Qui doit financer le soutien aux énergies renouvelables ?

 |   |  683  mots
Le coût du soutien aux énergies renouvelables est aujourd'hui répercuté sur les factures des particuliers.
Le coût du soutien aux énergies renouvelables est aujourd'hui répercuté sur les factures des particuliers. (Crédits : J. C./La Tribune)
La Commission de régulation de l'énergie évalue à près de 8 milliards les charges de service public de l'énergie, qui englobent le financement des énergies renouvelables. La prochaine loi de finances devra déterminer quelle part sera répercutée sur la facture du consommateur.

Le gouvernement l'a annoncé vendredi : les tarifs réglementés de l'électricité, appliqués par EDF à 27 millions de foyers, augmenteront de 1,7% au 1er août dans le cadre de la révision annuelle de ces tarifs. Dans sa décision parue vendredi au Journal officiel, le ministère de la Transition écologique et solidaire explique que les tarifs «sont fixés conformément à la proposition de la Commission de régulation de l'énergie» (CRE).

Cette hausse a pour objectif d'achever «le rattrapage des montants liés à l'insuffisance des tarifs au titre de l'année 2012» selon la note de la CRE.

Mais d'autres augmentations pourraient suivre. En effet, alors que le ministère de la Transition écologique et solidaire publiait une liste de 77 lauréats pour le deuxième appel à projets d'installations photovoltaïques au sol de grande puissance pour un volume de 500 MW, une délibération de la CRE publiée le 28 juillet annonçait une forte augmentation à venir du coût du soutien aux énergies renouvelables.

Selon cette délibération, l'État devra en 2018 compenser EDF à hauteur de 7,93 milliards d'euros au titre des charges de service public de l'énergie, soit une hausse de 17% sur un an.

Ce montant se compose pour 69% du soutien aux énergies renouvelables, dont 39% pour le solaire photovoltaïque et 19% pour l'éolien, pour 18% de la péréquation tarifaire dans les zones non interconnectées (outre-mer, etc.), pour 9% du soutien à la cogénération (production de chaleur et d'électricité), pour 2% des tarifs sociaux et pour 1% du soutien à l'injection de biométhane dans les réseaux de gaz.

Jusqu'à présent baptisées CSPE (Contribution au service public de l'électricité), ces charges étaient intégralement répercutées sur la facture des consommateurs résidentiels. L'an dernier, le montant de la CSPE était resté stable à 22,5 euros par mégawattheure consommé, soit environ 16% de ces factures.

Jusqu'à 2015, le montant de la contribution était évalué par la CRE, mais fixé par le gouvernement.

45 milliards d'euros sur les 5 prochaines années

Toujours calculé par la CRE, en fonction de l'état actuel du parc et des prévisions d'évolution selon la tendance actuelle de développement, son financement sera désormais fixé par le Parlement. Celui-ci devra donc déterminer dans le cadre de la loi de finances, à quelle hauteur ce montant sera effectivement financé via une taxe appliquée sur la facture d'électricité des consommateurs.

Par ailleurs, la CRE a prévenu que dans le sillage de la montée en puissance des énergies renouvelables, les charges de service public de l'énergie devraient atteindre environ 45 milliards d'euros sur les cinq prochaines années. Leur montant atteindrait ainsi 10,16 milliards d'euros pour l'année 2022.

Généraliser les appels d'offres

Comme l'avait déjà annoncé son président Jean-François Carenco il y a quelques semaines lors de Rencontres parlementaires des énergies renouvelables, la CRE recommande donc "la généralisation des appels d'offres à l'ensemble des filières matures et concurrentielles". En attribuant les projets aux meilleures offres (notamment sur le plan tarifaire), ce système s'affranchit des tarifs de rachat auxquels EDF a l'obligation de racheter la production d'énergie renouvelable dans le cadre de contrats de 15 ou 20 ans, et donc de limiter la hausse de la CSPE.

Les projets lauréats du dernier appel d'offres d'installations solaires au sol dévoilées le 28 juillet montrent d'ailleurs une baisse des prix significative, avec un prix moyen proposé par les lauréats de 63,9 euros/MWh pour l'ensemble des projets et de 55,5 euros/MWh pour les installations plus importantes d'une puissance comprise entre 5 et 17 MW. Cet appel à projets s'inscrit dans l'appel d'offres pour un volume total de 3.000 MW lancé en 2016. Une troisième période de candidature dont la clôture aura lieu le 1er décembre prochain portera également sur une puissance de 500 MW.

Au même moment, une étude du cabinet Gfk pour Cofidis Retail « Les Français et l'énergie : usages, dépenses, rénovation » nous apprend que les Français seraient 70% à vouloir recourir à ce type d'énergie dans le futur.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/08/2017 à 11:45 :
@ Roberton: votre étude date de 2011 et n'est pas sectorielle donc évoquer le recyclage des terres rares en incluant des téléviseurs ou des téléphones etc n'a rien à voir avec les renouvelables où les quantités sont plus importantes. La quantité de Néodyme par exemple dans certaines éoliennes rend son recyclage incontournable. Et les taux selon les métaux varient selon les pays. On atteint par exemple des taux de 78% de recyclage pour le métal en Europe en amélioration chaque année. Pour le cuivre "tous secteurs confondus" on est à 45% en Europe mais encore seulement 31% aux Etats-Unis. Pour les renouvelables la filière est recyclable autour de 97% en moyenne mais le marché n'est pas encore significatif puisque récent. Voyez des groupes comme Morphosis en France et à l'international qui s'y développent et les taux élevés qu'ils obtiennent dans leur processus de recyclage avec des puretés de plus de 99%. Métal par métal ou matière par matière il faut regarder les données récentes comme sur ce site entre autres : http://www.recyclinginternational.com/recycling-news/10405/ferrous-metals/europe/apeal-steel-039-ideally-positioned-039-reach-ambitious-recycling-rates
a écrit le 13/08/2017 à 3:17 :
@Pierre2
Taux de recyclage, bien loin de ce que vous pensez.
https://www.wrforum.org/uneppublicationspdf/recycling-rates-of-metals/
a écrit le 04/08/2017 à 22:19 :
@ que d'erreurs : Post sans fondement tiré entièrement de votre imaginaire et ne répondant pas à la réalité. Le nucléaire ne s'exporte pas car il ne peut résoudre les problèmes techniques de déchets, de risques et de coûts (depuis des décennies). Regardez les comptes de Toshiba, Areva, Westinghouse, EDF etc au poste "nucléaire". L'Allemagne a augmenté sa consommation de charbon de "seulement" 5% quand la France l'a augmentée de 37% dans le même temps = ce ne sont pas les renouvelables la cause (elles n'ont pas besoin de charbon ni de fossiles, seulement de stockage comme le nuxcléaire) mais le bas prix du charbon. Les Etats-Unis abandonnent le nucléaire depuis bien avant l'arrivée de Trump, car le nucléaire est dangereux, ils n'ont pas trouvé comme tous les autres pays au monde des sites de stockage satisfaisants et définitifs et il n'est pas assez compétitif. Si les producteurs d'énergies doivent financer leurs déchets alors le nucléaire doit financer les siens pendants plus de 100.000 ans, vous êtes sérieux avec la réalité ??? Les producteurs de renouvelables se tournent vers les renouvelables alors que les subventions baissent partout et son souvent même absentes. Les allemands ne sont pas dans une impasse pas plus que les 195 pays qui font des renouvelables et qui pour certains ont commencé depuis les années 70, sinon ils changeraient de cap et vous vendriez votre nucléaire dépassé dont les prix explosent. Bref vous mentez au lieu de voir les faits et vos arguties s'effondrent toutes face aux réalités.
a écrit le 04/08/2017 à 9:50 :
La preuve de la rentabilité du nucléaire, vous l'aurez d'une part quand les subventions aux renouvelables payées à l'insu de leur plein gré par les consommateurs, cesseront, et que d'autre part une vraie taxe carbone obligera les producteurs d'énergies fossiles à financer leurs déchets.
Vous l'aurez aussi quand les 6 EPR démarreront et produiront leurs MWh décarbonés et pilotables. A ce propos vous confondez les prix de vente du futur kWh anglais avec son coût de production : EDF a bien le droit de faire du business, non ? Et si les groupes énergétiques comme EDF se tournent vers l'industrie des renouvelables et du stockage, c'est parce que c'est la seule façon d'y avoir des revenus garantis par des subventions inespérées dans une UE d'obédience libérale, et qui distordent totalement le marché de l'énergie. Car cette Europe a cédé aux exigences allemandes et à ses peurs irraisonnées du nucléaire civil.
Vous l'aurez enfin quand les pays comme l'Allemagne seront bien avancés dans l'impasse des énergies intermittentes et auront le choix entre rester définitivement les plus gros pollueurs des la planète avec leurs centrales au lignite ou redémarrer du nucléaire.
Vous citez en fin de post l'abandon de la construction de deux réacteurs aux USA : c'était inéluctable dans un pays dont le président est climato-sceptique et où les gaz et pétroles de schiste sont près de 3 fois moins chers que chez nous ! La logique économique à court terme a prévalu, c'est le moteur de nos amis américains. Espérons que, l'idéologie Verte venue d'Allemagne une fois démasquée, nous réfléchirons à l'avenir de la planète et des futures générations.
a écrit le 03/08/2017 à 10:26 :
Le nucléaire ne s'exporte pas et n'est pas rentable, c'est la réalité vérifiable, contrairement à ce que tentent d'affirmer les rentiers de ce lobby dépassé, sinon pourquoi Westinghouse, Toshiba, Areva, EDF etc ont de telles difficultés financières (qui nécessite des renflouements par des fonds publics puisque par exemple l'Etat est à 86% actionnaire d'EDF) et n'exportent pas. Pourquoi après études les suisses, américains, coréens et la majorité de nos voisins européens, comme la majorité des pays dans le monde abandonnent ou ne choisissent pas le nucléaire. Pourquoi les allemands, les autrichiens, les danois etc persistent dans les renouvelables depuis le début des années 70 et 90 si c'était un si mauvais choix. Pourquoi le prix de l'électricité produite par un EPR (environ 130 euros le MWh) est-il systématiquement largement supérieur (quasiment d'un facteur 3, sans compter tous les autres frais non inclus: déchets d'ultra longue durée, démantèlements, risques) à celui des énergies renouvelables dont les prix continuent de baisser. Pourquoi les budgets relatifs aux centrales nucléaires explosent chaque fois d'un facteur de 3, 4 et plus, de même que les coûts de production. Pourquoi les frais réels des déchets, démantèlements, risques sont chaque fois sous estimés, particulièrement en France comparé à d'autres pays, et chaque fois eux aussi revus à la hausse (voir la différence des coûts prévisionnels et réels des démantèlements en cours). Pourquoi les allemands nous dépassent en efficacité énergétique et sont leaders mondiaux dans ce domaine. Pourquoi le prix de notre électricité grimpe et va grimper durablement quand celui des pays qui ont choisi la transition vers les renouvelables commencent à voir les leurs (hors taxes donc coûts réels) baisser ou sont déjà inférieurs aux nôtres et sont meilleurs en efficacité énergétique donc consomment moins par habitant (en données corrigées des différences climatiques) alors qu'ils partaient de bien plus loin que nous de part leurs ressources, histoire, industrie etc. Pourquoi les groupes énergétiques mondiaux se tournent vers les renouvelables et le stockage et sont en croissance sur ces secteurs alors qu'il y a des appels d'offres ou les renouvelables sans subventions remportent chaque fois les marchés et battent des records en terme de prix bas comme on peut vérifier régulièrement. Bref il faut ouvrir les yeux sur les réalités en cours et cesser ce lobbying nucléaire basé sur les méthodes de l'industrie du tabac et des climato-sceptiques. Une preuve de plus que le nucléaire n'est pas rentable et pourtant dans un pays qui l'a développé depuis longtemps: http://www.liberation.fr/futurs/2017/08/01/usa-la-construction-de-deux-reacteurs-nucleaires-abandonnee_1587458
a écrit le 02/08/2017 à 10:02 :
Ne dites pas n'importe quoi, Engie n'a rien démontré, il vend ses renouvelables comme cadeau bonux de son gaz émetteur de CO2.
L'Allemagne est dans une impasse avec ses centrales au lignite dont elle ne peut se défaire.
Le nucléaire, après avoir tiré les leçons de l'EPR, s'imposera comme la seule solution technique, économique et écologique (pas besoin de fossiles pour compenser l'intermittence).
Le lobby des idéologues Verts finira par admettre le principe de réalité.
Réponse de le 03/08/2017 à 10:32 :
Les renouvelables se développent bien plus vite et bien plus largement que le nucléaire dans le monde, l'Allemagne n'est pas dans une impasse sinon elle aurait changé d'avis depuis le début 90 et elle persiste et signe comme 195 pays au monde qui font des renouvelables et de plus en plus. N'inversez pas les réalités pour tenter de maintenir vos rentes de pollueurs qui rejettent leurs déchets dans l'océan comme à Fukushima en ce moment.
a écrit le 01/08/2017 à 22:53 :
Les consommateurs et les pollueurs (énergies fossiles, taxe CO2) doivent financer la transition vers les énergies renouvelables, recyclables et sans risques. Les énergies renouvelables sont bien moins chères que le nucléaire d'un facteur de près de 3 comparé à un EPR. L'Allemagne a récemment augmenté sa consommation de charbon de 5% la France de 37% donc rien à voir avec les renouvelables. La facture énergétique des allemands est inférieure à la nôtre car ils sont désormais leader en efficacité énergétique. Le nucléaire ne s'exporte pas, est en déficit, son prix ne va que s'accroître, c'est donc la fin annoncée pour le nucléaire dont les risques en plus et les coûts augmentent avec le vieillissement du parc. Les renouvelables peuvent s'envisager à 100% comme de nombreuses études scientifiques (plus de 12 pour la France) le démontrent avec une large marge de manoeuvre et de choix d'options. Engie a ainsi démontré que la région Paca, entre autres, pouvait passer à 100% renouvelables d'ici à 2030 avec en plus une électricité moins chère de 20% comparé au nucléaire actuel largement amorti. Donc stop au lobby nucléaire et rentes de situation du recyclage uranium et déchets radioactifs pour plus de 100.000 ans. De même que stop aux dépenses dans ce secteur sans avenir que la Chine a absorbé comme le TGV pour ses propres besoins.
Réponse de le 02/08/2017 à 10:23 :
Vous faites dans la fake news systématique.
Cout du nucléaire - faux. L'électricité française est la moins chere d'Europe car elle est nucléaire.
Facture énergétique allemande moins cher ? FAux. La consommation moyenne par foyer allemande/France est similaire mais plus cher de 25% en Allemagne.
Le nucléaire ne s'exporte pas ? Faux. Une cinquantaine de réacteurs en construction, dont certains par Areva ou avec le soutien de l'ingénierie d'EDF.
Le renouvelable à 100% ? Le scénario Negawatt l'envisage à 2050, mais avec au passage une diminution de 50% de la consommation énergétique, la reconstruction de toutes nos villes, et surtout le développement de technologies de stockage électrique non existante aujourd'hui. Aucune marge de manoeuve, objectif super ambitieux et de fait non atteignable.
Le scénario PACA 100% ENR ? Oui, mais avec le développement d'une technologie de stockage électrique qui n'est pas opérationnelle ni rentable.(production de CH4 par électrolyse de l'eau ). Et PACA a du soleil, mais le prix du foncier est tel et les blocages locaux si importants (paysages etc...) que couvrir la région de panneaux, c'est pas gagné.
Bref, vous fantasmez
a écrit le 01/08/2017 à 18:31 :
Grosse omission dans cet article : on y parle des prix en baisse de ces énergies intermittentes (dont la production dépend de la météo), ce qui est exact. Mais aujourd'hui EDF est obligé de racheter au prix fort les MWh produits, et de compenser avec ses propres centrales "pilotables" les variations aléatoires des productions solaire ou éolienne.
Demain, non seulement EDF ne sera plus tenue d'acheter cette production "de mauvaise qualité" mais elle fera payer cher l'aptitude de ses centrales hydrauliques et nucléaires à compenser cette intermittence.
Le prix d'achat de l'électricité n'a pas fini d'augmenter à cause de l'idéologie de ceux qui nous gouvernent, car en France nous n'avons nullement besoin des énergies renouvelables chères et intermittentes.
L'Allemagne qui arrête son nucléaire n'a pas le choix, et pour compenser l'intermittence de ses éoliennes, utilise des centrales au charbon très polluantes.
Moralité : ne suivons pas le chemin de nos voisins allemands, arrêtons de développer le solaire et l'éolien tant que ces énergies seront chères (et donc subventionnées par les consommateurs via des taxes) et que le problème de l'intermittence ne sera pas résolu par des technologies de stockage de masse de l'électricité, qui restent à inventer.
Et tirons profit de notre parc hydraulique et nucléaire qui ne pollue pas, n'émet pas de CO2, et produit de l'électricité à prix imbattable.
a écrit le 01/08/2017 à 18:10 :
A un prix marché EPEX de 3,5 c€ / kWh, les appels d'offre à 5,5 coutent de moins moins cher, EDF etant imposé de l'obligation d'achat et compensé de la différence. Le tarif equi valent au debut etait de 32 c€ / kWh. On est donc passé a un cout pour la collectivité de 28 c€ à 2.
Ca pourrait etre souligné non ?

De plus les hausses a venir de CSPE seront dues en grande partie aux 6 projets eoliens en mer payés 18 c€ / kWh que EDF EN a remporté. EDF est donc largement gagnant dans l'affaire.

Enfin, en 2026, dans 9 ans les premieres centrale solaires sortiront de l'obligation d'achat, la CSPE baissera alors mais un secteur aura ete lancé pour peut etre le 20eme de ce que nous aura couté le nuke.
Réponse de le 01/08/2017 à 21:51 :
Rappelons que le seul secteur à avoir été créé est l'installation des éoliennes et du solaire, leur construction se faisant quasi totalement à l'étranger malgré toutes les (coûteuses) politiques incitatives.

Et si les ENR ont coûté "20 fois" moins cher que le nucléaire, il faut mettre ce chiffre en rapport avec l'énergie produite, sans commune mesure.
Réponse de le 01/08/2017 à 23:22 :
Faux : l'éolien concerne plus de 900 entreprises en France et plus de 15.000 emplois, et le secteur est en croissance. Quant au prix du MWh il est acheté à 71 euros pour l'éolien onshore, il est à moins de 60 euros pour le solaire et continue de baisser, à comparer à environ 130 euros le MWh pour un EPR. Donc même avec stockage l'avantage est aux renouvelables y compris par quantités produites d'où l'orientation des opérateurs dans le monde vers les renouvelables et l'abandon de projets nucléaires comme encore aux Etats-Unis ces jours-ci.
Réponse de le 02/08/2017 à 2:41 :
Le stockage par batteries de 100MWh, comme en cours d'installation par Tesla en Australie du Sud par exemple, coûte 250$ par kWh installé, soit de l'ordre de 200€/MWh stocké.

C'est donc minimum 10 fois trop cher pour permettre à du solaire ou de l'éolien d'être rentable avec.

Par ailleurs, les capacités mondiales de production de lithium vont probablement à peine suffire pour permettre la fabrication des batteries de voiture.

On ne pourra donc physiquement pas produire en plus des milliers de TWh de batteries pour sécuriser un mix électrique mondial assuré par du solaire et de l'éolien.
Réponse de le 03/08/2017 à 10:46 :
Pour info les batteries de flux (zinc-iron flow battery) de VIZn Energy, entre autres, permettent un prix de 33 euros le MW/h (40 USD) comme vous pouvez vérifier et l'Australie dispose de plus de 35 fois ses capacités de stockage nécessaires en seules step si vous daignez vous informer mieux sur les réalités du stockage qui ne se limite pas aux batteries dans le monde et dont le marché grimpe depuis plusieurs années non sans raisons.
a écrit le 01/08/2017 à 13:02 :
Leçon d'histoire et de l’intérêt de l’analyse. Cela mérite une longue séance, puisque c’est un cas d’école de ratages politiques, plus qu’industriels ou économiques.

Plutôt que du comment on paye, il faudrait s’intéresser au pourquoi ?

En dehors du développement utile des énergies renouvelables, on paye aussi quelques années d’errements, de restrictions, de délabrement, puis de surcompensations.

Où après la politique du "tout nucléaire" on se rendit compte du risque de tout miser sur une seule technologie et du retard des énergies renouvelables en France, par rapport aux objectifs européens (hors hydroélectrique), objectifs qui d’ailleurs n’avaient rien de très ambitieux.

Côté énergies renouvelables, la mobilisation enthousiaste et bénéfique de M. Borloo permit de rattraper des années de retard. Mais à quel prix ? des tarifs de rachat à 60 centimes le KWh pour le photovoltaïque (les plus élevés au monde) ont été nécessaires pour insuffler une dynamique. Dynamique dont ont également bénéficié nos opérateurs nationaux. Même si parfois ils n’avaient pas l’habitude, ni la vision ou la motivation pour ces « petits projets » peu rémunérateurs et par trop décentralisés.

Les prévisions de progression de la CSPE ont vite fixé les limites de ce modèle sur le long terme. Ce qui amena le gouvernement de l’époque à donner un coup de volant en sens inverse. Avec comme effet immédiat de complètement déstabiliser des filières à peine renaissantes en France, alors qu’une simple régulation aurait suffi (à voir comment procédèrent d’autres pays dans le monde).

Rien d’étonnant à cela car on assiste souvent à ces postures politiques, plus en adéquation avec des coups marketing ou des "plans spatiotemporels", qu’avec l’unité du temps industriel et la R et D.
Une méthode qui donne souvent lieu en France à des épiphonèmes ou des dispositifs disproportionnés, en lieu et place du simple plan d’évolution raisonnable. Quel que soit le secteur d’activités : l’immobilier, l’industrie, les technologies, etc…et depuis quelques années même le régalien y est confronté : l’éducation, la sécurité. Comme si on était revenus dans l’après guerre et les recettes du passé (à trop vouloir remonter le temps, ne risque t’on pas de se retrouver dans de sombres périodes ?).

Le conservatisme est certainement à l’origine de ce "mal retardataire" et de ces tentatives de rattrapage "Proustien". Donnant lieu à des relances ponctuelles mal adaptées, ciblant un acteur particulier, se transformant parfois en effets d’aubaines ou en fiascos financiers.
Non pas que les lois du marché soient plus justes, mais elles ont le mérite de respecter une forme de cohérence et se confrontent rapidement à l’obligation de résultats, concurrence oblige.


Nous voilà dans le temps présent et le constat qu’il n’est rien né de ces errements et autres politiques de gribouilles. Ni un leader national tels Suntech, Sunpower, ou les européens SMA et Ingeteam, ni de l’avance technologique. Tout juste de multiples couches de procédures et réglementations, qui font que si on pouvait les breveter et les exporter nous pourrions facilement redresser la balance commerciale du pays.
Un manque de vision et de cohérence, quasi répétitif, mais heureusement de temps en temps compensé par un vrai capitaine d’industrie, tel un Louis Schweitzer ou un Carlos Ghosn, qui soit dit en passant méritent largement leurs salaires et leurs primes.
a écrit le 01/08/2017 à 12:56 :
J'ai oublié d'indiquer le nom de l'entreprise française qui fabriquait ses mats: FranceEole au Creusot
a écrit le 01/08/2017 à 12:54 :
Pendant ce temps la seule société française fabricant des mats d’éoliens attend le verdict du tribunal de commerce. Une seule entreprise est candidate à la reprise mais pas pour fabriquer des mats d’éoliens. J’ai du mal à croire les discours ambiants. Demain la France ira mieux, les entreprises vont embaucher. On nous dit qu’il faut s’orienter vers les nouvelles technologies. La transition énergétique est un beau projet d’avenir. Malheureusement, il faut importer. Pas de filière éolienne française. C’est aussi le cas pour le photovoltaïque. A part localement, c’est le grand silence sur ce problème. Voilà un sujet qui devrait intéresser les médias, au moins pour nous expliquer pourquoi on en ait arrivé à cette situation.
Réponse de le 01/08/2017 à 14:53 :
Vous avez raison on aurait pu espérer que toutes cette gabegie serve au moins à développer l'activité, mais les éoliennes sont allemandes,et les panneaux photovoltaïques sont chinois On a bien une compétence dans le nucléaire, mais il faut arrêter d'en parler.
Aucune cohérence dans cette politique, à part taxer, la chose que l'on sait le mieux faire au monde : rien.
a écrit le 01/08/2017 à 12:04 :
Article intéressant, merci de nous rassurer en précisant que la CSPE est restée stable en 2016 . Vous auriez pu dire aussi qu' elle existe depuis 2002, et qu'elle a déjà augmentée de 650 % et que cette taxe est elle même soumise à la TVA.
Il faut que le consommateur moyen comprenne que l'électricité sera de plus en plus cher dans les années à venir.
On pourra remarquer aussi que l'impact de cette politique sur le climat sera nul, voir négatif, surtout pour le photovoltaïque.
Réponse de le 01/08/2017 à 18:04 :
Le gros malin que vous etes va-t-il nous enseigner le comment de ses affirmations ? J'en doute tres fort.
Par contre factuellement je peux affirmer que les premieres centrales solaires ayant été mises en service en 2006, elles cesseront d'etre aidées en 2026,d ans 9 ans. Leur tarif etant de 60 c€ / kWh pour un prix de marché de 3, il y aura un baisse drastique de la CSPE, Ce sont des centrales que l'on suit et qui s'adjoindront des batteries, on s'y prepare deja.
Donc stop intox.
a écrit le 01/08/2017 à 11:37 :
Il serait absurde que ce soit les factures d'électricité qui supportent les subventions publiques pour les énergies renouvelables sachant que 95% de l'énergie électrique en France est décarbonée . Ce serait un très mauvais signal du ministre de l'écologie qui prétend lutter contre le réchauffement climatique. Le but des énergies renouvelables doit être de substituer gaz et pétrole et pas l'électricité. Non à la main-mise des lobbys gaziers sur l'état.
a écrit le 01/08/2017 à 10:44 :
La csg 1.7 % électricité 1.7 % gel des retraites même pour octobre avec une tevalorisation de 09% Traduit part 0.15 2 € des mutuelle santé inflation plus 1.6% 2017 la france vas mâle avec macro c'est pas finis pour les pauvres la précarité avec macron fin qu Ain quenà part 10
a écrit le 01/08/2017 à 8:45 :
la réponse est évidente ce sera une fois de plus le con sommateur! cela peu paraitre logique si ce n'est que c'est l'ensemble des consommateurs qui vont financer les rentes de situation des petits malins qui ont créé des sociétés pour promouvoir les énergies renouvelables alors qu'en réalité c'est du placement financier avec recette garantie. Combien de gros agriculteurs et de sociétés créées pour la circonstance vont ainsi bénéficier des laresses des consommateurs? De même pour les particuliers qui ont installé des panneaux phtovoltaïques ce sont les plus aisés et ceux qui ont un toit bien orienté qui vont en bénéficier tout cela payé par tous les consommateurs même les plus modestes. Quant au sondage qui dit que 70% des français sont favorables aux énergies renouvelables si l'on pose la question en leur disant que cela va entraîner un doublement du prix de l'électricité sur que ce pourcentage sera au moins divisé par deux!
a écrit le 01/08/2017 à 7:02 :
Qui doit financer ? les consommateurs et par ailleurs les énergies polluantes (hausse de taxe C02 etc). Les énergies renouvelables sont un investissement gagnant puisque la ressource est gratuite et qu'elles sont recyclables. Le MWh solaire est autour de 60 euros et continue de baisser. L'éolien onshore autour de 40 euros le MWh (prix d'achat actuel 71 euros). Le stockage peut être à moins de 25 euros le MWh. Celui d'un EPR récent autour de 130 euros le MWh (totalité des coûts et risques non inclus). De plus les renouvelables vont de pair avec une meilleure efficacité énergétique et donc baisse de consommation et de la facture. Par exemple les particuliers allemands paient plus cher au KWh mais consomment moins au final donc leurs factures d'énergie sont au final inférieures aux nôtres. Par contre les nôtres augmentent avec le vieillissement du parc nucléaire, le nucléaire étant toujours plus cher en début et fin de vie.
Réponse de le 01/08/2017 à 15:36 :
Si vous connaissez une techno qui permet de stocker le MWh à 25 euros, dites nous laquelle.
Réponse de le 01/08/2017 à 17:51 :
Ils sont forts ces Allemands ! Le KWh coûte le double de chez nous et ils payent moins au final !!! La plupart de mon électroménager est Allemand, alors je ne devrais payer en France que quelques Euros mensuellement. Eh bien non, ce n'est pas le cas ! Il doit y avoir une grosse faille dans le raisonnement !!!
Réponse de le 01/08/2017 à 23:04 :
En Allemagne par exemple, leur facture de l'énergie au global n'est pas plus chère, bien que le prix de l'électricité au Mégawatt/heure est plus élevé. Mais ils consomment moins, grâce à des mesures d'économies d'énergies efficaces. Voir : http://www.ladepeche.fr/article/2017/07/11/2610497-corine-dubruel-prix-energie-nucleaire-reflete-realite.html
Réponse de le 01/08/2017 à 23:14 :
C'est notamment une question de quantité. De nombreuses technologies de stockage sont concernées selon les endroits où elles sont utilisées : CAES, Step, LAES, ice, molten salts, stockage de chaleur d'été pour l'hiver comme Drake Landing dans l'Alberta au canada (couverture chauffage ECS 100%), certains types de batteries de flux etc Voir : Now, utilities can add energy storage to a wind or solar farm at a lower price than coal-fired generation (6¢/kWh per Bloomberg New Energy Finance), paving a clear path toward 100 percent renewable penetration. This calculation is independent from any additional revenue streams derived from the ancillary services made possible by ViZn battery systems.
a écrit le 01/08/2017 à 0:15 :
j'aimerai avoir la fiche technique du sondage. ca pue la manipulation de l'opinion pour lui faire passer une hausse des prix. les ecolos representent 2 % de l'opinion et font plus de degats que s'il avait la majorité. il faut dire que les politiques n'ayant plus de vision de la société , autant parler d'ecologie surtout quand ca fait de l'argent aux amis de Vinci ...
a écrit le 31/07/2017 à 20:03 :
Mais bien sur encore une fois une manip de l'opinion publique !70 % des français serraient pret à utiliser cette énergie dans le futur !!!!!!On leur a dit que cela coutera nettement plus cher que maintenant !L'energie doit etre la moins chere possible pour les consommateurs dans tous les cas de figures et encore une fois on va etre la vache à lait du lobby écolo !Ca commence à bien faire ..........
Réponse de le 31/07/2017 à 23:01 :
vous l'avez bien gobé le lobby écolo!
parce que vous croyez que les financiers sont ecolos?
c'est moche la naïveté
a écrit le 31/07/2017 à 18:33 :
45 milliards ( sans doute plus) qu'on pourrait économiser rien qu'en arrêtant cette lubie !
a écrit le 31/07/2017 à 17:16 :
Mme Royal n'avait pas prévu que les nouvelles augmentations de CSPE allaient basculer vers les factures de gaz ? Sinon les factures d'électricité allaient enfler, côté taxes subventionnant les énergies renouvelables (20% sur la mienne (pas chez EDF), 10% de taxes annexes sur le gaz (pas chez GDF)).
Réponse de le 01/08/2017 à 11:29 :
Mme Royal est la nouvelle ambassadrice de l'antarctique,elle est très occupée et ne peut s'occuper de tous les sujets!
a écrit le 31/07/2017 à 17:12 :
Si on devait appliquer le principe de pollueur payeur c'est bien entendu avant tout le lobby pétrolier qui devrait régler la facture, néanmoins, le lobby chimique est quand même également pas mal en parti responsable ainsi que les industriels qui ne font jamais l'effort de limiter leurs déchets et tout ceux qui sont remplis d'intermédiaires qui coutent très cher et polluent énormément.

Nous autres citoyens que les pouvoirs publics et privés aiment nous montrer comme principaux responsables de la destruction de la planète, c'est un comble mais c'est la rhétorique classique des manipulateurs et escrocs, on inverse la réalité, produisons 400 kilos de déchets chaque année, les industriels eux produisent 14 tonnes de déchets chaque année par individu.

Une hypocrisie majeur de plus, il y en a tellement que nous n'arrivons plus à les distinguer les unes des autres.
Réponse de le 31/07/2017 à 20:08 :
Les industriels produisent de l'emploi et de la richesse dont tu es redevable directement ou indirectement ,tu devrais pas l'oublier,mais on peu s'en passer des industriels ,ça commence à se faire en France on en voit les effets positifs ............
Réponse de le 31/07/2017 à 23:19 :
L'industrie recycle depuis très longtemps ,vous avez du retard !
C'est une nécessité de volume et de prix.
Réponse de le 01/08/2017 à 9:51 :
C'est une blague votre commentaire là ? La soumission c'est l'aliénation mon ami, un peu d'amour propre au nom de la race humaine à laquelle vous appartenez svp. A moins que...

"mais on peu s'en passer des industriels ,ça commence à se faire en France"

Pourriez vous développer ce point l ? Je serais curieux d'en savoir plus même si je suis certain que vous ne me répondrez jamais comme d'habitude...
Réponse de le 01/08/2017 à 14:13 :
"L'industrie recycle depuis très longtemps ,vous avez du retard !"

Ben avec une production de 14 tonnes de déchets par habitant si elle recycle ça ne se voit pas. Vous avez des liens certainement pour prouver votre prédiction ?

Il y a les prêches et il y a la réalité cher monsieur.
Réponse de le 01/08/2017 à 15:34 :
Dans les 14 tonnes de déchet de l'industrie, l'essentiel est consécutif in fine à la fourniture d'un bien pour un particulier.
Par exemple, le BTP produit des déchets, mais les bâtiments, routes, ponts etc...sont utilisés par les particuliers.
Quand un particulier achete une maison neuve (ou loue un appartement HLM), il ne génère pas de déchet, mais il est le bénéficiaire ultimes de travaux d'industriels.
Réponse de le 02/08/2017 à 10:47 :
"Dans les 14 tonnes de déchet de l'industrie, l'essentiel est consécutif in fine à la fourniture d'un bien pour un particulier."

:D

oh elles ne produisent pas des déchets pour seulement produire des déchets !? :D

Vous n'avez pas honte parfois quand même de dire des banalités affligeantes de la sorte ! Parce que là vous angluler lesm ouches hein c'est vraiment désatreux.

Vous êtes un rigolo mais comme c'(est sans le savoir vous devriez vraiment arrêter.

Bon sinon vous vous y mettez à faire le contradicteur correctement svp ? Déjà que c'est pas facile de se taper des robots si en plus ils buguent...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :