Climat : le monde entier dépendant des efforts de la Chine

 |   |  1332  mots
Responsable de la hausse des émissions de CO2 observée en 2017, la Chine deviendra-t-elle demain le leader de la lutte contre le changement climatique ?
Responsable de la hausse des émissions de CO2 observée en 2017, la Chine deviendra-t-elle demain le leader de la lutte contre le changement climatique ? (Crédits : © China Stringer Network / Reut)
Les émissions de gaz à effet de serre repartent à la hausse en 2017 après trois ans de stabilisation, essentiellement sous l'effet de la croissance chinoise. Selon le rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie paru ce 14 novembre, l'évolution attendue de son économie et de son mix énergétique pourrait au contraire en faire un acteur majeur de la lutte contre le changement climatique d'ici à 2040.

La nouvelle a fait l'effet d'une bombe en pleine COP23 : après trois années de stagnation, les émissions de gaz à effet de serre sont reparties à la hausse en 2017. D'après l'étude du Global Carbon Projet publiée lundi 13 novembre dans la revue "Eart system science data", cette augmentation de 2% serait imputable à la croissance économique chinoise (+6,8%). L'accroissement de sa consommation de charbon (+3%), de pétrole (+5%) et de gaz naturel (+12%) serait ainsi responsable d'une hausse de 3,5% de ses émissions de gaz à effet de serre.

Pour mémoire, limiter la hausse des températures à +2°C nécessiterait d'abaisser les émissions mondiales de 50 à 70% d'ici à 2050, avant d'atteindre le Graal de zéro émissions nettes à la fin du siècle.

Ce revers, le premier depuis le satisfecit quasi général de la COP21, a donné d'autant plus d'écho au cri d'alarme lancé par 15.000 scientifiques du monde entier et relayé notamment par nos confrères du Monde. Ses auteurs redoutent que l'humanité pousse « les écosystèmes au-delà de leurs capacités à entretenir le tissu de la vie. » Régression des forêts, disparition d'un tiers des populations de certains mammifères, reptiles, amphibiens, poissons et oiseaux, multiplication des zones mortes dans les océans, effondrement des invertébrés, disparition de 80% des insectes, etc. « Pour éviter une misère généralisée et une perte catastrophique de biodiversité, mettent en garde les auteurs, l'humanité doit adopter une alternative plus durable écologiquement que la pratique qui est la sienne aujourd'hui. »

En Chine, moins de production manufacturière et plus de services

Dans ce contexte, le dernier rapport annuel de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), paru ce 14 novembre, pourrait redonner matière à espérer. En effet, loin de contester le poids de la Chine dans la façon dont va évoluer le mix énergétique mondial et, partant, une grande partie des émissions de gaz à effet de serre, l'Agence mise sur l'entrée du pays (de très loin de premier émetteur au monde) dans une nouvelle ère énergétique pour infléchir, positivement désormais, les tendances mondiales. La bascule progressive de l'économie chinoise vers plus de services et moins de production manufacturière, alliée à une évolution vers un mix énergétique moins carboné destiné à faire baisser le nombre de décès prématurés par cause de pollution de l'air, en sont les clés de voûte. Une mutation d'autant plus urgente que la population chinoise, vieillissante, est plus fragile encore face à ces menaces.

Dans le principal scénario de l'AIE (New policies scenario),  le pays détient un tiers des capacités installées d'éolien et de solaire en 2040, et investit d'ici là 40% des sommes mondialement dévolues au déploiement des véhicules électriques qui, conformément à de récentes annonces, représentent un quart du parc automobile roulant à cet horizon. Quant aux émissions chinoises de gaz à effet de serre, elles atteindraient un plafond en 2030. Seul hic dans ces prévisions rassurantes : l'AIE voit la consommation de charbon chinoise atteindre son pic en...2013, avant de baisser de 15% d'ici à 2040. Il est vrai que l'étude du Global Carbon Project elle-même estime que la hausse enregistrée cette année pourrait n'être qu'un pic conjoncturel et non un avant-goût de ce qui se profile pour les prochaines années...

Consommation d'énergie en hausse de 30% d'ici à 2040

Globalement, d'ici à 2040, la demande en énergie devrait s'accroître selon l'AIE de 30%, sous l'effet d'une croissance moyenne annuelle de 3,4% et d'une population passant de 7,4 milliards aujourd'hui à 9 milliards d'habitants. Cette hausse, qui correspond à la consommation énergétique actuelle cumulée de la Chine et de l'Inde, serait deux fois plus élevée en l'absence des progrès attendus en matière d'efficacité énergétique.  Sous l'effet de la multiplication des usages, liée à la progression des revenus - et notamment aux besoins croissants de climatisation - et aux dizaines de millions de nouveaux consommateurs qui accèdent chaque année à l'énergie, le mix énergétique mondial évoluerait jusqu'à ce que l'électricité représente en 2040 un quart de la consommation d'énergie finale. Déjà, en 2016, les dépenses des consommateurs dans l'électricité ont égalé celles dans les produits pétroliers. Quant aux investissements réalisés dans le secteur électrique, ils ont pour la première fois dépassé ceux dans le pétrole et le gaz. En 2040, les énergies renouvelables fourniraient 40% de l'électricité, mais progresseraient aussi dans la production de chaleur et la mobilité. Cette croissance, favorisée par la digitalisation, rendra en revanche de plus en plus déterminants les investissements dans les réseaux et les solutions de flexibilité.

Le gaz et les renouvelables, grands gagnants des 20 prochaines années

La demande en pétrole continuerait néanmoins à croître, tandis que les capacités supplémentaires de production à partir de charbon, qui ont représenté 900 MW depuis 2000, n'en représenteraient plus que 400 MW d'ici  à 2040. Aux Etats-Unis, le charbon ne pourrait redevenir compétitif face au gaz de schiste, même en l'absence de limite réglementaire. Le même gaz de schiste devrait permettre aux Etats-Unis de devenir le premier exportateur net de gaz au milieu des années 2020, puis le premier exportateur de pétrole quelques années plus tard.

Quant au nucléaire, en dépit du programme ambitieux de la Chine, qui en deviendrait le premier producteur devant les Etats-Unis à compter de 2030, l'AIE lui accorde de moins en moins de place au fil de ses rapports.

A côté des énergies renouvelables, le solaire devenant la source d'énergie la moins chère dans de nombreux pays, et des progrès réalisés en matière d'efficacité énergétique, le gaz est la principale source d'énergie des prochaines décennies. Il devrait connaître une hausse de 45%, notamment absorbée par l'industrie, jusqu'à représenter 40% de la consommation d'énergie finale en 2040 derrière le pétrole. Une croissance de 50% de la consommation d'électricité produite à partir de gaz n'entraînerait qu'une hausse d'un tiers de la consommation de gaz, mais ce rôle prépondérant ferait peser sur le secteur une responsabilité accrue dans la lutte contre les fuites de méthane. D'après l'Agence, la valorisation de ce gaz permettrait de financer jusqu'à 40 à 50% de réduction sans aucun investissement additionnel.

Respecter l'Accord de Paris coûterait 15% de plus

Pour autant, dans ce scénario médian développé par l'AIE, le nombre de décès prématurés liés à la pollution continuerait de croître dans un premier temps, passant de 3 à 4 millions par an au niveau mondial à l'horizon 2040. En outre, le nombre de personnes sans accès à l'énergie moderne, aujourd'hui de 1,1 milliard, serait encore de 675 millions à cette date. Quant aux émissions, si celles liées à la production d'électricité n'augmenteraient que de 5% pour une production en hausse de 60%, celles liées à l'utilisation de pétrole dans les transports atteindraient le niveau de celles des centrales à charbon, tandis que celles de l'industrie augmenteraient de 20%.

 Mais l'AIE a également étudié un scénario plus ambitieux baptisé « Sustainable development scenario », qui permettrait de concilier  respect d'une hausse des températures limitée à +2°C et objectifs de développement durable adoptés par les Nations unies, notamment l'accès universel à une énergie moderne (par opposition au bois de chauffe et de cuisine) et l'amélioration de la qualité de l'air. Ce scénario, dont le coût de 69.000 milliards de dollars n'est que de 15% supérieur au scénario médian, impliquerait un déclin immédiat du charbon bientôt suivi de celui du pétrole grâce à un déploiement accéléré de la mobilité électrique, un mix énergétique aux deux-tiers électrique, une électricité à 60% verte et 15% nucléaire et un recours au captage de CO2. Et, surtout, l'arrêt des subventions aux énergies fossiles, estimées à 260 milliards de dollars en 2016, soit deux fois plus que celles accordées aujourd'hui aux renouvelables.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/11/2017 à 14:55 :
Un peu facile de faire de la Chine le bouc émissaire ! Car les USA ne sont pas l'un des pires pollueurs de la planète, peut-être ? Demander aux Chinois de faire un maximum d'efforts alors que l'ensemble des autres pays pollueurs font exactement l'inverse ne rime à rien, si ce n'est tenter de bourrer le mou d'un populo de décérébrés. Et, plus proche de nous, que dire de la france qui est le pire pollueur d'Europe ? Pollution agricole, pollution urbaine, pollution nucléaire... dans ce contexte-là aussi, la france est le vrai mauvais élève européen et n'a certainement aucune leçon de morale à donner à quiconque. véritable poubelle écologique dans laquelle il ne fait vraiment pas bon (tenter de) survivre ou respirer, la france dépense peut-être beaucoup d'argent qu'elle n'a pas pour faire du show (voir cop21) qui est la seule chose qu'elle sait faire, elle bla-blate peut-être beaucoup par président de passage ou ministres interposés, mais il n'empêche : beurk !
a écrit le 14/11/2017 à 14:30 :
La Chine parait être un faux-problème. Si la Chine a moins d'activité industrielle, celle-ci se déplace en fait vers d'autres pays où la main d'oeuvre est bon marché et où la production ne s'effectue pas dans un respect écologique. C'est plus notre modèle de consommation du tout jetable que le pays de fabrication qui importe de même que notre modèle logistique consistant à faire circuler des produits semi-finis dans toute la planète sans parler de notre désir de nous déplacer en permanence sur toute la planète de la manière la plus rapide et la plus polluante. La diffusion de ce modèle à l'échelle de la planète augure de grandes désillusions.
a écrit le 14/11/2017 à 13:35 :
Je pense que la Chine fait déjà d'énorme effort, le problème vient surtout des pays "riche" et développer qui ne font très peu d'effort et qui compte sur les autres pour faire des efforts, sans donner l'exemple. La France est peut-être le pire exemple.
Réponse de le 14/11/2017 à 16:11 :
Tout à fait exact ! En matière de pollution comme dans tous les autres domaines, la france ne fait que ce qu'elle sait faire : à savoir beaucoup de bruit pour rien, comme tout bon tonneau vide (et surtout vide de courage et d'idées) qui se respecte. le pays le plus pollué d'europe n'a strictement aucune leçon à donner à quiconque et ferait bien de balayer devant sa (sale) porte : il y a du boulot ! Mais bon, macron et sa clique font exactement comme les précédents : pérorer et s'écouter parler (ça en fait au moins quelques-uns qui écoutent ce qu'ils pérorent, parce que tous les autres, par contre...) sans surtout rien foutre d'autre part. On ne va quand même pas faire de la france un pays où il ferait enfin (un peu) bon vivre, quand même ! Ce ne serait plus la france qui a quand même les dirigeants que sa populace-tion mérite...
a écrit le 14/11/2017 à 12:48 :
Résultat sans surprise On dispose d'une certaine flexibilité sur la production des centrales au gaz et au fuel mais elle est limitée. Donc on bute pour le dévelloppement des ENR sur cette flexibilité. Il faudra faire autre chose pour limiter le réchauffement climatique, mais rassurez-vous c'est possible sans batteries et sans stockage d'eau chaude.
a écrit le 14/11/2017 à 12:46 :
Mois apres mois on egraine les etudes alarmistes sur la situation desastreuse de la biodiversite et il semble qu'il n'y a pas d'urgence internationale: Disparition graduelle mais certaine des recifs coraliens avec un impact evident sur les stocks de poissons qui sont la premiere source de proteine dans le monde, disparition des glaciers avec des consequences sur les cours d'eau, disparition certaine des forets primaires, chute dramatique du nombre d'insectes avec les consequences que l'ont peut imaginer sur toute la chaine alimentaire...
a écrit le 14/11/2017 à 12:30 :
Bon pour resumer, la cop21 s'etait fixe 1,5 degres d'augmentation, quand la tendance actuelle tend vers 4 degres supplementaires. 2 degres de plus au niveau planetaire se traduira par des etes 3 a 4 degres plus chauds en France et donc des etes au dessus de 40 degres, on n'ose donc imaginer avec +4 degres de rechauffement global.
En parallele les emissions de CO2 ont augmentes entre 1990 et 2008 de 41% et on est passe de 30,3GT en 2010 a 37GT en 2017, donc il n'y a pas de baisse des emissions malgres les voeux pieux. Pour limiter l'augmentation a 2 degres (au dessus des objectifs de la COP) il faut une reduction de 50 a 70% donc atteindre de 11,1 a 18,5 GT par an dans les 32 ans alors qu'en parallele on aura une augmentation de 22% de la population mondiale et un developpement du pays le plus peuple du monde qu'est l'Inde et ou la consommation de viande est en expansion...Tout ca est peu credible sans changement radical: Source de production d'electricite, transports, agriculture, consommation...
a écrit le 14/11/2017 à 12:07 :
Je pense que la Chine fait déjà d'énorme effort, le problème vient surtout des pays "riche" et développer qui ne font très peu d'effort et qui compte sur les autres pour faire des efforts, sans donner l'exemple. La France est peut-être le pire exemple.
Réponse de le 14/11/2017 à 12:22 :
french bashing gratuit, hors sujet, hors contexte et comme toujours sans aucune documentation !
Réponse de le 14/11/2017 à 13:10 :
La France est classee 65 eme pays pour les emissions de co2 par habitants avec une baisse de 26% entre 1990 et 2012, quand globalement les emissions ont augmentees de 41% sur la meme periode. La Chine se classe 59eme. Les US sont 12eme, l'Australie 14eme, le Canada 17eme, La Russie 21eme, l'Allemagne 36eme, le RU 34 eme, l'Afrique du Sud 35eme et la Pologne 39eme. Donc la France n'a globalement pas a rougir meme s'il est vrai qu'il y a encore du travail pour diviser nos emissions par 4 d'ici a 2050 pour que le climat ne se deregle pas d'avantage. Le plus gros du travail est dans les transports (individuels) et le residentiel
Réponse de le 14/11/2017 à 14:59 :
Est-ce que vous oublieriez que la france est le plus mauvais élève européen en la matière (enfin... le plus mauvais élève dans ce cadre-là aussi !!..) et qu'elle n'est qu'une vaste poubelle polluée ? Pollution atmosphérique, pollution urbaine, pollution agricole, pollution nucléaire, destruction des zones soi-disant protégées par des boues toxiques (voir du côté des calanques marseillaises). La france n'a aucune leçon à donner et, ici aussi, doit se faire toute petite petite. ce n'est pas faire du french bashing que doser voir la peu reluisante réalité en face. C'est simplement et amèrement constater que la france est le pays européen le plus pollué (juxtapoposez donc la carte des implantations atomiques - centrales, décharges, dépôts etc etc - avec celle des plus fortes concentrations de cancers : vous vous apercevrez qu'elles sont tout à fait identiques !!). Pas étonnant que tous ceux qui en ont la possibilité fuient en vitesse de pays où il ne fait vraiment pas bon vivre; Et qui voudrait s'y rendre, sinon pour se faire truander, agresser et intoxiquer ?
Réponse de le 14/11/2017 à 15:50 :
S'il ne vous suffit pas de déplorer dans quel pays vous êtes contraint de vivre simplement en ouvrant les yeux, cher ami(e), il vous suffit - si vous désirez de la "documentation" comme vous dites - de prendre la carte de toutes les dangereuses implantations atomiques qui émaillent le territoire français (il y en a plus d'une centaine, entre centrales atomiques, dépôts, décharges etc etc). Prenez ensuite la carte des cancers en france; Superposez les deux cartes et vous serez bien obligé de constater que, sans faire de french bashing, ce qui est un peu léger comme "argument", que les plus fortes concentrations de cancers coïncident parfaitement (mais c'est sûrement un malheureux hasard) avec les implantations atomiques. et que les zones agricoles et viticoles correspondent aussi à de fortes concentrations de cancers. La france est le pays le plus pollué d'europe et n'a strictement aucun droit à la parole sur la scène internationale. Quand les politiciens laissent mettre la santé et la vie de leurs citoyens dans un tel danger, la seule chose qu'ils ont à faire, c'est espérer que l'on ne dépose pas des plaintes contre eux pour mise en danger consciente et volontaire de la vie d'autrui.
a écrit le 14/11/2017 à 11:24 :
Il paraitrait logique, avant d’exiger quoi que ce soit des pays Asiatiques, de montrer l’exemple en termes d’équipements ou de taux de pollution par habitant.

Cela pourrait être pire.
Heureusement que la Chine a très rapidement engagé une stratégie de développement des énergies renouvelables. Très critiquée d’ailleurs par beaucoup de pays sous prétexte de dumping (il serait intéressant d’analyser les stratégies économiques dans ce cas, la logique voudrait que l’on se rue sur les produits moins chers, ou que l’on fasse mieux, et au lieu de cela on assiste généralement à une vague protectionniste). Il est vrai que l’Allemagne qui a beaucoup investi dans le solaire et l’éolien y a laissé des plumes, mais au moins ils ont développé leur production d’électricité renouvelable comme aucun autre pays occidental et ils restent leaders pour beaucoup de technologies.

Comme un chien qui se mord la queue ? Cela s’appelle un comportement de substitution.

Certes il faut respecter des normes de production et de pollution plus strictes (voir OMS – « La pollution de l’environnement entraîne 1,7 million de décès d’enfants par an »…), mais là aussi est on en droit de donner des leçons vu les erreurs commises, y compris en France ?
Tout cela est quand même un peu hypocrite, sinon cynique, puisque les pays donneurs de leçons sont aussi parfois les donneurs d’ordres.

La prochaine étape cruciale sera le développement de l’Inde. Il faut espérer qu'eux aussi arrivent à développer rapidement les énergies renouvelables.
Réponse de le 14/11/2017 à 17:16 :
Pour compléter et évaluer les progressions : http://www.iea.org/weo2017/
Graphique parlant : Change in Primary Energy demand, 2016-2040

En énergie primaire on serait en 2017 à un total annuel de 13 500 MTep.

Ce qui veut dire qu, à consommation stable, d’ici 2040 on aura consommé un total de 13500 x 22 = 297 000 Mtep, soit 297 Milliards de Tonnes Equivalent Pétrole ?

La progression de 3 % par an parait réaliste. D’ailleurs si l’on applique de manière simpliste (et erronée puisque la progression n‘est pas linéaire et que c’est surtout depuis 1950 que la pente s’accentue : https://ourworldindata.org/grapher/global-primary-energy-consumption

- 1800 : 500 MTep
- 1900 : 9300 MTep
- 2016 : 15420 MTep (on est en dessous, ce qui est rassurant)

Dans le cas d’un scenario pessimiste, si l’on continue sur la même trajectoire avec 3 % de progression par an, on devrait se retrouver en 2040 à : 31000 MTep !

On peut aussi voir les progressions pays par pays sur la période 1990-2013:
http://wdi.worldbank.org/table/3.6
a écrit le 14/11/2017 à 9:25 :
le monde (développé) entier a délocalisé ses usines polluantes en Chine, en se félicitant en parallèle de la réussite de ses efforts surhumains pour baisser ses émissions...

et maintenant que la somme globale est évidemment pas négative mais positive (puisque qu'en réalité de tous minuscules efforts ont été fait, on a juste exporté les émissions), on fait mine de s'étonner !

La nature humaine est décourageante
Réponse de le 14/11/2017 à 12:36 :
Pas faux, et il faut ajouter a ca le quasi 1,5 milliards de consommateurs supplementaires que la Chine represente (il suffit de regarder les ventes faramineuses d'Alibaba le week end dernier)....
a écrit le 14/11/2017 à 8:48 :
Comme c'est un énorme pollueur c'est un acteur majeur. La sémantique est totalement déformée à force d'hypocrisie et de compromission.

D'un autre côté c'est bel et bien la principale faute de tous nos actionnaires milliardaires qui n'ont rien trouvé de mieux que d'y regrouper tous leurs outil de production, les désastres écologiques et humains sont considérables.

Mais tout va bien...
Réponse de le 15/11/2017 à 9:41 :
Non il ne faut pas taxer les milliardaires pour les punir, il faut juste qu'ils payent leurs impôts comme tout le monde afin de réinjecter l'argent dans l'économie pour susciter de la croissance.

Vous êtes sur un site économique sur lequel vous venez depuis des années et qu'avez vous appris ? Lisez vous les articles au moins ?

Non, adieu.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :