La Tribune

Vente de Yoplait : certains des prétendants bientôt rayés de la liste

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Alexandre Maddens  |   -  374  mots
La semaine dernière, neuf candidats se sont déclarés. PAI Partners et Sodiaal, co-actionnaires du numéro 2 mondial des produits laitiers frais, devraient en choisir 4 à 5 cette semaine.

La vente de Yoplait va franchir une nouvelle étape cette semaine. D'après nos informations, le fonds d'investissement français PAI Partners, co-actionnaire du fabricant de produits laitiers avec Sodiaal, devrait en effet établir une "short list" de candidats dans les jours qui viennent. Jusqu'ici, neuf prétendants se sont manifestés : les français Bel et Lactalis, le chinois Bright Food, l'américain General Mills, le mexicain Lala, le suisse Nestlé et trois fonds d'investissement (Axa Private Equity, Bain Capital, Lion Capital). Leurs offres valorisent Yoplait entre 1,3 et 1,8 milliard d'euros, les étrangers étant les plus généreux et Bel ayant formulé la plus faible proposition.

Selon toute vraisemblance, PAI Partners devrait sélectionner 4 à 5 candidats avant d'entamer le sprint final, qui doit aboutir à la cession de sa participation dans Yoplait avant la fin du mois de mars. Toutefois, le fonds d'investissement avance à pas comptés car il ne souhaite exclure aucun candidat susceptible d'améliorer son offre dans les semaines qui viennent. Ces derniers jours, les discussions entre les actionnaires de la "petite fleur" et les prétendants se sont intensifiées.

L'attitude de Sodiaal sera déterminante

Pour l'heure, aucun candidat ne semble avoir pris une longueur d'avance. "Personne n'a encore formulé de proposition largement supérieure à celles de ses concurrents. Pourtant, Yoplait revêt un intérêt stratégique pour beaucoup d'entre eux, comme Lactalis, General Mills ou Nestlé", s'étonne un banquier proche du dossier. Et d'ajouter : "Au-delà du processus officiel de vente, il existe un match dans le match : la négociation entre PAI et Sodiaal". En effet, l'attitude la coopérative laitière pèsera dans la balance lors du choix final. Or, à ce jour, "on sait ce que Sodiaal ne veut pas, c'est-à-dire Lactalis, mais on ne sait pas ce qu'ils veulent", remarque une source proche.

Quant au gouvernement français, il continue de suivre le dossier avec attention. D'après certaines rumeurs, il s'agacerait même du peu d'informations qui lui sont communiquées sur la cession. Le bras armé de l'Etat, le Fonds stratégique d'investissement (FSI), n'a toujours pas pris position en faveur d'un candidat. Malgré les nombreuses spéculations sur ses intentions, il pourrait finalement ne pas intervenir dans le processus.

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