Total, BP et Statoil dégradés par S&P

 |   |  291  mots
Le maintien de cours du pétrole très bas impactent lourdement les comptes des compagnies pétrolières.
Le maintien de cours du pétrole très bas impactent lourdement les comptes des compagnies pétrolières. (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
La compagnie pétrolière française descend d'un cran et est affublée d'une perspective négative, à l'inverse de BP et Statoil qui restent stable. L'impact de la chute des cours du pétrole sur les résultats financiers mais également sur les projections à venir constitue le principal motif de dégradation.

L'agence de notation Standard and Poor's a abaissé lundi la note des compagnies pétrolières française Total, britannique BP et norvégienne Statoil en raison de l'impact de la baisse des prix du pétrole sur leurs résultats financiers.

Un cran de moins

Les notes de BP, de Statoil ASA et de Total ont été toutes trois abaissées d'un cran. La note de Total reçoit une perspective négative, ce qui veut dire qu'elle pourrait être de nouveau abaissée dans les 6 à 18 prochains mois alors que celles de BP et Statoil reçoivent pour leur part une perspective stable. Les notes de Total et Statoil sont désormais de "A+/A-1" et celle de BP de "A-/A-2".

"A la suite de la publication des résultats financiers préliminaires, nous estimons que les profils actuels et à venir de la dette de ces groupes vont rester en-dessous de nos normes de notation pour les deux à trois années à venir alors que l'industrie s'ajuste à de nouveaux prix plus bas", estime l'agence.

Des investissements en forte baisse

Total a notamment annoncé une cure d'austérité le 11 février et ne prévoit plus désormais d'investir que 19 milliards de dollars en 2016, contre un objectif précédent de 20 à 21 milliards et 23 milliards investis en 2015, a-t-il indiqué dans un communiqué. Le montant sera ensuite de 17-19 milliards à partir de 2017. Le groupe français prévoit également de continuer de réduire ses coûts opérationnels ainsi que son budget d'exploration.

S&P a indiqué que son scénario pour les trois compagnies impliquait un prix du baril de Brent de 40 dollars pour le reste de 2016, de 45 dollars en 2017 puis de 50 dollars à partir de 2018, revenant au niveau de 2015 (52 dollars).

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :