Vallourec chute en Bourse après l'annonce d'un nouveau plan d'économies

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Le groupe a enregistré au premier trimestre une perte nette de 76 millions d'euros (contre un bénéfice de 56 millions).
Le groupe a enregistré au premier trimestre une perte nette de 76 millions d'euros (contre un bénéfice de 56 millions). (Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le cours de l'action a perdu près de 17% à l'ouverture de la Bourse de Paris jeudi. Le groupe sidérurgique a annoncé mercredi soir qu'il continue de subir la dégradation des marchés pétroliers et veut ainsi réduire d'un tiers la capacité de ses tuberies européennes d'ici 2017. Sur les 2.000 emplois supprimés, près de 900 le seront en France.

| Article publié le 29/04 à 18h07, mis à jour le 30/04 à 10h09.

Avec des suppressions de postes, de mauvais résultats et un plan d'économies, Vallourec ne séduit pas les investisseurs. L'action du groupe français chutait de 16,70%, à 19,275 euros à 10h07 (heure de Paris) jeudi 30 avril.

La veille, Vallourec a annoncé qu'il sabrerait encore un peu plus dans ses effectifs. Le groupe français, qui avait déjà annoncé en février 1.400 suppressions de postes en 2015 dues à son plan d'économies, a dévoilé des mesures de réduction de coûts qui devraient le conduire à en supprimer 2.000 de plus dans le monde d'ici 2017, dont les trois quarts en Europe.

Le producteur de tubes sans soudure en acier prévoit notamment de réduire ses effectifs de 900 postes environ en France, a indiqué à Reuters lors d'une conférence téléphonique le président du directoire, Philippe Crouzet, tout en soulignant que le groupe souhaitait "minimiser les départs contraints".

350 millions d'euros d'économies

Ces mesures doivent permettre à Vallourec d'atteindre les objectifs d'économies de son plan de compétitivité Valens, à savoir 350 millions d'euros sur la base de coûts 2014 avec un effet en année pleine en 2017.

Le groupe, qui continue de subir la dégradation des marchés pétroliers, a enregistré au premier trimestre une perte nette de 76 millions d'euros (contre un bénéfice de 56 millions), un résultat brut d'exploitation (RBE) de 53 millions (-73,0%) et un chiffre d'affaires de 1.052 millions (-17,2%). Il souhaite ainsi réduire d'un tiers la capacité de ses tuberies européennes d'ici 2017 (par rapport à 2014) et compte baisser ses coûts fixes partout dans le monde.

Il a néanmoins indiqué que, malgré une génération de trésorerie disponible probablement négative au premier semestre, il continue de viser un cash-flow disponible positif sur l'ensemble de 2015.

"Pas de négociations" avec Nippon Steel

Mercredi, Vallourec a également fait savoir qu'il recherchait un partenaire majoritaire pour son aciérie française de Saint-Saulve (Nord).

Interrogé sur les rumeurs de rachat du groupe, ou de rapprochement avec son partenaire japonais Nippon Steel & Sumitomo Metal Corporation (NSSMC) qui ont circulé le mois dernier, Philippe Crouzet a répondu:

"Pas des négociations. Des rumeurs certes mais pas de négociations (...) D'autres peuvent avoir des idées, mais en tout cas ce n'est pas sur ma table de travail."

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 30/07/2015 à 13:35 :
ESSAI
a écrit le 30/04/2015 à 18:25 :
Avec la bonne reprise et la baisse du chômage (courbe assouplie / inversée / triturée), les salaries peuvent dormir debout.
Et Rebsamen a dû prendre des engagements, alors soyez heureux !
a écrit le 30/04/2015 à 18:14 :
Cela fait déjà 18 mois que certains articles en anglais montrent des doutes sur le bilan économique du gaz de schiste. ( rendement des puits vs investissements nécessaires pour maintenir le rythme de la production)
Depuis 6 mois il y a des désinvestissements majeurs aux Usa à cause du cash nécessaire
Arrêts majeurs en Pologne où il y avait des milliards de réserves...
(Estimées!)
La baisse du baril va entraîner de nombreux exploitants US vers la faillite .
La guerre économique menée contre la Russie et son gaz ainsi que l'Iran / Venezuela et son pétrole va faire des dégâts aux usa.
Les prix sont bas, trop bas pour justifier les investissements nécessaires pour assurer la production future. (Extraire un baril coûte de plus en plus cher)
Augmentation des rendements, profondeur de l'exploitation, contraintes physiques,...)
Le non investissement de 2015, se paiera probablement très cher dans quelques années. Les cours flamberont alors à nouveau (?)
Les joies des cycles et contre cycles ...

a écrit le 30/04/2015 à 7:58 :
Vallourec, renault trucks etc .... c'est la cata ! Et notre monde politique attend 2017 ! On se moque de nous !!!!!!!!!!!
Réponse de le 30/04/2015 à 10:08 :
Mais non, mais non. Tout va aller mieux. C'est Sapin qui vous le dit !!
a écrit le 29/04/2015 à 21:23 :
Les producteurs de gaz de schistes auraient-ils un problème?
Réponse de le 30/04/2015 à 14:16 :
Oui, c'est curieux : ce prix du pétrole est à ~50$ le baril depuis 6 mois, le gds n'est rentable qu'à partir d'une fourchette entre 70 et 100$ le baril ... et aucun article, aucune nouvelle de cette industrie depuis ! Ils sont morts en silence ??

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