Le nucléaire, solution miracle pour le climat ? Pas vraiment...

 |   |  616  mots
Selon l'étude, les émissions évitées par le nucléaire atteignent aujourd'hui environ 1,5 milliard de tonnes dans le monde, soit un peu moins de 4% des émissions de CO2.
Selon l'étude, les émissions évitées par le nucléaire atteignent aujourd'hui environ 1,5 milliard de tonnes dans le monde, soit un peu moins de 4% des émissions de CO2. (Crédits : REUTERS/Radovan Stoklasa)
Non seulement le nucléaire produit indirectement des gaz à effet de serre sur l'ensemble de son cycle de vie, mais surtout, le gain qu'il apporte par rapport à d'autres sources de production d'électricité diminue avec l'essor des énergies renouvelables, relèvent des ONG. Deux d'entre elles comptent d'ailleurs poursuivre EDF pour publicité mensongère.

Le nucléaire a beau tenter de surfer la vague de la COP 21 qui se tiendra à paris en décembre, il n'est pas pour autant la solution miracle pour lutter contre le changement climatique, soutient un rapport présenté mardi 27 octobre par plusieurs organisations non gouvernementales, qui accusent l'industrie nucléaire d'exagérer la contribution de l'atome dans ce domaine.

"L'industrie nucléaire surévalue systématiquement le rôle du nucléaire dans la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre (GES) en appliquant un double biais", affirme le document rédigé par le cabinet WISE-Paris et commandé notamment par le Réseau Sortir du nucléaire, le Réseau action climat, France Nature Environnement et Greenpeace.

"Le premier est de comptabiliser des émissions nulles ou quasiment nulles pour le nucléaire lui-même. Le second consiste à considérer que le nucléaire vient exclusivement en remplacement de centrales thermiques fossiles (...). Le kilowattheure que vient remplacer le nucléaire apparaît alors plus carboné qu'il ne l'est en réalité", souligne-t-il.

Des émissions quand même

Certes, comme le photovoltaïque et l'éolien, le nucléaire n'émet pas directement de CO2, admet le rapport. Cependant, il en produit indirectement sur l'ensemble de son cycle de vie, notamment lors de l'extraction de l'uranium et sa fabrication en combustible et lors de la construction et du démantèlement des réacteurs.

Si ces émissions de GES sont sans doute inférieures à celles des énergies fossiles comme le charbon ou le pétrole, "le gain apporté par la substitution du nucléaire à d'autres productions diminue à mesure que le 'mix' électrique hors nucléaire est lui-même de plus en plus 'décarboné', sous l'effet de centrales thermiques de plus en plus performantes, et de la montée des énergies renouvelables" ou encore de la maîtrise de la consommation d'électricité, assure le document.

80% de nucléaire dans l'électricité, et seulement 15% de baisse des émissions

Selon l'étude, les émissions évitées par le nucléaire atteignent aujourd'hui environ 1,5 milliard de tonnes dans le monde, soit un peu moins de 4% des émissions de CO2. Et en France, où le nucléaire assure jusqu'à 80% de la production d'électricité, les émissions de GES n'ont baissé que de 15% depuis le déploiement du parc nucléaire et restent quatre fois supérieures au niveau souhaitable, a souligné Yves Marignac, directeur de WISE-Paris, lors d'une conférence de presse.

Sans compter les torts le plus souvent mis en avant: les risques d'accidents - amplifiés d'ailleurs par le changement climatique même et les menaces terroristes - ainsi que de la prolifération militaire de l'atome, les problèmes de l'accumulation des déchets voire du démantèlement.

Le rapport remet enfin en cause la compétitivité des nouvelles technologies nucléaires, alors que les énergies renouvelables, dont les tarifs ont chuté, peuvent souvent être déployées plus rapidement et à moindre coût.

98% de l'électricité d'EDF produite sans CO2. Vraiment ?

Certaines des associations commanditaires de l'étude ne comptent d'ailleurs pas s'arrêter à la phase de la dénonciation formelle. Le Réseau Sortir du nucléaire et France Nature Environnement ont notamment annoncé leur intention de poursuivre l'électricien français EDF en justice pour ses publicités sur sa production d'électricité décarbonée, qu'ils qualifient de "mensongères".

Le groupe, qui exploite les 19 centrales nucléaires françaises, dit en effet avoir produit 98% de son électricité sans émission de CO2 en 2014 et afficher 17 grammes de CO2 par kWh produit en France, "soit 20 fois moins que la moyenne européenne, qui est d'environ 300 grammes par kWh".

(Avec AFP)

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/11/2015 à 10:01 :
Quelques chiffres approximatifs, faciles à vérifier, et que je trouve utile au débat, trop politisé à mon goût:

- en terme de production électrique (puissances/disponibilités comprises sans tenir compte de l'intermittence)
1 réacteur nucléaire moyen = 500 éoliennes géantes
(1 éolienne géante -> pilon de 150m et pale de 100m, donc de taille proche de la Tour Eiffel de 300m)

- consommation de combustible pour une production comparable
nucléaire : 1 tonne d'uranium par AN
charbon : 5000 tonnes de charbon par JOUR

A rappeler que l'énergie nucléaire est très condensée, ce qui est souvent oublié. Cette propriété a des avantages ET des inconvénients :

avantages : faibles quantités de combustible, faibles quantités de déchets, faible emprise au sol des centrales

inconvénients : déchets dangereux (car "dense" en activité), risque d'accident (gestion plus difficile de la puissance condensée)
Réponse de le 05/11/2015 à 13:42 :
Quand vous parler de réacteur nucléaire moyen: je suppose qu'il s'agit d'un réacteur de 900 MW de puissance? Pour les éoliennes géantes, au vue de leurs dimensions, je suppose aussi que ce sont des éoliennes de 3 MW de puissance maximale. Dans ce cas, il faut 300 éoliennes pour trouver l'équivalent en puissance avec le réacteur nucléaire; mais comme le facteur de charge de l'éolienne terrestre est de l'ordre de 20% et celui de la centrale nucléaire de 80%, il faut donc 4 fois plus d'éoliennes géantes pour produire la même énergie annuelle soit 1200 éoliennes et non pas 500!
Ce nombre ne suffit d'ailleurs pas à assurer l'approvisionnement énergétique en toute circonstance puisque le vent est une source d'énergie aléatoire; il faut donc compléter la mise en place des éoliennes par des sources d'énergie à faible inertie de mise en route essentiellement gaz, fioul, charbon ou lignite dans le pire des cas.
Il suffit de regarder le fiasco de la transition énergétique allemande pour se rendre compte que l'éolien terrestre n'est pas une solution ni du point de vue de la sécurité de fourniture énergétique indispensable, ni du point de vue économique (voir le prix de l'électricité an Allemagne), ni même du simple point de vue de la pollution et des émissions de CO2 avec l'utilisation massive outre-Rhin de centrales à charbon ou à lignite.
a écrit le 02/11/2015 à 12:59 :
Il n'est pas question pour moi d'être pro ou anti quoi que ce soit.Mais il est bien évident que tant que notre énergie ne sera pas uniquement électrique d'origine solaire ou éolienne ,les engins pour transporter les éoliennes et les panneaux solaires,leur fabrication,les engins de terrassement pour enfouir les câbles de raccordement aux réseaux et les milliers de m3 de béton a réaliser,ensuite il y aura la maintenance et le remplacement de tous ces engins .nous sommes encore trés loin du zéro CO2.Mais bon la COP21 sera un excellent exercice de com et comme cela si le réchauffement climatique qui n'est pas le premier s'estompe nos dirigeants actuels pourront nous dire que c'est grâce a eux sinon ils nous diront qu'ils ont ce qu'ils devaient .
Réponse de le 02/11/2015 à 13:40 :
EXAT? C EST POUR CELA QUE L ON QUE LES NOUVELLES ENERGIES SERONT CREATRISSE D EMPLOIES .MAIS PLUS TARD L ENERGIE SERAS MOINS CHER ET MOINS POLLUENTE ???
a écrit le 31/10/2015 à 5:52 :
Encore de la propagande d'ONG qui manipulent l'opinion, et sont en réalité bien moins fiables qu'électriciens ou administrations.
Les éoliennes et panneaux solaires ont aussi des émissions de CO2 liées au génie civil et à l'extraction. Donc leur argument n'a pas le moindre sens.
a écrit le 30/10/2015 à 11:16 :
Dès que quelqu'un critique le nucléaire une armada de pro nucléaires débarquent. Si vous croyez tant au potentiel du nucléaire (et par extension à son EPR qui pour l'instant n'a jamais fonctionné), alors je vous invite à lancer une pétition qui stipule que :
1. vous êtes d'accord pour qu'on enfouisse les déchets nucléaires prés de chez vous
2. vous êtes d'accord pour qu'on construise un EPR près de chez vous.
Et comme je suis sûr que vous défendez le faites les pour les autres mais pas pour moi, alors cette pétition va récolter un énorme succès !
Vous critiquez sans arrêt les énergies renouvelables mais imaginez un seul instant que les milliards engouffrés, sur le dos du contribuable, dans un EPR soit utilisé au profit des énergies renouvelables (recherche, développement et construction). Mais on serait déjà aux objectifs fixés par la transition énergétique !
Tout ça n'est qu'un question de vanité déplacée qui veut qu'une nation qui maîtrise le nucléaire est une nation puissante. Mais qui n'arrive pas à aboutir un EPR, c'est quoi ? Une nation qui a construit Superphénix qui ne sert à rien, c'est quoi ? C'est ridicule.
Réponse de le 31/10/2015 à 9:18 :
j'habite déjà près d'une centrale comme beaucoup de français et des déchets il y en a partout en france et pas que nucléaires
La question c'est la sécurité de l'approvisionnement en énergie et les énergies renouvelables ne l'assure pas
avec des énergies renouvelables, la nuit, si le vent ne souffle pas, les ascenseurs s'arretent, on peut aller se coucher, les hôpitaux s'arrêtent, les chauffages ne marchent plus etc...
Il faut être d'accord avec ce genre de fonctionnement
Ce qui est déplaisant c'est que le rapport n'en est pas uns. Lisez le et si vous avez une once de logique vous verrez que les mêmes arguments du rapport s'appliquent aussi aux renouvelables ce qui tendrait à prouver que les renouvelables ne sont pas aussi une solution. Ce rapport n'est pas digne du débat sur l'énergie qui impactera notre façon de vivre et de produire
a écrit le 29/10/2015 à 13:02 :
Mouai, WISE est reconnu comme étant anti-nucléaire, il en est surement de même pour une bonne part des autres ONG de cette étude. On fait dire sur ce que l'on veut au chiffre. J'aimerai aussi que l'on me dise ce que consomme en CO2 et autres polluants la construction des panneaux photovoltaïques qui ont une durée de vie assez limitée (~10 ans) et que l'on fait venir de Chine pour ne pas polluer chez nous et qui prend sur les surfaces cultivables (donc qui absorbaient du C02) ? Combien coutera en C02 la maintenance des milliers d'éoliennes éparpillées sur des km² (pour l'instant c'est quasi-neuf, mais nous verrons après 20 ans de service) ? Combien ont coûté sur l'environnement les barrages hydro-électriques pour lesquels des villages entiers ont été engloutis ? Et enfin combien coûtera/consommera le système de réseau intelligent (smart grid) nécessaire pour gérer les variations de charges instables des milliers de sources d'alimentation présentes sur le réseau ? Et effectivement, l'électricité n'a qu'une part limitée de l'émission de C02. Le transport et l'industrie sont aussi des sources majeures de CO2. Alors bon, une étude oui, mais factuelle, objective et non-militante ce serait surement beaucoup plus constructif pour le long terme. Et je suis content à lire les autres commentaires que je ne suis pas le seul à na pas être dupe !
Réponse de le 31/10/2015 à 10:47 :
Concernant le vieillissement d' un parc éolien, la réponse existe en partie en Allemagne. Sur les 10 dernières années, le facteur de charge moyen mesuré par l'équivalent de RTE en Allemagne du parc éolien allemand est de 16,3%.
Par ailleurs, je regrette que le fait de souligner le caractère très peu objectif de cet article dans un commentaire ne permette pas de passer la barrière des modérateurs de la Tribune.
a écrit le 29/10/2015 à 11:45 :
Pour pouvoir avoir un avis, il faut lire le rapport et voilà ce qui en ressort:
Le nucleaire n'est pas une solution car il produit peu d'électricité, on ne met pas beaucoup de centrales en chantier et son impact sur le CO2 se résume seulement à la production d'électricité: avec ce genre de raisonnement, l'éolien et le photovoltaïque sont à proscrire: ils représentent un infime partie de l'électricité produite et même une infime partde l'énergie renouvelable produite, la majeure partie étant l'hydroélectricité (dont les ressources exploitables diminuent) et la biomasse.
En fait le rapport est bourré de fautes de raisonnement, Descartes se retournerait dans sa tombe s'il le lisait.
Par ailleurs, le rapport suppose que les sources d'énergie renouvelable sont infinies: or en matière d'hydroélectricité, on a exploite les plus grosses sources, en matière d'éolien, il va falloir aller en mer, et les coûts ne sont pas les mêmes (allez donc maintenir une éolienne a 100km des côtes)
Ensuite, il faut les matériaux pour les construire et il en faut beaucoup plus que pour le nucleaire
Enfin, l'exemple de l'Allemagne avec sa soi disante maîtrise des renouvelables est une foutaise: l'Allemagne exporte vers la France l'électricité qu'elle ne sait pas utiliser parce que le renouvelable produit quand il veut et pas quand il faut. Par contre quand il n'y a plus de vent, la France alimente vers l'Allemagne. C'est ca le grand avantage des sources non renouvelables: elles produisent au bon moment. Quand au Danemark, il a la chance de se reposer sur ses voisins qui lui fournissent l'électricité carbonée ou nucleaire lorsqu'il n'y a pas de vent. Pour le Japon qui aurait fait des gains d'efficacité énergétique, c'est faux. Il a diminué sa production industrielle, est en récession et fait fabriquer en Chine ce qu'il ne peut plus fabriquer localement faute d'énergie. Le rapport de cause à effet est d'en l'autre sens.
Avec des experts écolos comme çela, si on les écoute, dans 10 ans, on ne pourra consulter le site de la tribune que par grand vent ou le matin
Bon courage à tous.
a écrit le 28/10/2015 à 21:48 :
Prendre comme référence des antinucléaires patentés comme Marignac est déjà un signe éloquent de partialité.
La moyenne des émissions de gaz à effet de serre en France est de 5,5t par an et par habitant. Seules la suisse , la suède et la Norvège font aussi bien dans le monde industrialisé.

La moyenne des émissions en Allemagne est de 9,5t par an et par habitant. La face produit 90 % de son électricité par des sources non carbonées. Le secteur de l'électricité en France vient au 4ème rang des secteurs émetteurs. il est au 1er rang dans tous les autres pays.
La France consomme 130 millions de tonnes équivalent pétrole en combustibles fossiles par an pour une facture de 60 milliards d'€. Elle consomme 110 millions de tonnes équivalent pétrole en uranium naturel qui se présente sous la forme de 5 000 tonnes pour un coût de 0,35 milliards d'€ et son solde exportateur d'électricité lui rapporte 2 milliards d'€ par an.
Quand vous faites un article sur le nucléaire, n'écoutez pas qu'un son de cloche!
a écrit le 28/10/2015 à 17:55 :
Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot: c'est dire si dans ma vie j'ai entendu des conneries. Mais comme celles-là, jamais! Ce n'est même pas la peine de reprendre point par point les affirmations erronées et les mauvaises utilisations de données.
a écrit le 28/10/2015 à 8:51 :
Il ne faut pas oublier pour faire le bilan environnementale de toutes ces énergies :
- La pollution entraînée par les matériaux utilisés (une éolienne c'est un pylône de 80m en métal produit dans des mines et hauts fourneaux en Chine, Inde ou ailleurs)
- L'emprise au sol de chacune de ces énergies (combien d'éoliennes à installer pour une centrale nucléaire, quelle superficie de panneaux solaires pour une centrale nucléaire)
- La disponibilité de chacune de ces énergies (plus aléatoire pour l'éolien et le solaire que le nucléaire car dépendant du temps mais également à voir les arrêts pour maintenance) qui implique des productions alternatives d'énergie pour compenser.
- le problème des déchets.Pour le nucléaire tout le monde est bien au courant, pour le photovoltaique c'est tout aussi problématique
En gros aucune énergie n'est propre et pour le choix du type de production, le CO2 n'est qu'une composante des problèmes environnementaux engendrés par la production d'électricité
Réponse de le 28/10/2015 à 9:02 :
Vous avez une vision scientifique et objective de la question... Ce n'est pas le but de cet article qui est à charge : il ne remarque même pas le conflit d'intérêt majeur de ceux qui font cette "étude" (si ce roman peut être gratifié du beau nom d'étude)...
a écrit le 28/10/2015 à 8:35 :
Si mon commentaire précédent est publié, toutes mes excuses pour les fautes... J'ai oublié de vérifier avant l'envoi!
a écrit le 28/10/2015 à 8:33 :
Pour comparer des produits produit, il faut que la procédure soit identique.... Les arguments avancés dans l'article ne laisse pas supposer cette élémentaire honnêteté!
Reste à savoir à présent qui dit la vérité!
Wait and see!
a écrit le 28/10/2015 à 7:30 :
Même combat stérile que pour la voiture......on crie haro sur les diesels....alors que les nouveaux moteurs essence sont plus polluants que les derniers diesel euros 6 . Il est urgent de se remettre à travailler avec des bureaux d etude indépendants des grandes industries......
a écrit le 28/10/2015 à 6:49 :
Argument totalement faux : ce qui compte c'est la proportion dans la PRODUCTION, pas dans la puissance installée. Et là les EnR sont encore négligeables à 5%. La PRODUCTION d'électricité bas carbone est nucléaire 75% et hydraulique 12%.
a écrit le 27/10/2015 à 23:45 :
Il faut voir, au global, que le nucléaire induit au KWH produit, beaucoup moins de CO2 que les autres sources d'électricité y compris éolien et solaire.
La biomasse promet de réavaler le CO2 produit par la replantation , mais vu le retard et le délai , le CO2 continuera ses beaux jours .
Le Charbon nous inonde de son CO2 tout de suite
Le Gaz émet déjà beaucoup moins de CO2
CONCLUSION : le meilleur MIX anti CO2 c'est GAZ+ NUCLEAIRE +Hydraulique (dont en partie hydroliennes)
Réponse de le 28/10/2015 à 8:44 :
Merci de nous éclaircir sur du quantitatif - en incluant vos hypothèses de calcul, avecr une estimation précise du bilan carbone sur tout le cycle de vie, entre nucléaire (on négligera ici le risque de santé publique associé avec cette filière), gaz (pas mal de dioxide de carbone, ie. CH4+2O2---->CO2+2H2O), hydro, PV et éolien. Un peu de substance avec votre raisonement nous permettra de mieux apprecier la justesse de votre conclusion. Pour comparaison, calculez la quantité de CO2 / kW.h produite sur la duree de vie du systeme (extraction, production et recylcage du systeme inclus). On en rediscute apres.
Réponse de le 28/10/2015 à 12:52 :
bonne reflexsion, le seul gros probleme; c est que le nucleaire a fait beaucoup de malade et de mort dans le passe, et en feras encore plus si on ne change pas notre vue de l esprit tronpeusse sur un nucleaire PROPE ET INOFENSIFE EN C O 2,,???
a écrit le 27/10/2015 à 22:34 :
Si nos politiques nous prennent pour des billes c'est qu'en ne disant rien nous consentons!
Vous semblez tous toujours étonnés..eux non
a écrit le 27/10/2015 à 21:07 :
Comment une étude commandée par des groupes antinucléaires pourrait-elle sortir un argumentaire qui n'aille pas dans leur sens? C'est le principe de beaucoup d'études pseudoscientifiques; on ne va pas aller contre le client, c'est lui qui paie après tout. Du gros pipeau donc, d'autant qu'ils en arrivent quasiment à dire qu'il vaut mieux du charbon que du nucléaire. Quel dogmatisme
Réponse de le 28/10/2015 à 10:05 :
Et que l'AFP puis divers média diffusent cette 'étude' sans aucun recul et en prétendant faire un travail de journaliste laisse pantois.
a écrit le 27/10/2015 à 21:01 :
Alors, pour éviter de devenir religieux, il faut TOUJOURS écouter DEUX sons de cloches. Là, je vous propose ce que dit un ingénieur au Sénat (le gars est dense donc il faut parfois remettre la bande son une deuxième fois histoire de BIEN comprendre ce qu'il raconte. MAIS sur le fond, ce veau n'a PAS trop tort.) : http://videos.senat.fr/video/videos/2012/video12508.html http://www.senat.fr/rap/r01-224-1/r01-224-1.html Et là, TU vois que les politiques SAVENT et se fou.. de nous. Faut bien qu'ils plaisent aux plus riches... C'est EUX qui les payent. Même le fn.
a écrit le 27/10/2015 à 19:46 :
Il doit vraiment y avoir du fric à se faire. Déjà, l'étude c'est : "le Réseau Sortir du nucléaire". Et quand tu lis que les gars préfèrent encore le pétrole, tu vois le déluge. Tiens, en parlant de déluge : il FAUT autant d'électricité au CHARBON en Chine pour fabriquer un photovoltaïque que le carbone qu'il permettra d'éviter. Bilan : zéro. L'éolien, même en Bretagne, ici, je connais les chiffres de production. Hé bien ça reste lamentable. Et je vous explique pas quand il faudra faire l'entretien des éoliennes... Parce qu'il faudrait pas oublier les COUTS comme le stockage des DECHETS nucléides et le démantelage des centrales qui est un boxon innommable. Déjà, la construction, j'en ai ch bavé. Là, la cop21, c'est le g20 de la pollution et pour plaire aux peuples et qu'ils subissent. Comme d'hab.
a écrit le 27/10/2015 à 19:29 :
Bien entendu l'extraction d'uranium, sa purification, son transport, retraitement et stockage de dechets, la construction puis dementelement et toutes les activites annexes necessitant du transport ne genrent pas de C02, on nous prend vraiment pour des c..
Et on ne parlera pas des couts cachés et honteux du nuke : Assurance RC ridicule, demantelement, stockage des dechets sur 5 *2400 ans.
a écrit le 27/10/2015 à 19:28 :
Je crois que le CO2 n'est vraiment pas le sujet que les écolos devraient aborder :

Le bilan carbone du nucléaire français se situe autour de 6-8gCO2/kWh.

Le bilan carbone du photovoltaïque, dixit l'industrie PV elle-même, est plus autour de 45gCO2/kWh. Et ça, c'est pour des panneaux produits en Europe. Si on considère des panneaux photovoltaïques produits en Chine (90% de la production mondiale), on est plus autour des 120gCO2/kWh.

Enfin, c'est grâce à la lutte acharnée des écologistes contre le nucléaire que des pays comme l'Allemagne produisent leur électricité largement à partir de gaz, charbon et lignite...
a écrit le 27/10/2015 à 19:07 :
Pour combattre le réchauffement climatique il faut mettre une taxe sur le carbone. Pour ne pas favoriser le nucléaire, il faut mettre aussi une taxe sur le nucléaire. Cette taxe sur le nucléaire correspond à une rente.
Réponse de le 28/10/2015 à 12:23 :
Les impots sont la pour " financer l'intéret commun à proportion des possibilités de chacun. "

La constitution ne donne donc pas jusqu'ici le pouvoir de taxer les opinions divergentes des minorités - au contraire - meme au nom du consensus scientifique.

Pourquoi sinon ne pas taxer davantage ceux qui se ferment aux avantages du tout numérique aussi? de la langue française ? etc. ?

L’imbécillité politique du milieu scientifique moderne n'impose pas vraiment le respect du citoyen, hors la science en elle-même. On disait jadis "bête comme un peintre". On dira bientôt "bête comme un chercheur".

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :