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Gaëlle Lucas (à Madrid) | 17/04/2012, 19:31 - 411 mots
L'Espagne s'est levée comme un seul homme pour soutenir Repsol contre le Gouvernement argentin qui a annoncé lundi la nationalisation de 51% de la filiale argentine du groupe pétrolier espagnol. « Un profond malaise », pour le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy face à cette décision qui « rompt la bonne entente qui a toujours présidé entre les deux pays ». Il prenait le pas de ses ministres de l'Industrie et des Affaires Etrangères espagnols pour qui « une décision contre Repsol, et donc contre l'Espagne », constitue une entaille dans des « relations réellement fraternelles durant de très nombreuses années ».
L'expropriation n'a pourtant pas surpris en Espagne, malgré sa radicalité. La menace planait depuis plusieurs mois sur le groupe espagnol et avait pris plus de consistance ces dernières semaines.
Plainte de Repsol contre le gouvernement argentin
Repsol a réagi mardi en promettant de mener à bien « toutes les mesures légales qui conviennent », à commencer par une plainte contre le gouvernement argentin auprès du CIRDI (Centre de règlement des différends sur les investissements) de la Banque Mondiale. Le président de Repsol, Antonio Brufau, a par ailleurs accusé mardi la présidente argentine Cristina Fernández d'avoir mené une campagne de « harcèlement, coaction et filtrations intéressées et planifiées » pour provoquer la baisse des titres d'YPF et obtenir une expropriation à « prix cassé ». « Ces actes ne resteront pas impunis », a-t-il averti. Le groupe pétrolier, qui affirme que l'Argentine est obligée de faire une offre sur 100% des titres d'YPF, réclame une compensation d'au moins 8 milliards d'euros à l'Argentine pour ses 57,4% d'YPF.
Madrid va prendre des mesures fermes vendredi
Sur le front diplomatique, le Conseil des ministres espagnol prendra vendredi des « mesures claires et fermes », a promis le ministre des Affaires étrangères, sans préciser lesquelles. L'Espagne devra néanmoins observer une certaine prudence compte tenu des intérêts de groupes comme Telefónica et BBVA en territoire argentin. Le pays européen y est le premier investisseur étranger. Le ministre de l'Industrie, José Manuel Soria, a dit espérer que la décision argentine ne soit pas « le début d'une situation grave », en allusion aux intérêts espagnols dans le pays.
En attendant, sous la pression de l'Espagne, la Commission Européenne a annulé une réunion avec l'Argentine prévue Jeudi. De même, le Fonds Monétaire International et Felipe Calderón, le président du Mexique dont le groupe public Pemex détient près de 10% du capital de Repsol, ont déploré la décision de Cristina Fernández.
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yvan a écrit le 18/04/2012 à 13:45 :
Vu le nombre de secteurs argentins qui sont sous contrôle américain, il est en effet "étrange" que ce soit une société espagnole qui soit nationalisée. :-) . Sinon, l'Argentine est comme tout le monde : elle a faim, malgré un secteur agricole monsanté... Cherchez l'erreur.
Ecoeurant a écrit le 18/04/2012 à 13:35 :
On n'est pas à une contradiction près lorsqu'il s'agit des intérêts des grands groupes. Des dirigeants eux-mêmes de gouvernements adeptes du libre-échange, on ne veut pas de l'intervention des Etats mais quand ça va mal, comme c'est le cas ici, on n'a aucun scrupule à saisir l'appareil d'Etat pour entamer des procédures et réclamer des sanctions à l'encontre d'un autre Etat. Ah, si les Etats avaient la même réactivité lorsqu'il s'agit de sauver des emplois !!!
uberns a écrit le 18/04/2012 à 12:40 :
Effectivement "Antispaniard"devrait réviser son "histoire" Outre nos exocet livrés, l'attitude des USA a été plus que fraternelle avec les British.. De toute façon,, ce n'est qu'une tempête dans une verre d'eau lorsque l'on connait le tissu de ramifications entre l'Espagne et l'Argentine....N'oublions pas le Mexique qui est aussi furieux à l'encontre de L'Argentine. Des frères peuvent parfois avoir des dissensions.
explorer a écrit le 18/04/2012 à 11:15 :
je ne voie pas en quoi la nationalisation constitue une attaque contre l'Espagne, ils ont fait la même chose avec des entreprises françaises
Cavaliere a écrit le 18/04/2012 à 08:34 :
L'Espagne et l'Union Européenne ont intérêt à mettre en place des sanctions économiques, voire un embargo à l'encontre de cet état du tiers monde menaçant déjà les Britanniques avec leur envie d'envahir les Iles Falkland, pourquoi ne pas réfléchir à une intervention militaire menée conjointement entre les Espagnols, les Anglais et les Français ?
maxiboo a répondu le 18/04/2012 à 11:33:
embargo peut-être, guerre nous n'en avons pas les moyens...
AS a écrit le 18/04/2012 à 07:39 :
Qu'on face de l'Argentine un exemple à tous ces BRIC arrogants ! Ils ne veulent pas jouer le jeu de la mondialisation ? Très bien nous non plus. Il y en a marre que l'Europe soit le seul endroit sur terre où l'on respect les règles internationales qui plus est pour enrichir les autres.
Antispaniard a écrit le 18/04/2012 à 02:24 :
L'espagne me fait vomir, ils ont ete les seuls europeens a defendre l'argentine contre les UK sur les malouines. Ca leur retombe dessus.
Antivomitif a répondu le 18/04/2012 à 10:18:
La France a vendu à l'Argentine les missiles Exocet qui ont permis de couler au moins un croiseur britannique.
rolmania a répondu le 05/05/2012 à 09:44:
l espagne ta aussi aussi fait vomir quand elle a aidé financièrement l Argentine qd elle était en faillite....????!!!!I
Britannicus a écrit le 17/04/2012 à 21:47 :
Décidemment, après son impudence à revendiquer les Falklands comme appartenant à ses eaux territoriales (à 450 km du continent !)contre le droit international, l'Argentine devient une source d'embarras croissant. Le pétrole fait perdre la tête aux dirigeants argentins.
jef a répondu le 28/04/2012 à 13:51:
Le pétrole fait perdre la tête aux dirigeants argentins.... on croit rêver...et à l'Espagne non peut être???? le pétrole argentins comme son nom l'indique est argentin. les européens et américains (ne pas les oublier surtout) se croit permis d'exploiter les territoires comme eux temps des conquistadors... tout le monde sait que le pétrole est à l'origine de la guerre en Iraq... et les malouines sont à combien du territoire anglais (plus près certainement...). l'Afrique et l'Amérique du sud est exploiter de manière injuste
z1z1 a écrit le 17/04/2012 à 21:34 :
Est-ce le début de la fin des multinationales parasites et malfaisantes ?
maxiboo a répondu le 18/04/2012 à 11:37:
il faudrait quand même rappeler que sans ces multinationales, ce type de pays aurait bien du mal à sortir son pétrole et son gaz à des coûts compétitifs. Que le partenariat soit inéquitable est une chose, mais de grâce ne tombons pas dans la caricature. Merci
Kouti a écrit le 17/04/2012 à 20:35 :
Non seulement ces gouvernements européens mènent leur pays à la faillite, en plus ils se permettent de vouloir diriger comme bon leur semble les autres pays de la planète. Quelle audace! Vivement la liberté et la résistance contre les prédateurs occidentaux