A 40 ans, le code-barres reste vaillant face à ses nouveaux concurrents

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CC Flickr/ Marie Guillaumet
CC Flickr/ Marie Guillaumet (Crédits : CC Flickr/ Marie Guillaumet)
Le 3 avril 1973, les grandes entreprises de l'industrie et du commerce américaines adoptaient le code-barres comme moyen d'identification des produits. Quarante ans plus tard, son utilisation est largement répandue à travers le monde, mais il fait face au développement de technologies plus avancées rapprochant davantage mondes physique et numérique tels que le code QR, le bleam ou la RFID.

Depuis que le code-barres a été adopté le 3 avril 1973 par les supermarchés aux Etats-Unis pour identifier les produits, il a révolutionné le monde de la grande distribution ! Ces 40 ans de longévité sont d'abord dus à un double avantage : faciliter et améliorer la gestion des stocks, et réduire le temps de passage en caisse pour des millions de clients.

Son inventeur, Norman Joseph Woodland, était un ex-employé de chez IBM. Décédé en décembre dernier, il avait breveté son invention en 1952, puis l'avait revendu pour 15.000 dollars à l'entreprise électronique Philco. Il a ensuite travaillé à la mise au point du laser capable de le lire, ce qui contribua à sa généralisation. En France, le code-barres fit son apparition  en 1977.

Mais, aujourd'hui, certaines nouvelles technologies commencent à devenir des alternatives au vénérable code-barres : le code QR, le bleam et la RFID.

? Le code QR (pour Quick Response) est une évolution du code-barres, en deux dimensions, utile pour garantir la traçabilité d'un produit. Il peut être décrypté à l'aide d'un téléphone mobile équipé d'un appareil photo. Inventé au Japon en 1994, le code QR s'est démocratisé depuis la fin des années 2000, en permettant de stocker des informations numériques, il favorise la liaison entre le monde physique et l'espace numérique. A l'origine, il servait au suivi des pièces de voiture fabriquées dans les usines Toyota. Il ressemble au flash code, marque déposée par l'AFMM utilisable uniquement en France mais permet en plus d'effectuer un paiement via son smartphone.

Sous licence libre depuis 1999, son utilisation se démocratise rapidement. Il est par exemple proposé pour assurer la traçabilité de bouteilles de vin ou de champagne destinées à l'exportation. Au Japon dès 2008, il a été possible d'apposer un code QR sur la tombe d'un proche pour y lier des photos et des informations sur les défunts. Coût: 1 million de yens, soit environ 8.331 euros.

D'après une étude publiée en septembre dernier par un spécialiste américain des médias digitaux, comScore Inc., le nombre d'utilisateurs européens de smartphones scannant des codes QR a augmenté de 96 % en un an, pour atteindre 17,4 millions de personnes par mois en moyenne sur la période mai-juillet 2012. La création d'un code QR est gratuite et accessible à tous en passant par des sites internet spécialisés. Toutefois, son développement est à relativiser puisque le code QR ne représente que 6,2% de l'audience totale mobile en 2011.

? Le bleam : il s'agit d'un tag en 3D inventé par la start-up toulousaine UBleam, qui se décrypte aussi à l'aide d'un smatphone mais qui se situe à mi-chemin entre les technologies Digimarc Mobile et Doog. C'est une petite pastille comportant une image en son centre (au choix le logo d'une marque, un idéogramme...) entourée d'un cercle de points.

Cette technologie, qui est encore en phase de lancement, se démarque de son cousin le code QR par son graphisme (personnalisable) et par sa lecture : il peut être lu de plus loin, sur un support qui n'est pas nécessairement parfaitement plat. Les informations qu'il contient peuvent être mises à jour.

? La RFID pour Radio Frequency Identification est matérialisée par une petite étiquette apposée sur un objet voire un animal, capable de transmettre des données numériques au contact d'un capteur spécifique. Cette technologie - inventée par l'ancien employé d'IBM Charles Walton - est déjà largement utilisée dans la vie quotidienne : dans des clés électroniques d'automobiles, dans des badges d'accès à des bâtiments, au verso de certains CD en magasin ou livres en bibliothèque, etc.

Le géant de la grande distribution Wal Mart utilise par exemple cette technologie à grande échelle. La mise à disposition des Vélib' de Paris est gérée grâce à la RFID. Au sein d'un site de production, elle peut permettre de suivre un produit tout au long de la chaîne de production.

Quel que soit l'ampleur de leur utilisation, ces technologies contribuent à rapprocher monde physique et espace virtuel, une avancée sur la voie de l'Internet des objets. Une tendance qui, après avoir été au coeur de la conférence annuelle LeWeb12, n'a pas fini de faire parler d'elle. De quoi s'interroger sur l'avenir du code-barres traditionnel.

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Commentaires
a écrit le 04/04/2013 à 18:02 :
Dans les années 60, j'ai connu un ami qui avait inventé le "coude bar", il était ambitieux et voulait se développer à l'international, mais la ligue antialcoolique a anéanti dans la bouteille son projet!

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