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distribution - 21/07/2011 | 19:05 - 441 mots

Le PDG de Casino veut gagner en visibilité au Brésil

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« C'était un coup tordu ». Dans un entretien publié jeudi dans l'hebdomadaire brésilien "Exame", le PDG de Casino Jean-Charles Naouri revient sur le conflit qui l'a opposé au milliardaire brésilien Abilio Diniz, son partenaire dans le groupe de distribution Grupo Pao de Açucar (GPA). Et veut désormais gagner en visibilité au Brésil.

Le dialogue semble complètement coupé entre le PDG de Casino Jean-Charles Naouri et le milliardaire brésilien Abilio Diniz, partenaires au sein du numéro un de la distribution Grupo Pao de Açucar (GPA) au Brésil. " Il n'y a pas de conversation actuellement ", explique le patron du groupe de distribution tricolore dans une interview accordée à l'heddomadaire brésilien "Exame". Après l'échec du projet de fusion entre GPA et la filiale de Carrefour au Brésil, Casino a donc demandé d'annuler une réunion du conseil d'administration de Wilkes - holding contrôlant GPA - prévue en août. " Nous n'avons toujours aucune confirmation de l'annulation ".

La dernière discussion entre les deux hommes remonte au 12 juillet lors de la tenue de ce fameux conseil d'administration de Casino. Les deux hommes ont discuté "40 minutes" à l'issue de la réunion au cours de laquellle le projet de rapprochement entre GPA et la filiale brésilienne de Carrefour a été rejeté. Ils ont constaté que leur désaccord sur leur stratégie sur GPA était " très clair ", selon les propos du patron français.

Interrogé par "Exame" sur ce que lui avait dit Abilio Diniz, Jean-Charles Naouri précise que ce dernier lui avait confié qu'il ne renoncerait pas à son " projet ". Et le patron de Casino, qui est " convaincu que sa vision stratégique est la bonne ", de préciser : " Nous avons investi plus de 2 milliards de dollars dans le pays précisément parce que nous croyons au Brésil ».

 

Sur l’avenir du partenariat entre Casino et GPA, Jean-Charles Naouri a indiqué qu’il continuerait à respecter l’accord conclu entre les actionnaires, et a réfuté les rumeurs selon lesquelles il tenterait de précipiter le retrait d’Abilio Diniz du partenariat. « Je ne peux pas nier que notre relation n’est plus la même », a-t-il reconnu. Jean-Charles Naouri n'a d'ailleurs pas l'intention de stopper les deux arbitrages en cours examinés par une cour internationale. " Ils seront conduits jusqu'à la fin ", explique-t-il.

Il a d’autre part souligné que Abilio Diniz n’avait pas de raison de craindre que Casino vende le contrôle de GPA une fois que le groupe français le récupérerait : « C'est sans fondement. Nous n’avons pas passé treize ans à attendre de prendre le contrôle d’une société magnifique, dans le pays extraordinaire qu’est le Brésil aujourd’hui, pour le vendre ».

Interrogé sur sa discrétion au Brésil pendant les 12 ans de partenariat entre Casino et GPA, Jean-Charles Naouri a expliqué que « M. Diniz a toujours associé de très près son image à la société, ce qui ne nous dérangeait pas. » Il a décidé désormais de programmer plus de visites dans le pays.

Aymeric Auberger - 21/07/2011, 19:05  | 
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