Macron président : quel avenir pour EDF ?

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(Crédits : Stephane Mahe)
C’est au cours du quinquennat qui s’ouvre que devra être décidé l’avenir du parc nucléaire français, et au-delà, de son exploitant EDF. La faisabilité tant technique qu’économique de la transition énergétique impulsée par la loi d’août 2015 dépend en grande partie de la façon dont ce dossier sera géré.

Dans une lettre adressée à son PDG le 21 avril, la ministre de l'Énergie Ségolène Royal a demandé à EDF de réviser dans les meilleurs délais - notamment sur le nucléaire - son « plan stratégique » destiné à adapter le groupe aux objectifs de la loi sur la transition énergétique d'ici 2018.

« Les actions prévues par EDF ne permettent pas de respecter les objectifs de diversification de la production d'électricité fixés dans la première période de la programmation pluriannuelle de l'énergie [PPE, ndlr] », écrit Ségolène Royal.

« Les conditions ne sont ainsi pas réunies pour que l'Etat puisse constater la compatibilité du plan avec la PPE », ajoute-t-elle.

Ce dernier épisode d'un feuilleton dont la fermeture de Fessenheim a constitué le fil conducteur, illustre bien ce qui attend Emmanuel Macron. Le candidat n'a guère été prolixe en matière d'écologie et d'énergie durant sa campagne, mais, comme l'indique son programme, il s'inscrit dans la droite ligne de la loi de transition énergétique concoctée par Ségolène Royal et adoptée en août 2015. Celle-ci prévoit notamment de réduire la part du nucléaire dans la consommation électrique de 73 % aujourd'hui à 50 % en 2025, de diviser par deux la consommation énergétique finale en 2 050 par rapport à 2012 (avec un objectif de 20 % en 2030), de réduire la consommation énergétique primaire d'énergies fossiles de 30 % en 2030 par rapport à 2012 et de porter la part des énergies renouvelables à 23 % de la consommation finale brute d'énergie en 2020 et 32% en 2030.

À l'inverse d'autres prétendants à l'élection présidentielle, le président a confirmé son projet de fermer les deux réacteurs de Fessenheim. Mais comme l'a montré l'imbroglio autour de ce sujet jusqu'à la toute fin du quinquennat Hollande, cela est plus facile à dire qu'à faire. En outre, selon la Cour des Comptes, c'est entre 17 et 20 réacteurs qu'il faut fermer pour atteindre les 50 % du mix électrique prévus pour 2025. En réalité, plus personne ne croit vraiment à cette date. Mais personne ne croit non plus possible d'entamer cette transition en restant dans le statu quo qui a marqué les cinq dernières années.

Quels mécanismes pour prolonger ou pour fermer les centrales ?

De l'avis général, le nouveau président ne pourra pas faire l'économie de décisions concernant l'avenir du parc nucléaire français. Concernant Fessenheim, il s'agit surtout de choisir les moyens d'acter sa fermeture, le décret publié au Journal officiel le 9 avril dernier n'ayant pas de valeur juridique. Parmi les 56 autres réacteurs qui composent le parc, indépendamment de l'objectif de 50 %, près d'une vingtaine atteindront pendant le quinquennat l'âge de 40 ans pour lequel les centrales ont été conçues à l'origine.
EDF souhaite en prolonger l'exploitation jusqu'à 50 ans, voire 60 comme c'est le cas aux États-Unis. C'est tout l'objet des travaux prévus dans le cadre du « grand carénage », pour un budget évalué à 50 milliards d'euros par l'opérateur et à 100 milliards d'euros par la Cour des Comptes.

« Stratégiquement, il ne faudrait pas attendre 2018 pour se prononcer sur les fermetures à venir » estime Géraud Guibert, fondateur et président de la fondation transpartisane La fabrique écologique.

Mais, comme il l'a répété à Mediapart vendredi 5 mai, Emmanuel Macron le fera « sur la base de ce que dira l'Autorité de sûreté nucléaire [ASN] » et non « sur un plan politique ». Or c'est à partir de 2018 que l'ASN doit rendre un premier avis générique, puis évaluer au cas par cas la faisabilité et les conditions d'une prolongation, notamment les travaux nécessaires. « Se posera alors la question du rapport coût/avantage du grand carénage », explique Corinne Lepage, ancienne ministre de l'Environnement et députée européenne, membre du comité politique du candidat Macron.

Pour Yves Marignac, porte-parole de l'association négaWatt, c'est à ce moment-là qu'il faudra arbitrer entre mettre en place des mécanismes financiers destinés à prolonger les centrales et au contraire accompagner leur fermeture. Mais, si l'ASN se prononce sur la nature des travaux à effectuer, c'est EDF qui en chiffre le coût et d'aucuns soupçonnent l'entreprise de chercher à le sous-estimer, faussant ainsi les bases de la comparaison. « Personne ne sait dire quel est le coût complet du nucléaire », a encore reconnu le candidat face à Mediapart.

L'inconnue Flamanville

Dans ce contexte, le programme d'Emmanuel Macron prévoit de « renforcer les moyens de l'ASN ». Celle-ci manque en effet de ressources humaines et financières pour mener à bien sa lourde tâche. Surtout, « n'étant pas dotée de personnalité morale, elle ne peut ni ester en justice, ni se défendre », déplore l'avocate Corinne Lepage. À l'inverse, son président, lui, porte une responsabilité pénale et civile.

En dehors des visites décennales des centrales atteintes par la limite d'âge, l'ASN doit se prononcer, en principe d'ici à la fin de l'année, sur la conformité de la cuve de l'EPR de Flamanville en cours de construction, à la suite de la détection d'anomalies dans la composition de l'acier de certaines zones du couvercle et du fond de la cuve, révélées en avril 2015. Ses coûts ayant déjà flambé de 3,3 à 10,5 milliards d'euros et la mise en service reportée de 2012 à fin 2018, on peut s'interroger sur ce qu'il adviendrait de ce chantier dans cette hypothèse.

Or, la fermeture de Fessenheim étant subordonnée à la mise en service de Flamanville, c'est tout simplement le coup d'envoi de la transition énergétique qui en dépend. Mais aussi, la situation financière, pour ne pas dire la survie, d'EDF. C'est le plus gros dossier que devra gérer Emmanuel Macron aux dires de tous les observateurs.

« Si l'ASN ne donne pas son accord et s'il faut démonter le couvercle, l'addition augmente encore de deux ou trois milliards, estime Corinne Lepage. Et là, c'est "stop ou encore" pour l'EPR, dont Flamanville doit être tête de série. »

Même si le contrat finalement signé par les Anglais ne subordonnerait plus la construction de Hinkley Point à celle de Flamanville, on peut douter de sa réalisation dans le cas où les Français s'avéreraient incapables de mener cette réalisation à son terme.

Une solution à l'allemande ?

La mauvaise santé financière d'EDF (endettée de 37 milliards d'euros alors qu'elle fait face à de gigantesques besoins d'investissement) peut difficilement se redresser dans un contexte de prix de marché très bas et face à autant d'incertitudes industrielles. Pour Jean-Philippe Tridant Bel, associé en charge de l'énergie au cabinet Alcimed, le salut de l'entreprise requiert « un peu de créativité de la part de l'exécutif ».

Lui propose de séparer ses activités et de créer une structure de défaisance regroupant tous les actifs à risque, comme l'ont fait les Allemands E.ON et RWE.

« Cela permet d'avoir pour les vingt à trente prochaines années une feuille de route gravée dans le marbre et prévoyant les investissements et les désinvestissements. »

Les actifs d'avenir (renouvelables, services, et même réacteurs, dans une logique export) seraient conservés dans une nouvelle entreprise de droit privé.

« Bien sûr, cela revient à casser un monopole et clore le premier tome d'une histoire », reconnaît le consultant. Géraud Guibert ne croit guère à la piste de la scission, qui « reviendrait à reconnaître que le nucléaire, c'est du passé. »

« Il faut assumer de dire aux Français que le nucléaire n'est plus l'alpha et l'oméga de la politique énergétique française et proposer une vraie trajectoire d'évolution, affirme au contraire Yves Marignac. Jusqu'à présent, le politique n'a pas dessiné ce projet industriel de transformation d'EDF qui serait non seulement négociable avec l'ensemble des parties prenantes en interne, mais aussi acceptable et même positif pour le grand public, qui reste très attaché à l'image de l'entreprise publique. »

Comme le relèvent Corinne Lepage et Géraud Guibert, il est aberrant et juridiquement incompréhensible qu'au motif de conflit d'intérêts les administrateurs représentant l'Etat soient écartés des votes concernant les sujets traités par l'Etat. On ne voit cela dans aucune autre entreprise publique. Or c'est pour cette raison qu'en dépit des 84 % qu'il détient dans l'entreprise, l'état n'est pas parvenu à imposer la fermeture de Fessenheim.

« Ce qui a surtout manqué, observe le conseiller maître à la Cour des Comptes, c'est une vraie stratégie d'industrialisation du site suite à la fermeture ». Cette lacune traduit un manque de réelle volonté politique, indispensable pour que l'ensemble des acteurs puissent anticiper les évolutions à venir et les traduire, notamment en mesure de formation et de reconversion. C'est désormais à Emmanuel Macron qu'il revient d'y remédier.

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a écrit le 12/05/2017 à 14:00 :
L’énergie de l'espoir ou du désespoir ?
Plutôt désespérant de ne pas avoir plus de visibilité, pour pouvoir faire les bons choix.

Tous les energéticiens européens ont fait des dépréciations d’actifs (total de 43 milliards en 2015, d’après l’excellent Baromètre-Watts-Next « baromètre des énergéticiens européens »).
En grande partie en raison de la chute des prix de gros de l’électricité
Que se soit EON ou RWE ils se sont séparés de leurs activités d'énergie fossile et conservent les réseaux de gaz et d'électricité, les énergies renouvelables, les services clients.
Engie entame aussi sa mutation et s’inscrit dans la même stratégie, en se désengageant des énergies fossiles, remplacées par les énergies renouvelables et en développant une offre d’infrastructures, smartgrids et services.
La tendance générale est au désendettement, sauf pour EDF, qui est face au fameux mur financier (un rapport de la Cour des Comptes alertait déjà en 2012). Ils ont déjà procédé à une dépréciation des activités d'énergies fossiles, mais le "problème" du nucléaire est il suffisamment pris en compte ? La scission des groupes, c’est aussi une méthode de communication : « on se projette dans l’avenir et on met sous le tapis les vieux modèles polluants et bientôt trop peu rentables ».
Il y a des limites à la dépréciation : autant on peut arrêter une exploitation de charbon, ou couper un robinet de gaz, autant pour le nucléaire, il a la particularité de continuer a coûter, malgré l’arrêt de la production.
La grande différence étant que les énergéticiens Allemands ont déjà largement intégré les dépenses liées à la fermeture des centrales nucléaires, alors que la France reste comme paralysée par son savoir faire et son expertise dans l'atome.
On comprend donc l’intérêt d’EDF et d’autres de continuer à exploiter, tant que ça produit. Mais que ce soit à durée de vie de 40, 50 ou 60 ans, il faudra bien démanteler un jour. L’Allemagne a choisi de créer un fond de gestion pour le transport et la gestion des déchets de 23 Milliards, avec la participation des 4 opérateurs. Le coût total de leur démantèlement nucléaire est évalué entre 50 et 70 Mlds. Leur parc étant moins important 11 GW de puissance, contre 58 réacteurs d’une puissance totale de 63 GW pour la France (la moitié du parc nucléaire Européen).
Résultat, EDF reste parmi les opérateurs avec le plus d’investissements à réaliser, alors que le groupe continue de façon contradictoire à vendre de l’électricité pas chère.
Il est vrai que jusque là les gouvernements successifs n’ont pas aidé à définir une stratégie claire, en mélangeant tarifs réglementés et concurrence.

La solution du courage :

Ne rêvons pas, il faudra augmenter le prix du Kwh, qui est en France exagérément bas. Mieux vaut le faire au plus tôt, avant que d’autres technologies ENR ne viennent disrupter le secteur et rajouter d'autres problèmes.

Il faut des études chiffrées précises, qui intègrent le prix de la sécurisation du nucléaire par le grand carénage et du futur démantèlement. C’est uniquement sur cette base que des choix économiques viables pourront être réalisés. Puisqu’il s’agit d’économie et non pas de voyance ou de croyance. Dans le doute, on pourrait repartir le risque en prolongeant les centrales les plus fiables et en fermant les réacteurs les plus douteux. Mais je ne voudrais pas être à la place de l'organisme qui fera ces choix.


Autre enjeux, l’équilibre des réseaux pour supporter les pics et les creux de production et de surproduction, puisque l’Allemagne s’est déjà débarrassée de MWh produits gratuitement par les ENR. Avec plus de problèmes de déséquilibre que l’on ne croit.

Quels que soient les choix, c’est dors et déjà une course à la performance.
Réponse de le 21/05/2017 à 10:27 :
Je suis d'accord avec vous en ce qui concerne la nécessité d'augmenter le prix de l'énergie électrique. Je pense qu'il faut faire une distinction entre les formes d'énergie, (nucléaire), mais aussi sur la relation entre l'énergie et le travail. C'est un débat complexe. Merci.
a écrit le 12/05/2017 à 11:14 :
Macron a aidé EDF a investir dans les epr anglais, une vraie catastrophe....a l inverse, il a facilite la vente d alsthom aux américains......
En simple, il a tout faux ...et ne comprends,strictement rien ni a l industrie...ni au futur de l énergie, y compris éventuellement le nucléaire, mais sur d autres technologie,comme le thorium....
Hors il s,avere que tous les pays qui vont mieux que nous...ont des bases,de production industrielles bien plus forte....
Et au on ne nous dise pas que c est la faute de la CGT, quant il le faut, elle,sait signer les,accords.....
Je crois plutôt que ce sont un certain nombre,de,dirigeants...qui ne sont pas au niveau, et en prime, pas vraiment aidé par un état qui pense depuis trente,ans que les usines, c est poires pays pauvres.....
a écrit le 12/05/2017 à 10:51 :
Nous verrons bien sur ce dossier si EM est un pragmatique ou s'il cède aux idéologues.
J'ai lu la "France dans le noir" écrit par un expert du nucléaire qui sait de quoi il parle: l'avenir est très inquiétant pas seulement en France, mais en Europe.
a écrit le 12/05/2017 à 9:24 :
EDF: 35 Mds€ de dettes pour un CA de 72 Mds€, une clientèle stable, on crie à la folie.
Altice/Drahi: 50 Mds€ de dettes pour un CA de 20 Mds€, une clientèle qui s'enfuie, on applaudi.
On se demande où est le recul et la logique qui prévalaient "autrefois", avant les attaques incessantes contre une entreprise que la planète entière admire.
Et pour remettre les pendules à l'heure, lecture:
http://www.academie-sciences.fr/fr/Libres-points-de-vue-d-academiciens/libres-points-de-vue-d-academiciens-sur-l-energie.html
a écrit le 11/05/2017 à 22:31 :
Tout le débat est faussé: le nucléaire est une énergie d'avenir. Ceux qui veulent le tuer sont irresponsables. Enlevez le nucléaire en Europe, pas qu'en France, mais aussi en Angleterre, en belgique, en Allemagne et vous avez un effondrement économique: il n'y aura plus d'énergie fiable pour les entreprises, le renouvelable est bien incapable de remplacer le nucléaire actuellement et même dans l'avenir faute de stockage économique et fiable.
Avant de dire que l'on peut se passer du nucleaire, comme tous ces beaux parleurs, attendons que l'Allemagne ferme ses réacteurs et voyons comment ils s'y prennent réellement sans importer de l'électricité nucléaire de France tout en fermant ses centrales à charbon et au lignite.
Réponse de le 12/05/2017 à 13:28 :
C'est certains qu'à balancer des intoxs vous faussez le debat. Vous vous rappelez que L'Allemagne doit sortir du nucleaire en 2022 au moins et que le 1er des 6 reacteurs suisse doit s'arreter en 2019 ?
Les EnR sont passées de 5 à 30% en Allemagne et y coutent desormais moins cher a produire puisque les appels d'offre eolien en mer de avril 2017 ont revelé un besoin de soutien d'état de 0 c€ / kWh.

Repeter mille fois une fausseté n'en fait pas une verité.
Réponse de le 12/05/2017 à 14:09 :
Vous faîtes comment quand il fait -10 et qu'il n'y a pas un poil de vent ?
Tant qu'on ne saura pas stocker l'électricité, le nucléaire, et où l'énergie fossile seront indispensables.
a écrit le 11/05/2017 à 19:42 :
Comme toujours avec les socialistes ou des cousins proches, c'est une question de courant.
a écrit le 11/05/2017 à 17:29 :
L'énergie n'est pas une marchandise ordinaire soumise aux lois du marché. Elle doit être comparée au travail. Il faut de plus distinguer l'énergie qu'on importe et celle qu'on produit. L'énergie que nous produisons est une richesse. Il faut laisser s'exprimer les spécialistes de l'énergie qu'il ne faut pas confondre avec les écologistes. Il existe une note (n°6 du CAE) qui traite de cette question. Pourquoi certains ne veulent pas en parler? Ils vont contre l'intérêt des Français. Mais comme les Français n'y comprennent rien dans ce domaine!!!
Réponse de le 12/05/2017 à 8:19 :
Suite. Il est indispensable de publier cette note n°6 du CAE pour l'expliquer aux Français. Il suffit de la page 12. C'est d'un niveau accessible à tous les Français.
a écrit le 11/05/2017 à 17:03 :
Si ça suit "l'exemple" d'Areva : "champion du nucléaire, champion du nucléaire, champion du nucléaire", et plop faillite avec tout le Barnum a la charge de l'Etat...

Déjà c'est bien parti : une boite surendettée avec une valorisation de 20 milliards qui doit mettre 50 (source EDF) à 100 milliards (source cours des comptes) sur la table pour seulement augmenter la durée de vie de ses centrales de 10 ans.
35 milliards enterré à Bure pour au final, tout ressortir et stoker en surface. Vu que toutes ls tentatives d'enfouissement on tournées au fiasco partout dans le monde.

Quand on vois en plus les boites allemandes du secteur qui on provisionné de 2 à 3 fois plus qu'EDF et qui seraient quand même en faillite si l'Etat allemand ne venait pas régler l'addition. La seule question c'est QUAND EDF va faire faillite et combien l'Etat Français est près à y perdre.
Déjà pour tenir jusqu'en 2021 4 milliards d'AK, + 4Milliards de dividendes en actions...
Réponse de le 11/05/2017 à 22:20 :
Votre dernière remarque manque de logique: 4 milliards de dividendes sont bien arrivés de et restes dans l'entreprise:, il n'y a aucun pb là dedans
Réponse de le 11/05/2017 à 22:32 :
Votre dernière remarque manque de logique: 4 milliards de dividendes sont bien arrivés de et restes dans l'entreprise:, il n'y a aucun pb là dedans
Réponse de le 14/05/2017 à 11:00 :
4 milliards de div en actions, c'est juste un jeux d'écriture pour ne pas sortir de cash tout en gardant l'illusion d'un dividende élevé. Vu la situation le dividende devrait être supprimé. Mais c'est sans doute trop douloureux psychologiquement pour certain.

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