« EDF construira une nouvelle gamme d’EPR en France » Jean-Bernard Lévy

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« Nous avons l’intention  de commander pour nos propres besoins un nombre important d’EPR optimisés »
« Nous avons l’intention de commander pour nos propres besoins un nombre important d’EPR optimisés » (Crédits : DR)
Prix de l’électricité, Hinkley Point, grand carénage… EDF affronte des difficultés sans précédent. Son PDG passe en revue les dossiers qui mettent le groupe sous tension et explique, dans cet entretien exclusif à La Tribune, son plan d’action pour en rétablir la trajectoire financière.

LA TRIBUNE - Chute du cours de Bourse, pression sur les résultats, réduction d'effectifs, démission du directeur financier sur fond de désaccord sur les EPR britanniques à Hinkley Point... Jamais EDF n'était apparue sous aussi haute tension ?

JEAN-BERNARD LÉVY - EDF vit une importante transition qui s'accélère plus rapidement qu'on ne le pensait il y a deux ou trois ans, à cause d'une chute brutale des prix de gros sur le marché de l'électricité. Il y a quelques années, EDF vendait en France son électricité entre 50 et 60 euros le MWh. Ce prix était tombé autour de 40 euros à mon arrivée à la tête de l'entreprise à la fin 2014, et il est désormais de 26 euros.

C'est une violente secousse dans un métier où les charges fixes sont très lourdes - amortissements, maintenance... Cette situation nous pénalise bien que nous soyons l'un des rares électriciens européens restés profitables chaque année.

Cette part importante des charges fixes met nos résultats sous tension, alors qu'EDF a déjà un niveau élevé d'endettement, d'environ 37 milliards d'euros. L'effet de ce retournement des prix se fera sentir dans le temps. Il est encore modéré en 2016 parce que nous avons procédé à des ventes à terme à des prix plus élevés que le niveau actuel. Mais si les prix devaient rester durablement bas, et c'est ce que semblent indiquer les marchés, cette situation va mécaniquement se traduire par une baisse de nos résultats, que nous devons anticiper.

Face à ce nouveau contexte, que fait EDF ?

Nous réexaminons notre trajectoire financière, ce qui va se traduire par trois actions : un plan de cession d'actifs ; un plan d'économies pour faire baisser nos coûts, fixes et variables ; et enfin un renforcement de nos fonds propres pour éviter le surendettement dans quelques années. Sur ce troisième point, l'État actionnaire vient de prendre une décision importante en acceptant le paiement de son dividende en actions, ce qui va augmenter nos fonds propres de 1,8 milliard d'euros.

Avez-vous fixé des montants précis pour les économies et les cessions ?

Nous y travaillons activement. Nous avons déjà opéré un vrai virage en 2015 car, pour la première fois depuis dix ans, les charges d'exploitation du groupe ont baissé d'environ 300 millions d'euros. En 2015, près de 500 départs en retraite n'ont pas été remplacés. Sur les cessions, nous ne nous fixons pas d'objectif chiffré car nous préférons les réussir plutôt que d'en parler. Nous préparons des mesures permettant de diminuer notre dette par des cessions d'actifs non stratégiques et de participations minoritaires. Le plan de cessions se concentre aussi sur la production d'électricité à partir d'énergies fossiles, en droite ligne avec les objectifs de l'accord de Paris sur le climat. Des cessions ont déjà été réalisées l'an dernier, par exemple en Europe de l'Est, Autriche et Hongrie. Nous avons aussi indiqué que nous travaillons en ce moment sur une ouverture potentielle du capital de RTE (Réseau de transport d'électricité) qui, de son côté, prépare ses propres développements stratégiques. C'est l'ensemble de ces mesures qui nous permettra de rester un électricien mondial performant.

Quels sont vos objectifs pour réduire la dette ?

Comme celle de tous les grands énergéticiens européens, notre note est placée sous surveillance avec implication négative par les agences de notation financière. La trajectoire sur laquelle nous travaillons vise à mettre notre dette sous contrôle. C'est le sens du réexamen en cours de notre trajectoire financière. Ma responsabilité est d'assurer la solidité de l'entreprise sur le long terme.

Comment faites-vous face au mur d'investissement qui se présente (grand carénage, Areva, Cigeo, Hinkley Point...) malgré votre endettement et le niveau actuel des prix de marché ?

Chacun voit bien en effet qu'aujourd'hui, tout nouvel investissement se fait à des coûts complets très supérieurs au prix du marché. C'est pourquoi aucun investissement n'est possible en Europe sans être subventionné dans la durée, d'une façon ou d'une autre. C'est le cas des énergies renouvelables partout en Europe. Et c'est le cas du nucléaire britannique, que la garantie de prix donnée par le gouvernement anglais sécurise, et qui sera lancé très prochainement.

Pour autant, nous ne sommes pas face à un mur d'investissements. Dans le nouveau contexte, nous sommes au contraire en train de les diminuer. Il y a quelques années, nous visions un montant de 15 milliards d'euros pour 2015. Finalement, nous avons investi 12,5 milliards et notre trajectoire à l'avenir visera moins de 11 milliards d'euros par an. Nous allons concentrer nos investissements sur ce qui est strictement nécessaire et financer les nouveaux développements par des cessions.

Sur Hinkley, vous avez eu un soutien très appuyé d'Emmanuel Macron...

Et je l'en remercie. Le projet d'Hinkley Point a eu également un soutien appuyé du président Hollande et du Premier ministre Cameron lors du sommet d'Amiens. Dans leur communiqué commun, la France et la Grande-Bretagne soutiennent Hinkley Point de façon extrêmement claire. La décision de démarrer Hinkley Point sera prise dans un avenir proche. Il faut rappeler que la Grande-Bretagne a décidé d'arrêter toutes ses centrales à charbon en 2023 ou en 2025 pour les plus récentes, par décision volontariste du gouvernement britannique. C'est l'une des raisons pour laquelle la Grande-Bretagne a besoin d'Hinkley Point.

Les Chinois pourraient-ils financer majoritairement Hinkley Point ?

Pas à ma connaissance.

Dans ce contexte, vous maintenez les investissements prévus concernant le grand carénage, le plan de maintenance des centrales nucléaires ?

Le grand carénage est indispensable. C'est un programme d'ampleur pour toute la filière nucléaire française, c'est un programme très rentable pour la collectivité et porteur d'emplois. C'est l'une des premières décisions formelles que j'ai proposées à mon arrivée, et pour laquelle le conseil d'administration a donné son accord dès janvier 2015. Nous allons donc prolonger la durée de vie de nos centrales sous réserve, bien entendu, de l'accord de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN). Le coût de ce grand carénage s'établira à environ 51 milliards d'euros courants de 2014 à 2025, c'est-à-dire 15 % de moins que notre évaluation initiale. Environ 40 % de nos investissements annuels sont consacrés à ce programme de prolongation de nos centrales qui porte sur dix ans, peut-être vingt, voire au-delà. Les Américains qui utilisent la même technologie que la nôtre sont en train de prolonger les leurs jusqu'à quatre-vingt ans.

L'argument des coûts de production bas d'un parc amorti tient-il, en dépit de ces dépenses de prolongation ?

Les coûts de production d'un parc en partie amorti comme le nôtre sont beaucoup plus bas que ceux d'un parc totalement neuf. Chaque année, nous remettons à notre bilan de nouveaux investissements de maintenance qu'il faut amortir. Cela explique que le coût du nucléaire existant augmente, même s'il reste très compétitif.

Vous dites que les prix bas vont durer. C'est la nouvelle normalité du marché de l'électricité, à l'avenir ?

La manière objective de regarder ce sujet, c'est d'observer ce que nous disent les marchés. Au-delà de trois ans, le marché des prix de gros de l'électricité n'est pas liquide, donc trois ans est notre horizon prévisible, et à cet horizon ce sont les prix actuels qui s'appliquent. Et la plupart des observateurs nous disent que les prix vont rester bas longtemps.

Pourquoi cela ?

La principale cause de cette déflation des prix, ce sont les surcapacités. La demande d'électricité est à peu près stable. Il y a des facteurs de hausse de la demande : la démographie, les nouveaux usages, notamment le numérique avec les « data centers », les smartphones qu'il faut recharger régulièrement, les Box Internet... L'arrivée de la voiture et des transports électriques devrait aussi alimenter la demande, mais pour l'heure cela reste peu sensible. En parallèle, certains facteurs affectent la demande à la baisse : l'efficacité énergétique fait de grands progrès - et c'est une bonne chose que d'économiser l'énergie ; et aussi la désindustrialisation qui, dans les pays développés, a un effet important.

Face à une demande stable, l'offre d'électricité augmente chaque année du fait de l'arrivée en production des capacités additionnelles d'énergies renouvelables. Il y a donc un déséquilibre entre l'offre et la demande, qui est devenu structurel et qui oblige tous les grands énergéticiens à s'adapter. Ils vont devoir progressivement arrêter les moyens de production anciens pour les remplacer par de nouveaux. EDF n'a pas attendu de devoir gérer ce nouvel environnement et envisage d'accélérer la fermeture de toutes ses centrales au fioul, comme le font ses concurrents européens.

Que demandez-vous comme hausse des prix d'électricité au particulier, sachant que Ségolène Royal veut qu'elle soit limitée à 0,5 % ?

C'est désormais la Commission de régulation de l'énergie (CRE) qui fixe le prix, et il revient ensuite au gouvernement de retenir ou pas la proposition de la CRE. Nous espérons que sera retenue une augmentation qui soit acceptable pour les Français. L'année dernière, une augmentation de 2,5 % a été jugée acceptable.

Donc une augmentation de 2,5 % vous paraît acceptable ?

C'est la CRE qui fixera le chiffre et le gouvernement qui appliquera ou non la recommandation. Dans la procédure, EDF ne donne pas son avis.

Votre discours semble beaucoup plus compréhensif que celui de votre prédécesseur...

EDF est le service public préféré des Français. Notre entreprise a une image meilleure qu'aucune autre entreprise en France. Cela est vrai dans toutes les catégories de la population, aussi bien les ingénieurs et les autres salariés qui nous rejoignent, que les clients qui nous sont fidèles. Le président d'EDF que je suis doit tenir compte de ce qui est acceptable pour ses clients.

Venons-en à la fermeture annoncée de Fessenheim. D'après certains experts, Fessenheim serait pourtant la centrale la plus sûre de votre parc ?

Toutes nos centrales sont très sûres. Si l'ASN nous laisse les exploiter, c'est qu'elles sont conformes aux standards de sûreté les plus exigeants, ce qui est le cas bien entendu de Fessenheim.

Quand allez-vous commencer à renouveler votre parc de centrales nucléaires ?

À l'avenir, EDF aura la responsabilité pleine et entière de la conception des réacteurs, Areva NP devenant une filiale d'EDF. Notre responsabilité sur le long terme est de disposer d'un parc nucléaire compétitif. Nous y travaillons d'arrache-pied. Nous sommes aujourd'hui dans la phase de conception des réacteurs que nous utiliserons à l'horizon 2030. Nous l'appelons « EPR optimisé ». Il est certain qu'il réutilisera une très grande partie des choix qui ont été faits pour l'EPR.

À quelle échéance allez-vous remplacer le parc actuel ?

Nous voudrions que les premiers réacteurs de la nouvelle gamme soient livrés et connectés au réseau à partir de 2028. Nous avons l'intention de commander pour nos propres besoins un nombre important d'EPR optimisés pour renouveler notre parc de 58 réacteurs. Ces réacteurs d'ancienne génération ont une capacité moyenne de 1 100 MW alors que les nouveaux réacteurs ont plutôt une capacité de 1 600 à 1 700 MW.

On va donc construire des centrales nucléaires en France...

Oui, car nous aurons à renouveler le parc. À partir du début des années 2020, notre intention est de lancer la construction de nouveaux réacteurs. Tout cela dans le respect de la loi de transition énergétique, qui plafonne la capacité nucléaire en France à 63,2 GW.

La filière EPR accuse des retards. A-t-elle un avenir à l'international ?

Nous avons des marques d'intérêt pour l'EPR de la part de nombreux pays. Récemment en Inde, où le président de la République s'est rendu en janvier, ou encore en Égypte où le Premier ministre était en octobre. En Afrique du Sud, un appel d'offres se prépare et en Chine, nous aidons nos partenaires chinois à construire deux EPR ; la Chine a d'ailleurs montré un intérêt pour d'autres EPR. Enfin, il y a également des pays du Moyen Orient, le Brésil, etc., qui s'y intéressent.

Comment va évoluer votre parc de production avec la transition énergétique ?

Ma conviction est que notre avenir repose sur un mix de nucléaire et de renouvelables. Le nucléaire nous offre une grande flexibilité, une excellente disponibilité et un coût très bas. Les renouvelables nous apportent un complément décarboné qui peut être très puissant lorsqu'il vente ou qu'il fait soleil. Mais leur production est intermittente, et EDF a mis en place des méthodes de gestion du parc qui permettent de moduler la production nucléaire de façon à ce qu'elle complète la production de renouvelables. Cela nous donne une grande efficacité.

Êtes-vous satisfait de la COP 21 et ne craignez-vous pas que les prix bas du pétrole ne rendent difficile sa mise en œuvre ?

Très satisfait. On peut se réjouir qu'il ait été décidé de façon unanime de mettre sous contrôle les émissions de CO2. À cet égard, EDF fait référence avec un parc de production qui n'émet que 15 g de CO2 par KWh produit, soit vingt fois moins que ses voisins européens. Depuis quelques années, on observe une forte corrélation entre les prix du pétrole et ceux de l'électricité, et c'est pour cela que nous militons, pour qu'il y ait un prix minimum du CO2, ce qui serait la décision la plus rapide et la plus simple pour passer de la parole aux actes en la matière. Sur le plan pratique, il s'agit de rendre le recours aux centrales à charbon plus coûteuses que les centrales au gaz, qui émettent environ deux fois moins de CO2. L'objectif serait d'éliminer progressivement les centrales au charbon des moyens de production en base ou en semi-base. Le gouvernement français, comme l'a dit madame Royal, est en faveur de cette réforme du prix du CO2. Nos estimations montrent qu'un prix de 30 euros la tonne au minimum, si possible 40 euros, permettrait un vrai basculement en faveur des énergies les moins carbonées.

Quelles sont vos ambitions en matière d'énergies renouvelables, en France et à l'international ?

Nous sommes le premier producteur d'électricité renouvelable en Europe et l'un des premiers dans le monde derrière les Chinois. Nous investissons chaque année un peu plus de 2 milliards d'euros pour produire de nouvelles capacités de renouvelables, soit l'équivalent de l'investissement dans le nouveau nucléaire. Ce qui signifie que nous contribuons de façon significative à la création de nouvelles capacités renouvelables dans le monde. Notre objectif, c'est de doubler le parc de renouvelables que nous exploitons dans le monde d'ici à 2030, en passant de 28 GW à 50 GW. J'ai souvent attiré l'attention sur le fait qu'en France, les projets d'énergies renouvelables sont entravés par de trop nombreux recours générant des délais extrêmement longs.

L'éolien offshore est une illustration de ce qui prend du temps, puisque le principe en a été décidé lors du Grenelle de l'environnement de 2007 ; l'appel d'offres a été lancé en 2011 et nous espérons pouvoir mettre en service la première ferme au large des côtes françaises en 2020 ou 2021 ! Cela montre le temps que prennent ces projets. L'éolien offshore est un exemple des investissements importants qui font partie des investissements cœur de métier pour EDF.

Le système électrique de demain devrait être plus décentralisé, EDF y est-il préparé ?

Je suis persuadé que demain nous conserverons un système très centralisé et sécurisé auquel s'ajoutera un système décentralisé beaucoup plus intermittent, beaucoup plus local. La superposition de ces deux systèmes est un challenge sur lequel nous travaillons avec ERDF. Le stockage y joue un rôle de premier plan, et nous y sommes très actifs. À titre d'illustration, nous sommes un investisseur important dans Forsee Power, la société de batteries en Seine-et-Marne que monsieur Hollande a visitée le 10 mars. Nous sommes également très impliqués dans la mobilité électrique via notre filiale Sodétrel. Nous avons gagné l'appel d'offres franco-européen pour un projet baptisé Corri-door et nous installons 200 bornes de recharge sur les grandes routes et les autoroutes françaises.

Vous avez trouvé une solution pour empêcher les vols illicites de drones au-dessus des centrales ?

EDF a travaillé à des solutions en lien avec les autorités de l'Etat qui a la responsabilité de l'espace aérien au-dessus des centrales. A ce jour, il n'y a pas eu de nouveaux cas de survols.


Comment est-il possible, dans un contexte de consommation stagnante, de respecter la loi pour la transition énergétique qui prévoit un parc de 63,2 gigawatt au maximum, c'est-à-dire sa capacité actuelle, et une part du nucléaire qui passe de 77% à 50% de la production électrique en 2025 ?

La loi plafonne la capacité nucléaire en France à 63,2 GW. Cela signifie que, lorsqu'une nouvelle centrale nucléaire entre en service, une capacité identique ferme simultanément. Conformément à la loi, lorsque Flamanville entrera en service, Fessenheim devra donc être déconnectée du réseau et nous n'étudions pas d'autre hypothèse. Quant à la proportion des différentes formes d'énergie dans le mix français, c'est un sujet qui relève de la programmation pluriannuelle de l'énergie fixée par le gouvernement. EDF est un opérateur parmi d'autres. Je rappelle aussi volontiers que nous sommes comme nos concurrents dans une activité administrée : nous ne pouvons pas exploiter un moyen de production en France si l'Etat ne l'autorise pas.

Une entreprise comme EDF peut-elle être dirigée malgré les injonctions contraires de l'Etat actionnaire ?

La présence de l'Etat dans l'actionnariat d'EDF est d'abord une garantie de solidité et la reconnaissance du rôle que joue l'entreprise pour la collectivité. Cela dit, chaque entreprise vit avec son jeu de contraintes. Dans le cas d'EDF, ce qui nous distingue de la plupart de nos grands concurrents, c'est que l'Etat est l'actionnaire majoritaire et aussi un régulateur. Diriger EDF c'est gérer ces caractéristiques. C'est aussi piloter une entreprise qui a des atouts formidables, à commencer par nos salariés. Quotidiennement ils montrent un attachement extraordinaire au service public et sont engagés dans notre entreprise pour fournir de l'électricité sûre et au meilleur prix.

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>>> Retrouver l'ensemble du dossier EDF dans l'Hebdo de cette semaine

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Commentaires
a écrit le 19/03/2016 à 12:41 :
EDF est le plus puissant loby du pays. Son directeur prends rendez-vous à l’Élisée quand il veut. EDF embauche les meilleurs ingé de france. Cette caste compte bien garder le bout de gras très lucratif (facilement payé par le contribuable) par tous les moyens.
Et même si les EPR sont des formidables fiasco financier jusqu'alors, c'est pas grave.
Ce qui compte c'est le (gros) salaire à la fin du mois. De toute façon, si EDF est en faillite, l'Etat (nous) sera obligé de sauver l'entreprise.
Des intouchables, qui font ce qu'ils veulent, comme les banquiers.
Réponse de le 21/03/2016 à 9:11 :
Avant de mettre en service la première centrale nucléaire PWR de série (une de celles qui fonctionnent encore et qui ont été des réussites financières) il a fallu investir sur des prototypes, qui n'ont probablement pas été très rentables à l'époque et qui ont du subir pas mal d'alea lors de la construction : Brenilis, les réacteurs graphite-gaz de Marcoule, Chinon, st-Laurent... Les alea de l'EPR en Finlande ou à Flamanville ne sont donc pas exceptionnels dans le développement d'une nouvelle technique. D'ailleurs, ces aleas dont on parle sont essentiellement liés à des retards coûteux qui, experience oblige, ne devraient plus se retrouver sur les EPR de série...
a écrit le 18/03/2016 à 20:55 :
C est du délire...on voit le mur mais le gars il accélère! Pourquoi? Ben pas complique le consommateur contribuable que je suis sera toujours la pour jouer ĺ air bag. On commence juste à découvrir les couleuvres. je découvre avec joie que j augmente ma part dans edf, juste une entreprise surendettée dans un marché en surproduction devant faire face à des dizaines de milliards d engagements et investissements, top génial comme placement. Mais c est pas tout derrière on augmente les prix dans un marché qui se cassent la gueule, il est pas chouette comme business??? Et on est qu en 2016, imaginez dans 10 ans...
a écrit le 18/03/2016 à 15:54 :
à Bachoubouzouc
Vous travaillez à EDF visiblement et défendez votre entreprise, ce qui est bien normal. Mais je ne peux pas vous laisser dire qu'il ne faut pas suivre les prix du marché, c'est contre tout principe libéral, et on sait où cela mène. Payer 5 fois le prix du marché, je veux bien qu'il y ait tout un tas de choses qui l'expliquent, mais elles ne le justifient pas. Cette entreprise n'est tout simplement pas compétitive. Et j'attends avec impatience un Free de l'énergie qui vienne offrir des vrais prix cassés, et non ses pseudos concurrents actuels qui s'alignent peu ou prou.
Réponse de le 19/03/2016 à 14:47 :
"Mais je ne peux pas vous laisser dire qu'il ne faut pas suivre les prix du marché, c'est contre tout principe libéral" On est d'accord : c'est contre tout principe libéral. Ce qui montre que la théorie libérale a ses limites. EDF a été crée en 1948 (a peu près) pour remplacer de nombreuses entreprises privées qui se montaient incapables de répondre aux besoins français. Le moins qu'on puisse dire, c'est que ca a été efficace pendant 50 ans ! Mise en oeuvre de grands programmes : barrages, centrales thermiques puis nucléaires qui ont conduit a un kWh dont le coût est un des plus faible d'Europe et donc la trace CO2 est une des plus faibles. Maintenant que tout est fait, certains idéologues peuvent dire que ca serait mieux fait dans un système plus libéral.... Mais attention à l'avenir.... Il y a encore de grandes choses et de grands programmes à mener...
a écrit le 18/03/2016 à 11:19 :
Je suis contre le nucléaire qui n'est plus adapté au nouveau contexte géopolitique et qui n'est pas - et n'a jamais été compétitif. Seul les x mines sont persuadés du contraire, mais les marchés financiers ramèneront ces gens à la réalité (puisque edf est coté ). Mais le pire c'est que ces choix de sociétés (le nucléaire) ne font l'objet d'aucune consultation auprès des français : un vrai déni de démocratie .
Réponse de le 20/03/2016 à 12:23 :
EXAT? ET EN CHERCHANT BIEN LES JOURNALISTES DECOUVRIRONS QUE LES PLUS GROS ACTIONNAIRES SONT DES HOMMES ET DES FEMMES BIEN COTE EN POLITIQUE? UN PEUT COMME EN CHINE OU LES MILLIARDAIRES SONT DES HOMMES DIRIGENT L ETAT BIEN PLACEZ?/// LE SOCIALISME C EST FAITE CE QUE JE DIT PAS CE QUE JE FAIS?
a écrit le 17/03/2016 à 18:26 :
difficile de concilier une réalité industrielle et un état actionnaire ; l'énergie nécessite une vision long terme incompatible avec le temps politique
a écrit le 17/03/2016 à 17:19 :
L'offre est structurellement supérieure à la demande, les prix de gros sont divisés par 2 mais le prix facturé au con...sommateur continue d'augmenter.
La main invisible est une magicienne !
a écrit le 17/03/2016 à 15:32 :
EDF c'est le mariage des ingénieurs gdes écoles,des politique et de la CGT .Le cout du nucléiare est INCONNU car les provisions pour démentellement sont INSUFFISANTES (cour des comptes) et le stokage des résidus et déchets pour des milliers d'années.Quant au statut des agents (traitement élevé ! electricité gratuite à vie, garantie emploi, 32H/semaine,ce dotation 1% du CA ( mase salariale dans le privé) ,augmentations générales 4,5% en sept 2011,Heures supplement payées au delà de 32h et 35h (cadres),primes exceptionnelles versées sans critère (cour de comptes).EDF achète la paix sociale et les élus locaux ! Silence sur accidents (2réact ST laurent des Eaux fusion d'une partie du coeur fin 1970 ! ).Aucune transparence visà vis des citoyens
tout est masqué ou planqué.Réforme des retraites compensée largement par l'amélioration de fin de carrières déjà très favorable.Transfert des pensions des agents sur le régime général ( 500 000retraités y compris ceux du statut GDF) .Des batons dans les roues des concurrents voulant s'implanté en France ! Le satut des agents EDF est imposé à tout nouvel arrivants.Par contre EDF fait son marché dans le monde .London Electricity (filale EDF) a des salariés dont la production (rapport au KWH produits) 15 à 20 % supérieur aux agents français!.Il faut du nucléaire mais la France a trop misée sur cette monosource pour contenter les ingénieurs et les syndicats.Les usagers payeront bien ! Entendu chez les agents.
Réponse de le 17/03/2016 à 16:48 :
Le stockage des déchets et le démantèlement des centrales est une inconnue dans le coût du nucléaire. Et c'est normal : Tant que ça n'aura pas été fait, on pourra toujours avoir des surprises. Mais ça ne veut pas dire pour autant que l'argent n'a pas (ou mal) été provisionné.

Par ailleurs, la Cours des Comptes a indiqué dans son rapport de 2012 que quelles que soient les surprises sur les déchets ou le démantèlement, ça n'aurait qu'un impact assez limité le prix du MWh nucléaire.
Réponse de le 17/03/2016 à 17:07 :
Sur la transparence du nucléaire :

Chaque centrale nucléaire française est l'objet en moyenne d'une inspection de l'ASN tous les 15 jours.

Chaque centrale communique avec ses élus locaux au travers de sa CLI. Les coûts de l'industrie nucléaire sont accessibles au public en détail au travers du rapport de la Cours des Comptes et des multiples rapports parlementaires réalisés à la demande des écologistes (écologistes à la recherche de "coûts cachés" qu'ils n'ont apparemment toujours pas réussi à trouver...).

Bref, quelle entreprise, quelle industrie est aujourd'hui plus transparente que l'industrie nucléaire française ??
Réponse de le 17/03/2016 à 17:24 :
Enfin sur le statut des agents EDF, vous racontez globalement n'importe quoi :

En tant que cadre, je rêverai de voir mes heures supplémentaires payées, ce qui ne sera évidemment jamais le cas. Surtout que contrairement à vous, je travaille très régulièrement la nuit, le week-end, à Noël, le 1er mai, etc. Imaginez un peu les heures sup que ça ferait !

Sur les retraites, je vous rappelle qu'un agent EDF, à salaire égal, cotisera plus que vous. C'est ce qui permet de financer les départs à la retraite à 55 ans (après une vie à travailler régulièrement de nuit, je le rappelle).

Je rappelle aussi que le régime de retraite des IEG, bénéficiaire, a comme le reste d'EDF souvent servi de vache à lait. Par exemple pour renflouer la caisse de retraite des agriculteurs, dont on comprend les difficultés.

Enfin sur le reste, j'invite les jaloux à comparer leur fiche de paye avec la mienne (surtout en fin de carrière), à diplôme, qualifications, contraintes, et responsabilités égales...
Réponse de le 17/03/2016 à 20:45 :
Un complément aux réponses de Bachoubouzouc à votre fatras de remarques. Le stockage des déchets est un problème, mais, dans le nucléaire, une solution a été trouvée pour que ces déchets ne posent pas de problème pour l'environnement. Ce n'est pas le cas pour le CO2 qui part dans l'atmosphère avec les dégats que l'on connait (qu'on lègue à nos descendants). Ce CO2 on est incapables de .le gérer à grande échelle. Si vous défendez les procédés energies renouvelables (solaires, éolien), vous défendez en même temps (sans le savoir probablement) les procédés à energies fossiles qui compensent les intermittences. C'est d'ailleurs le gros problème des Allemands ... Mais bon ! On va pas critiquer nos voisins, remarquables pollueurs à l'échelle mondiale.
Réponse de le 17/03/2016 à 21:27 :
@Bachoubouzouc, votre commentaire n'est un peu décalé et plus particulièrement concernant les retraites et les heures sup.
Tout d'abord ne prenait un argument de syndicaliste sur le transfert des retraites comme a exemple le grand mensonge avancée par les syndicats d'EDF, l'IEG un pourboire dans le système qui masque al vérité sur l'impossibilité d'un équilibre des régimes TRES spéciaux.
Un peu de clarté ramène le sujet à la réalité.
La retraite des électriciens gaziers est financée pour une partie par l’employeur en l’occurrence EDF à hauteur d’environ 54 pour cent puis la fameuse et fumeuse TAXE aux clients du nom hypocrite et infondée sur sa réalité physique Contribution Tarifaire d’Acheminent l’escroquerie sous le symbole CTA que chaque client peut voir sur sa facture. EDF mais également les partenaires sociaux et les politiques droite et gauche toujours dans les grandes magouilles électoralistes devraient nommer cette taxe:  paiement du quart des retraites des agents EDF /GAZIERS.
Enfin et rien que pour l’année 2012 un transfert de la Caisse Nationale de l’Assurance Vieillesse (CNAV) caisse du privé de 6,8 milliards vers les caisses des régimes spéciaux (SNCF, EDF/GAZ, RATP…)
Ne pas oublier que le déséquilibre de la CNAV est du principalement aux transferts vers les régimes spéciaux si certains retraités du privé se trouvent en difficulté à cause d’une faible retraite il faut chercher dans les régimes spéciaux les difficultés de fin de mois.
Enfin la retraite EDF/ GAZ ne pourra jamais être en équilibre car le delta actifs 145000 pour retraités 122000 ne peut pas s’inverser au contraire, conséquence encore plus de CTA et CNAV
Alors des heures non payées quoi de plus normal pour les retraités du privé qui subissent la retraite EDF/GAZIERS. Ne vous plaignez pas svp votre retraite non financée sera à la charge du privé et du client.
Réponse de le 18/03/2016 à 8:14 :
Je suis tout à fait d accord avec vous !!on peut rajouter que nous payons sur nos factures les retraites des agents Edf et que 1 % de la somme payée va au comité d entreprise géré par la Cgt !!!qui osera mettre un coup de pied dans la fourmilière????la privatisation !!!mais malheureusement tout ne finira pas par des chansons mais en faisant payer encore un peu plus les clients
Réponse de le 18/03/2016 à 10:55 :
@Bachoubouzouc
Quand on repond, il ne faut pas raconter n'importe quoi.
Concernant les HS, je ne sais pas si EDF vous les paye mais normalement elle devrait le faire. La loi n'interdit pas de payer les HS des cadres, c'est même la norme. Mais beaucoup de gens l'ignore. Cela a été mon cas dans les différentes entreprises ou j'ai travaillé. Et un jour, je suis entré dans une grande multinationale américaine très légaliste. Et j'ai eu la surprise de voir que mes heures supplémentaires étaient payées même après qu'on soit passé au forfait jour. Comme vous, je faisais des astreintes et je travaillais le WE ou la nuit. Dans le contexte de la générosité d'EDF je serai surpris qu'elle ne soient pas payées. Si ce n'est as le cas EDF est en infraction.
Concernant les retraites des agents EDF et GDF. Depuis 2005 elles sont prises en charge par la CNAV. EDF et GDF doivent verser une indemnité pour couvrir le cout de ces retraites. Mais cette indemnité est loin de couvrir la charges des retraites d'EDF et GDF. Déficit de 1,3 milliard en 11 ans. Alors ne raconter pas que le régime des retraites d'EDF est bénéficiaires. C'est faux.
Réponse de le 18/03/2016 à 21:03 :
Vous travaillez pas tous sur le terrain en haut des pylônes et la nuit.
Réponse de le 18/03/2016 à 21:25 :
Je confirme ce qu'écrit Bachoubouzouc sur le coût, la transparence et surtout le statut du nucléaire.
Et je rajoute que le parc nucléaire a entièrement été financé par EDF sans contribution de l'Etat (qui aurait dû le faire en tant qu'actionnaire majoritaire), et qu'il permet de vendre le kWh 40% que la moyenne européenne.
C'est ce que devrait prendre en compte charles69 avant de dénigrer injustement EDF et son personnel.
a écrit le 17/03/2016 à 14:35 :
« EDF construira une nouvelle gamme d’EPR en France »

Ah bon, le premier fonctionne ?
Réponse de le 18/03/2016 à 21:01 :
C'est bien pour ça qu'ils font une nouvelle gamme
a écrit le 17/03/2016 à 13:49 :
Fuite en avant irresponsable et ahurissante. Personne pour etre choqué qu'un responsable puisse envisager de porter a 80 ans des centrales construites dans les année 1970, avec les connaissances de l'epoque ?
Réponse de le 17/03/2016 à 14:33 :
Mettez vous à la casse votre voiture dès qu'elle dépasse sa durée de vie de conception de 15 ans ?? Et encore, votre voiture n'est jamais remise à niveau. Nos tranches nucléaires si.
Réponse de le 17/03/2016 à 20:33 :
La seule limite d'une centrale nucléaire, c'est la tenue metallurgique de la cuve. Tout le reste peut être changé pour du neuf... Et il s'avère que la metallurgie de la cuve tient parfaitement le coup. On s'en rend compte au cours du temps, grace aux nombreuses études sur le sujet. c'est pour ça que les USA sont déjà à 60 ans et envisagent 80. Quant à nous, ca fait longtemps qu'on sait que les 40 (et même 50 ) ne posent aucun problème. Après si vous préférez les coupures de courant ou les émissions massives de CO2 et autres polluants, en votant, vous pouvez participer à la décision, mais vous n'êtes pas seul...
Réponse de le 18/03/2016 à 12:27 :
Cessez de mentir, on ne peut remettre a niveau la cuve en acier ou le socle en beton qui ont travaillé et vieilli, encore moins si la centrale a ete construite sur des postulats depassés comme seisme de bale de 1347 qui a ete reevalue depuis 1970 de 6.2 a 6.8.
Et ma voiture de risque pas de contaminer un quart de la France si elle pete !
Réponse de le 18/03/2016 à 18:09 :
Il n'y a rien de plus sensible, de plus soumis aux aléas extérieurs qu'un avion. On considère que les certifications aéronautiques sont les plus complexes et les plus chères du monde. Rapporté au produit, c'est largement pire qu'une centrale nuke, qui est grosso-modo une bouilloire géante dont le "domaine de vol" est relativement limité.

Pourtant, exemple parmi d'autres, voici un avion qui a été tellement bien conçu, tellement adapté sa mission qu'il est en vol depuis 55 ans, et qu'on vient juste de remettre une nouvelle fois à jour son avionique, radar, système d'arme, et qu'il est reparti pour 10 ans.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Breguet_Atlantic
J'ose espérer que grâce à la surveillance de nos autorités IRSN et ASN, le boulot est au moins aussi bien fait, d'autant plus en mode post-fukujima, dans nos centrales que pour un avion. L'âge de conception n'est donc pas un critère pertinent pour juger de la durabilité d'un produit.

Les vieilles centrales seront fermées, mais probablement plus pour des raisons politiques que de sureté. Économiquement, flinguer 4 tranches amorties de 900 MW, récemment mises aux normes post-fuku et les remplacer par 2 tranches de 1700 MW ne sera rentable que sur une très longue période.
Personnellement j'aurais préféré qu'on diffère tout ça de façon à passer une bonne fois aux centrales thorium/sels fondus, les seules à même de nous débarrasser définitivement du spectre de l'explosion, de la génération de déchets à vie longue, de nou s’affranchir de toute problématique de carburant et , rêve suprême, de consommer les déchets pourris des anciennes centrales. Mais nous aurons des EPR, et nous le devrons en (très) grande partie à nos écolos.
a écrit le 17/03/2016 à 12:16 :
Les prix ont baissé sur les marchés, mais il demande une augmentation de prix pour les particuliers. Il est cohérent ce monsieur ?
Réponse de le 17/03/2016 à 14:37 :
Les prix de vente aux particuliers sont calculés par la CRE en fonction des coûts de production.

Ensuite ils sont "lissés" par le gouvernement, et enfin on rajoute les taxes. Qui augmentent, entre autres pour financer les subventions aux énergies renouvelables.
Réponse de le 18/03/2016 à 12:30 :
Le prix au particuliers est trop bas et ne permet pas de financer le nuke et tous les couts qu'on nous acaché depuis le debut : demantelement, stockage des dechets sur 100 000 ans, une vraie assurance RC. Et pourtant c'est la seule bouee de sauvetage de EDF puisque l'alternatvie c'est le marché ou le kWh se vend 2,7 c€, bien en-dessous du prix de revient.
Ceci est bien la demonstration que le nucleaire pas cher est une imposture.
a écrit le 17/03/2016 à 12:01 :
Le prix de gros a été divisé par 3. Pourquoi on voit pas la même chose sur nos factures ?
En plus il veut augmenter ses prix de 2.5 %.
Réponse de le 17/03/2016 à 14:41 :
Si tout le monde payait son électricité au prix de marché, le système s'effondrerait encore plus vite.

On parle beaucoup des difficultés financières d'EDF, mais au moins l'entreprise n'est pas en déficit. Ses concurrents si (Engie, RWE, EOn...).
Réponse de le 17/03/2016 à 20:26 :
Tiens, si ca vous interesse, j'ai 50 000 MWh disponibles pour pas cher entre le 1er et le 31 juillet 2016 . Si ça vous interesse ! Mais j'ai déjà un client qui me le prend à 18 € le MWh. Il faut que vous me proposiez mieux.
Réponse de le 18/03/2016 à 12:33 :
Parce que le tarif Bleu régulé pour particuliers et petits professionnels est la bouée de sauvetage de EDF. Et perso je prefere payer un peu plus cher mon elec et savoir que les travaux de maintenance sont faits, car un accident couterait beaucoup plus cher.
Quant au dechets nuke, il va bien falloir les mettre quelques part, mais ca fait de decennies qu'on previent.
a écrit le 17/03/2016 à 11:26 :
Commencer par alléger ce mammouth en réduisant les charges fixes (avantages à gogo, primes, etc) dignes d'un autre temps plutôt que de viser sur des tarifs en augmentation.
Des pratiques et un service client à revoir. Des gaspillages en tous genres soupoudrés d'investissements pas assez élaborés. EDF compte trop sur son statut, sauf que les temps ont changé ...

Bref, EDF doit revoir ses pratiques et son fonctionnement du temps où il avait le monopole de ce secteur et où les citoyens français mettaient la main à la poche pour rectifier les erreurs d'investissement et un coût de fonctionnement passéiste ne devrait plus être d'actualité.

La concurrence est entrée en jeu et tant mieux ! EDF va devoir se remettre en question.
Réponse de le 17/03/2016 à 20:22 :
Ca fait un moment que vous avez du quitter EDF pour la concurrence ..... Vous l'avez fait j'espère... ...Non sans blague ! vous êtes toujours à EDF ! Et pourquoi ? Expliquez nous ! Il faut assumer ses opinions.
a écrit le 17/03/2016 à 10:38 :
comment une entreprise aussi déficitaire peut-elle devoir verser des dividendes très importants à l'état ??????????????
Réponse de le 17/03/2016 à 12:07 :
EDF n'a pas payé l'Etat en cash, mais en titres, pour préserver sa trésorerie.
a écrit le 17/03/2016 à 10:22 :
"Abandonner la proie pour l'ombre" voilà la politique que l'on vous pousse a adopter pour prendre votre place! Sous couvert de concurrence libre et non faussée nous détruisons ce qui fonctionnait pour des "jours meilleurs" dogmatiquement décidés!
Réponse de le 18/03/2016 à 12:44 :
EDF est en difficulté par seule faute : le projet Hinckley point, sa mono-culture energetique et son refus du nouveau paradigme renouvelable. Quant aux employés, ils adherent totalement a cette ancienne organisation qui craque de toutes part donc qu'ils assument.
Rajoutez que les masques tombent enfin sur le cout de la poubelle nucleaire de Bure (35 milliards) qui auraient du etre budgetée des le 1er kWh nuke, le cout occulté du demantelement (80 milliard et non pas 25) et on a la recette pour une debacle. Et ceci sans compter la quasi-absence d'assurance Rc en cas d'accident. Les EnR peuvent encore moins chere si on les exonere d'assurance RC.
a écrit le 17/03/2016 à 9:43 :
Pour l'aider , car il n'a pas l'air d'être au courant ?voici quelques privilèges :
Electricité gratuite , jusqu’au dernier vivant !
Contrat de 32 heures sur quatre jours pour quelques privilégiés .
Retraite garantie,à 75 %. à partir de 50 ans, calculée à partir de la rémunération des six derniers mois d'activité, financée par les abonnés EDF (une taxe est payée par l'ensemble des consommateurs (CTA). Elle figure sur toutes les factures d'électricité et de gaz. Selon la sécurité sociale, En dix ans, plus de 10 milliards d'euros ont ainsi été ponctionnés sut le régime général ,au profit des retraites des électriciens et des gaziers
a écrit le 17/03/2016 à 9:28 :
Une idiotie de plus !!!
C'est dans les énergies renouvelables qu'il faut investir, pas dans le nucléaire - fou est celui qui persiste dans l'erreur ....
Réponse de le 18/03/2016 à 0:47 :
Complètement d'accord
Réponse de le 18/03/2016 à 21:06 :
Vous pensez qu'on arrivera à alimenter tous nos besoins à commencer par votre PC avec des moulins à vent ?
a écrit le 17/03/2016 à 9:19 :
Désolant, ces gens ne voient rien venir. Non, l'électricité ne restera pas un système centralisé, la possibilité qu'offre la technologie permettra à tout un chacun de produire sa propre électricité soit par le solaire soit par l'éolien soit également par la biomasse, voir part d'autres technologies encore en devenir.
Comme pour internet, le futur verra un réseau de producteurs tous connectés qu'il faudra réguler, l'électricité sera redistribuée en fonction des besoins. Et dans se système le nucléaire n'aura aucun intérêt car trop couteux de par sa construction, maintenance et gestion des déchets, alors EDF qui n'aura rien prévu de tel, disparaitra dans un fracas économico-médiatique comme seul la France en a le secret.
Réponse de le 17/03/2016 à 20:18 :
"le nucléaire n'aura aucun intérêt car trop couteux " ???? En général quand on produit en masse, ca coute moins cher. C'est pour ça que les centrales sont de plus en plus puissantes. Vous devriez nous fournir une étude nous montrant les moyens à mettre en oeuvre par chaque individu pour produire sa propre électricité : surface occupée (solaire), moyens techniques assurant la qualité du courant (convertisseurs divers assurant tension,fréquence...), stockage (pour lutter contre l'intermittence de production), traitement des déchets éventuels (cendres, eau de refroidissement)... Après avoir évalué tout ça vous pourrez nous reproposer votre commentaire !
Réponse de le 17/03/2016 à 23:06 :
Beaucoup entretiennent une vision angélique du futur : La famille modèle vivant dans un pavillon avec des panneaux solaires sur le toit, des batteries dans la cave, la Zoé dans le garage et des enfants souriants dans le jardin.
Sauf que :

1) Tout le monde ne vit pas en pavillon. Si on en croit la tendance actuelle, l'avenir est plutôt au dépeuplement des campagnes au profit des immeubles en ville. Décentraliser la production a peu d'intérêt si dans le même temps on concentre la consommation. D'autant plus que là on n'a parlé que des particuliers. Reste le cas des industriels, qu'on n'alimentera pas avec juste quelques panneaux photovoltaïques sur le toit de l'usine.

2) Qui dit éolien et photovoltaïque dit production intermittente, et besoin de stockage. Et le stockage de l'électricité n'est pas une mince affaire, loin de là. Vu qu'on consomme notre électricité surtout le soir en hiver (consommation d'été x2), et que le photovoltaïque la produit surtout le midi en été (production x4 par rapport à l'hiver), se passer de nucléaire implique un besoin pharaonique en stockage. De l'ordre de plusieurs MWh stockés par chaque famille pour pouvoir passer l'hiver. Soit quelques mètres cube de batteries Li-ion pour chaque famille, pour un coût que je vous laisse imaginer. Et même avec de l'éolien, qui produit plus en hiver, les besoins de stockage à l'échelle du pays seraient toujours titanesques.

Réseaux intelligents et économies d'énergie, me répondrez vous ! Sauf que les réseaux intelligents ne peuvent qu'optimiser à la marge (pas accomplir des miracles), que les économies d'énergie sont très difficile à obtenir, et qu'on a encore les deux tiers de notre mix énergétique (gaz, pétrole) à basculer vers l'électricité...

C'est pour ça que les experts d'EDF envisagent un avenir avec autant d'ENR que possible, autant de nucléaire que nécessaire, et un réseau très développé.
Réponse de le 18/03/2016 à 14:57 :
EDF, AREVA, RWE et autres mastodontes de l'énergie centralisée ne pourront survivre dans un univers où l'énergie (fossiles, uranium) est remplacée par la technologie (ENR, STOCKAGE, RESEAUX, BEPOS...).
C'est la fin d'une époque et des lobbys.
Tout à chacun pourra acheter (à crédit) une maison BEPOS, y intaller du PV, du solaire thermique, du micro éolien.
Les batteries vont se démocratiser et se miniaturiser.
Les prix de l'énergie vont tendre vers zéro.
Même les voitures électriques se rechargeront aux ENR et délivreront leur électricité sur le réseau, en cas de besoin.
Le 21 ème siècle sera celui de la disparition de l'intermédiation de masse !
a écrit le 17/03/2016 à 8:25 :
Quoiqu'en dise le parti biodégradable, EDF est une entreprise très populaire
a écrit le 17/03/2016 à 8:18 :
Suite. Un prix de l'énergie trop bas comparé au cout du travail favorise le chomage. Le chomage doit être rétribué par un prélèvement sur l'énergie. Cela correspond à la notion de rente nucléaire envisagée par Marcel Boiteux.
a écrit le 17/03/2016 à 8:06 :
L'électricité, comme toutes les formes d'énergie, ne répond pas aux lois du marché. Le travail produit de l'énergie, l'énergie remplace le travail. L'énergie doit être comparée au travail, le prix de l'énergie doit être comparé au cout du travail. Il faut répartir les charges sociales sur le travail et sur l'énergie.
Réponse de le 17/03/2016 à 9:33 :
Mais vous passez votre temps à faire des commentaires sur la tribune vous? C'est une idée fixe votre volonté de faire passer la fiscalité du travail sur l'énergie
Réponse de le 17/03/2016 à 12:41 :
.Il y a de l'idée ... Mais peut on dire que l'énergie remplace toujours le travail ? Parfois elle permet de réaliser des opérations nouvelles, impossibles avant. Le chauffage électrique ne remplace pas le travail, ni l'éclairage généralisé....
Quant a répartir les charges sociales sur l'énergie, oui ! Mais elles pourraient toucher aussi les revenus des actionnaires puisque c'est bien parce que il y a des salariés qui travaillent que le capital investi augmente de valeur.
Réponse de le 18/03/2016 à 8:13 :
@Remi. Oui, c'est une idée fixe, et je ne suis pas le seul à penser que la fiscalité du travail doit basculer sur la fiscalité énergétique. On en reparlera surement à l'occasion de l'élection présidentielle. Merci.
Réponse de le 18/03/2016 à 8:23 :
@Labo. L'énergie apporte un confort et un bien être qu'il faut reconnaître par une contribution (un pourboire). C'est une nouvelle conception de l'économie qui correspond à d'autres considérations comme la protection du climat. "Il faut changer de modèle". Merci
a écrit le 17/03/2016 à 7:58 :
Ba tiens Mais pas un mot sur sa gestion de Flamanville ou il a décidé de mettre en place la cuve du réacteur alors qu elle présenterait des défauts ce qui obligera, si c est le cas, a casser et tout refaire. Mais pas grave c est l argent du contribuable qui comblera et en ancien de Poly il retrouvera un autre siège bien confortable !
Le probleme de ce pays, ce n est pas ses cout salariaux mais ses élites
Réponse de le 17/03/2016 à 9:16 :
Assez vrai. Son prédécesseur a fait des investissements malheureux notamment aux USA ou en GB qu'on épongera pendant pas mal d'années. Quant à Areva, Ane Lauvergeon ne pointe effectivement pas au chomdu malgré toutes les pertes que sa gestion a engendrées. Les uns comme les autres diront avoir été mal conseillés par leurs collaborateurs. Même pas capable d'assumer en plus. EDF + Areva = un bon 25 Milliards d'Euros dilapidés; on peut en faire des choses avec une somme pareille
Réponse de le 17/03/2016 à 9:24 :
"elle présenterait des défauts ce qui obligera, si c est le cas, a casser et tout refaire" : bien sûr ! Les ingénieurs, les plus à même se savoir si il y a des défauts ou pas, vont installer la cuve en comptant sur la chance pour ne pas avoir à tout casser pour recommencer... Vous êtes sérieux ? Au fait Poly c'est quoi ? Terme jamais utilisé ; on dit Polytechnique ou X .... Par ailleurs, ce n'est pas lui qui a lancé le projet (en route depuis des dizaines d'années....) et il ne décide évidemment pas tout seul... Je dirai même que c'est un porte parole de nombreuses équipes... Donc le coup d'un représentant de l'élite (X, ENA...) qui fait n'importe quoi de façon irresponsable, c'est du réchauffé pour les naifs...
Réponse de le 17/03/2016 à 12:55 :
+ 10000 !!

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