Areva : la réunion à l'Élysée sur l'avenir du groupe français pas "conclusive"

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Le groupe nucléaire a déjà annoncé la suppression de 3.000 à 4.000 postes en France.
Le groupe nucléaire a déjà annoncé la suppression de 3.000 à 4.000 postes en France. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Deux grands scénarios sont actuellement sur la table : la reprise totale ou partielle de l'activité réacteurs d'Areva par EDF ou la création d'une coentreprise avec l'électricien pour les seules activités ingénierie du groupe. La décision définitive est attendue pour juillet.

La réunion de travail des membres du gouvernement concernés par le dossier Areva révélée mercredi 3 mars au matin par la presse a bien eu lieu. Elle a rassemblé à l'Elysée, à l'issue du Conseil des ministres, autour du président de la République François Hollande, le Premier ministre Manuel Valls et les ministres de l'Economie Emmanuel Macron, de l'Energie, Ségolène Royal, des Finances, Michel Sapin, et des Affaires Etrangères, Laurent Fabius.

Mais il ne s'est agi que d'une réunion d'étape concernant le rapprochement entre l'ex-fleuron du nucléaire et EDF.

Des propositions en juillet

Le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll, a souligné au cours du compte rendu du Conseil des ministres:

"Cette réunion n'est pas conclusive. Elle participe aux discussions qui sont engagées entre l'Etat et les entreprises concernées pour aboutir à des propositions d'ici le mois de juillet".

"Le gouvernement souhaite une chose simple, c'est garantir la pérennité des entreprises dans cette filière nucléaire", a rappelé Le Foll. "Un travail est engagé avec des propositions qui seront présentées d'ici le mois de juillet".

La réunion s'est achevée vers 13 heures, sans qu'aucun des participants ne fasse de déclaration.

Les salariés mobilisés pour l'emploi

Deux grands scénarios sont actuellement sur la table : la reprise totale ou partielle de l'activité réacteurs d'Areva par EDF ou la création d'une coentreprise avec l'électricien pour les seules activités ingénierie du groupe.

La veille, les salariés étaient mobilisés après l'appel de la CGT, la CFDT, la CFE-CGC, FO, et l'Unsa à "un arrêt de travail" de 24 heures pour la "sauvegarde de l'emploi, des conditions de travail et des garanties collectives", alors que le groupe nucléaire a annoncé la suppression de 3.000 à 4.000 postes en France.

Devant le siège du groupe à la Défense (Hauts-de-Seine), où environ 200 salariés étaient rassemblés, Jose Montès (FO) a fait état de "plus de 90% de grévistes en moyenne sur les sites industriels" du groupe. Les salariés manifestent leur "inquiétude et leur colère car on nous propose de fausses solutions à de vrais problèmes", a-t-il souligné.

(Avec AFP et Reuters)

(Article publié à 8h01, modifié à 15h52)

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Commentaires
a écrit le 04/06/2015 à 14:57 :
Oui pour sauvegarder le savoir-faire en France, mais pas d'accord d'arrimer AREVA à EDF car ce n'est pas aux Contribuables Français ou Clients d'EDF de payer la facture d'une restructuration ni de payer les pots cassés ou dégâts causées par AREVA dans ses mauvais choix stratégiques et/ou industriels. Je ne suis pas d'accord du tout pour d'arrimer AREVA à EDF, pas d'accord pour payer de nouvelles ardoises d'AREVA en préparation par le Gouvernement Français. A la limite, espérons que AREVA soit racheté par des Etrangers avec participation Française sur les Actions d'actifs, ce serait la meilleure solution pour AREVA afin d'éponger d'abord ses Dettes supérieur à 5 Milliards d'EUROS. Surtout que le Gouvernement Français ne s'engage pas à nous créer de nouvelles ardoises à payer par des Contribuables Français ou Usagers Clients d'EDF dans les prochaines années, ce serait un acte d'IRRESPONSABILTE !!!!
a écrit le 03/06/2015 à 15:15 :
Comme je l'ai dit il n'est pas possible d'exclure l'ex-Gdf de la reprise d'Areva. Les deux grands groupes français sont des énergéticiens globaux. La solution est donc celle d'une joint venture à parité entre les deux groupes, portant la capacité atomique. Par ailleurs il n'est que temps de fusionner Total avec Edf afin de réorganiser la filière descendante. La démarche ouvrira à l'ensemble un périmètre considérable de croissance et de création de nouveaux spin-off. Pourquoi attendre ?
a écrit le 03/06/2015 à 14:09 :
Ne pas oublier non plus de porter l'affaire UraMin devant la justice et de savoir qui va terminer
(et payer ! ) l'EPR d'Olkiluoto !!
a écrit le 03/06/2015 à 11:30 :
Ce n'est pas aux clients d'EDF d'éponger les dettes d'AREVA. Une société incompétente doit disparaître et laisser la place à une autre.
a écrit le 03/06/2015 à 8:56 :
Pour la sauvegarde de l'emploi, les syndicats provoquent ... des arrêts de travail !! En quoi cela a-t-il sauvegarder le moindre emploi ? Si c'est pour dire que les salariés ne souhaitent pas perdre leur emploi, je crois qu'on peut s'en douter sans arrêt de travail (même financer un sondage est inutile !) !
Si les syndicalistes voulaient VRAIMENT aider à la sauvegarde de l'emploi, ils pourraient à la rigueur proposer une journée de travail sans salaire : ça aiderait peut être l'entreprise à survivre... sinon, qu'ils s'abstiennent, parce qu'ils ne font que creuser la tombe de leurs emplois !
Réponse de le 03/06/2015 à 9:14 :
tres bonne votre idée, votre patron vous attend dans son bureau pour vous proposer votre journée mensuelle sans salaire. Il vous laisse le choix de la journée. Pas de blabla, des actes mais je pense que vous avez déjà choisi la première hypothèse.

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