Le Rwanda en quête d'investissements français dans l'énergie

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L'hydroélectricité, la géothermie et l'exploitation du gaz méthane figurent parmi les secteurs clé de coopération future entre les deux pays.

En visite à Paris, Paul Kagamé, président du Rwanda, et son équipe ministérielle, ont tenté de mettre en avant la nécessité d'une coopération économique avec la France pour faire oublier les relations tumultueuses du passé.

"En venant ici, nous regardons vers l'avenir plutôt que vers le passé", a martelé le président  rwandais à l'issue d'un déjeuner avec Nicolas Sarkozy.

Interrogés lors d'une conférence de presse, plusieurs de ses ministres ont indiqué vouloir mettre l'accent sur le développement des infrastructures, et notamment de l'énergie, où la "France a une compétence".

"La construction de barrages hydroélectriques, la géothermie, l'exploitation de gaz méthane, l'expansion du réseau électrique dans les villages figurent parmi les secteurs dans lesquels la France peut apporter son savoir faire au Rwanda", a indiqué François Kanimba, ministre du Commerce et de l'industrie.

Dans le domaine des barrages, l'Agence Française de développement qui est d'ores et déjà l'un des bailleurs de fonds devrait continuer à appuyer certains projets, selon lui, certains projets.

Parmi les autres grands projets, le Rwanda souhaite également "lier Kigali à l'Océan Indien via un chemin de fer", a-t-il précisé. "Nous envisageons également de construire un centre de conférences dans la capitale et d'avoir un aéroport international pour faire de Kigali un "hub logistique" pour la région".

"En parallèle, nous avons des efforts à faire en vue de diversifier nos exportations, notamment dans le domaine du café, du thé et de l'horticulture", a également souligné le ministre. 

Enfin, l'industrie minière devrait continuer, selon lui, de connaître une augmentation des investissements étrangers.

"Notre forte croissance économique a en partie été permise par la privatisation de l'industrie ministère à l'intérieur du pays", a-t-il souligné. Même si la ministre de la justice ajoute que les domaines les plus porteurs ont été ceux de l'agriculture et du tourisme.

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