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Conjoncture

Coup de frein sur le marché des flottes automobiles

Source : La Tribune.fr - 12/06/2009 | 08:59 - 457 mots  | 
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L'Observatoire du véhicule d'entreprise constate un net tassement du marché amorcé en 2008 et qui se prolonge cette année. Mais les professionnels restent optimistes.

Crise oblige, l'année 2009 s'annonce morose sur le marché des flottes d'entreprises. Après un recul de 5,2% en 2008, les ventes de véhicules aux sociétés devraient encore baisser cette année. « Le tassement est très net. Il y a un manque d'intérêt de la part des entreprises, qui investissent moins. Sur l'ensemble de l'année, on peut s'attendre à une baisse de 20% des nouvelles immatriculations de véhicules de sociétés », souligne Philippe Brendel, directeur de l'Observatoire du véhicule d'entreprise.
 

En cette période de baisse des chiffres d'affaires et de restriction du crédit, l'achat d'un ou plusieurs véhicules de fonction est souvent reporté à des jours meilleurs. « On assiste à une augmentation de la durée de détention des véhicules », précise Philippe Brendel.
 

Le modèle de la location longue durée (LLD), plébiscité par les grandes entreprises, connaît lui aussi des difficultés. « Les mises à la route de véhicules en LLD sont en baisse dans les grandes entreprises », reconnaît Jean-François Chanal, président du Syndicat national des loueurs de véhicules en longue durée. Celles-ci ont plutôt tendance à prolonger la durée de location, incitées en cela par les loueurs qui font face à une baisse des prix de revente de leurs véhicules en fin de cycle. « La valeur résiduelle des véhicules a baissé tandis que le loyer de l'argent a augmenté. Nous avons été contraints de répercuter ces conditions sur les loyers de nos flottes. En moyenne, ceux-ci ont augmenté de 5% », souligne Jean-François Chanal.
 

Cependant, les professionnels de la gestion de flotte se veulent optimistes. « Le marché du véhicule d'entreprise continuera à progresser parce que les besoins de mobilité sont en augmentation, observe Philippe Brendel. Une baisse de régime est inévitable en 2009, et sûrement aussi en 2010. Mais avec le développement des services à la personne, des achats à distance et des livraisons à domicile, les entreprises vont de plus en plus vers leurs clients. Il y a donc une tendance lourde de leur part à acheter plus de voitures. »
 

En outre, le marché intègre aujourd'hui la contrainte environnementale. Les incitations fiscales notamment poussent les entreprises à renouveler leur flotte. « La réforme de la taxe sur les véhicules de sociétés, en 2006, plus récemment le bonus/malus écologique et la prime à la casse ont eu un effet très bénéfique sur le rajeunissement du parc. La demande s'oriente vers des voitures plus petites, moins émettrices de gaz à effet de serre. Tout va très vite dans ce domaine : en mars 2009, plus de la moitié des voitures immatriculées émettaient moins de 120 grammes de CO2 », note Philippe Brendel.
 

La voiture de fonction n'est donc pas sur le point de disparaître. Elle change juste de visage.
 

François Schott avec acomm automobile - 12/06/2009, 08:59  | 
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