La fin des sanctions contre l'Iran fait chuter les cours du pétrole

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Dimanche 17 janvier, les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe ont fortement chuté avec l'annonce officielle de la levée des sanctions contre l'Iran.
Dimanche 17 janvier, les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe ont fortement chuté avec l'annonce officielle de la levée des sanctions contre l'Iran. (Crédits : Reuters Zora Bensemra)
Le baril de Brent a atteint un plus bas lundi. L'arrivée de l'Iran sur le marché de l'or noir fait craindre une surabondance de l'offre.

La levée des sanctions contre l'Iran est très attendue par de nombreuses entreprises, mais pour les producteurs d'or noir, elle représente une mauvaise nouvelle. Le baril de Brent est tombé brièvement a un nouveau plus bas lundi, passant sous les 28 dollars en Asie sur fond de craintes d'une surabondance de l'offre après la levée de la plupart des sanctions occidentales contre l'Iran.

Pour rappel, la fin de ces sanctions permet au pays de reprendre ses exportations de brut. Mais la perspective d'un retour de l'Iran sur un marché pétrolier déjà saturé par une abondance de l'offre contribue à plomber les cours. Le Brent, référence européenne du brut, pour livraison en mars a ainsi chuté lundi à 27,67 dollars avant de remonter au-dessus de 28 dollars. La dernière clôture du Brent sous les 28 dollars remonte à novembre 2003. Vers 01H45 GMT, le Brent se négociait dans les échanges électroniques en Asie 43 cents en dessous de son cours de clôture de vendredi, à 28,51 dollars. Le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en février cédait quant à lui 35 cents, à 29,07 dollars.

L'Iran va "vouloir proposer des offres attractives"

"L'Iran a d'importants stocks de pétrole en ce moment et est en position de vendre s'il le souhaite, ce qui augmentera nettement l'offre", explique à l'AFP par téléphone Ric Spooner, analyste chez CMC Markets à Sydney.

"La première priorité de l'Iran sera de retrouver sa clientèle et sa part de marché. Les Iraniens vont vouloir proposer des offres attractives pour leurs clients", précise-t-il.

Chute des Bourses des pays du Golfe

Par ailleurs, dimanche 17 janvier, les Bourses des monarchies pétrolières du Golfe ont fortement chuté avec l'annonce officielle de la levée des sanctions contre l'Iran. La Bourse saoudienne, la plus importante des pays arabes, a chuté de 6,5% après avoir ouvert à -5,5%.

L'indice Tadawul All-Shares a perdu plus de 300 points quelques minutes après l'ouverture du marché, sous la barre de 5.500 points, tous les secteurs passant au rouge. Les valeurs pétrochimiques ont dégringolé de 8% et les bancaires de 5,3%.

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Commentaires
a écrit le 18/01/2016 à 20:10 :
L' Iran s' invite dans le conflit du brut....pour eux cela fait 40 ans qu'ils se serrent la ceinture
Ryad est il prêt pour cela rien n' est moins sûr .
a écrit le 18/01/2016 à 11:56 :
Juste retour des choses. Les producteurs de pétrole se sont gavés sur le dos des consommateurs pendant suffisamment longtemps.
a écrit le 18/01/2016 à 9:16 :
Pourquoi craindre une surabondance de l'offre ? Les entreprises opérant dans ce secteur mise à part, l'économie européenne a beaucoup à gagner dans cette histoire.
Qui n'est jamais qu'un retour à la normale, en plus.
Réponse de le 18/01/2016 à 13:45 :
Peut-etre parce que ca signifie aussi baisse des investissements, qui signifient a 2-3 ans baisse de l'offre... car dans le meme temps la production hors OPEP annonce une forte degringolade, apres un periode de latence de 18 mois.
Et la ca va etre tres mauvais pour nous consommateurs.
a écrit le 18/01/2016 à 8:56 :
j'avais lu que l'iran avait fait en novembre un appel d'offre pour 25 millirads sur des projets petrole ou gaz
en clair, ils n'ont pas pour l'instant la capacite d'autofinancer leurs grands projets, et on ne voit pas qui va les financer vu le cours du brut!

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