Areva va supprimer jusqu'à 450 emplois dans ses installations de la Drôme

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Areva emploie près de 3.350 personnes dans la Drôme.
Areva emploie près de 3.350 personnes dans la Drôme. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Areva, qui a enregistré deux milliards d'euros de pertes en 2015, va supprimer 400 à 450 postes. Areva NC (fabrication de combustible nucléaire) connaîtrait 331 suppressions de postes dans la Drôme.

Le groupe nucléaire Areva, contraint à faire des économies du fait de la persistance de lourdes pertes, va supprimer jusqu'à 450 emplois dans ses diverses implantations de la Drôme, a-t-on appris jeudi 3 mars auprès de l'entreprise.

"Entre 400 à 450 postes sont supprimés. Les entités Areva NC, SET et Eurodif sont concernées", a indiqué un porte-parole du groupe, interrogé sur les informations communiquées aux salariés lors d'un comité d'entreprise tenu sur le site du Tricastin.

Areva, qui a encore perdu 2 milliards d'euros en 2015, après 4,8 milliards de pertes en 2014, avait annoncé en octobre la suppression de 2.700 emplois en France d'ici à 2017.

Depuis, plusieurs plans ont été soumis à consultation dans les différentes entités du groupe, qui emploie près de 3.350 personnes dans la Drôme.

Les premiers salariés pourraient quitter l'entreprise dès avril

Dans le détail, selon un syndicaliste CGT, Areva NC (fabrication de combustible nucléaire) connaîtrait 331 suppressions de postes. La Société d'enrichissement du Tricastin (SET) perdrait quant à elle une centaine de postes. Une cinquantaine de salariés  serait toutefois transférée à Areva NC.

Enfin, tous les postes Areva NP (ingénierie des réacteurs) du site de Pierrelatte seraient transférés sur celui de Romans-sur-Isère, au nord du département. Une dernière information confirmée par le site romanais.

Ce plan doit toutefois encore être approuvé par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Dirrecte), a précisé le porte-parole. Les premiers salariés pourront donc être amenés à quitter l'entreprise dès le 1er avril. "Plusieurs mesures ont été mises en place lors de ces derniers mois. Certains vont partir en pré-retraite, en retraite, d'autres vont créer leur propre entreprise", poursuit le syndicaliste. "Près de 130 personnes vont bénéficier de mesures d'accompagnement, d'autres ont choisi de partir à la retraite ou de quitter l'entreprise", ajoute quant à lui le porte-parole.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 04/03/2016 à 10:46 :
"du fait de la persistance de lourdes pertes"

Société particulièrement mal géré s'in en est hein.

Combien ces benêts ont acheté ces terrains dans lesquels il devait y avoir soit disant de l'uranium a profusion et au final il y a que dalle ?

Encore une fois les salariés vont payer cher l'incompétence des décideurs.
a écrit le 04/03/2016 à 9:08 :
Super résultat après de plus de10 ans de management de Mme Anne Lauvergeon appelé à l'époque de sa splendeur Atomic Anne, la destruction totale de la filière nucléaire après une explosion Annatomique !!!
Réponse de le 04/03/2016 à 12:07 :
Elle a bon dos Lauvergeon, c'est surtout des hommes politiques qui viennent mettre leurs nez dans les affaires de ce groupe. Et la vente d'Areva T&D qui coule le groupe, c'est pas Lauvergeon... Mais bon, on va rien dire il est pas socialiste

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