Pour Gallois, les énergies renouvelables attendront

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Oui aux énergies renouvelables, écrit Louis Gallois dans son rapport, à condition qu'elles « ne renchérissent pas le coût de l'énergie ». Ce qui revient à les écarter... pour le moment. Il recommande que l'avantage compétitif de la France lié à son faible coût de l'électricité « ne soit pas perdu » à l'occasion de la « transition énergétique qui s'engage ».

Louis Gallois va définitivement devenir la bête noire des écologistes. Non content de plaider pour une poursuite de la recherche sur les techniques d'exploitation du gaz de schiste, il alerte sur les coûts actuels des énergies renouvelables. Dans son rapport sur la compétitivité publié ce lundi, il insiste pour le maintien de l'avantage que procure à l'industrie française le faible coût de l'électricité, obtenu grâce au parc nucléaire, atout menacé, selon lui, par les énergies renouvelables, plus coûteuses.

L'éolien est, au moins, 50% plus cher que le nucléaire

« Je suis tout à fait favorable à la transition énergétique, mais à condition qu'elle n'entraîne pas de coût supplémentaire pour l'industrie. Les énergies renouvelables doivent être choisies en fonction de leur coût », a insisté Louis Gallois en présentant son rapport. Ce qui revient, aujourd'hui, à les éliminer puisqu'elles affichent toutes un coût de production supérieur (voir très supérieur) à celui du nucléaire. Le mégawattheure (MWh) nucléaire en France ressort entre 42 et 55 euros, selon les calculs et les sources, quand le MWh éolien (à terre) est racheté actuellement 82 euros par EDF. Le MWh photovoltaïque, lui, est payé 370 euros (depuis avril 2012, 580 euros jusqu'en mars 2011) pour les petites installations, autour de 230 euros pour les moyennes installations. Le futur éolien en mer, qui devrait être opérationnel à partir de 2020 au large des côtes françaises, sera facturé plus de 220 euros à EDF.

Une recherche mieux coordonnée sur les renouvelables

« Ces énergies devront s'insérer dans le mix énergétique dans des conditions qui ne renchérissent pas le coût de l'énergie pour l'industrie », écrit Louis Gallois dans son rapport. « Ce n'est pas acquis et l'effort de recherche doit être poursuivi dans ce sens », conseille-t-il. Il prône d'ailleurs une « coordination » « sensiblement renforcée » sur ce sujet entre les entreprises énergétiques françaises (dont l'Etat est souvent actionnaire, rappelle-t-il) et leurs équipementiers.

L'ASN doit être seul juge sur la durée de vie des réacteurs

Pour finir de fâcher les écologistes, Louis Gallois estime, dans son rapport, que « la durée d'exploitation des centrales [nucléaires] devrait relever en fait de l'appréciation de l'Autorité de sureté nucléaire (ASN) sur leur état et sur les mesures prises pour retarder leur vieillissement ». Juste avant de plaider pour que la France et l'Allemagne proposent à leurs partenaires européens un programme de recherche sur les techniques d'exploitation des gaz de schistes.
 

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Commentaires
a écrit le 16/11/2012 à 18:34 :
Un point très intéressant mais pour le moins étonnant me semble relatif à la passion que suscitent certains sujets. La passion est indispensable dans la vie mais il faut aussi savoir en sortir sur des sujets qui ne la méritent pas. Car la passion nous emporte et chacun d'entre nous sait qu'elle déforme et amplifie exagérément nos sentiments.
De quoi s'agit-il ?
Tout simplement de définir LES solutions qui nous permettront de produire de l'électricité en prenant en compte un principe fédérateur de DEVELOPPEMENT DURABLE.
En se rappelant aussi que ce terme associe trois contraintes :
> l''économique : à quel prix
> sociale : les hommes qui produisent ou qui consomment
> environnementale.
Je constate que beaucoup de passionnés ne prennent en compte qu'un des axes de cette trilogie.
Une solution DURABLE passera OBLIGATOIREMENT par une synthèse des trois.

Personnellement, je pense que de nombreuses solutions ne sont pas aujourd'hui réalistes d'un point de vue technologique ou économique (le premier axe).
Je pense au solaire en particulier.
Ceci n'empêche pas de mettre en place des systèmes d'incitation pour les améliorer mais tout responsable ne peut que s'appuyer sur des outils éprouvés, avec leurs défauts et leurs qualités.
D'ailleurs si des solutions basées sur les ENR étaient si performantes même à moyen terme, pourquoi des investisseurs ne s'y engageraient pas ?
Réflexion à suivre
a écrit le 15/11/2012 à 16:41 :
Voilà un homme sensé, ce Gallois !
Va-t-on enfin en finir avec les énergies renouvelables inefficaces, nuisibles et chères ?
a écrit le 15/11/2012 à 14:58 :
Comme il a déjà été écrit dans les commentaires, A 42 à 55 Euros le MW heure nucléaire Gallois omet de rajouter :

- Le coût de démolition, décontamination des générateurs actuels.
- Le coût de reconstruction des générateurs futurs.
- Sans compter l?appréciation notable du prix de l?uranium dans les années à venir si aucune source alternative n?est trouvée.
- Ni, l'inévitable amélioration des procédés de production des ENR qui interviendra inévitablement si nous poursuivons nos efforts tant technologiques qu'au niveau du changement de nos style de vie "A l'européenne".

En outre, Gallois n?apprécie pas le coût social des migrations en lien avec la rareté énergétique qui conditionne, entre autre, le niveau / style de vie.

Bref, un âne bâté typique qui considère le prix d?un clou quand c?est toute la coque d?un navire qui est en train de s?effondrer.

Affligeant.
a écrit le 06/11/2012 à 21:50 :
M. Louis GALLOIS peut ne pas avoir exploré toutes les possibles pour réduire les coûts des générateurs. Par une forte corrélation des moyens, on peut être extrêmement compétitif comme une éolienne silencieuse et 4 fois moins chère à puissance égale.

L?entrepreneuriat des Artisans de l?ESPACE EUROPEEN MONTPELLIER, une alternative environnementale et sociétale à la DUP du dédoublement de l?autoroute A9, démontre qu?avec une grande conscience des politiques environnementales, on peut:
- Réduire considérablement la pollution sonore, la pollution de l?air (Voir étude du Pr Knox https://www.facebook.com/photo.php?fbid=279708125483777&set=t.100003337740317&type=3&theater ) et des cours d?eau par le déversement entre autres de 6,450 tonnes d'hydrocarbure/an, de centaines de tonnes de MES, de tonnes plomb et de Zinc dans les cours d'eau.
- Intégrer un générateur avec des ressources GRATUITES et RENOUVELABLES équivalent à 1/3 d?une centrale nucléaire soit 333 MWc pour une production de 520 GWh/an pouvant couvrir les besoins en énergie de l?agglomération de Montpellier sans émission de CO2.
- Réduire le risque d'inondation par la collecte des eaux pluviales et assurer plus de 50% des besoins en eaux de l?agglomération.
- Réaliser une exploitation forestière de 40 hectares en milieu urbain qui favorisera l'infiltration et qui, combinée aux 250 ha de bitume non exposés à l'astre incandescent, réduiront "l'effet îlot de chaleur" en été tant décrié par la préfecture.
- Réduire les frais d?entretien des infrastructures de l?Etat et les valoriser.
- Préserver les exploitations riveraines de l'A9, les emplois qui en découlent et les biotopes indispensables à l?humanité.
- Créer 13000 logements à haute qualité environnementale.
- Créer 7500 emplois et 4 fois plus d?emplois induits
Tout ceci:
- SANS IMPACT FONCIER.
- SANS EXPROPRIATION.
- SANS DÉVALORISATION du patrimoine des riverains.
- SANS SOLLICITER LES DENIERS DU CONTRIBUABLE devenus cruciaux pour d'autres domaines.
- SANS METTRE EN DANGER LES RIVERAINS DU DÉDOUBLEMENT DE L?A9.

DU BON SENS, la machine s'emballe: Pourquoi SOUTENIR une énergie dont l'extraction n'est pas optimisée à l?heure où l?on sollicite TOUS les contribuables pour améliorer les performances énergétiques de leurs logements? Le résidu nucléaire au regard du coût d'exploitation et d'extraction creuse la dette d'EDF.
En quoi consiste cette supercherie de faire payer le gaz que les pétroliers jettent et qui contribue à la croissance de la RUSSIE?
Sept ans après ce constat catastrophique, en 2012 rien n'a changé et le "TORCHAGE" se poursuit.
Quel exemplarité pour nos multinationales, TOTAL, VINCI, ASF dans d'autres domaines, alors que nous évoquons quotidiennement la précarité énergétique, celle de la nourriture, l?épuisement des ressources en mer, du logement et de l'emploi.

Nous avons entendu M. Louis Gallois: « Le monde que nous avons créé est le résultat de notre niveau de réflexion, mais les problèmes qu'il engendre ne sauraient être résolus à ce même niveau. » Albert Einstein
https://www.facebook.com/MONTPELLIERA9?ref=hl
a écrit le 06/11/2012 à 18:22 :
Éolien, gaz de schiste, ASN, que des positions de bon sens.
a écrit le 06/11/2012 à 13:00 :
Le coût de l'électricité, que l'on dit beaucoup plus élevé chez nos voisins, ne semble pas poser de problème de compétitivité à l'Allemagne. Ni le coût du travail qui est à peu près identique dans l'industrie.

Ce qu'il faut comparer, c'est le coût des nouveaux équipements en nucléaire et en renouvelables:

Pour le nucléaire, c'est 81 euros le MWh pour un coût de six milliards
--- - http://energeia.voila.net/nucle/reacteurs_trop_chers.htm - --- . A condition que le coût n'augmente pas encore d'ici décembre 2013. ...

Pour l'éolien, le tarif est entre 30 et 84 ?/MWh pour toutes celles mises en service avant juin 2011 (depuis février 2005 pour certaines) selon les conditions locales. Pour les plus récentes, le tarif sera de même entre 28 et 82?/MWh après une période de dix ans à 82?
--- - http://energeia.voila.net/electri/eolien_moins_cher.htm - --- .

Pour le solaire photovoltaïque, le tarif d'achat actuel à 354?/MWh concerne uniquement les très petites installations "intégrées au bâti", qui représentent à peine 20% des installations récentes. Le tarif d'achat n'est que de 175 à 184 ?/MWh pour les installations avec "intégration simplifiée au bâti" .

Mais pour tout ce qui dépasse une puissance de 36 kWc (environ 280 m2 de panneaux), le tarif est seulement de 105 ?/MWh .

Une entreprise connue a d'ailleurs conclu des contrats avec une régie locale de distribution sur cette base, en 100% solaire.
a écrit le 06/11/2012 à 11:02 :
Même s'il préconise les énergies renouvelables, ce qui est idiot, il admet quand même qu'elles sont beaucoup plus chères que le nucléaire.
Un EPR ne délivre pas 1200MWh mais 1600MWh.
a écrit le 06/11/2012 à 10:09 :
Je suis globalement favorable au rapport Gallois. Mais il y a visiblement quelques erreurs. Je lis : le MWh nucléaire en France ... entre 42 et 55 euros. Or avec un EPR à 7 voir 8 milliards on est plutôt autour de 75 ou 85 euros le MWh. Considérer le prix a partir des anciennes installations des années 70 n'a plus aucun sens. D'autant plus qu'il faudrait commencer à y intégrer le prix du démantèlement et des déchets vu quelles arrivent en fin de vie. Pour un rapport qui est sensé remettre en compétitivité la France ça commence mal, si on part de mauvais postulats. Le nucléaire massivement subventionné par l'état depuis 50 ans n'est toujours pas autonome, il serait sens doute temps de revoir la copie. Un mix ENR/Fossiles serait moins coûteux, et plus performant. Il aurait aussi l'avantage de pouvoir doser soit vers la performance (Fossiles) soit vers l'écologie (ENR), en fonction des besoins.
Réponse de le 06/11/2012 à 10:42 :
vous mélangez les unités
un EPR d'une PUISSANCE de 1200MW produit une ENERGIE de 1200 MWh en 1H, 12 000 en 10h, etc
le MWh nucléaire en France est bien entre 42 et 55 euros, soit 4 à 5 centimes le KWh
de plus votre calcul "EPR de 1200 MW à 8 milliard" donne non pas 75? mais 7,5 millions le MW
Réponse de le 06/11/2012 à 11:06 :
Donc pour toi l'EPR qui devait sortir un MWh à 35 euros à 3 milliards, sort à 8 milliards un MWh à 42-55 euros? marrant comme calcul!! je te conseille la règle de 3 c'est plus simple, visiblement tu t'es embrouillé dans tes calculs.
Réponse de le 06/11/2012 à 11:44 :
je vous suggère plus de respect pour vos contradicteurs, et plus d'humilité technique
Réponse de le 06/11/2012 à 14:55 :
Aka je vous suggère d'ouvrir un livre intitulé : "l'electricité pour les nul" au chapitre energie et facturation.
Puis vous pourrez reparticiper au débat. ( c'est beau cette naïveté de croire que tout les calculs de cout peuvent se faire à la règle de 3 ...;)
De plus l'EPR FA3 est dimensinné pour 1650 MW thermique et ~1500MW electrique
( oui oui il y a bien des MW thermique)

Si vous avez besoin de cours je suis disponible pour vous aider, et j'estime que en tant qu'ingénieur travaillant dans l'energie , je sais un minimum de quoi je parle, et vous ?
Réponse de le 06/11/2012 à 15:21 :
Moi c'est la finance et je peux te dire que je met pas un centime dans ton EPR. Il suffit de voir les bilans d'EDF et Areva pour s'en convaincre. Une boite privée aurait vendu à l'Etat un EPR à 3 milliards facturé au final 7 ou 8 elle aurait eu des comptes à rendre. L'Etat c'est planté avec sa politique grotesque du tout nucléaire alors que le pétrole est tombé à 20 USD dans les années 90 et que maintenant il y a du pétrole et du gaz de schistes bon marché. C'est dû sans doute au fait que l'Etat écoute justement les ingénieurs obnubilé par des ratios théoriques déconnecté de tout contexte économique. Le bilan on ne peux que le constater aujourd'hui.
Réponse de le 06/11/2012 à 16:34 :
J'adooooore cet esprit financier, toujours penser à la rentabilité en premier, et oui il y a eu beacoup de soucis sur l'EPR mais la plupart de ces soucis sont apparu justement à cause d'entreprise qui ne cherchait que le profit et qui au final ont alourdi la facture ( je n'en dirais pas plus pour des raisons de confidentialité)
Ce qui me fait rêver c'est ton allusion au pétrole et au gaz de schiste ..... ça me fait rire de voir que les gens ne se préoccupe que de leur personne sans penser à la planette
Alors oui je sais vous allez dire que le nucléaire est mauvais pour la planète mais bon à choisir entre la peste et le colera .... Personnelement un mix energétique basé sur du nucléaire et des ENR permettrais de réaliser une transition, en attendant de finaliser le dévellopement de production de base renouvellable ( geotherm, marémotrice, houlomotrice et j'en passe) pour palier à l'aspect intermittent des ENR actuelle.
Et tu parles de rentabilité et du bilan d'EDF/Areva mais il y a des investissement à faire qui ne sont pas rentable, ça c'est sur, mais ils sont nécessaire.
Et je pense sincerement que l'Etat écoute plus les financier sans tenir compte de la réalité physique plutôt que l'inverse, et surtout déconnecté des vrais défi que nous devons relever , mais cette opinion est personelle car je ne suis pas à l'Elysée pour savoir ce qu'il s'y dit. Et pour moi la crise économique est la dernière des priorités, surtout si on ne fait pas de reforme de l'ensemble de notre économie, mais bon apparement c'est plus utile de penser à s'enrichier que de penser à l'avenir.
Sincèrement, en espérant que le monde ouvre les yeux sur les vrais problèmes et qu'on arrive enfin à concilier économie/sociologie/ecologie/ideologie ce qui est parfaitement faisable, mais demande des efforts et surtout un arret de l'egocentrisme virulent qui touche notre société à tous ces étages.
Réponse de le 06/11/2012 à 17:14 :
@Arbitre, l'EPR fournit 1650MW électrique et 4500MW thermiques.

L'EPR a, en effet, un coût de construction relativement élevé (3 milliards d'Euros mais pouvant atteindre facilement le double à cause de tracasseries administratives). En revanche, il fournit de l'électricité en grande quantité et à bas prix, tout l'inverse des énergies renouvelables, ce qui fait de lui l'outil indispensable à la construction de l'avenir du monde. Le tout-nucléaire ne pourra, bien malheureusement, pas être mis en place en France, du monis, pas pour l'instant, mais si on veut s'en sortir (écologiquement et économiquement (électricité) parlant), il faudra bien être réaliste et se tourner vers un taux de nucléaire mondial bien plus élevé qu'actuellement. Ce n'est pas avec de ridicules éoliennes ou panneaux solaires qu'on va arranger notre situation.
a écrit le 06/11/2012 à 7:42 :
Gallois n'a pas compris la relation entre cout du travail et prix de l'énergie et il n'est pas le seul dans ce cas.Il faut faire intervenir la notion de taxe écologique et celle du double dividende.
a écrit le 06/11/2012 à 6:14 :
Ah pour le renouvelable on apprend dans la presse que la Chine a saisi l'OMC contre l'Europe pour cause de protectionnisme.
Réponse de le 06/11/2012 à 18:20 :
On apprend aussi dans la presse que le ministre de l'environnement britannique veut mettre fin au gâchis, dit-il, de l'éolien terrestre. Mais la presse française ne semble pas relayer cette info...
Réponse de le 06/11/2012 à 19:25 :
Précision: http://www.bbc.co.uk/news/uk-20150316
a écrit le 05/11/2012 à 23:55 :
Monsieur Gallois est un homme du passé, avec des solutions du passé. C'est un productiviste figé dans les années soixante qui pense que le monde peut continuer sur sa lancée en consommant toujours plus de pétrole, de gaz, de gaz de schistes bien sûr. Faut dire qu'il fabriquait des avions, et sans pétrole, pas d'avions...On peut avoir fait une "grande école" et être adepte de la méthode Coué.
Réponse de le 06/11/2012 à 14:40 :
J'approuve pleinement le constat. J'ai connu Monsieur Gallois plus inspéré en tant que patron des précédentes entreprise qu'il a dirigées et j'avais quelques espoirs dans les résultats de sa mission. Sa position sur les gaz de schistes démontre une ignorance abysalle des dangers qui nous attendent si nous maintenant le cap. L'économie telle qu'elle est fondée a montré sa capacité à augmenter les inégalités et détruire notre environnement.
La prise de consicence générale qu'une économie nouvelle est à fonder doit se faire avant qu'il ne soit trop tard. Ce serait un projet ambitieux et bien plus motivant pour la majorité des hommes que celui de résoudre la cascade de crises et les éclatements récurrents de bulles.
Réponse de le 06/11/2012 à 16:40 :
Ca fait plaisir de voir des gens avec les yeux ouverts !
a écrit le 05/11/2012 à 21:56 :
C'est aller un peu vite sur sa 20e proposition qui préconise justement de faire des recherches dans la transition énergétique.
a écrit le 05/11/2012 à 19:49 :
allez voir le buzz du jour ,tapez Delamarche et débat sur youtube, ça fait un carton, des professionnels des placements d'argent vous parlent de la fuite des gros comptes vers le nord de la zone euro et du bank run qui nous attend ......vite un Glass Steagall act ,monsieur Hollande ,avant le bank run et notre ruine
a écrit le 05/11/2012 à 19:34 :
Gallois plaide pour un programme de recherche sur le Gaz de schiste : les écolos veulent une interdiction ETERNELLE de son exploitation ! Qui est borné, doctrinaire et dogmatique, dans l'histoire ??
Réponse de le 15/11/2012 à 1:59 :
bien vu et bien dit
Réponse de le 17/11/2012 à 8:31 :
l'économie d'énergie c'est le bon sens avec des couts facilement amortis notamment dans l'habitat
subventionner avec l'argent public les panneaux solaires importés de chine ou les éoliennes
fabriquées dans les pays nordiques c'est un non sens aberrant ! un controle du financement de
certains partis politique serait très instructif----!
a écrit le 05/11/2012 à 19:28 :
Gallois ne connait pas les couts du step marine or fluvial que assiste le vent en mer
Le cout du step est de 30 euro au MWh
Le cout du vent est plus mait egale au cout du gas 60 euro MW
Areva fait une project de 40 GW offshore wind pour 3 billion
Mais Gallois ne connait pas le multipliant ou leverage Caffese que trasforme 40 GW eolienne en 200 GW de step marine ou grand not petite lac de mer.
Le cout comparable sont 30 euro step bien fait et 42 euro EPR ou miens avec un reactor nucleaire de IV generation LFR plombe
Réponse de le 06/11/2012 à 3:44 :
Vous pouvez écrire en français svp ? C'est pas un site de technicien ici.
Réponse de le 06/11/2012 à 10:08 :
Non, les STEP (stockage d'eau pompée) représentent un coût d'investissement très important pour une quantité de stockage données. EDF aurait toutes les raisons d'investir là dedans dans les années 1990 quand il y avait trop de nucléaire, ils ne l'ont pas fait car en pratique c'est beaucoup plus difficile que cela ne le semble sur le papier. Pour avoir plus de quelques heures de réserves, il faut un volume d'eau *énorme*, dont l'installation pose beaucoup de problème environnemental. Goldisthal en Allemagne a mis des années à vaincre les oppositions crées par le fait de raser le sommet d'une colline pour mettre un réservoir à la place.
Les STEP ne peuvent être économiquement rentable que en faisant le plus de cycle de remplissage/vidage possible, et justement la contribution du solaire en Allemagne a au contraire plutôt réduit les possibilités de les utiliser cf https://www.research.hsbc.com/midas/Res/RDV?p=pdf&key=85uR0wrWBV&n=335431.PDF "pressure on load
factor of [...] pumped storage plants"
Ici il y a une analyse économique de la rentabilité et ça refroidit pas mal http://bravenewclimate.com/2010/04/05/pumped-hydro-system-cost/

Pour du stockage au delà de la journée en moyenne, les STEP ne sont pas envisageables, ce qui signifie qu'elles se marient beaucoup mieux avec du nucléaire ou du solaire, qu'avec l'éolien où les périodes de vide à combler sont sur plusieurs jours, là où pour le solaire et nucléaire, le problème à résoudre "sur-production la nuit", "absence de production dès que le soleil se couche", sont parfaitement répétitifs tous les jours.
a écrit le 05/11/2012 à 19:24 :
Le nucléaire est stratégique pour la France et nous devons garder ses savoir-faire. Lors du démantèlement d'une centrale il faut aussi penser aux employés, aux sous-traitants et à l'économie régionale qui en vit. De plus les exportations d'Areva dans ce domaine sont nombreuses: Israel, Chine, Afrique du Sud, Inde, etc. En revanche les énergies renouvelables c'est l'inconnu, il n'y a qu'à comparer les parcs éoliens français avec ceux des voisins européens. Ce qui est étrange dans ce rapport Gallois c'est qu'il ne mentionne pas les richesses présentes dans les ZEE françaises (hydrocarbures, gaz, métaux...) alors que la maritimisation des enjeux économiques et géo-politiques est maintenant officiellement actée.
Réponse de le 17/11/2012 à 8:57 :
c'est le bon sens garder notre savoir faire et continuer la recherche pour plus de sécurité et produire de l'énergie à
moindre cout sans gaspiller!
les fournisseurs d'électricité devraient laisser le choix de l'électricité consommé(nucléaire ou panneaux etc) et
leurs facturer le prix de revient du mode choisi !
a écrit le 05/11/2012 à 18:49 :
le nucléaire? je suis pour la répartition des restes du nucléaire dans chaque département. Chacun son dépotoir. De plus, je suis pour un testament du nucléaire à expliquer dans les écoles: il faut que les petits savent comment conserver les déchets de leurs ancètres dans les prochains 100.000 ans (un peu comme les dettes actuelles de la France).
a écrit le 05/11/2012 à 18:37 :
Gallois commet beaucoup d'erreurs car l'énergie n'est en aucun cas sa spécialité. Il compare le prix de centrales amorties depuis des décennies et hors frais de démantèlement, stockage et risques avec des énergie renouvelables récentes et sans intégrer leurs multiples avantages et créations évidentes de savoir faire, d'emplois et de produits export et là le bilan est beaucoup plus intéressant. De même il invoque le gaz de schiste sous forme combustible et là aussi çà n'a guère d'interet au cours actuel du gaz et il y a bien mieux à faire plus tard pour la chimie, la pharmacie, les engrais, les plastiques, le PVC etc, nettement plus rentables et sous formes souvent recyclables, que de brûler du gaz plus polluant que le mazout ou le charbon directement et définitivement. Bref c'est un rapport de court terme. En plus relever d'autant la CSG c'est taxer bien trop un capital déjà initialement taxé sur les revenus alors qu'il y a un équilibre à avoir avec une hausse de la TVA qui s'applique aux importations. Le rapport fait par les conseillers de Bayrou à l'époque était bien plus adéquat et tout le monde le reconnaissait.
Réponse de le 05/11/2012 à 21:44 :
Et qu'est ce qui te pousse exactement à vouloir les démanteler, à part ton idéologie ? Les centrales sont là, fonctionnent, et le prix de l'énergie est vérifiable sur la facture. Mais, non, il faut forcément ajouter des frais fantômes qui ne correspondent à rien ...
La seule chose que les écolos ne nous voleront pas, c'est que dans 5 ans le gaz de schiste sera toujours là, prêt à être exploité. Par contre, une centrale fermé et démantelée c'est une perte sèche ...
Réponse de le 06/11/2012 à 0:31 :
Tout a fait, l electrification rapide de notre economie est notre seule chance d eviter le decrochage : les fossiles nous ruineront et les Enr industriels sont une chimere, un piÚge de l allemagne dans lequel on ne doit pas tomber en ecoutant les verts et le PDG ... L intermittence (22% pour l eolien terrestre et 33% pour le marin) impliquent, outre des nuisances terrible si on supprime les ZDE, des centrales au gaz au dela d un seuil peu elevé ... Relancons de nouveaux Epr pour enfin exporter de l electricité moins sale ! Et vivement les voitures electriques !
Réponse de le 06/11/2012 à 7:51 :
Vous avez raison mais voue êtes encore trop optimiste sur l'éolien terrestre dont le facteur de charge moyen sur les 10 dernières années d'exploitation en Allemagne est de seulement 16,3%. Je n'ai pas de chiffres officiels pour l'éolien 'offshore' mais si 33% est l'ordre de grandeur pour une éolienne en état de marge, la disponibilité réelle risque d'être plus faible compte tenu des taux de panne élevé de ce type de machines soumises à des conditions climatiques très difficiles.
Réponse de le 06/11/2012 à 10:31 :
Sur les 3 dernières années, les parcs off-shore anglais tiennent à peu près les 33%, cf http://www.lorc.dk/offshore-wind-farms-map/list?os_c=United+Kingdom.
Mais ça varie surtout beaucoup d'une année sur l'autre 2011 étant plutôt franchement bon, et 2010 mauvais. Au total on ne peut pas compter sur une contribution fixe de l'éolien.
Réponse de le 06/11/2012 à 12:36 :
Attention le facteur de charge représente une équivalence de production énergétique par rapport à la puissance maximum installée. Cela ne signifie pas que vous aurez une fourniture électrique certaine compte tenu du caractère fondamentalement aléatoire de l'éolien (comme du photovoltaïque d?ailleurs).
Le facteur de production énergétique avec une probabilité de 100% est de l?ordre à 5% pour l'éolien terrestre. Pour obtenir une production annuelle certaine de 8760MWh (1MW de puissance sur une année de 8760h) il faut installer une puissance effective de 20MW.
On comprend pourquoi l?éolien va coûter si cher à la France et qu?il coûte déjà si cher à l?Allemagne !
a écrit le 05/11/2012 à 17:47 :
Chacun peut à cette occasion vérifier sur sa facture EDF une taxe supplémentaire d'environ 15% pour subventionner l'énergie solaire...
Réponse de le 05/11/2012 à 17:56 :
Faux, cette taxe ne sert qu'à 15% au solaire ! Et elle représente entre 5 et 10% seulement de la facture totale !
Donc c'est 0.75 à 1.5% de votre facture qui va au développement du solaire....
Réponse de le 06/11/2012 à 7:44 :
Je suppose que l'on parle de la fameuse CSPE (Contribution au Service Publique de l'Electricité. Cette taxe ne cesse d'augmenter à grande vitesse et est de 10,5? le MWh au second semestre 2012 (9,5?/MWh au premier semestre). Aujourd?hui elle sert à financer à plus de 50% l?électricité d?origine éolienne (environ 12-13%) et surtout photovoltaïque (environ 38-39%). Elle représente donc déjà 105? pour une consommation annuelle de 10MWh, relativement faible pour une habitation équipée de chauffage électrique.
Malheureusement, cette taxe ne pourra qu?augmenter pour compenser le gouffre financier que constitue les énergies renouvelables comme l?éolien (ce sera bien pire avec l?éolien offshore un peu plus efficace que l?éolien terrestre mais extrêmement coûteux à l?installation et encore plus à la maintenance) et le photovoltaïque.
Réponse de le 06/11/2012 à 10:54 :
ne vous fatiguez pas, cette CSPE sert essentiellement à équilibrer le régime de retraite ultra favorable aux salariés EDF
Réponse de le 15/11/2012 à 2:32 :
erreur, c'est la CTA qui équilibre le régime de retraite: CONTRIBUTION TARIFAIRE D?ACHEMINEMENT ÉLECTRICITÉ
Comme son nom ne l?indique pas, cette taxe a été adoptée en 2005 dans le cadre de la réforme du régime des retraites - spécifique - des industries électriques et gazières, préalable à l?ouverture du capital d?EDF. Elle vise en fait à financer les droits acquis passés des agents. Son montant est stable.
Quant à la CSPE, son augmentation programmée de 2010 à 2020 est de 4,5 ? par MWH à 34,5 ? par MwH; pour un prix "supposé" stable sur cette période de 78,2 ? les 1000 MwH de l'électricité de base, le coût final sur la facture après ajout de la CSPE passera, pour 1000 MwH, de 82,7 ? à 112,7 ?, soit une augmentation de 36,3%! Ce sera bien plus si on ferme les centrales nucléaires, même seulement Fessenheim!
a écrit le 05/11/2012 à 17:42 :
c'est le scandale du détournement de l' argent public pour de faux motifs écologistes . Encore un jackpot avec son bel emballage et son ruban vert . Le jour où les batteries équiperont les camions on en reparlera ! Autant chercher de l' herbe sur la lune ...On ferait mieux de s'intéresser à l' hydrogène et au nucléaire , le tandem de demain .
Réponse de le 05/11/2012 à 18:43 :
Au contraire, on doit persister dans la filière hydrogène comme celle des batteries qui ont chacune leurs potentiels et applications. Les 2 fonctionnent en complément sur des camions d'ailleurs. Abandonner l'une ou l'autre c'est encore faire une totale erreur ! Quant au nucléaire on connaît les limites et elles sont infranchissables au moins pour longtemps et avec des coûts totalement décalés par rapport aux autres énergies. Plus proche la génération 4 et transmutations améliorent mais coûtent très cher et comportent des problèmes importants et toujours insolubles. Cessons d'être mal informés et binaires !
Réponse de le 06/11/2012 à 9:46 :
Le nucleaire est et restera au contraire très competitif avec, comme l'a prouvé la cour des comptes, des aleas très maitrisés (securité, démantèlement, dechets). Avec les tensions enormes sur les energies fossiles dans les 50 a 100 ans et si on respecte les limites en co2, son prix restera durablement bien moins cher (80 ? le Mwh soit au 30 a 50% moins cher que le stockage massif necessaire aux Enr). La soi disant periode transitoire que reclame Negawatt sera un piège durable... Negatep est un scenario a privilegier d'urgence par la France si elle veut eviter le decrochage pour longtemps...
a écrit le 05/11/2012 à 17:41 :
La France est très en deça de l'Allemagne pour tout ce qui touche au solaire, et la filière serait créatrice d'emploi. Lequel de deux pays est le plus au Nord ?
Réponse de le 06/11/2012 à 8:03 :
Oui bien sûr, le solaire en Allemagne a permis de passer selon certains commentaires partisans les pics de consommation électrique allemands de février 2012 vers 19h ; cherchez l?erreur. Le facteur de charge du solaire photovoltaïque est de l?ordre de 10% en France, sans doute moins en Allemagne !
Seul le solaire photovoltaïque à concentration me parait être intéressant sur le plan du rendement (plus de 40% à l?heure actuelle) ; mais son coût d?installation élevé le cantonne aux régions à fort ensoleillement). Le solaire thermique a un bon rendement (plus de 80% avec un stockage naturelle puisque qu'il s'agit de chauffer de l?eau) mais il ne peut n?intervenir qu?à la marge.
Réponse de le 06/11/2012 à 11:12 :
Le taux de charge PV indiqué par RTE est de 15,3% en 2011 en France, l'Allemagne est à 10% sur l'ensemble de son parc. La concentration marche par réflexion, ce qui signifie qu'elle ne peut utiliser que l'éclairage direct et non celui diffus. Encore plus que le coût, ça limite son utilisation à des zones très précises avec très peu de nuage ou brume, quasi désertique.

Le solaire thermique serait une alternative au PV beaucoup plus logique en toiture individuelle pour fournir l'ECS (eau chaude sanitaire), mais il reste des problèmes sur l'installation (panneau lourds et encombrant) et la connexion aux circuits d'eau + la tendance à surproduire l'été et sous-produire l'hiver. A cause de cela, c'est une solution sur lequel il y a encore à réfléchir/à améliorer pour trouver une configuration vraiment utilisable.
Réponse de le 06/11/2012 à 12:50 :
L?éclairage diffus en photovoltaïque fournie de l?énergie électrique à la marge même si certains démarcheurs vous affirment parfois le contraire.
Réponse de le 06/11/2012 à 21:25 :
N'oublions pas qu"en allemagne le financement des energies renouvelables est realisé par les particuliers (les industriels en sont exonérés pour préserver leur compétivité) ce qui fait que l'équivalent de notre cspe, aujourd'hui un surcoût à 10,5 euros le MWH , etait en allemagne fin 2010 lors de ma dernière visite à 42 euros (plus de renouvelable à financer sur moins de "cotisants"). A noter que notre CSPE finance egalement les cogenerations gaz et les iles corse, martinique...et que les entreprises francaises sont plafonnées à 500 000 euros, verifiable sur cre.fr

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