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Tendances du marché

Dossier 2008 : Véhicules d'entreprise, un moteur pour le marché automobile

Source : La Tribune.fr - 12/06/2009 | 08:50 - 442 mots  | 
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Avec une progression de 5%, les ventes aux professionnels ont tiré l'an passé le marché automobile hexagonal. Les ventes de véhicules utilitaires légers restent elles aussi très dynamiques.

Après un début d'année 2007 difficile, le marché automobile français s'est bien repris pour finir en hausse de 3,2% avec 2,256 millions de véhicules immatriculés, selon les chiffres du Comité des constructeurs français d'automobiles (CCFA). Si l'entrée en vigueur du bonus-malus écologique au 1er janvier 2008 a stimulé les ventes en décembre (+21,2% à nombre identiques de jours ouvrables), cette performance est surtout le fait de la vigueur des ventes aux professionnels (entreprises, professions libérales et administrations).Ces dernières ont en effet progressé de plus de 5% l'an passé, contre à peine plus d'1% pour les particuliers.
 

"Au sein d'un marché en relative stagnation depuis plusieurs années, les courbes des ventes aux particuliers et aux sociétés se sont croisées en 2003," note Philippe Brendel, directeur de l'Observatoire des véhicules d'entreprises (OVE). Selon ses estimations, les entreprises ont effectués l'an dernier 53% des achats de véhicules neufs. "Les particuliers qui soutenaient le marché dans les années 90 se sont effacés. Désormais, ce sont les entreprises qui tirent le march". Et notamment les loueurs de longue durée avec 430.000 acquisitions en 2007, soit un véhicule sur six vendu dans l'Hexagone.
 

"Les ventes aux particuliers ont atteint un niveau relativement stable et il n'existe plus de grosses opportunités de développement de la motorisation en Europe" analyse Pierre-Louis Debar, expert au CCFA. D'autant plus que l'âge moyen du parc automobile s'inscrit à la hausse. Il atteint désormais 8 ans, 2 ans de plus qu'en 1990. Le kilométrage moyen au compteur suit logiquement la même tendance: plus de 105.000 kilomètres aujourd'hui contre à peine 70.000 en 1990. Et d'après une étude réalisée par l'Ifop, un Français sur deux attend que sa voiture soit trop âgée ou hors d'usage pour la changer. Quant au marché de l'occasion, il ne cesse de progresser et représente aujourd'hui 61% des achats des particuliers.
 

"Les entreprises ont en revanche besoin de véhicules neufs et fiables pour répondre à une exigence croissante de mobilité," poursuit Pierre-Louis Debar. La tertiairisation de l'économie et le passage à une économie de service nécessitent de fait une proximité plus grande entre les entreprises et leurs clients. "L'explosion des ventes sur Internet et la nécessité de livrer au coeur des villes ont entraîné une utilisation croissante des véhicules utilitaires légers (VUL)," cite pour exemple Philippe Brendel.
 

Conséquence : la part des VUL dans les immatriculations totales augmente. Elle est passée de 16% en 2003 à 18,3% en 2007, avec 461.500 immatriculations. "L'éclatement des gammes et l'apparition de nouveaux segments ont contribué à ce dynamisme", avance pour sa part Pierre-Louis Debar. "A chaque besoin spécifique correspond un véhicule. La demande est donc entièrement satisfaite." Et le marché automobile se trouve ainsi un nouveau moteur.
 

Jérôme Marin avec acomm automobile - 12/06/2009, 08:50  | 
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