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Vale affiche une santé de fer

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Le groupe minier brésilien a dégagé un bénéfice de 17,3 milliards de dollars en 2010.

"C'est une performance stellaire, (...) le meilleur résultat annuel de notre histoire, caractérisé par des records absolus de chiffre d'affaire, résultat opérationnel, marge opérationnelle, génération de cash et résultat net". 

Dopé par la demande des sidérurgistes en minerai de fer, dont il est le premier producteur mondial, le groupe minier brésilien Vale a n'a pas boudé son plaisir en annonçant des résultats spectaculaires sur son exercice 2010. Vale a dégagé un bénéfice annuel plus que triplé de 17,3 milliards de dollars, revendiqué comme le record historique de l'industrie minière. Son chiffre d'affaires, à 46,5 milliards de dollars, représente presque le double de celui de 2009, mais s'établit aussi 20,7% au dessus de son précédent record de 2008. 

La hausse des prix de ses métaux de base explique l'éclatante santé de Vale. Comme le groupe le souligne, la hausse des prix de ses productions est à la source de 82% de la croissance de ses ventes, ne laissant qu'un peu moins de 20% à celle des volumes. Sa production reine, le minerai de fer, la matière première de l'acier, représente à elle seule plus de 50% de la hausse de son chiffre d'affaires.

Le marché du minerai de fer est dénoncé comme oligopolistique par les sidérurgistes. Vale, Rio Tinto et BHP Billiton en détiennent conjointement plus de 70% et ont imposé l'an dernier le passage d'un mode de fixation de prix annuels à trimestriels à leurs clients, qui s'est traduit par de fortes hausses.

Depuis mi-juillet 2010, les prix du minerai de fer sur les marchés spots ont progressé, atteignant presque 200 dollars la tonne, dépassant leur niveau maximum post-crise, s'est réjoui le groupe. Vale, qui a réalisé en 2010 environ un tiers de ses ventes en Chine, qui produit et consomme un peu moins de la moitié de l'acier mondial, a souligné que ces hausses de prix résultaient de la combinaison d'une forte demande notamment chinoise et d'une offre contrainte. Baignant en pleine euphorie, Vale compte investir pas moins de 24 milliards de dollars en 2011.

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