nucléaire endommagée il y a un mois par un séisme et un tsunami, et fait trembler des immeubles jusqu'à Tokyo. Il s'agit de la deuxième réplique du jour après une secousse de 6,3 dans la préfecture de Chiba, près de Tokyo.
Il n'y a pas de risque de tsunami après cette réplique, a rapporté la télévision japonaise NHK.
L'impact du séisme au Japon sera plus lourd que prévu
De son côté, le gouverneur de la Banque du Japon a également estimé que l'économie était dans un "état grave". Lors de leur réunion organisée trois jours après le séisme, les membres du directoire de la BoJ se sont demandés quand les efforts de reconstruction des zones ravagées auraient un impact positif sur la croissance du pays, selon le compte-rendu de cette réunion.
Le gouvernement et l'opposition se sont mis d'accord sur le lancement d'un collectif budgétaire d'urgence pour procéder aux déblaiement des décombres et à la construction de logements provisoires, mais le Japon est déjà affecté par une très fort endettement.
"Après une catastrophe naturelle, les gens ont tendance à restreindre leur consommation, et il semble que la produciton industrielle se réduise. Dans certains secteurs, l'impact pourrait être très important", a commenté Kaoru Yosano au sortir du conseil des ministres.
En raison du recul de la consommation, le produit intérieur brut japonais ne devrait croître que de 1% cette année, alors que les prévisions anticipaient 2% avant le tremblement de terre.
La catastrophe a fait 28.000 morts et disparus et son coût devrait dépasser les 300 milliards de dollars.
beeblue a écrit le 12/04/2011 à 17:45 :
Je trouve qu'en ce moment les informations ne parlent pas asser de Fukushima et la situation au Japon. C'est pourtant aussi grave que tchernobyl, les conflits en Cotes d'Ivoire, ou ce qui se passe en Lybie.
INES a écrit le 12/04/2011 à 11:30 :
Fukushima et Tchernobyl sont tous deux classés au niveau 7 de l'échelle INES (International Nuclear Event Scale), le niveau maximum, car les critères du niveau 6 sont dépassés, et les critères du niveau 7 atteints. Mais si 7 n'était pas le maximum ou s'il y avait des degrés plus fins, ces deux accidents nucléires ne seraient pas classés au même niveau. Comme le dit l'article, les quantités de matières actives rejetées à Fukushima sont dix fois plus faibles qu'à Tchernobyl, où tout le coeur avait été dispersé par l'explosion et l'incendie du carbone. En outre, au Japon le panache a été généralement orienté vers l'Est et dispersé vers l'océan pacifique compte tenu des vents dominants. Il en résulte que la zone affectée est beaucoup plus petite, sans commune mesure. La zone interdite sera sans doute restreinte une vingtaine de km autour de la centrale, plus une zone précise à 40 km au nord ouest, où des retombées dues à la pluie ou la neige ont eu lieu au début, à un moment de fort rejets. Cette zone n'a pas été découverte ces jours-ci comme beaucoup d'articles le laissent croire, elle était identifiée dès le mois de mars sur les tableaux et cartes des relevés de radiation (en micro-sivert/hr) dans les communiqués de l'agence gouvernementale japonaise NISA (Nuclear and Industrial Safety Agency) publiés quotidiennement.
comparaison limitée a répondu le 12/04/2011 à 15:58 :
Tout à fait: de plus, la population a été évacuée bien à l'avance, et toutes précautions prises pour éviter toute exposition: enfants ne buvant pas le lait, ni adultes ne consommant légumes contaminés de la région. Les deux accidents ne se ressemblent pas de ce point de vue.
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Je trouve qu'en ce moment les informations ne parlent pas asser de Fukushima et la situation au Japon. C'est pourtant aussi grave que tchernobyl, les conflits en Cotes d'Ivoire, ou ce qui se passe en Lybie.
par beeblue le 12/04/2011 à 17:45
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