Robots militaires : pourquoi SoftBank rachète Boston Dynamics à Google

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Dans l'idée de constituer à l'avenir des troupes mixtes - humaines et robotiques - sur le champ de bataille, la Darpa (le département américain de la Défense spécialisé dans les nouvelles technologies) a financé certaines recherches de la startup Boston Robotics (issue du MIT). (Photo : en novembre 2013, un robot mule LS3 (pour Legged Squad Support System) de Boston Robotics testé en appui d'un marine du 1er bataillon, 5e régiment de Marines, à Fort Devens, Massachusetts.)
Dans l'idée de constituer à l'avenir des troupes mixtes - humaines et robotiques - sur le champ de bataille, la Darpa (le département américain de la Défense spécialisé dans les nouvelles technologies) a financé certaines recherches de la startup Boston Robotics (issue du MIT). (Photo : en novembre 2013, un robot mule LS3 (pour Legged Squad Support System) de Boston Robotics testé en appui d'un marine du 1er bataillon, 5e régiment de Marines, à Fort Devens, Massachusetts.) (Crédits : Kyle Olson / United States Marine Corps (USMC))
L'action de SoftBank Group a touché un plus haut niveau en onze ans après le rachat à Alphabet (maison-mère de Google) de cette société dont les créatures impressionnantes sont les vedettes de quantité de vidéos spectaculaires sur Internet.

Le groupe de télécommunications japonais SoftBank Group a annoncé vendredi un accord pour acquérir la firme américaine Boston Dynamics, spécialiste des robots géants en forme d'animaux capables d'intervenir sur des terrains hostiles comme les champs de bataille.

Masayoshi Son, le patron du géant japonais des télécoms, avait expliqué publiquement, en février, qu'il souhaitait préparer son groupe à l'ère de la "singularité", ce moment où les capacités des machines -et leur intelligence artificielle- surpasseront celles de l'être humain.

Course mondiale au leadership dans l'intelligence artificielle

Pour atteindre cet objectif, le bouillonnant patron japonais avait promis qu'il allait devenir "le plus grand investisseur technologique au monde au cours de la prochaine décennie". Et il tient parole, multipliant depuis quelques mois les investissements dans ce domaine : en mai 2016, il mettait la main sur la pépite française Aldebaran, créatrice des robots semi-androïdes Nao et Pepper, absorbée dans l'entité SoftBank Robotics Europe ; en juillet de la même année, il cassait sa tirelire (32 milliards de dollars) pour acquérir ARM, le concepteur britannique de semi-conducteurs leader de l'Internet des objets ; en mai 2017, il lâchait 4 milliards de dollars pour devenir le 4e actionnaire de Nvidia, géant américain de processeurs graphiques mais aussi d'applications très demandés en intelligence artificielle...

La startup spécialisée en robotique, dont les créatures impressionnantes sont les vedettes de vidéos sur Internet, était détenue depuis 2013 par Alphabet, maison-mère de Google. Alphabet avait fait part depuis des mois de son intention de la céder.

| Lire : Pourquoi Google vend à Softbank ses "effrayants" robots

L'action SoftBank profite aussi des performances d'Alibaba

Les deux groupes se sont entendus pour une cession amiable, sans divulguer le montant de la transaction.

"Aujourd'hui, beaucoup de problèmes ne peuvent pas être résolus par nos propres capacités humaines. La robotique intelligente va être un élément essentiel de la prochaine étape de la révolution des technologies de l'information", a déclaré le fondateur et patron de SoftBank, Masayoshi Son, cité dans un communiqué.

L'action SoftBank Group, profitant également des bonnes performances boursières de la galerie marchande chinoise Alibaba dont le géant nippon est actionnaire, a été propulsée en séance à son plus haut niveau en 11 ans et demi. Elle a atteint 9.521 yens, soit un bond de 7,94%.

(Avec AFP)

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