L'e-commerce français plus performant que prévu en 2015, malgré les attentats

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Le commerce en ligne avait généré 57 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2014.
Le commerce en ligne avait généré 57 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2014. (Crédits : <small>DR</small>)
Les sites d'e-commerce ont engrangé près de 65 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2015, soit 14% de plus que l'année précédente. L'activité du commerce en ligne est parvenu à résister à la baisse de la consommation après les attentats, sans pour autant bénéficier de "transferts massifs".

L'e-commerce a généré en France 64,9 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2015, soit 14% de plus que l'année précédente, d'après les données de la Fédération e-commerce et vente à distance (Fevad) dévoilées lors d'une conférence à Bercy ce jeudi. Une croissance supérieure de 4 points à ce que la même organisation avait anticipé un an plus tôt.

Principal moteur de cette évolution, largement supérieure à la croissance du marché de la vente au détail en général: une hausse de la fréquence des achats en ligne de 68%. Plus de la moitié des cyber-acheteurs disent avoir acheté au moins une fois par mois un produit en ligne l'an dernier, selon une étude CSA.

36,3 millions d'e-consommateurs

A cela s'ajoute, de façon bien plus marginale, un élément démographique puisque la population totale des "cyber-acheteurs", donc les consommateurs ayant acheté au moins un produit en ligne ou sur un appareil mobile en France étaient 36,3 millions au quatrième trimestre, soit 2,3 millions de plus que l'année précédente .

La progression des ventes en ligne s'est maintenue à un rythme largement supérieur à la croissance française tout au long de l'année, même à partir du mois de novembre. Cependant, les craintes sur la sécurité dans les lieux publics ayant fait suite aux attentats de Paris n'auraient pas "suscité de transferts massifs" des magasins physiques vers Internet, a indiqué Marc Lolivier, délégué général de la Fevad lors d'une conférence à Bercy.

Ainsi, la croissance des ventes pendant la période de Noël (novembre-décembre) se révèle légèrement inférieure, de 1 point, à l'évolution pour la même période en 2014. Cette année, les ventes en ligne lors de cette période cruciale ont totalisé 12,8 milliards d'euros de recettes .

Pour réaliser leurs emplettes de Noël, une part relativement faible des acheteurs interrogés par le CSA a déclaré avoir privilégié des achats en ligne pour des raisons de sécurité (18% dans l'Hexagone, 29% en région parisienne).

Chute de fréquentation, puis des pics à Noël

Dans un premier temps, d'autres préoccupations ont bien sûr détourné les Français de la consommation, ce, quel que soit le canal de distribution choisi. Sur Internet, la fréquentation des sites d'e-commerce a ainsi chuté de 20% au lendemain des attentats par rapport à l'année précédente. Mais les journées promotionnelles comme le "Black Friday", rebaptisé cette année, ainsi que le "Cyber Monday", ont tout de même généré des "pics remarquables", note Bertrand Krug, directeur adjoint de Mediamétrie/Netratings.

Un changement s'est cependant produit au cours de cette période: le nombre de visites sur des sites Internet ayant abouti à des achats (le taux de conversion) s'est accru, passant de 2,4% à 2,6%.

A ce stade, impossible d'affirmer que cette évolution est plutôt conjoncturelle ou structurelle. Mais, globalement, les prévisions pour l'année à venir n'en sont pas moins optimistes puisque la Fevad prévoit déjà que le marché de l'e-commerce dépassera les 70 milliards d'euros et le milliard de transactions en 2016 en France.

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a écrit le 28/01/2016 à 23:22 :
L Insee nous menais en bateaux ?
a écrit le 28/01/2016 à 16:08 :
"Les sites d'e-commerce ont engrangé près de 65 milliards d'euros de chiffre d'affaires en 2015, soit 14% de plus que l'année précédente".

Et ben alors, je croyais que les français n'avaient plus un rond , et qu'avec les impôts et les taxes cela avaient plombée les cordons de la bourse des ménages , pipeau donc?.
Rajouter à cela la Française des Jeux (FDJ), dont les ventes ont progressées de 5,4% en 2015, avec un chiffre d'affaires record de 13,7 milliards d'euros.
Réponse de le 28/01/2016 à 16:33 :
Je me dis la même chose quand je vois l'affluence dans les aéroports ou sur les routes lors des départs en vacances. Pour un pays en crise, ça colle pas. La vérité c'est que pour les familles touchées par le chômage, la vie est dure. Mais pour les autres, c'est presque indécent de se plaindre.
Réponse de le 28/01/2016 à 17:13 :
Début d'explication ,il y a peut être eu une baisse plus importante des ventes en boutiques et autres points de ventes .
Au final il ne s'agit que d'un transfert :les magasins se vident et internet fait le plein mais au final la consommation globale n'augmente pas .
Réponse de le 28/01/2016 à 17:36 :
@louis

Entièrement d'accord.
Réponse de le 29/01/2016 à 10:10 :
Et essayez donc de trouver une place pour votre bateau dans un port français!.. Remplis de bateaux qui ne sortent que qques semaines par an.
Renseignez vous donc aussi sur les CA des marchés de Noel.
Mais bon faut bien pleurnicher puisque c'est la crise.

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