L'Autorité de sûreté nucléaire ne recommande l'arrêt d'aucune centrale

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L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) remettait ce jeudi un rapport attendu sur l'état des centrales en France réalisé après l'accident de Fukushima au Japon. Elle recommande la poursuite de leur exploitation car leur niveau de sécurité est jugé "suffisant".

Le verdict de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) est tombé: elle "considère que les installations examinées présentent un niveau de sûreté suffisant pour qu'elle ne demande l'arrêt d'aucune d'entre elles". Après la catastrophe de Fukushima en mars 2011, un examen des centrales nucléaires avait été commandé par le précédent gouvernement. Or, François Hollande, lors de sa campagne a promis de faire fermer l'une d'entre elle d'ici la fin de son mandat. Située à Fessenheim, la doyenne des centrales, mise en service en 1977 est considérée comme dangereuse par un certains nombre d'association, mais pas par l'Autorité de sûreté nucléaire.

Des mesures spéciales pour les "vieilles" centrales

Cette derrnière recommande toutefois dans son rapport publié ce jeudi  un certain nombre de mesures de sécurité. Elle souhaite que soit améliorée "dans les meilleurs délais" la "robustesse" de ces centrales "face à des situation extrêmes". Concernant la poursuite éventuelle du fonctionnement des réacteurs au-délà de 40 ans, l'ASN insiste sur le fait d'administrer à ces centrales un traitement particulier, en prenant les objectifs de sécurité de l'EPR comme référence. Plus généralement, parmi les mesures proposées: un renouvellement du personnel et de leurs compétences, et "l'organisation du recours à la sous-traitance".  Elle propose en outre une prise en charge de la "sécurité des sources" par le gouvernement, la construction d'un pôle européen de la sûreté.

"Il y aura un avant et un après Fukushima"

Par ailleurs, l'incident de Fukushima est considéré comme décisif pour la sûreté nucléaire. "Cet événement nous rappelle que, malgré les précautions prises, un accident ne peut jamais être exclu", a rappelé André-Claude Lacoste, le président de l'ASN. "Cet accident pose des questions fondamentales qui vont bien au-delà des caractéristiques particulières des réacteurs de Fukushima et de leur exploitation", pointe le rapport. Pour ses auteurs, le "retour d'explérience" sur cette catastrophe pourrait prendre au moins 10 ans. 

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Commentaires
a écrit le 29/06/2012 à 11:52 :
C est comme pour l amiante, des médecin, des scientifiques avaient dit (enfin, on leur avait dit de dire...), pas de problème, l amiante est sans danger, on voit le résultat aujourd hui. Alors concernant le nucléaire, que L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) aille nettoyer les cuves dans les centrales, et on en reparlera...
Réponse de le 08/09/2012 à 4:01 :
Maude essaie de dire quelque chose, et ça donne :

"que L'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) aille nettoyer les cuves dans les centrales, et on en reparlera..."

Pas brillant.
a écrit le 29/06/2012 à 9:09 :
Quelle surprise
a écrit le 28/06/2012 à 23:55 :
honte au lobby du nuclaire qui met en danger la vie de millions de gens pour 1 poignee de dollar. il existe une multitude d'alternatives (hydrolique, maree, solaire, eolien, z-machine, moteur a eau, magnetisme) mais on trouvera toujours des bonnes raisons de ne pas investir dans ces recherches la. Et reduire nos besoins ne semble pas etre une option non plus. bravo
Réponse de le 08/09/2012 à 4:01 :
"il existe une multitude d'alternatives"

Dont aucune ne marche à l'échelle de nos besoins.

Merci d'avoir joué.
a écrit le 28/06/2012 à 23:04 :
L'autorité recommande une cureprolongee de vaseline pour les verts
a écrit le 28/06/2012 à 17:16 :
Comme fut validé Fuskushima...
a écrit le 28/06/2012 à 16:54 :
On n'a jamais trouvé mieux que le nucléaire pour produire de l'électricité en quantité suffisante pour les besoins du pays .
Il est risible et à la fois incompréhensible que les détracteurs du nucléaire, s'offusquent et crie au scandale lorsqu'il s'échappe d'une centrale un peu de fumée qui ne soit pas de la bonne couleur, mais par contre pas un mot, pas une réflexion sur les milliers de morts et d'accidentés à vie sur nos routes par an.
Réponse de le 28/06/2012 à 17:18 :
C'est pas la question. La question c'est où dépense t on 10 000 000 milliards ? dans une énergie peu contrôlable, aux effets dévastateurs en cas de problème (point non discutable), dont on ne connait pas les coûts de démantèlement... ou dans une énergie verte renouvelable telle les turbine sous marine... Je ne dis pas non plus qu'il faut arrêter la "recherche".
Réponse de le 28/06/2012 à 17:36 :
Si vous voulez remplacer la production d'énergie électrique des centrales nucléaires par des turbines marémotrices, alors, il vous faudra tapisser tout le littoral Français sur des kilomètres et des kilomètres.
Je ne suis pas sur que votre idée soit du goût de nos marins pécheurs, de la marine de commerce, des bâtiments de la marine nationale et des plaisanciers!.
Quand à la recherche, je suis d'accord avec vous, il faut dès maintenant y mettre le "paquet".
a écrit le 28/06/2012 à 16:22 :
Fukushima aussi avait passé tous ces tests. Les audits bidons pour valider les choix aberrants de l'Etat français en matière de politique énergétique ne sont certainement pas le gage d'une sûreté accrue. (ex amusant : les banques espagnoles avaient passé leur stress-test haut la main et au final elles on besoin de 100 MDS pour ne pas faire faillite)...
Réponse de le 28/06/2012 à 17:11 :
Fukushima n'avait pas passé tous ces tests-là, mais tous les tests de l'administration équivalente japonaise et il se trouve qu'ils étaient moins exigeants (absence de recombinateurs d'H2), d'autre part Fukushima était exposé à un risque (tsunami) qui a été mal étudié (d'autres opérateurs au japon ont placé leurs centrales plus en hauteur, signe que même parmi l'administration il y avait des voix dissonantes depuis longtemps sur le risque de tsunami).
a écrit le 28/06/2012 à 15:37 :
Quand il va falloir démanteler UNE centrale (il faudra bien commencer un jour après celle de Bretagne, pas encore réglée je crois), ça aura pour vertu de voir comment procéder (on ne sait pas trop) ET la facture qui va avec, à multiplier, plus tard par 58 (environ). Reculer à l'infini, c'est bien mais l'échéance va arriver. Comme pour le pétrole, on va encore en trouver un peu, extraire du gaz de schiste mais les "mutations" ne se feront que dans la douleur, aux forceps. Le compteur Linky va régler une partie du problème, on aura sans doute droit à des prix du kW/h variant toute la journée, en fonction de la consommation générale du pays. Là, il faudra réguler la consommation personnelle !
Réponse de le 28/06/2012 à 17:19 :
bien vu ! Ne démantelé aucune centrale est le meilleur moyen de ne toujours pas mettre de prix dessus. Il doit y avoir du bon pot de vin la dessous
Réponse de le 29/06/2012 à 1:11 :
Mais d'où vous sortez vos chiffres? multiplier par 58? il y a un rapport de la cour des comptes sur le sujet, il est surement plus fiables que vos sources, c'est comme les 10 000 000 milliard, n'importe quoi!
Réponse de le 08/09/2012 à 4:04 :
@Photo

Quand on ne connait même pas l'unité de mesure de l'énergie, c'est à dire quand on n'est même pas capable de lire sa propre facture EDF, on ferme sa bouche.

Très cordialement,
corrector
a écrit le 28/06/2012 à 14:25 :
Espérons que Mr Hollande en tiendra compte, et qu'il ne poursuivra pas bêtement à vouloir fermer cette centrale par promesse idéologique.

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