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Gaz de schiste : le Sénat lance une étude parlementaire sur les « alternatives » à la fracturation hydraulique

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MCL  |   -  315  mots
Le Sénat vient de demander à l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) d'étudier « les solutions alternatives » à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de schiste. Une manière de pallier l'absence de « commission nationale d'orientation » pourtant prévue par la loi de juillet 2011.

La Commission des affaires économiques du Sénat a décidé le 14 novembre de saisir l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques (OPECST) d'une demande d'étude sur les solutions alternatives à la fracturation hydraulique pour l'exploration et l'exploitation des hydrocarbures de schiste.

"Il serait regrettable d'interdire toute réflexion"

« Sans qu'il soit question de revenir sur la prohibition du recours aux techniques de fracturation hydraulique », la commission a considéré « qu'il serait regrettable d'interdire toute réflexion et recherche permettant la mise au point de technologies alternatives et respectueuses de l'environnement. Ces technologies permettraient notamment de mieux évaluer les ressources contenues dans le sous-sol français afin éventuellement de les exploiter en définissant un cadre réglementaire très strict », a précisé dans un communiqué la commission présidée par Daniel Raoul, sénateur socialiste du Maine et Loire.

Faute de "commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration ..."

Cette étude va finalement répondre à une partie du rôle qui avait été confiée par la loi sur les gaza de schiste du 13 juillet 2011 à une «Commission nationale d'orientation, de suivi et d'évaluation des techniques d'exploration et d'exploitation des hydrocarbures liquides et gazeux ». Cette commission, que le gouvernement refuse pour l'heure de mettre en place, a « a notamment pour objet d'évaluer les risques envionnementaux liés aux techniques de fracturation hydraulique ou aux techniques alternatives », précise la loi.

18 députés et 18 sénateurs vont plancher

L'OPECST, qui réunit dix-huit députés et dix-huit sénateurs, a pour mission d'informer le Parlement des conséquences des choix de caractère scientifique et technologique afin d'éclairer ses décisions. Présidé par le sénateur Bruno Sido (UMP - Haute-Marne), il peut être saisi, soit par le bureau de l'une ou l'autre assemblée, soit par une commission spéciale ou permanente.
 

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Commentaires

albert  a écrit le 17/11/2012 à 12:44 :

c'est pas le gaz de schiste qui est le problème, c'est la méthode de la fracturation qui est à exclure compte tenu de ses effets sur les nappes souterraines qui entraîne une destruction des sols, si ils trouvent nouvelle méthode plus saine pour une exploitation satisfaisante même si elle s'avère plus chère, il n y aucune raison de ne pas le faire. C'est d'abord un problème d'ingénieur, pas question d'autoriser tant qu'ils n'ont pas trouver de solution.
C'est ce qu'ils ont fait pour le gaz de Lacq, il y avait un très gros problème d'exploitation et de traitement a cause du souffre, ils ont finis par trouver et personne ne le regrette. Faut faire la même chose avec le gaz de schiste, trouver la bonne façon de l'exploiter sans nuisance et ne pas faire comme les USA qui utilise la fracturation partout.

Clodius  a répondu le 11/12/2012 à 9:44:

"Sutor ne supra crepidam"

Iciailleurs  a écrit le 16/11/2012 à 9:03 :

Une alternative au gaz de schiste par l'exploitation de la géothermie, peut-être ?

Mais  a écrit le 16/11/2012 à 8:55 :

Plus il y aura de source énergétique sur le marché, plus le prix l?énergie baissera jusqu?à "un point de non rentabilité" de la production et de la dépollution! Si tout le monde se lance dans sa production, la France a tout bénéfice a temporiser!

gustaverose  a écrit le 16/11/2012 à 7:58 :

pourquoi pas une étude sur le biométhane ?

Pitcho  a écrit le 16/11/2012 à 7:46 :

Il faut créer une commission. Hollande y placera un copain ou une copine à la tête (Anne Lauvargeon par exemple vu qu'il a du mal à la caser). Celle-ci rendra un rapport de 1343 pages d'un poids moyen d'une quinzaine de kilos qui dira ''p'tête ben qu'oui ou p'tête ben qu'non''. Celui-ci passera immédiatement à la broyeuse et les industriels du secteur feront exactement ce qu'ils voudront à coups de lobbying intense, de promesses d'embauche et de devellopement économique. Cela dit si des techniques propres d'extraction apparaissent, pourquoi pas une unité pilote.

Yoav  a écrit le 16/11/2012 à 3:54 :

Le gaz de schiste est la solution en attendant le thorium. Renseignez vous sur le thorium c est fascinant.

Paulo  a répondu le 16/11/2012 à 8:22:

Ca fait plaisir de voir qu'il y a des gens qui s'informent par eux memes et qui ne se laissent pas influencer par la pauvreté de l'information que les médias veulent bien nous donner.

Picsou  a écrit le 16/11/2012 à 3:47 :

1800 milliards d euros. C est la valeur au cours actuel des 5 000 milliards de metres cubes de gaz de schiste en France. Bien sur encore faut il pouvoir explorer nos sous sols pour voir si ce chiffre est exact. Il pourrait être bien inferieur comme en Pologne. Ou bien superieur comme en Afrique du Sud.

Onze  a écrit le 16/11/2012 à 0:25 :

Avec un gisement de gaz de schiste comme celui que nous avons (d'après ce que l'on lit), la France pourrait devenir autosuffisante en hydrocarbures, il faut être idiot pour ne pas en profiter. Et qu'on ne nous parle pas de la nappe phréatique, qui est à moins de 100 m de profondeur alrs que le gaz de schiste est à 2000 m ! Le risque de pollution n'existe que dans les crânes embrumés des intégristes verts.

Picsou  a répondu le 16/11/2012 à 3:51:

Cela fait plaisir de ne pas etre le seul a avoir du bon sens.

Jean  a écrit le 15/11/2012 à 23:52 :

Aucun intérêt le gaz de schiste en France sous forme combustible alors que l'on exploite quasiment pas encore nos gisements de biogaz. En plus aux prix actuels du gaz importé et compte tenu des risques élevés vues les densités de population et nappes phréatiques, car aucune technique n'est idéale dans de telles conditions de forages. Enfin on a peu d'industries et le gain éventuel énergétique est très à la marge. Il y a bien mieux à faire.

Olivier  a répondu le 16/11/2012 à 1:16:

ah oui? Votre 'biogas', c'est quoi? Une vue de l'esprit sans doute?

Prout  a répondu le 16/11/2012 à 6:25:

Le biogaz c'est un gaz produit biologiquement, donc par des voies naturelles sans doute...

Simplet  a répondu le 16/11/2012 à 9:24:

@ Jean: ils sont où les gisements de biogaz ? En Ardèche ? Il faudra certainement des forages et de la fracturation hydraulique...

MisEnDangerDuPeuple  a écrit le 15/11/2012 à 21:59 :

Il faudra que le peuple connaisse le vote NOMINATIF de chaque sénateur qui mettrA en danger le peuple ... le peuple règlera ensuite directement auprès de chaque senateur les conséquences de la mise en danger du peuple... ca c'est TRES SIMPLE. POINT.

fifi  a écrit le 15/11/2012 à 19:58 :

Tous les grands pays ont déjà fait des recherches très poussées à ce sujet ,ce n'est pas la France avec les moyens qu'elle consacre à la recherche qu'elle va trouver une autre solution ,encore de l'argent gaspillé pour rien ,c'est ça la France,un pays qui est gouverné par des incompétents .

letroll  a répondu le 15/11/2012 à 22:00:

non, les "grands pays" n'ont pas fait de recherche. elles sont faites par les compagnies pétrolières qui cherchent à exploiter à moindre coût en se fichant des con,séquences sur l'environnement et les populations

Paulo  a écrit le 15/11/2012 à 19:52 :

Bonne idée ...