Climat : Trump peut-il saboter l'Accord de Paris ?

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La possibilité d'une dénonciation de l'accord est expressément prévue par le texte, comme la plupart des accords internationaux.
La possibilité d'une dénonciation de l'accord est expressément prévue par le texte, comme la plupart des accords internationaux. (Crédits : Reuters)
Pendant sa campagne électorale, le président élu, climato-sceptique notoire, a menacé d'"annuler" le texte issu de la COP21, dont le but est de contenir le réchauffement climatique en dessous de 2°C. Une hypothèse qui semble juridiquement tout à fait envisageable. Mais plus que du droit, l'avenir de la transition énergétique dépendra des rapports de force politiques et de la compétition économique.

Réunis à Marrakech à l'occasion de la 22e Conférence des parties (COP22) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), les défenseurs de l'environnement sont abasourdis. Le "scénario catastrophe", celui auquel ils ne voulaient pas croire jusqu'à hier soir, s'est réalisé. Donald Trump, qui pendant sa campagne électorale a qualifié le dérèglement climatique de "canular" inventé par la Chine pour affaiblir la compétitivité de l'industrie manufacturière américaine, vient d'être élu président des Etats-Unis. Le sort de l'Accord de Paris, issu de la COP21 et ratifié conjointement par la Chine et les Etats-Unis en amont du G20 de Hangzhou en septembre, est leur préoccupation la plus immédiate : pendant sa campagne, le candidat républicain a menacé rien de moins que de l'"annuler".

     >Lire: Clinton, Trump : tout les oppose sur le climat et l'énergie

L' Accord de Paris peut être dénoncé

Juridiquement, cette hypothèse est tout à fait envisageable. La possibilité d'une dénonciation de l'accord est expressément prévue par le texte, comme par la plupart des accords internationaux. Et puisque l'Accord de Paris a été ratifié par une simple signature de Barack Obama, donc sans passer devant le Congrès, une telle dénonciation ne demanderait elle non plus son approbation, souligne Arnaud Gossement, avocat spécialiste du droit de l'environnement.

     >Lire: COP21 : que signifie un "accord contraignant" ?

Certes, comme s'est empressée de le souligner mercredi la ministre française de l'Environnement, Ségolène Royal, l'article 28 prévoit que cette dénonciation ne pourra pas intervenir avant "l'expiration d'un délai de trois ans à compter de la date d'entrée en vigueur" de l'accord, à savoir le 3 novembre 2019. "Cette dénonciation prend effet à l'expiration d'un délai d'un an à compter de la date à laquelle le Dépositaire en reçoit notification", ajoute l'article 28: donc au plus tôt dans quatre ans, le 3 novembre 2020, date prévue pour les prochaines élections présidentielles américaines. Mais le texte prévoit également que "toute Partie qui aura dénoncé la Convention [la CCNUCC, entrée en vigueur pour les Etats-Unis en 1994, Ndlr] sera réputée avoir dénoncé également le présent Accord": or, en ce cas, le délai serait réduit à un an, fait remarquer Arnaud Gossement.

Le retrait des Etats-Unis n'aurait néanmoins pas d'effet sur le caractère obligatoire du traité vis-à-vis d'autres Etats, selon l'avocat, d'une part car l'approbation de 55 Parties représentant 55% des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) était requise pour l'entrée en vigueur, et non pas pour son maintien. D'autre part parce que des adhésions supplémentaires sont attendues avant la prise de pouvoirs en janvier de Donald Trump, s'ajoutant aux 103 pays représentant 70% des émissions ayant déjà ratifié.

La mise en oeuvre des engagements américains en question

L'avenir de la lutte contre le réchauffement climatique dépendra toutefois bien plus des rapports de forces que du droit, conviennent juristes et défenseurs du climat. L'une des principales faiblesses du droit international, et de l'Accord de Paris en particulier, est en effet l'absence de caractère contraignant. Donald Trump pourrait ainsi immédiatement décider de ne pas mettre en oeuvre les engagements pris par les Etats-Unis dans leur contribution déterminée au niveau national (Nationally Determined Contribution, NDC), à savoir la réduction de leurs émissions de GES de 26%-28% en 2025 par rapport à 2005, sans que la communauté internationale puisse le sanctionner. "En sachant que les Etats-Unis sont responsables de 18% des émissions mondiales, et que les prochaines quatre années sont cruciales pour maintenir une dynamique encore fragile, un tel choix pourrait rendre inatteignable l'objectif -déjà insuffisant- de contenir le réchauffement en dessous des deux degrés", craint Sandrine Maljean-Dubois, directrice de recherche au CNRS et spécialisée en droit international et européen de l'environnement. "Les investisseurs ont besoin de signaux clairs, nous ne pouvons nous permettre aucune contradiction", précise-t-elle.

Pour cette raison, la responsable climat de l'ONU s'est empressée de tendre la main au nouveau président. Mercredi matin, dans un communiqué, Patricia Espinosa a "félicité" pour sa victoire Donald Trump et déclaré depuis Marrakech: "Nous avons hâte de collaborer avec son administration, afin de faire avancer l'agenda climatique pour le bénéfice des peuples du monde". Plus belliqueuse, Ségolène Royal a pour sa part signalé: "Il va falloir redoubler de combativité pour gagner la bataille contre le climat", "il va falloir être extrêmement vigilant et riposter à chaque fois que des tentatives seront faites pour affaiblir cet accord".

La transition énergétique déjà engagée aux Etats-Unis

Le rapport de forces pourrait toutefois aussi jouer contre le climato-scepticisme de Trump, estiment nombre d'experts. Tout d'abord, "même s'il semble pouvoir bénéficier du soutien du Congrès, les éventuelles politiques énergétiques du nouveau président trouveraient un frein dans les Etats fédérés démocrates, qui détiennent le pouvoir fiscal et celui de régulation", rappelle Arnaud Grossement.

En outre, "depuis la COP17 qui s'est tenue en 2011 à Durban, où les négociations de l'Accord de Paris ont commencé, les principaux acteurs de la lutte contre le réchauffement ne sont plus les Etats, mais la société civile. Or, aux Etats-Unis, la transition énergétique est déjà une réalité", estime l'avocat. Une position partagée par Mohamed Adow, responsable climat auprès de l'ONG Christian Aid, qui souligne:

"L'économie de l'énergie est déjà en train de changer rapidement, l'éolien et le solaire sont en passe de devenir les formes les moins chères d'énergie et les prix décroissants des technologies continuent de nous montrer le sens de marche. Les avantages sont déjà reconnus par nombre d'Etats américains qui exploitent leur abondantes réserves d'énergies propres. Cela est aussi populaire dans l'opinion publique américaine. Une étude récente du Pew Research Centre a montré que 83% des Américains sont favorables à l'expansion des parcs éoliens, alors que 89% d'entre eux soutiennent l'extension du solaire".

Un enjeu de compétition économique

L'ancien directeur général du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), Achim Steiner, souligne aussi la nécessité d'une "évaluation pragmatique" de la nouvelle situation:

"Malgré des changements de court terme dans l'attitude et les politiques des Etats-Unis, l'économie mondiale a déjà commencé à se réorienter vers un avenir peu carboné. Les marchés et l'économie tempèreront probablement tout futur basculement des politiques américaines, puisque les entreprises et les investisseurs américains mesurent ce qui maintiendra la compétitivité et l'activité de l'économie américaine dans un marché global".

La transition énergétique est en effet désormais aussi un enjeu de compétition économique, insiste l'expert:

"Certains des principaux partenaires commerciaux et concurrents (des Etats-Unis, NDLR) investissent déjà lourdement dans les technologies et les infrastructures peu carbonées. Ajoutez à cela le nombre croissant de sociétés américaines qui emploient déjà des millions de personnes dans les secteurs à bas carbone et vous pouvez vous attendre à une forte demande intérieure qui influencera les signaux politiques qui seront envoyés par l'administration entrante à Washington".

La Chine, nouveau leader?

"Le président élu Trump a l'opportunité d'encourager de nouvelles mesures sur le climat en envoyant un signal clair aux investisseurs afin qu'ils poursuivent la transition vers une économie alimentée par les renouvelables. La Chine, l'Inde et d'autres concurrents économiques sont engagés dans une course pour devenir la superpuissance mondiale des énergies propres, et les Etats-Unis ne doivent pas être à la traîne", observe également la directrice des politiques du réseau d'ONG US Climate Action Network, Tina Johnson. La riposte de la Chine aux déclarations climato-sceptiques de Trump est en ce sens interprétée par nombre d'expert comme le signe que Pékin profitera du nouveau contexte pour s'imposer en tant que leader de la transition énergétique. Évoquant l'hypothèse d'une renégociation de l'Accord de Paris souhaitée par Trump, le négociateur chinois Xie Zhenhua a en effet mis en garde début novembre: si les dirigeants américains "résistent à cette tendance, je ne pense pas qu'ils auront le soutien de leur population et leurs progrès économiques et sociaux en seront affectés".

Le jour même de l'élection de Trump, ceux qui croient à l'impossibilité de renverser le mouvement ont d'ailleurs pu faire valoir une bonne nouvelle: la publication par le Royaume-Uni de son plan de sortie totale du charbon d'ici à 2025. Laurence Taubiana, ambassadrice française dans les négociations climatiques internationales, n'a pas manqué de souligner:

"La sortie du charbon du Royaume-Uni doit être saluée comme un signal clair du leadership climatique international. Le pays qui a amené au monde la révolution industrielle fait encore l'histoire en embrassant l'opportunité d'un futur peu carboné. Comme le soutien sans précédent à l'Accord de Paris le montre, l'action pour répondre au changement climatique est aussi mondiale qu'impossible à arrêter."

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Commentaires
a écrit le 13/11/2016 à 10:10 :
Ces grands accords ont un intérêt, certes pas des moindres: ajuster les violons sur des problématiques majeures. Mais le travail doit ensuite être fait au niveau local; il ne sert à rien de regarder en permanence dans la maison de son voisin. Notre problématique majeure est donc: que faisons-nous ici en France et en Europe? J'attends la réponse, et on se contenterait d'un promesse de réponse..
a écrit le 11/11/2016 à 15:12 :
Nous esperons que le TAFTA degage de notre vie rapidement
a écrit le 11/11/2016 à 11:40 :
Trump va baisser la contribution financière payée par les USA au bénéfice des pays sous développés .par ailleurs, le pragmatisme économique continuera de s'appliquer dans l'équipement énergétique du pays , à savoir un développement concurrentiel des différentes filières d'énergie renouvelable pour la production électrique domestique de proximité destinée aux particuliers , et un développement des filières carbonées de production nationale pour l'industrie et gros équipements publics .
à l'inverse de la Chine , de l'Inde , et autres pays émergents très peuplés dont le développement de production énergétique est majoritairement axé sur les centrales à charbon , les USA se désengageront de cette filière .
on peut également penser que comme pour la révolution numérique , ce pays sera l'inventeur de nouvelles technologies de production de masse bon marché d'énergie électrique non carbonée .
il semble que Trump ne soit donc pas disposé à faire payer à la population américaine les retards d'équipements de production d'énergie décarbonée des grands pays concurrents des USA .
a écrit le 11/11/2016 à 10:01 :
Dénoncer c'est s'exposer aux critiques et passer pour celui qui est revenu sur des engagements internationaux de l'Etat.

Il lui suffit de s'endormir sur le dossier, c'est beaucoup moins voyant. Aucune sanction n'est prévue dans l'accord en cas de non exécution.
a écrit le 10/11/2016 à 21:58 :
L'Accord de Paris mais bien sur il ne pourra rien faire notre Ségo la bravitude veille comme ses iris
Réponse de le 11/11/2016 à 11:14 :
@kiravi
J'aime bien votre pseudo et vos commentaires sans tâche, ce que produisait immanquablement l'équivalent vinicole de votre pseudo.
J'attends avec impatience le pseudo "@margnatvillages"
Réponse de le 12/11/2016 à 15:35 :
mon frère est parti au bled dans le Gard pour cueillir des olives. Il m'a dit de vous transmettre ses amitiés alcooliques hic hic
a écrit le 10/11/2016 à 18:32 :
Trump à dit qu il dénoncerais l accord de la cop 21 en rajoutant qu il ne voulait pas payer des dollars et des dollars pour cette cop 21 et que l argent ainsi économisé irait dans les économies d énergie de son pays !!!!et je l approuve
Réponse de le 11/11/2016 à 10:50 :
en France c est l ere du refroidissement politique.. ils s occupent encore jusque l échéance aux frais de....?
a écrit le 10/11/2016 à 17:01 :
UN NOUVEAU PRESIDENT D UN GRAND PAYS QUI PRETEND QUE LE RECHAUFEMENT CLIMATIQUE EST INVENTE PARS LES CHINOIS PROUVE QUE CETTE HOMME EST UN ARRIERE? IL DEVRAIS VOIR LES FILMS D ELGOR ANCIEN CANDIDAT AUX ELEXTIONS AMERICAINE ? SUR LES CASTASTROPHES MONDIALE ANONCEE? DITE LUI LE DERNIER CHIFFRES SUR LA PERTE DE 1 1 % DE P I B MONDIAL PERDU CHAQUE ANNEES IL COMPRENDRAS PEUT ETRE PUIQU IL EST CAPITALITE???
Réponse de le 10/11/2016 à 23:24 :
parce qu'un film serait une vérité ???? plutot de la pub !!!!
a écrit le 10/11/2016 à 16:53 :
UN NOUVEAU PRESIDENT D UN GRAND PAYS QUI PRETEND QUE LE RECHAUFEMENT CLIMATIQUE EST INVENTE PARS LES CHINOIS PROUVE QUE CETTE HOMME EST UN ARRIERE? IL DEVRAIS VOIR LES FILMS D ELGOR ANCIEN CANDIDAT AUX ELEXTIONS AMERICAINE ? SUR LES CASTASTROPHES MONDIALE ANONCEE? DITE LUI LE DERNIER CHIFFRES SUR LA PERTE DE 1 1 % DE P I B MONDIAL PERDU CHAQUE ANNEES IL COMPRENDRAS PEUT ETRE PUIQU IL EST CAPITALITE???
a écrit le 10/11/2016 à 14:38 :
Une des personnes citées à tout à fait raison, le nerf de la guerre, as usual, c'est la rentabilité. De fait les renouvelables tutoient le prix du charbon désormais, c'est la clé pour ouvrir la porte de la transition.
Là où Trump peut être un obstacle c'est pour aider au financement et à l'accompagnement des pays en développement, qui ont désespérément besoin d'électricité mais sans faire les mêmes dégâts que nous.

Enfin un peu de prudence avec le résultat des ces élections qui a l'air d'une victoire écrasante de Trump et des réacs, elle est incontestable et voir triomphal, mais:

1 Clinton, toute détestée qu'elle soit, à gagner en nombre de voix. Et comme d'habitude on est tout juste à 1 inscrit sur 2 qui a voté, donc peu ou prou seulement 25% pour chaque candidat.

2 Il votait pour plein de choses à ces élections. Par exemple 4 états ont légalisé l'usage récréatif de cannabis, 2 nouveaux son usage thérapeutique. Certains ont voté un plus grand contrôle des armes et encore d'autres des dépenses lourdes d'infrastructure (type réseau de transport public)

De fait il n'y a pas que des rednecks et des fous de dieu dans ce décidément "drôle" de pays fédéral...Un travail de journalisme éclairé serait pas mal sur ces "referendum"plutôt que des spéculations sur ce que va faire Trump, alors qu il n'en sait sans doute au fond pas grand chose lui même... Je trouve que ça en dit plus long que ce cri de rage qu'est ce gros f..k y.u qu ils ont hurlé.
a écrit le 10/11/2016 à 14:05 :
Le réchauffement climatique anthropique a été évoqué dès 1824 par le français Jean Baptiste Fourier puis en 1896 par le suédois Arrhénius, entre autres, puis rappelé encore en 1912 puis en 1958 etc. Tous ces documents sont sur internet donc quand Trump accuse les chinois il fait preuve de son manque de culture ! Il compte faire nommer des climatosceptiques à différents postes dont l'Epa (Agence de l'Environnement américaine). Il a déclaré vouloir des renouvelables mais ne plus les soutenir mais aussi vouloir du charbon pour faire plaisir à l'électorat du secteur en oubliant que le charbon n'est plus compétitif par rapport aux renouvelables et que désormais les opérateurs américains, canadiens etc préfèrent les renouvelables + le stockage qui sont devenus plus compétitifs par exemple que les centrales au gaz dès 2015 compte tenu de leur coût d'entretien. Donc la réalité rattrapera vite les envolées électoralistes d'autant que les seules énergies renouvelables aux Etats-Unis c'est plus de 200.000 emplois directs (sans compter les emplois indirects) et plus de 22 milliards de dollars de CA annuels. De plus à chaque fois que par exemple l'éolien n'a pas été soutenu, le secteur a consolidé et a ainsi repris encore plus fortement ensuite. Il faut comprendre que les énergies renouvelables comme le stockage ce sont désormais des séries industrielles mondiales donc si un pays même comme les Etats-Unis fait temporairement défaut et reste en dehors de la tendance, il sera obligé de rattraper ensuite s'il veut rester compétitif donc Trump l'aura dans le baba s'il ne se conforme pas aux réalités du marché, çà lui rappellera ses faillites soi-disant" fiscales" ! C'est le seul milliardaire de l'histoire qui fait des pertes monumentales pour par la suite pouvoir les déduire en partie fiscalement ! On espère qu'il ne va pas ainsi gérer les dettes américaines encore en bonne partie détenues par les chinois et déjà accusés par lui d'avoir manipulé le réchauffement climatique pour nuire aux américains ! Il avait des ancêtres dans la prostitution, les alcools etc d'où peut être la grande classe de nombreuses de ses interventions !
a écrit le 10/11/2016 à 13:35 :
Tant que la démographie multiplie l'espèce comme des rats les conditions de vie ne feront que se dégrader...
Réponse de le 11/11/2016 à 10:31 :
Je vous sens résigné est pourtant , c est la solution :
Devenir responsable !
Réponse de le 11/11/2016 à 14:24 :
Vivement la prochaine guerre... pour l'énergie, car le pic de pétrole est là.
a écrit le 10/11/2016 à 13:09 :
non seulement les efforts de la COP 21 risquent d'etre vains,mais je redoute aussi qu'il fasse capoter le TAFTA ,ce qui ferait perdre des milliards a l'Europe et aux USA
Réponse de le 10/11/2016 à 14:12 :
Excellent. Une perte pour qui ? Banques et multi nationales ? Pas pour les citoyens. Mince alors. J’espère bien qui sera foutu à l’eau ce fichu traité…
Réponse de le 10/11/2016 à 17:09 :
@elu PS
TAFTA ET COP 21 deux accords qui coutent au citoyen contribuable et qui ne lui apportent rien. Derrière cela encore et toujours les lobbys de la finance qui tirent les ficelles.
Et surtout qu’on arrête le catastrophisme. Personne ne connaît les intentions réelles de Trump. On sait très bien ce que valent les paroles en période électorales. Du vent !!!Alors… Wait and see. !!!
a écrit le 10/11/2016 à 12:07 :
Les 2000 milliards de dollars dépensés dans le solaire et l'éolien n'ont eu aucun effet sur la consommation d'énergie fossile.

La consommation de produit pétrolier a atteint son record absolu en 2015 avec 4331,3 millions de TEP (tonnes équivalent pétrole)

La consommation de gaz a atteint son record absolu en 2015 avec 3135,2 millions de TEP.

La consommation de charbon a dépassé la barre des 3820 millions de TEP que seulement 3 fois dans l'histoire, en 2013, en 2014 et en 2015.

Source BP Statistical Review of World Energy
a écrit le 10/11/2016 à 12:05 :
Saboter..?? Serait-il aussi "terroriste"..?? Je n'ai pas pris le temps de lire le pavé, mais j'avais suffisamment suivi la construction de cet "accord" pour savoir qu'à partir du moment où le résumé était : 1) nous devons éviter de polluer MAIS sans que ça nous "coûte" de l'argent : ça partait en vrille. 2) par contre, il faut corriger le défaut du point 1, soit, pour "lutter" contre la pollution, il faut plus d'argent... Et, en plus, "accord" non contraignant donc : chacun fait ce qu'il veut soit un max de poudre aux yeux : "Je suis riche, donc, j'ai le droit et le devoir de polluer. Alors, ce que va ou pas faire Trump, tu parles que ça compte pour ... rien.
a écrit le 10/11/2016 à 10:58 :
Trump a su utiliser les mots que les Américains voulaient entendre, ça prouve qu'il connait la politique. Que font les politicards Français?? Exactement la même chose avec le vocabulaire de SiencesPo (bien parler pour ne rien dire) et plus d'hypocrisie et de mensonges pour mieux nous enfumer..! Entre ce qu'il a dit et ce qu'il fera il y a une grande différence car il n'a pas les pouvoirs d'un monarque Français et il sera entouré d'une nuée de conseillés, sans oublier le Congrès et la Cour suprême qui contrôlent tout.
En réalité il ne se passera pas grand chose, on a vu les bourses hier qui ont plongé à l'ouverture et retrouvé leur niveau 30 minutes plus tard...!
On a eu les mêmes commentaires acides de la presse quand Reagan (le cow-boy de série B)à été élu, et pourtant il a relevé une Amérique totalement anéantie par Carter (le marchand de cacahuètes) sic les médias Américains..!
a écrit le 10/11/2016 à 10:11 :
Segolene a raison, haro sur le ricain. La bravitude, agrementee de certitude, de combatitude devrait a terme terrasser le diable rouge yankee.
Reste que les financements attendus entre autre par le Maroc qui voit ses oasis se tarir risquent d'etre pour le coup l'handicapitude chere a notre segolene nationale.
D'ores & deja on compte sur sa volontitude sans limites. Merci la royale.
Réponse de le 10/11/2016 à 16:56 :
@matins calmes: petite leçon d'histoire pour remettre les choses dans l'ordre: à la fin du 19e siècle, les soldats américains avaient des uniformes verts (raison pour laquelle les Sud-Américains les ont surnommé les Gringos -Green go - sous entendu go home). Ce sont les Brtianniques qui avaient des uniformes rouges (les fameux Red Coats). Par conséquent, un diable rouge yankee peut être qu'un espion américain déguisé en britannique :-) Pour l'oasis (groupe Orangina), n'importe quell supermarché fera l'affaire. Passe le message aux Rocains :-)
a écrit le 10/11/2016 à 10:04 :
Trump a, au moins, fait ressortir le coût économique et social du climatisme : taxes et fermetures d’usine, pénurie d’énergie.
On ne prépare pas l'avenir des enfants en mettant les parents au chômage écologique.
Hypothèses sur le réchauffement climatique vs réalités sur le refroidissement économique : sujet tabou.
Elite bien-pensante vs population souffrante.
Les iconoclastes sont utiles pour remettre en cause la pensée unique.
Réponse de le 10/11/2016 à 14:08 :
Alors que les exposer à des tornades et des ouragans de plus en plus fréquents et plus violents c'est surement leur assurer un avenir radieux.

Chaque année les tornades tuent 500 personnes aux USA, en blessent une dizaine de milliers, détruisent des centaines de milliers d'habitations et d'entreprises, et coutent des milliards de dollars aux assurances (pour ceux qui sont assurés).

La perspective de voir des Katrina (1836 morts, 108 milliards de dollars) se multiplier n'est pas hypothétique, mais heureusement il y aura la pensée iconoclaste de Trump pour les protéger .

Ironie de l'histoire, ce sont les zones qui ont voté Trump, qui sont les plus exposées aux tornades et ouragans...
Réponse de le 11/11/2016 à 14:27 :
Les intempéries ne sont pas une nouveauté.
Quand à l'extrapolation de modèles numériques surparamétrés ...
Le mode verbal des rapports du GIEC est le conditionnel.
Réponse de le 11/11/2016 à 18:09 :
Vous dites: "Ironie de l'histoire, ce sont les zones qui ont voté Trump, qui sont les plus exposées aux tornades et ouragans... "
Les gens ont vu les dégâts des intempéries, ils ont vu les dégâts du climatisme, et ils on voté Trump.
Ils n'auraient donc rien vu, rien compris?
Vous si?
a écrit le 10/11/2016 à 9:56 :
et notamment de dire tout et faire son contraire..... et c'est ce qui fait son charme.

En public,Trump est plus que climatoseptique, il estime que c'est "une vue de l'esprit", "une arnaque", "des conneries", il tweete que "This very expensive GLOBAL WARMING bullshit has got to stop. Our planet is freezing, record low temps,and our GW scientists are stuck in ice"

Mais en privé, il veut faire construire un mur pour protéger son golf irlandais des effets du réchauffement climatique. un joli mur de 3 km, au motif que (extrait de la demande de permis de construire de Trump International Golf Ireland)

«Si les prédictions d'une élévation du niveau de la mer causées par le réchauffement climatique sont exactes, il y aura probablement une augmentation des taux d'érosion côtière, non pas seulement à Doughmore Bay mais aussi sur toute la côte irlandaise. Nous pensons qu'il est raisonnable de s'attendre à ce que le rythme de hausse du niveau de la mer double par rapport au taux actuel.»...

On n'a pas fini d'en voir avec ce type, Sarko c'était un amateur à coté.
a écrit le 10/11/2016 à 9:28 :
C'est en France qu'on pose cette question ? Après que Hollande a annulé notamment le contrat des Mistral, on ne voit pas très bien pourquoi les autres ne pourraient pas faire de même ! Cela s'appelle la jurisprudence :-)
a écrit le 10/11/2016 à 9:22 :
La transition énergétique est une action prioritaire. Elle doit être favorable à la protection du climat et au développement de l'économie. Il faut taxer l'énergie en réduisant le cout du travail. Cela correspond à basculer la fiscalité du travail sur la fiscalité énergétique. C'est un objectif à inscrire dans le programme présidentiel. Qui le comprendra?
Réponse de le 11/11/2016 à 13:22 :
@gépété: si on taxe l'énergie que tu déploies à te répéter, tu vas payer un maximum :-)
Réponse de le 11/11/2016 à 14:30 :
Climatisme et économie sont incompatibles.
Surtaxer l'énergie, c'est revenir au travail à la pelle et à la bêche à la place de machines. Vous avez essayé? Moi, oui.
Réponse de le 11/11/2016 à 17:33 :
Il existe un point d'équilibre que l'on doit atteindre progressivement. Les Allemands et les Suédois ont atteint ce point d'équilibre. C'est dommage que les Français ne le comprennent pas. Bientôt il sera trop tard. Merci.
a écrit le 10/11/2016 à 9:11 :
C'est pourtant relativement simple : Trump est un négociateur et un businessman. Maintenant pour que les USA bougent, il va falloir payer.

Ça va être marrant face à des Hollande et Cie, on se demande qui va se faire bouffer :)
a écrit le 10/11/2016 à 9:09 :
Disons que Trump peut par populisme dire qu'il revient sur ces accords mais je n'y crois pas, Trump est un politicien comme les autres qui gèrera son pays pour l'oligarchie comme les autres donc cela dépendra des intérêts de cette dernière uniquement.

Regardez ces fameux marchés financiers qui étaient effrayés soit disant par l'élection de Trump alors qu'au final rien du tout.

Trump va nous permettre de voir à quel point les élections incarnent une des plus grandes entourloupes de notre époque.
Réponse de le 10/11/2016 à 17:06 :
EXAT??? COLUCHE DISSAIT /SI VOTER CHANGER QUELQUE CHOSE IL Y A LONGTEMP QUE SE SERAIT INTERDIT/// COLUCHE///

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