COP23 : les transitions énergétiques contrastées de la France et l’Allemagne

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Les émissions de gaz à effet de serre allemandes sont due au poids du charbon plus qu'à la sortie du nucléaire. (Photo: la centrale électrique géante allemande de Cottbus alimentée au charbon)
Les émissions de gaz à effet de serre allemandes sont due au poids du charbon plus qu'à la sortie du nucléaire. (Photo: la centrale électrique géante allemande de Cottbus alimentée au charbon) (Crédits : Reuters)
En pleine COP23, l’ONG « Energy for humanity » érige l’Allemagne comme contre modèle absolu de la transition énergétique et salue la décision française de reporter la réduction du nucléaire dans son mix énergétique. Au prix de quelques arrangements avec les faits.

Energy for humanity, ONG ouvertement pro-nucléaire, ne fait pas dans la dentelle dans son rapport sur "les bons et les mauvais élèves du climat  en Europe." L'Allemagne y est montrée du doigt pour ses piètres performances en matière d'émissions de gaz à effet de serre. L'ONG n'hésite pas à qualifier le pays hôte de la COP23 de « pire menace sur le climat en Europe. »

Non seulement elle est le premier émetteur européen, et pèse même 18% des émissions totales de 33 pays regroupant l'Union européenne, l'AELE (Association européenne de libre-échange) et la Turquie. Certes, ses énergies renouvelables représentent 30% de son mix électrique (contre 17% pour la France), mais c'est moins que le charbon et le lignite cumulés, qui pèsent 42%.

Mais de surcroît, elle ne pointe qu'au 14ème rang en matière de vitesse de décarbonation. Elle est même accusée de nuire aux performances de ses voisins en leur exportant son énergie carbonée, l'ONG soulignant la nécessité de prendre en compte, comme elle le fait pour la première fois, les échanges frontaliers d'émissions de CO2 dans leurs calculs.

Plus de charbon et moins de gaz

" La Energiewende allemande est une fusée à trois étages, rappelle Patrick Criqui, directeur de recherche émérite au CNRS, Université Grenoble Alpes. Les deux premiers, la sortie du nucléaire et le développement des renouvelables, se déroulent conformément aux prévisions. Mais ce n'est pas le cas du troisième étage, à savoir la diminution des émissions de gaz à effet de serre."

Mais si la sortie progressive du nucléaire ne facilite pas la situation, le poids des émissions de l'Allemagne tient en grande partie à la substitution des centrales à gaz par des centrales à charbon.

En effet, l'Allemagne est devenue un importateur important de charbon exporté à bas prix par les Etats-Unis devenus autosuffisants en énergie grâce à leurs gaz de schiste. Or, au niveau d'une centrale, le gaz est deux fois moins émetteur que le charbon.

Ainsi, selon les chiffres du bureau d'études économiques Enerdata, la part du charbon dans le mix électrique allemand est passée de 43,2% en 2010 à  46,8% en 2013, avant de retomber à 42% en 2016. Celle du gaz est tombée de 14,3% en 2010 à 9,7% en 2015.

« Les conditions de prix du charbon exporté des Etats-Unis, où il est devenu plus cher que le gaz de schiste ont mis les centrales à gaz allemandes dans une situation délicate, confirme Sébastien Zimmer, consultant en énergie et associé chez Emerton ; certaines ont été  mises sous cocon, d'autres ont été fermées, d'autres encore ont été maintenues artificiellement en état de fonctionner pour garantir la sécurité d'approvisionnement électrique notamment dans le Sud du pays. »

Comme c'est le cas en France pour le nucléaire, la dimension sociale liée au charbon, avec des régions susceptibles de réclamer des compensations financières en cas de fermetures de centrales, vient encore complexifier l'équation.

Difficile d'accroître encore la part des renouvelables

Pour autant, la situation allemande ne se résoudra pas simplement. « L'Allemagne est un acteur industriel majeur dont l'industrie ne peut se satisfaire uniquement d'énergies renouvelables par nature intermittentes, en l'état actuel des coûts des technologies de stockage, observe Amaury Klossa, associate partner chez Emerton. Les Allemands ont déjà été très proactifs dans le développement des énergies renouvelables. Aller significativement plus loin dans la proportion de renouvelables, nécessiterait à la fois un investissement majeur dans les infrastructures d'interconnexion et le développement de technologies - par exemple de stockage - à des coûts économiquement compétitifs. »

 « Pour compenser le poids du charbon, il faudrait pousser les énergies renouvelables bien au-delà des niveaux déjà atteints, mais en veillant à ne pas déstabiliser la plaque européenne, ajoute Patrick Criqui. Il existe un potentiel à exploiter en mixant stockage, flexibilisation de la demande et la multiplication des interconnexions, mais cela reste encore à construire.»

A l'inverse, la Norvège, la France, la Suisse et la Suède reçoivent des lauriers pour leurs bonnes performances. A l'exception du premier, essentiellement alimenté à l'hydroélectricité, les autres doivent selon l'ONG leur rang à un mix entre nucléaire et renouvelables, dont une partie d'hydraulique. Aux yeux d'Energy for Humanity, même certains pays de l'Est, y compris la Pologne apparaissent comme de meilleurs élèves que l'Allemagne au motif qu'ils sont parvenus à réduire leurs émissions tout en développant leur économie  !

Un classement qui manque de pertinence

Mais c'est le Royaume - Uni qui s'avère le champion toutes catégories pour avoir atteint la plus forte réduction de ses émissions entre 2010 et 2015. Or, si le pays mise en partie sur le nucléaire à l'avenir - notamment sur l'EPR en construction à Hinkley Point - ce sont essentiellement les centrales à gaz et les énergies renouvelables qui ont compené ces dernières années la fermeture des centrales à charbon, promises à une sortie définitive du mix britannique d'ici à 2025.

« Le Royaume-Uni, qui a mis en place un prix plancher du carbone, remplace progressivement sa production d'électricité à partir de centrales à charbon par de la production d'électricité à partir de centrales à gaz et a vu ses émissions baisser de façon significative en quatre ou cinq ans », confirme Sébastien Zimmer. Dans ce laps de temps, la part du charbon dans le mix électrique est passée de 40% à 2%. « Le Royaume-Uni utilise vraiment le gaz comme énergie de transition », observe Patrick Criqui.

Au-delà des raccourcis établis par Energy for humanity quant au rôle du nucléaire - une énergie qu'elle qualifie de « silver bullet - face aux enjeux climatiques, cette étude pose une question de fond :

« Dans une Europe de l'électricité interconnectée, une analyse simpliste désignant les bons et les mauvais élèves peut manquer de pertinence, si elle ne tient pas compte des jeux de compensation électrique entre pays » conclut Amaury Klossa.

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Commentaires
a écrit le 14/11/2017 à 13:34 :
@ Netrick : Les Mines ont évolué depuis votre époque ! ;-) Vous les faîtes démarrer avec quoi vos centrales au thorium ? Quel est le coût du MWh ? Pourquoi croyez vous que ces technologies n'émergent pas franchement au plan mondial ? On peut développer mais vous allez vite vous trouver dans une impasse économique et en partie technique. La part de charbon en Allemagne a été réduite depuis les années 2000 avec quelques remontées liées au faible prix du charbon et à certaines années plus froides. Il n'y a pas eu une importante variation à la baisse bien que sensible si vous regardez les données en détail, du fait qu'il y avait dans le même temps arrêt du nucléaire. Il faut également tenir compte de la reprise économique allemande et de sa part export pour juger correctement de ces évolutions. Tout comme de la part d'émissions de Ges "importées" par chaque pays (la France a une part de services plus importante mais fait plus fabriquer ailleurs des produits qu'elle importe). tenez compte de tous ces paramètres et vous constaterez que les énergies renouvelables comme tout le monde sait sont moins émissives que le nucléaire (et comme scientifiquement largement démontré) et qu'elles s'implantent plus vite. Le retrait du nucléaire allemand c'est un choix qui ne reposait pas juste sur une réaction à Tchernobyl mais aussi sur des aspects de coûts, de problèmes de stockage (mines salines prenant l'eau) et entre autres de développement de filières pour l'ex-RDA etc. Il faut donc là aussi tenir compte des retombées économiques globales pour vraiment juger de la pertinence des choix sur la durée. L'Allemagne dispose de charbon tout comme la Pologne, il leur est évidemment plus difficile que des pays qui n'ont rien d'arrêter du jour au lendemain ces secteurs. Mais ne mélangez pas renouvelables et charbon ou gaz. Les renouvelables ont besoin de stockage comme le nucléaire mais fonctionnent assez mal avec des centrales à charbon ou gaz vue les variations de régime et rendements. Concernant la production allemande de renouvelables et tout comme pour le Danemark avez vous relevé un black-out depuis l'essor des renouvelables au début des années 2000 et ce malgré la part élevé d'Enr en Allemagne et l'importante production éolienne au Danemark ? Ces pays se paient le luxe d'avoir une électricité plus fiable qu'en France qui produit autour de 70% via le nucléaire. C'est un sacré pied de nez ! Lisez les rapports semestriels d'Entso-e dont c'est le rôle de détailler les problèmes à améliorer pour chaque pays et régions et vous verrez que l'Allemagne n'a pas les problèmes que vous prétendez (nous en avons souvent plus) et c'est l'opérateur réseau européen (qui regroupe tous les opérateurs nationaux) qui le confirme. On connaît les points à corriger en Allemagne et ils sont corrigés au fur et à mesure. Ils ont développé de nombreuses solutions qui sont déjà utiles ailleurs, tout comme le Danemark etc. Quant au prix de l'électricité, enlevez toutes les taxes dont celles consacrée à l'efficacité énergétique dont nous ne disposons pas en France, distinguez le prix des entreprises et de particuliers et comparez avec la France, vous verrez que les écart pour les entreprises sont faibles, parfois équivalents et que pour les particuliers l'écart n'est pas aussi énorme qu'on le dit trop souvent à tort (ou par lobbying), d'autant qu'il faut tenir compte de la consommation globale comparée et corrigée d'une différence de climat. Les allemand sont meilleurs que les français en efficacité énergétique donc au final si les particuliers paient un peu plus cher leur électricité nette de taxes ils en consomment moins que nous tous paramètres de comparaison inclus. Alors est-ci grave sachant que les prix des renouvelables n'ont pas encore fini de baisser et qu'ils ne vont plus avoir les problèmes de démantèlements, de stockage, de volumes de déchets que l'on ne sait où mettre ni de risques ? Analysez sur une plus longue durée et plus en détail en tenant compte de tous les aspects et vous verrez que les français si prompts à se vanter ne sont pas toujours aussi intelligents qu'ils croient et que les allemands ne sont pas si bêtes que les français croient trop souvent ! La meilleure façon est de coopérer et de régler les aspects au cas par cas, du fait qu'il y a beaucoup de solutions possibles et en cours. Le modèle tout nucléaire, tout thorium, centralisé a pris du plomb dans l'aile aux Mines et à Mines Paris Tech, lisez leurs rapports et analyses si vous y avez accès ! Les modèles vérifiés et analysés changent et intègrent tous les paramètres possibles. la plupart des opérateurs commencent à s'adapter à ces divers constats comme vous le constatez chez Engie et bien d'autres dans le monde.
a écrit le 13/11/2017 à 21:27 :
@Mines Paris Tech.
Je ne savait pas que l'Ecole des Mines avait un site de réponse officiel. Selon mes souvenirs les ingénieurs des Mines ont plutôt été les créateurs du parc nucléaire Français !
Pour revenir au cas Allemand, en 2013 l'Allemagne a produit plus d'électricité à base de charbon qu'en 1990 ! 162 milliards de kWh avec du lignite et 124 milliards a partir de houille, souvent importée.Donc près de la moitié de l'électricité produite au total. Les énergies "intermittentes", éoliennes et solaire sont loin derrière et ne survivent que grace à leur principale ressource, les subventions supportées par les consommateurs.
13 centrales étaient en construction ou en procédure d'autorisation au début 2014.
En fin 2015, Peter Ramsauer, ancien ministre des transports et de l'énergie, déplorait cette situation au cours d'un forum auquel j'assistais en Suisse. L'électricité "charbonnière" et l'électricité" hyper-subventionnée des sources intermittentes ont cassé le prix de gros sur le marché. Mais il manque le courant de base "permanent" en ruban, comme celui venant du nucléaire ou du gaz. Mais le gaz est pratiquement abandonné, comme trop couteux en comparaison, et Siemens a mis son unité de fabrication de turbines à gaz en vente. Même les barrages Suisses de haute montagne ne sont plus compétitifs. Bien qu'ils soient la meilleure solution pour le stockage de l'énergie produite pendant les heures creuses, comme à l'Hongrin ou au Sihlsee. Les Allemands ont négligé cette solution pour les transferts entre les éoliennes de la mer du Nord et les panneaux solaires de Bavière et Wurttemberg. Mais pas les Autrichiens, heureusement. Quand, aux réductions des émissions du trafic routier, ont connait les "solutions" développées en Allemagne, surtout chez VolksWagen.
In fine, la "Vraie" solution, ce devrait être les centrales nucléaires au Thorium, qui ne produisent aucun déchet, comme proposée par le prix Nobel de Physique Carlo Rubbia.
a écrit le 13/11/2017 à 16:35 :
Sujet intéressant, mais ils est important de garder le sens des proportions et de ne confondre les causes et les conséquences, sinon toute évolution sera impossible.

En lisant la note d’analyse N°59 de www.strategie.gouv.fr, on comprend les stratégies complexes en œuvre, mais là aussi il faudrait faire la part des choses (comme disait Maslow : quand le seul outil dont on dispose est un marteau, on a tendance à voir tout problème comme un clou).

La préservation de la planète dicte t’elle les choix, ou c’est uniquement l’économie ?
Pour la production d’électricité, les modèles sont différents :
Allemagne
• Combustible fossile : 58,5 %
• Nucléaire 14.2 %
• ENR avec Hydraulique 31.7 %
France :
• Combustible fossile : 9.7 %
• Nucléaire 81.2 %
• ENR avec Hydraulique 20 %
Si l’on compare à la moyenne de l’EU, (source Eurostat) pour 2014 :
• Combustible fossile : 47,5 %
• Nucléaire 27,5 %
• ENR avec Hydraulique 25 %
Par rapport à la moyenne, autant l’Allemagne a développé les ENR à marche forcée, autant la France comporte une part disproportionnée de nucléaire.
La question reste celle de la valorisation du modèle énergétique et la différence va se faire dans les capacités à changer de modèle. Il parait tout de même plus facile et plus rapide de sortir du charbon que du nucléaire, pour preuve les actuelles tergiversations.

En Allemagne, 1/3 des émissions de CO2 sont dues à la production d’électricité, (http://www.sfen.org), reste 2/3 ?. Pour réduire les émissions de CO2, l’Allemagne a l’option de développer le gaz qui pollue 2 à 3 fois moins que le charbon. Ce serait un moindre mal, en attendant d’adapter l’infrastructure réseau et de trouver des solutions de stockage.

Organisations et évolutions dans l’acheminement d’électricité :
Dans un document qui date (halshs-00632869), l’universitaire Antoine Beyer fait déjà référence au changement de paradigme induit par l’ouverture du marche de l’énergie à la concurrence, j’ai retenu le tableau page 23 : d’un côté le modèle traditionnel visant la stabilisé et de l’autre le modèle émergent (c’était en 2000) de l’équilibre dynamique.
En France, un opérateur de transport et Enedis gère 95 % de la distribution d’électricité, en Allemagne ils sont 4 opérateurs de transport et presque un millier de structures locales EVU de distribution (http://www.bmwi.de).
Un article sur l’interconnexion : http://www.latribune.fr/opinions/tribunes/ce-qu-implique-l-interconnexion-des-reseaux-electriques-en-europe-618873.html
Plusieurs dossiers intéressants sur le sujet : https://www.tse-fr.eu


En ce qui concerne les niveaux de pollution et les GES, il faudrait garder le sens des proportions et tenir compte de l’ensemble de la consommation d’énergie primaire et non seulement de la production d’électricité.
La Chine représente 50 % de la consommation mondiale de charbon. Leur production de charbon diminue, mais les USA ayant prévu d’augmenter la leur et d’abroger le dispositif du Clean Power Plan, cela n’augure rien de bon. A noter qu’au niveau mondial, 29 % du charbon est consommé dans l’industrie métallurgique.

Pour avoir une vision globale, le mieux est de consulter les données dans dossier de l’IEA : http://www.iea.org/publications/freepublications/publication/KeyWorld2017.pdf
En 40 ans les émissions de CO2 dues au charbon ont plus que doublé (p54).
Par rapport aux risques majeurs dus au réchauffement climatique, les décisions prises paraissent bien timides et le problème est que le coût de la pollution n’est pas directement imputé et imputable aux pollueurs. Ce qui veut dire que l’équation va être difficile à résoudre, si on n’intègre pas des aspects éthiques et si chacun n’y met pas de la bonne volonté. Théoriquement c’est aux pays déjà développés de donner l’exemple.
Réponse de le 13/11/2017 à 22:01 :
Votre analyse est en grande partie fondée, mais vu que le mix de l'électricité en Allemagne évolue vite, il est important de regarder les chiffres actuels:
En 2017, le charbon+lignite est à 40% et les EnR à 38%. Pour la première fois de son histoire, EnR+nucléaire vont dépasser les 50%.
Pour les sources, voir l'excellent site d' energy charts (conçu par le Fraunhofer ISN) et celui Agora energiewende.
L'Allemagne à construit des centrales à gaz censé faire la transition, mais à cause du charbon très peu cher et du prix du marché du carbone défaillant, certaines centrales flambant neuve ont été mise à l'arrêt car non rentables. Donc il suffirait en effet d'arrêter certaines centrales au charbon+lignite car d'un point de vu capacité installée, ils sont en surcapacité mais industriels rechignent parce qu'ils sont en déficits à cause de l'arrêt des centrales nucléaires. Ils refusent donc de payer l'ardoise et essayent de la faire payer par les finances publiques.
a écrit le 13/11/2017 à 14:08 :
Nuke bashing, même quand les excellents chiffres sont là, le GROS TITRE est NEGATIF. A ce stade, il faut consulter
a écrit le 13/11/2017 à 9:29 :
On a oublié de dire que le CO2 n’était pas le vrai problème avec 1.5 % parmi les gaz à effet de serre.

Le vrai problème c’est les 98 % de vapeur d’eau le PRINCIPAL GAZ A EFFET DE SERRE POUR 97 %.

C’est tellement plus facile d’enfumer le bon peuple corvéable à merci que l’on va taxer et défavoriser au profit
des multi-nationales et leurs amis qui financent nos copains élus pour nuire à ce même peuple.
Réponse de le 14/11/2017 à 13:41 :
oui c'est comme le cyanure dans les amandes pas assez mûres, il y en a très peu et pourtant si vous en mangez quelques-unes vous ne survivrez pas. Il y a plein de produits qui ont l'air pas méchants car à petites doses, c'est comme une petite bactérie nosocomiale, c'est très petit, tout mignon au microscope mais je vous les déconseille dans votre tasse de café ou chocolat au petit déjeuner. On savait dès 1824 que le CO2 avait un effet de serre plein de conséquence, donc cultivez-vous mieux, reprenez l'histoire avant de parler d'enfumage et de complot en tombant dans la rhétorique des marchands de tabac qui prétendent que fumer est excellent pour la santé.
Réponse de le 14/11/2017 à 14:13 :
Réponse scientifique à bon peuple qui ne réfléchit plus avant de s'exprimer mais qui se prend pour Pic de la Mirandole et s'improvise expert climatologue : voir argument n°35 et autres : https://www.skepticalscience.com/argument.php
Réponse de le 14/11/2017 à 16:10 :
Vous avez raison, l'effet de serre c'est une vaste blague, d'ailleurs la terre est plate.
a écrit le 12/11/2017 à 15:33 :
L'article oublie de dire que 50% de l'électricté renouvelable en Allemagne n'est pas si écolo que cela.

Le biogaz et la biomasse représentent 50% de l'électricté renouvelable en Allemagne.

Pour fournir la biomasse, il faut une exploitation forestière importante. Ce qui n'est pas sans conséquence sur la biodiversité.

Pour le biogaz, il faut une agriculture et une industrie agroalimentaire qui produisent beaucoup de déchets. Et qui donc produisent beaucoup de CO2.
Réponse de le 12/11/2017 à 16:44 :
Correction

Le biogaz et la biomasse représentent 30% de l'électricté renouvelable en Allemagne.
Réponse de le 13/11/2017 à 13:51 :
Parce qu'on devrait laisser les exploitations agricole produire leurs excrements inevitable sans en recuperer l'energie, parce que vous pensez qu'on peut abattre une foret juste pour en tirer l'energie et ca peut durer longtemps ?
Ca doit etre renouvelable par definition.
Vraiment un commentaire pour ne rien dire.
Réponse de le 14/11/2017 à 13:52 :
C'est vrai que Tchernobyl et Fuskushima c'est super pour la biodiversité. on trouve partout en Europe du Nord et au delà et entre autres des sangliers radioactifs marqués au césium 137 de Tchernobyl via notamment les champignons toujours largement contaminés et autres flores contaminées. Et quant à l'exploitation de la biomasse une forêt qui n'est pas exploitée actuellement se porte généralement mal et a moins d'impact sur la fixation du carbone qu'une forêt entretenue. Ce n'est pas non plus la part biomasse la plus importante dans l'exploitation forestière mais souvent la production de papiers, cartons, palettes, bois mobilier et de construction etc. Une forêt correctement exploitée comme c'est le cas en Allemagne a des résultats favorables et souvent meilleurs que chez nous.
a écrit le 12/11/2017 à 14:47 :
Pas un mot sur le cout de la fermeture d une centrale. Article écrit par un debil... De mauvaise foi...
a écrit le 12/11/2017 à 11:25 :
Les mêmes qui aujourd'hui,ringardisent l'Allemagne,étaient les premiers a les citer en exemple lorsqu'elle a décidé de remplacer son nucléaire par des centrales a charbon.Pourtant c'était a ce moment là qu'il fallait les mettre en garde car le réchauffement climatique était déjà en marche.
Réponse de le 13/11/2017 à 13:53 :
Faux, les Allemands n'ont pas remplacé leur nuke par le charbon mais par le EnR et les premieres centrales à fermer vont arriver des la'nnée prochaine voire 2019 au plus tard.
Réponse de le 13/11/2017 à 16:40 :
M'enfin,trés partiellement ,puisqu'ils vont commencer seulement a fermer leurs centrales a charbon qui ont bien remplacé leurs centrales nucléaires enfin c'est ce qu'on nous a dit a l'époque et qui a bien été confirmé ,qu'on ne s'en rappelle plus aujourd'hui puisqu'on s'est trompé,est de bonne guerre.
a écrit le 12/11/2017 à 8:08 :
Taxer l'énergie non seulement permettrait de sauver le climat (Jean Tirole), mais en plus nous apporterait de la croissance (note n°6 du CAE). Et nous mettrait à égalité avec l'Allemagne.
a écrit le 12/11/2017 à 8:00 :
Le travail et l'énergie correspondent à la même grandeur physique. On taxe allègrement le travail, mais on refuse de taxer l'énergie; pourquoi? C'est pour moi un mystère. Qui peut me l'expliquer.
a écrit le 12/11/2017 à 7:50 :
Il faut appliquer la note n°6 du CAE, page 12, et mettre en place une allocation universelle pour respecter l'équité de cette mesure. Qui le comprendra?
a écrit le 11/11/2017 à 23:38 :
C'est une approche largement dépassée et erronée de comparer 2 pays dont l'histoire, la situation, les résultats économiques, l'organisation industrielle, la part de services etc ne sont pas les mêmes. Si l'on inclut d'autres paramètres la transition énergétique allemande a aussi des succès comme l'efficacité énergétique, la gestion des forêts, le stockage énergétique, beaucoup d'innovations, des champions à l'export avec d'importantes retombées financières etc. quand notre nucléaire devient de plus en plus risqué et coûteux et un accident majeur qui n'est pas exclu serait très lourd de conséquences. L'approche doit être au moins européenne. On peut ainsi économiser plus de 500 TWh par an (plus que la consommation électrique annuelle moyenne de la France) en améliorant le réseau de l'Union européenne comme le souligne l'opérateur Entso-e, le mieux placé pour en juger, et les frais sont rapidement amortis. Des unités de stockage de type hydrogène et biométhane issus de la méthanation, de grandes capacités, commencent à être déployées par dizaines en Europe (dont 10 en France entre 2018 et 2022 au Havre etc), bien qu'il leur faille un volume suffisant pour être plus rapidement rentables alors que le prix du gaz est encore assez bas (mais il remonte) et le prix du CO2 commence à peine à être relevé. On voit donc qu'il y a des substitutions à faire du charbon et gaz vers les renouvelables, mais surtout une plus grande ouverture du réseau puisque certains pays peuvent exporter comme souvent l'Espagne, le Portugal, la Grande-Bretagne, l'Ecosse etc et d'autres stocker, la Norvège pour l'Europe du Nord, la Suisse pour l'Ouest etc. C'est donc bien à l'échelon européen que la gestion de l'énergie est la plus optimale, pertinente et économique. Et qu'au niveau national et régional tout comme des communes, entreprises et particuliers, il y a par ailleurs beaucoup à faire dans l'efficacité énergétique, les smart-grids, les échanges d'énergie, l'optimisation des énergies selon les ressources locales (biogaz, biomasse, éolien, solaire thermique/hybride, géothermie etc). On importe en effet toujours environ 50% d'énergies fossiles depuis près de 25 ans, le monopole nucléaire a participé à bloquer toute évolution favorable avec une politique de consommation et en tuant initialement le potentiel hydraulique auparavant très développé puis ensuite le solaire thermique etc, et çà va coûter plus cher cette année avec la reprise de la hausse des énergies fossiles.
Réponse de le 13/11/2017 à 12:16 :
Pour mutualiser l'électricité, il faut tirer des ligne à haute tension, ce qui coûte assez cher, et dont personne ne veut dans son voisinage.
Réponse de le 14/11/2017 à 13:53 :
Largement moins dans le cas des renouvelables que dans celui du nucléaire
a écrit le 11/11/2017 à 20:10 :
Difficile de se faire une idée à un instant t, étant donné les décalages de croissance, les changements de stratégies et autres à-coups. Dans le secteur de l’électricité il faut analyser les évolutions sur le très long terme et non sur des données ponctuelles. Pour l’anecdote, au premier trimestre 2017 la France à vu fortement augmenter sa consommation de charbon (conjoncture énergétique 1 er trimestre 2017- http://www.statistiques.developpement-durable.gouv.fr). Cela ne change en rien l’évolution à long terme et au fait que le charbon ne représente que 3,3 % de la consommation d’énergie primaire, contre 30 % pour le pétrole. On qu’on a surtout des objectifs à atteindre en énergies renouvelables, puisqu’il semblerait que l’on soit en retard sur la feuille de route.
Ce qui compte c’est la stratégie, d’où l’on part et quels sont les objectifs à atteindre. En Allemagne, la sortie du nucléaire n’a que très peu impacté leur consommation de charbon, puisqu’ils compensent par les ENR. Malgré leur 50 % de production d’électricité à base de charbon et lignite cela représenterait à peine 285 TWh, par comparaison avec les 20 TWh de la France et surtout avec les 4115 TWh de la Chine (70 % de la production d’électricité se fait à base de charbon). Le problème c’est qu’en Chine cela va mettre du temps à baisser d’après l’EIA : https://www.eia.gov/todayinenergy/detail.php?id=33092
La Chine c’est 28 % des émissions mondiales de CO2, contre 16 % pour les USA où les prospectives de développement du gaz de schiste sont inquiétantes (shale gas and tight oil - EIA Annual Energy Outlook 2017)) avec une croissance linéaire jusqu’en 2040, un usage dans la production d’électricité et l’industrie. En ce qui concerne la production d’électricité, l’usage du charbon va décliner, le nucléaire ne va stagner, par contre il y aura un fort développement des ENR et du Gaz.
Le problème est surtout que les USA ont relancé leur production de charbon et que même s’ils l’exportent, les conséquences sont les mêmes en termes d’émissions planétaires de CO2.
a écrit le 11/11/2017 à 20:04 :
L'article accuse l'ONG d'arrangements avec les faits et de raccourcis faciles, mais ces accusations ne sont pas argumentées ni même étayées. Après deux lectures, je ne crois pas avoir lu une seule précision à ce sujet, ce qui décrédibilise franchement le propos.

Et malgré cela, le texte semble au fond donner entièrement raison à Energy for Humanity sur le fond. C'est assez surprenant.
a écrit le 11/11/2017 à 19:19 :
"la réduction du nucléaire dans son mix énergétique." l'Allemagne l'a fait encore plus vite que nous, c'est prévu 0%, mais avec du charbon à la place, aïe.
a écrit le 11/11/2017 à 18:54 :
Excellent article et au final même si le choix des centrales à gaz est contestable malgré tout on constate que les anglais eux ont avancé dans la réduction de leurs émissions carboniques étant donné que nombreux pays européens en sont encore aux centrales à charbon, en 2017.

Nos voitures consomment presque autant qu'il y a trente ans, nous en sommes toujours aux centrales à charbon, nous produisons de plus en plus de plastique que nous jetons immédiatement, la pollution des industries n'est pas surveillée, les transports routiers continuent de gagner sur le transport ferroviaire et-c... On peut quand même se poser même la question de savoir s'il y a une volonté de changement ou bien si tout ceci n'est pas une arnaque de plus.
Réponse de le 11/11/2017 à 19:23 :
Ma 205 faisait du 6,4L d'essence sur 200 000km (1983-96), ma 208 de fin 2014 du 3,99L (65 000km) de gazole (ai eu envie de tester autre chose que l'essence, pas trouvé de Peugeot GPL). Y a du mieux. Mais les filtres, ça absorbe de la puissance.
Réponse de le 12/11/2017 à 9:02 :
Perso ma 308 HDI consomme 2 fois moins que la 2CV que j'avais il y a 30 ans... Et, munie d'un catalyseur, d'un FAP et d'un piège à NOx et n'utilisant pas d'essence plombée, elle pollue aussi incomparablement moins.
Réponse de le 13/11/2017 à 9:32 :
@ photo73 un véhicule essence consomme toujours plus qu'un diesel donc on ne peut comparer que les mêmes motorisation or ma 205 diesel consommait 4.5l au cent, une 208 c'est un autour de 4l.

"Perso ma 308 HDI consomme 2 fois moins que la 2CV que j'avais il y a 30 ans.."

Quand on n'a pas de connaissance en mécanique il vaut mieux s'abstenir puisqu'un véhicule essence consommera toujours plus qu'un véhicule diesel or votre 2 ch est essence et votre 308 est un diésel.

Faites un minimum les gars svp hein, merci.
Réponse de le 21/11/2017 à 13:48 :
Heu... Pourquoi ma réponse n'est pas validée svp ?

Je dis que l'on ne peut pas comparer essence et diesel or burno compare essence et diesel dès son premier commentaire !!!

" Perso ma 308 HDI consomme 2 fois moins que la 2CV que j'avais il y a 30 ans... "

Il me dit que non juste après alors que la preuve est là !!!

J'ai mit cette page en marque page donc soit vous validez ma réponse soit vous suprimez son mensonge mais de grâce faites quelque chose là, merci.

"
a écrit le 11/11/2017 à 15:54 :
La sortie du nucléaire Allemande est une vaste supercherie. Les 23 % de nucléaire Germanique n'ont pas été remplacés par les moulinets à vents, ni par les miroirs aux alouettes solaires, mais par du...lignite ! Le proto-charbon puant qui était déjà le ressource énergétique de la RDA. On disait à l'époque: die DDR stinkt ! ( la RDA pue !) et on ne parlait pas seulement du régime politique. Dans les Lusaces de l'Est, de gigantesques haveuses extraient le charbon marronnasse de mines à ciel ouvert, pour lesquelles on rase des villages entiers, cimetières et églises comprises. Et on a construit ou agrandies une vingtaine de grande centrales au charbon/lignite. Et on commence à extraire du lignite dans l'ouest de l'Allemagne ou il n'était pas exploité avant. Et on en importe aussi des Silésies voisines, Polonaise et Tchèque. Quand au gaz, supposé venir du bon M.Poutine, le pôte de Gerri Schröder, il est bien oublié. Même, Siemens vient de fermer son département pour la construction de turbines à gaz, faute de commandes.
Réponse de le 11/11/2017 à 23:51 :
L'Allemagne a baissé ses émissions de C02 plus vite que nous ces dernières années. Le bas prix du charbon explique une remontée récente mais de + 5% de 2011 à 2014 comparé à + 37% en France. Donc comme le dit Velkavatar plus haut, il faut juger une transition sur une durée plus importante en intégrant tous les paramètres de chaque pays. C'est sans compter les émissions "importées" qui sont plus fortes en France qui a choisi de développer plutôt ses services et faire fabriquer ses produits ailleurs. Voir pour preuves les graphiques comparés sur plusieurs années: http://climateactiontracker.org/decarbonisation/emissions/countries/eu+de+fr/variables/all
Réponse de le 12/11/2017 à 12:54 :
@ Mines Paris Tech (dont le pseudo est toujours une violation d'une marque déposée) :

Ça serait bien s'ils baissaient leurs émissions plus vite que nous... ils ont 35 ans de retard à rattraper.

Et ça n'est même pas vrai : Les chiffres que vous citez, qui s'arrêtent en 2012, montrent que sans faire grand chose nous baissons nos émissions plus vite qu'eux sur les dernières années.
Réponse de le 14/11/2017 à 14:05 :
@ Bachoubouzouc : vous êtes sûr d'avoir intégré tous les paramètres de la réalité des émissions ? Par exemple : "Le Commissariat général au développement durable souligne que les « émissions cachées » dues aux importations « représentent désormais la moitié de l’empreinte carbone de la consommation de la France ». Cette part invisible, mais bien réelle dans l’atmosphère, a « augmenté de 54 % entre 1990 et 2012" Voir : http://www.lemonde.fr/cop21/article/2015/11/10/les-emissions-de-co2-cachees-des-francais_4806730_4527432.html
a écrit le 11/11/2017 à 15:30 :
Quelle est le bon terme, énergie renouvelable ou énergie aléatoire ?
Traversant souvent la Beauce, je constate que les éoliennes sont souvent à l'arrêt.
Je m'étonne toujours que personne n'envisage l'exploitation de la géothermie pour produire de la chaleur et de l'électricité. Est-ce une question de lobby ou de coûts ou de non maitrise de la technologie par manque de recherches ?
Réponse de le 11/11/2017 à 20:10 :
Non c'est une question de manque de potentiel.

Contrairement à des pays très volcaniques comme l'Islande ou la Nouvelle Zélande, la France dispose de relativement peu de zones où de la chaleur est accessible à faible profondeur (où ce sera pas trop cher d'aller la chercher).

Par ailleurs, exploiter ce potentiel nécessite généralement de faire appel à des techniques de fracturation hydraulique, et la population est relativement rétive à l'utilisation de ce type de technologies.
a écrit le 11/11/2017 à 14:54 :
trop simple de prendre le mal par la racine ! ! les fabricants . les distributeurs . bisness .! le consommateur est le dernier maillon
a écrit le 11/11/2017 à 14:18 :
Merci à l'auteure d'avoir eu la critique de rigueur vis-a-vis de cette ONG.
Maintenant je vous invite à consulter sur internet l'evolution des emission issues de centrale à charbon-lignite : elles ont deja baissé.
Les Allemands considerent le nucléaire comme une danger plus grand que les GES, on peut en debattre mais on ne peut leur donner tort.
J'attends avec impatience qu'ils actionnent le 3e etage de la fusée et reduient sigificativement leur GES (dans les années à venir), et les intox des nucléaristes cessent.
Réponse de le 11/11/2017 à 20:23 :
Voir l'avant-dernier graphique de comparaison en années de vie perdues par TWh d'énergie produite :

http://sfp.in2p3.fr/Debat/debat_energie/websfp/CoutsExternesElectricite.htm

Ou encore : https://jancovici.com/transition-energetique/charbon/est-ce-dangereux-dutiliser-du-charbon/
Réponse de le 11/11/2017 à 22:54 :
En fait le troisième étage commence à décoller: pour la première fois de son histoire, la production d'électricité décarbonée va dépasser les 50%, donc être la source principale. En 2017, les renouvelables représentent 38% de la production d'électricité.
https://www.energy-charts.de/energy_pie.htm
Réponse de le 11/11/2017 à 23:53 :
@ Perlybird :

Pour la millionième fois : Les ENR ne sont pas l’objectif. Réduire drastiquement nos émissions de CO2 est l’objectif. Et de ce qu’on peut voir en Allemagne ou au Danemark, les ENR ne sont pas un moyen efficace pour atteindre l’objectif.
Réponse de le 14/11/2017 à 17:31 :
@ Bachoubouzouc : le nucléaire n'a pas du tout aidé au développement d'autre énergies favorables aux faibles émissions mais les a au contraire étouffé, comme l'hydraulique qui représentait initialement une part importante et avait du potentiel ou plus tard le solaire thermique qui en a encore plus et par ailleurs l'efficacité énergétique. Le nucléaire en France comme les énergies fossiles en Russie, au Vénézuela et ailleurs ont été à l'origine de gaspillages énormes et d'un monopole en France qui a tout moment pouvait couper la production et arrêter une bonne part du pays. Une transition énergétique c'est long quand les prix de l'énergie sont bas et le pays endettés et quand il existe des monopoles en place comme le nucléaire, le charbon, les fossiles etc selon les pays mais attendez la fin de l'histoire avant d'affirmer avec vos chiffres qui ne tiennent pas compte de tous les paramètres et ne sont pris que sur des très courtes périodes ou années qui vous arrangent, comme lors d'années d'hiver froid (2015) ou un bas prix du charbon afin de juger de manière objective. Les prix du nucléaire remontent et ce n'est pas fini. Les dirigeants d'EDF reconnaissent qu'ils ne sont plus compétitifs avec les renouvelables comparé à l'EPR. Et c'est pareil partout, aux Etats-Unis, chez la majorité de nos voisins européens etc. Pendant que les subventions disparaissent de plus en plus pour les renouvelables, le nucléaire réclame de plus en plus de soutiens alors que c'est un secteur supposé totalement mature. En Russie c'est un secteur d'Etat complètement intégré qui fait l'objet de ventes et conditions globales totalement opaques avec ventes d'armes, corruptions, malfaçons, conditions de dépendance etc Beaucoup n'ont pas vu venir la baisse du prix des renouvelables, comme beaucoup ne voient pas venir les évolutions et la baisse du stockage. Quel intérêt de faire des programmes nucléaire à horizon de 10 ans et plus avec tous les problèmes qui n'ont jamais trouvé de solutions définitives satisfaisantes, alors que les prix des renouvelables vont encore baisser en France comme c'est le cas chez nos voisins et que les évolutions du stockage comme par exemple la méthanation sont telles que leur prix est à quelques années d'être compétitif et qu'une dizaine d'unités de production vont être lancées en France dès 2018 (plus d'une vingtaine en Allemagne etc) et au delà, répondant bien mieux à plusieurs aspects énergétiques : meilleure gestion de l'énergie, meilleurs rendements, production près des sites d'utilisation, réduction des importations, part des transports (aviation, navires, certaines flottes de camions) et alors que des solutions permettent à des villes, quartier, régions, entreprises, habitats etc d'être de plus en plus autonomes avec un modèle de distribution complètement différent et souvent plus efficient. Vous essayez de nous faire revenir à la machine à vapeur de Cugnot alors qu'il est au contraire nécessaire d'aller de l'avant avec toutes les techniques les plus pertinentes mais certes parfois un peu difficiles à appréhender pour les pas assez initiés ou les mordus des données erronées et incomplètes du lobby nucléaire qui sert à longueur de temps l'intermittence, le charbon etc mais qui en même temps développe des renouvelables pour éviter d'être sur la touche dans le monde et ce de plus ne plus souvent sans subventions qu'il réclame pourtant encore pour le secteur nucléaire largement amorti et mature (renflouement capitalistiques, hausse des prix etc). EDF n'est même pas capable de faire des offres d'électricité assez compétitive comparé à plusieurs autres et voit ses clients partir de plus en plus. On est obligé d'accepter des prix de l'éolien offshore élevés car la filière est très en retard en France et on évite toute compétition extérieure pour renflouer encore les choix erronés et égoïstes du secteur nucléaire qui s'est en plus réservé les meilleurs sites en éolien terrestre etc. De même on est à nouveau obligé de soutenir l'hydraulique, secteur coulé en son temps par le monopole nucléaire. Super bilan des monopoles énergétiques qui étouffent tout comme des monocultures invasives et qui viennent se plaindre ensuite qu'il n'y a plus rien et réclamer en plus des aides pour le même secteur qui a voulu éradiquer tout le monde pour s'imposer et accuse les autres d'être chers alors que c'est souvent lui qui les a empêché de se développer normalement au fil du temps.
a écrit le 11/11/2017 à 13:41 :
L’Allemagne est aussi le plus grands producteurs de gros bolides ... qui émet du CO2...
Très crédible «  leur position «  pro nucléaire du coup...
a écrit le 11/11/2017 à 12:01 :
De transition énergétique, il est bien question. Transition vous dis je !
a écrit le 11/11/2017 à 11:43 :
Les 3 fondateurs de cette association sont pro-nucléaire. C'est même écrit sur leur site web:
http://energyforhumanity.org/en/about-efh/
L’Allemagne a réussi à réduire ses émissions de CO2, tout en sortant progressivement de l’énergie nucléaire. Dites moi quel pays industrialisé est capable de faire cela ?
Les transitions énergétiques prennent des décennies et l'Allemagne a clairement ouvert la voie à d'autres sur la réduction du thermique et la suppression du nucléaire. Regardez aussi le japon. il a pu se passer de ses centrales nucléaires pendant des mois (à l’arrêt suite au tremblement de terre)
On SAIT faire... il faut juste lutter contre ces lobbys qui nous disent que c'est impossible ou trop coûteux. Le nucléaire ou les énergies fossiles sont remplacées par les énergies renouvelables dans le monde entier. Plus fiables, moins chères, moins dangereuses...
Réponse de le 11/11/2017 à 14:25 :
La France a fait beaucoup mieux dans les années 90. Bilan, Elle produit deux fois moins de co2 par habitant que l'Allemagne. La baisse de co2 allemande si elle existe, est surtout due au fait qu'on prend pour année de référence, des années ou l'allemagne de l'est utilisait encore même post réunification des moyens de productions peu efficaces. Il est donc facile de conclure qu'elle a bien fait alors que ce n'est pas réellement le cas. Et en abandonnant en partie le nucléaire, elle se prive de faire baisser ses émissions. Et il n'est même pas sur qu'elle arrivera à fermer ses dernières centrales nucléaires. Wait and see.
Réponse de le 15/11/2017 à 21:16 :
Toute les énergies dépendent du pétrole, en voilà un exemple pour l’éolien.
https://www.youtube.com/watch?v=NtIgcNR5ulc
imaginez maintenant construire une usine nucléaire, du photovoltaïque, des barrages sans matières premières, sans camions, sans grues car sans pétrole !!!
https://jancovici.com/transition-energetique/renouvelables/100-renouvelable-pour-pas-plus-cher-fastoche/

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