Amazon débarque en Australie, dur réveil pour le commerce local

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Comme tous les commerçants australiens brick & mortar, le marchand électronique JB Hi-Fi (un peu l'équivalent de notre Fnac) et son rival aux 100 magasins, The Good Guys (qui voisinent ici dans une galerie commerçante du centre Sydney), vont avoir fort à faire avec l'arrivée du géant du commerce en ligne Amazon.
Comme tous les commerçants australiens "brick & mortar", le marchand électronique JB Hi-Fi (un peu l'équivalent de notre Fnac) et son rival aux 100 magasins, The Good Guys (qui voisinent ici dans une galerie commerçante du centre Sydney), vont avoir fort à faire avec l'arrivée du géant du commerce en ligne Amazon. (Crédits : Reuters)
Amazon a préparé son débarquement pendant des mois, et s'il a choisi cette nouvelle terre de conquête, c'est qu'il est sûr qu'il y avait une opportunité à saisir ; en l'occurrence, le retard des acteurs locaux dans l'économie numérique.

Le géant mondial du commerce Amazon vient d'annoncer qu'il ouvrait son service de vente en ligne sur le continent australien ce jeudi 20 avril, mettant fin à un suspense qui durait depuis plusieurs mois. Enregistrement de centaines de marques commerciales dans le pays, campagne de recrutement de 100 collaborateurs... les signes annonciateurs de l'implantation prochaine du géant mondial de l'e-commece avaient alimenté abondamment les spéculations et l'inquiétude ces derniers temps.

Les détaillants "brick & mortar" sous pression

De fait, le débarquement officiel de l'américain Amazon dans la 12e économie mondiale où 80% de la population vit dans les villes et où plus de 90% disposent d'une connexion internet sonne le début d'une ère de concurrence très dure entre les détaillants qui vendent via des magasins physiques ("brick & mortar") et ceux qui vendent via Internet.

Même si les détaillants et les consommateurs australiens ont longtemps anticipé l'arrivée du plus grand vendeur mondial de marchandises, les investisseurs semblent surpris par le moment de l'annonce.

Les actions du détaillant d'appareils électroniques Harvey Norman Holdings Ltd et celles de la chaîne de grands magasins Myer Holdings Ltd ont chuté de 3%, tandis que le marchand électronique JB Hi-Fi Ltd (un peu l'équivalent de notre Fnac) perdait, lui, plus de 1% dans un marché total plat.

L'opportunité d'un commerce en ligne en retard

La pression sur le marché domestique va s'exercer tout spécialement sur les commerçants qui n'ont pas entamé leur conversion numérique.

Selon Daniel Mueller, analyste chez Forager Funds Management, l'Australie était "mûre pour la cueillette" d'Amazon parce que ses détaillants sont en retard sur leurs concurrents mondiaux. Environ 7% des achats australiens s'effectuent en ligne en Australie, alors que le taux aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en Allemagne est supérieur à 10%, at-il ajouté.

Danial Moradi, stratégiste chez Lonsec Research, explique comment il voit l'avenir, et sa vision est assez pessimiste:

"Le gâteau ne va pas vraiment augmenter, donc la conclusion naturelle est que les acteurs de ce secteur vont voir se réduire leur part de marché."

Mais le major du e-commerce a, elle, déclaré dans un communiqué son enthousiasme, promettant de créer de nombreux emplois et de dynamiser l'investissement et le développement :

"Nous sommes ravis d'amener des milliers de nouveaux emplois en Australie, des millions de dollars d'investissements supplémentaires et d'autonomiser les petites entreprises australiennes via Amazon Marketplace."

Amazon, Australie, e-commerce, vente en ligne, marchandise, commerçants, magasins physiques, emploi, entrepôt, logistique,

(Avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 20/04/2017 à 15:45 :
Le commerce local a déjà était balayé par les supermarchés ce sont ces derniers qui sont du coup le plus concurrencés.

On achète pas dans notre épicerie locale dans lequel le commerçant gagne 600 euros par mois, des écrans 3d, des machine à laver et autres ordinateurs portables d'une part il n'a pas les capitaux nécessaires pour et d'autre part il serait obligé de les vendre bien trop chers.

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