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Malgré les efforts déployés par les entreprises et le gouvernement pour réduire les émissions de gaz à effet de serre des flottes automobiles, ces dernières restent une source de pollution importante. La fiscalité verte sur les véhicules d'entreprises a notamment eu pour effet de généraliser les motorisations au diesel, car celles-ci rejettent en moyenne moins de CO2 que l'essence, sans pour autant être une panacée.
Conscient de ce paradoxe, le loueur de longue durée Arval a augmenté cette année le montant de sa compensation carbone de 15% afin de prendre en compte les émissions réelles (par opposition à celles affichées par les constructeurs) de sa propre flotte automobile. L'entreprise a versé 15 000 euros au programme Action carbone de l'association Good Planet, qui finance des projets d'efficacité énergétique et d'énergies renouvelables dans les pays du Sud. Cette somme correspond aux émissions de ses 210 véhicules, qui ont effectué en 2008 plus de 4,7 millions de kilomètres, soit 688,20 tonnes de CO2 rejetées.
De son côté, Dexia LLD, loueur de longue durée spécialiste du secteur des collectivités locales, propose à ses clients de compenser les émissions de leur parc automobile par l'achat de quotas sur le marché européen du carbone. Ces mesures de compensation sont l'occasion pour les entreprises et les collectivités de communiquer en interne sur un usage « écoresponsable » du véhicule de fonction, notamment au travers d'une conduite plus économe.
Le choix des matériels est également déterminant : chez Arval, 80 véhicules ont été renouvelés en 2008, soit pratiquement 40% de la flotte afin de tendre vers un parc plus respectueux de l'environnement.
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