Les pays du Sud ont plus investi que ceux du Nord dans les énergies renouvelables

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Parmi les pays développés (130 milliards investis, -8%), l'Europe affiche une nette baisse (21%) avec 48 milliards dépensés en 2015.
Parmi les pays développés (130 milliards investis, -8%), l'Europe affiche une nette baisse (21%) avec 48 milliards dépensés en 2015. (Crédits : © cerbere)
Grâce à la Chine, les investissements dans les énergies renouvelables, qui ont atteint en 2015 un record au niveau mondial, ont pour la première fois été plus importants dans les pays en développement que dans les pays développés, indique jeudi un rapport onusien.

Pas très flatteur pour ceux qu'on appelle habituellement les "pays les plus avancés". Le Programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue) indique en effet, jeudi dans un communiqué, que les investissements dans les énergies renouvelables des pays du Sud ont progressé de 19% en 2015 par rapport à 2014, mais surtout, que:

"Pour la première fois en 2015, les investissements dans les énergies renouvelables ont été plus élevés dans les pays en développement que dans les pays développés" et "l'ensemble des investissements dans les renouvelables s'est élevé à 286 milliards de dollars (256 milliards d'euros) en 2015, soit 3% au-dessus du précédent record établi en 2011."

Lire aussi : Les gigantesques promesses des énergies renouvelables

La Chine largement en tête

En 2015, les pays en développement et émergents ont ainsi investi 156 milliards de dollars (+19% par rapport à 2014), la Chine représentant les deux-tiers de ce montant (102 milliards de dollars, +8%).

L'Inde (10 milliards), l'Afrique du Sud (4,5 milliards), le Mexique (4 milliards) et le Chili (3,4 milliards) affichent des investissements en forte hausse, et de nouveaux pays (Maroc, Turquie, Uruguay) "sont entrés dans la liste des pays qui investissent plus d'un milliard de dollars".

L'Europe en fort recul

Parmi les pays développés (130 milliards investis, -8%), l'Europe affiche une nette baisse (21%) avec 48 milliards dépensés en 2015, "le chiffre le plus bas enregistré sur le continent depuis neuf ans, et ce en dépit d'investissements record dans les projets d'éolien offshore", relève le Pnue. Une croissance faible et des politiques de soutien aux énergies renouvelables moins favorables expliquent cette tendance.

Les montants investis sont en progression aux Etats-Unis (+19%, 44 milliards de dollars) et stables au Japon (36 milliards).

Mercredi, The Guardian rappelait que l'Europe, autrefois tête de pont en matière d'énergies renouvelables avait "sombré dans un déclin rapide". Une rechute due en partie à la crise financière mais aussi à la politique instable des Etats européens, créant un "cycle de croissance-décroissance" en encourageant puis tournant le dos à ces nouvelles technologies.

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a écrit le 26/03/2016 à 9:55 :
L'autre constat réside dans le fait que la PARITÉ prix entre ENr et énergies fossiles a déjà basculé !
Désormais , cela coûte moins cher de produire de l'électricité avec l'astre RÊ surtout quand le soleil est généreux comme dans nombre de régions du monde que de construire des centrales classiques au gaz et autres dont les coûts d'exploitation sont très élevés .(sans parler de la dépendance aux pays producteurs de matières fossiles)
Je n'ose évoquer les centrales nucléaires aux coûts exorbitants et qui sont "réservées" aux pays riches mais qui risquent de s'appauvrir avec l'augmentation des frais de fonctionnement et de sécurisation .
Aux sceptiques , je rappellerai ce qui s'est passé dans la téléphonie .
Les coûts d'infrastructures des téléphoniques fixes étaient inaccessibles pour nombre de populations jusqu'au jour où la téléphonie mobile est venue bousculer ... les standards (jeu de mot) .
Désormais , la démocratisation dans la téléphonie est au rendez-vous.
Pour ce qui est des ENr, le constat est le même .
Nous sommes en train de changer d'ère ...
Quant à l'argument des opposants aux ENr (qui pourtant bénéficient en permanence des avantages permis par les satellites eux-mêmes alimentés par ... le soleil) consistant à dire que la fabrication des modules solaires est polluante , je répondrai qu'il faudrait ENFIN comparer les vrais coûts !
Certes tout processus de fabrication a un coût environnemental mais c'est sur l'échelle TEMPS que nous devons raisonner !
Habitant le Nord pas de Calais , hier grâce au soleil printanier , notre combi-solaire a chauffé 300 litres d'eau à 55° permettant une autonomie de deux jours.(douche,lave-ligne et lave vaisselle)
Je voudrai croire en un autre paradigme source d'optimisme , d'emplois non délocalisables , de résilience ,...
Réponse de le 26/03/2016 à 22:28 :
L'eau chaude de votre lave-linge et de votre lave-vaisselle est produite par les appareils car branchés sur la seule eau froide, et non par vos panneaux. Donc votre eau chaude de ces 2 appareils est à 80% nucléaire...
a écrit le 26/03/2016 à 9:20 :
Étonnant, non? Peut-être est ce parce qu'il n'y a eu que 291 heures de soleil en Moselle en 2015, alors qu'on en comptait 550 dans les Alpes Maritimes; alors, entre la Scandinavie et l'Afrique du nord .....
a écrit le 25/03/2016 à 8:54 :
Pas étonnant ! En Chine, les habitants se promènent tous avec un mouchoir sur le nez surtout en ville tellement la pollution y est omniprésente. A tel point que les usines polluantes stockent souvent leurs fumées pour les évacuer de nuit pour contourner la réglementation et éviter les amendes. La Chine, gros producteur et consommateur de charbon ! Ils n'avaient plus vraiment le choix, la population commençait à râler grave !

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