Les cleantech ont récolté plus de 600 millions d'euros en 2015

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La société spécialisée dans le covoiturage BlaBlaCar a représenté 177 millions d'euros à elle seule.
La société spécialisée dans le covoiturage BlaBlaCar a représenté 177 millions d'euros à elle seule. (Crédits : DR)
Le développement des sociétés spécialistes des technologies propres (cleantech) a profité d'un bond de l'investissement français dans leur secteur. Il s'agit d'un nouveau record depuis la création du baromètre de l'Association française des investisseurs pour la croissance (Afic), il y a 5 ans.

Les technologies et services industriels qui utilisent des ressources naturelles ont bien profité de l'exposition médiatique de la COP21. Les cleantech ont battu de nouveaux records d'investissements en 2015 avec 604 millions d'euros de financement par les professionnels du capital-investissement français, selon le baromètre de l'Association française des investisseurs pour la croissance (Afic) réalisé en collaboration avec GreenUnivers et EY et publié lundi 29 février.

Il s'agit d'un nouveau record en montant investi depuis la création du baromètre il y a 5 ans, et une progression de 29% par rapport aux montants investis en 2014 (470 millions d'euros).

La COP21 "a mis en exergue l'innovation positive"

Ce record "témoigne de la démarche pro-active des investisseurs, en amont des orientations fixées lors de la COP21", a souligné Sophie Paturle, présidente du club Cleantech Afic, citée dans le communiqué.

Selon elle, la conférence de Paris sur le climat "a mis en exergue l'innovation positive portée par le capital-investissement français dans les Cleantech, au service de l'environnement, et comme contributeur actif à la décentralisation des unités de productions et à la création d'emploi dans les territoires".

Les secteurs de l'efficacité énergétique et des énergies renouvelables ont enregistré à eux deux 42% des montants investis et 36 entreprises financées : 23 pour l'efficacité énergétique et 13 pour les énergies renouvelables. Cette évolution "d'autant plus remarquable pour les énergies renouvelables malgré la baisse du prix du pétrole (...) confirme que la transition énergétique vers une économie à bas carbone est bien en marche", assure le communiqué.

     | Lire Pétrole : comment la chute des prix accélère la consolidation du secteur

Un tiers des investissements dans les transports

Le rapport précise par ailleurs que "le secteur du transport a enregistré un très fort développement en 2015", concentrant à lui seul plus du tiers des investissements (34,8%) avec 12 entreprises accompagnées, dont la société spécialisée dans le covoiturage BlaBlaCar qui a représenté 177 millions d'euros à elle seule.

>> Lire aussi Blablacar valorisé 1,6 milliard de dollars après une levée record de 200 millions

(avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 29/02/2016 à 14:29 :
Les Cleantech, les foodtech, les biotech, bref, peux t'on parler un peu français et oublier tous ces TECH ... Les industries de... par exemple (ma suggestion) pour éviter tous ces anglicismes. Bon, j'accepte pour biotechnologies, mais, comme papy, je fais de la résistance et de la pub pour ces vieilles choses poussiéreuses que sont les Larousse ou Robert qui dorment dans nos bibliothèques (ou l'appli du même nom sur le téléphone, plus moderne).
Réponse de le 01/03/2016 à 1:54 :
L'environnement étant un problème international, pas si mal que l'on parle de cleantech comprises presque partout plutôt que de "technologies vertes" mot moins diffusé dans le monde ! Il est important que le plus de monde se préoccupe d'environnement donc des mots compris le plus largement ont leur utilité.
Réponse de le 01/03/2016 à 11:10 :
Je comprend. Mais je ne suis pas certaine que, pour un article paru en France, la majorité de nos concitoyens comprenne du 1er coup à quoi toutes ces TECH correspondent. Concernant les Cleantech j'ai posé la question à quatre collègues (pas toutes neuh-neuh) et aucune n'a répondu correctement. L'une à même cru que c'était une marque de produit nettoyant ! Alors je n'ai pas insisté sur foodtech elles auraient pu me répondre MacDo !!
Et s'il est aisé de parler la langue de Shakespeare chez Shakespeare, on peut pratiquer celle de Molière chez nous, non ?

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