Nucléaire : le français Mersen remporte un contrat pour le réacteur expérimental Iter

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Ce projet international de construction à Cadarache, près de Marseille, d'un premier réacteur de démonstration est conçu pour générer 500 MW d'énergie par fusion à partir d'un apport de 50 MW
Ce projet international de construction à Cadarache, près de Marseille, d'un premier réacteur de démonstration est conçu pour générer 500 MW d'énergie par fusion à partir d'un apport de 50 MW (Crédits : Reuters)
Le fabricant d'équipements en graphite, anciennement appelé Carbone Lorraine, a annoncé lundi l'obtention d'un contrat d'environ 2 millions d'euros pour le projet de réacteur nucléaire Iter basé sur le principe de fusion.

Le projet expérimental thermonucléaire Iter va profiter au français Mersen. L'entreprise annonce lundi dans un communiqué qu'elle assurera la livraison de "composants clés" destinés à équiper les convertisseurs de puissance "de la plus grande installation expérimentale au monde dans le domaine de l'énergie par fusion".

Un projet de réacteur controversé

Mersen a été sélectionnée par le sud-coréen Dawonsys, en charge des convertisseurs de puissance nécessaires au fonctionnement du réacteur. Il lui fournira "les refroidisseurs, les fusibles semi-conducteurs et des sectionneurs de puissance".

Ce projet international de construction à Cadarache, près de Marseille, d'un premier réacteur de démonstration est conçu pour générer 500 MW d'énergie par fusion à partir d'un apport de 50 MW. Mais il suscite de nombreuses controverses sur son efficacité réelle, son budget multiplié par trois, et son impact environnemental.

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Commentaires
a écrit le 28/10/2014 à 10:04 :
Ya écrit "nucléaire" donc c'est dangereux. Les impacts sur l'environnement sont insupportables, une colonie d'abeille a dû être déplacée et les oiseaux ne vont plus s'entendre chanter au milieux des pelleteuses. En plus ça fait de la poussière. Je réclame le principe de précaution, on ne sait jamais ! Arrêtez ce chantier.
a écrit le 27/10/2014 à 19:55 :
Heureux d'apprendre qu'un Français fournira des composant pour ce projet que je considère comme un élément majeur de la fourniture d'énergie du futur, loin devant les illusions des énergies vertes.
Réponse de le 27/10/2014 à 20:17 :
@JPMa : +1. Je ne comprends pas trop la controverse sur ce projet. On essaye de préparer l'avenir, ça me semble plutôt intéressant. Et la création d'énergie, c'est pourtant très concret, ça devrait parler à tout le monde!
Réponse de le 27/10/2014 à 21:37 :
Ah, merci, enfin des gens qui comprennent que la fusion est le futur. Les énergies renouvelables serviront seulement de transition entre la fission et la fusion nucléaire, on ne peut pas dire qu'elles seront l'avenir de l'énergie mondiale, c'est complètement grotesque.
Réponse de le 27/10/2014 à 21:38 :
Bien sûr que c'est important mais attendez 50-100 ans pour peut-être voir quelque chose (y a des foules de difficultés, patience). Ça coûte de Giga euros mais on n'a rien sans rien (c'est étalé dans le temps, partagé entre divers pays dont beaucoup la France, me semble). Pour faire une centrale un jour, ça sera une autre paire de manches, là, c'est une manip de physique nucléaire (multiplication de l'échelle de taille voir si le plasma peut être confiné assez longtemps, résistance des matériaux à des millions de degrés (le plasma ne touche pas mais ça chauffe dur)).
Réponse de le 29/10/2014 à 11:59 :
Oui c'est sûr que ce n'est pas pour maintenant mais comme on dit, Rome ne s'est pas faite en un jour. Mais j'ai vu que des réacteurs plus petits seraient commercialisés bien avant la version industrielle, alors on verra bien. Cela coûte très cher mais tous les prototypes coûtent cher, après il s'en construira des centaines sans aucun problème.

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