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2. Les règles

Les clés pour réaliser des économies

Source : La Tribune.fr - 19/06/2009 | 09:48 - 2362 mots  | 
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Dans un contexte économique de crise, il existe des moyens de réduire la facture automobile d'une entreprise. Voici quelques pistes...

Optimiser un parc automobile. Avec un système de taxation à l'achat (bonus-malus) et à la détention (TVS) entièrement basé sur les émissions de CO2, les entreprises peuvent trouver avantage à renouveler leur parc de véhicules. Les modèles actuels consomment en effet moins de carburant et donc rejettent moins de CO2. Mieux, de nombreux modèles permettent de bénéficier d'un bonus à l'achat ou d'avantages fiscaux.

Dans un contexte économique de crise, le marché automobile français souffre énormément. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien que le gouvernement a assoupli l'aide accordée pour le remplacement d'un véhicule ancien destiné à la casse. Le montant de cette aide est passé de 300 euros à 1.000 euros et concerne les véhicules âgés de plus de 10 ans contre 15 auparavant. Une disposition valable jusqu'au 31 décembre 2009 mais qui pourrait bien être prolongée par le gouvernement. Cette période difficile pour les constructeurs et leurs réseaux permet aux clients, particuliers comme professionnels, de profiter d'opportunités d'achat intéressantes. Aujourd'hui, il est possible de négocier, selon la marque et le modèle, des remises pouvant aller jusqu'à - 15 % ou - 20 %. Des valeurs largement dépassées dans le cadre de certains contrats portant sur plusieurs dizaines de véhicules. Les clients n'hésitent d'ailleurs plus à faire jouer la concurrence entre les différentes marques pour faire « monter les enchères » et profiter de prix d'aubaine.

Reporter ses investissements. Le prix en baisse et les opportunités de bonnes affaires ne suffisent pas toujours. De nombreuses entreprises doivent avant tout affronter leurs propres difficultés économiques. Face au ralentissement de l'activité économique et à la raréfaction du crédit, de nombreuses sociétés ont décidé de ne pas renouveler leur parc de véhicules en 2009 et de reporter ces investissements à un moment où les choses iront mieux. Les entreprises ayant recours à la location longue durée (ou LLD) apportent un éclairage sur la situation globale. Ainsi, si le marché de la LLD de véhicules a progressé en 2008 — 1.110.806 véhicules en parc roulant, soit une hausse de 6,5 % par rapport à 2007, source SNLVLD —, de même que le nombre de véhicules mis à la route (427.660 sur l'année 2008, en hausse de 4 %) un nouveau phénomène, apparu lors du dernier trimestre 2008, s'est poursuivi sur le premier trimestre 2009 : celui de l'augmentation de la durée moyenne des contrats et du kilométrage moyen. Ainsi, en 2008, la première est passée à 38,2 mois contre 37,9 en 2007. Quant au second, il était, au 31 décembre 2007, de 96.000 kilomètres contre 94.000 un an auparavant. Sur le premier trimestre 2009, le nombre de livraisons de véhicules est en baisse de 11,7 % par rapport à la même période l'année dernière, avec un peu plus de 86.000 contre près de 117.000 à fin mars 2008. Une conséquence directe de la prolongation des contrats et du kilométrage moyen parcouru. Si la location longue durée souffre en ce moment du fait de la crise économique, le fait de transformer des immobilisations financières (lors d'un achat au comptant ou à crédit) en loyer peut intéresser de nombreuses entreprises à la recherche de liquidités et devant faire face à une forte diminution de leur capacité d'endettement.

Profiter des opportunités, pour celles qui en ont les moyens. Pour les entreprises qui disposent d'une capacité de financement ou d'emprunt disponible leur permettant d'envisager le renouvellement de leur parc automobile, l'année 2009 représente une fenêtre de tir attractive. À titre d'exemple, une entreprise qui associe la mise à la casse d'une automobile de plus de 10 ans à l'achat d'un modèle hybride (associant un moteur thermique essence ou Diesel à un moteur électrique à l'image de la Toyota Prius ou de la Honda Insight) bénéficie de la prime à la casse de 1.000 euros avec les 2.000 euros de bonus liés à l'achat d'une voiture « propre » (voir ci-après). Mais ce n'est pas tout ! Ce ou ces nouveaux véhicules ouvrent un droit à abattement de la taxe professionnelle. En effet, l'article 22 de la loi de finances rectificative pour 2008 modifie les articles 1600 et 1647 du Code général des impôts. Il concerne les véhicules ainsi que tous les biens mobiliers. Tout équipement acheté ou loué entre le 23 octobre 2008 et le 31 décembre 2009 donne droit à un dégrèvement permanent de la taxe professionnelle sur cet investissement. Tant que l'entreprise détient ou utilise ce bien, elle profite de ce dégrèvement. Quant aux entreprises dont la taxe professionnelle est plafonnée, elles ont droit à un dégrèvement complémentaire. Enfin, ces nouveaux équipements, comme les autos dans notre exemple, sont en plus exonérées de la taxe pour frais de chambre de commerce et d'industrie. Le dégrèvement doit faire l'objet d'une demande par l'entreprise et est calculé à partir de la valeur locative du bien.

Jouer sur les effets de seuil. En renouvelant leur parc de véhicules, les entreprises peuvent rapidement améliorer le bilan CO2 de leur parc, ce qui a des conséquences directes sur le montant de la TVS et de l'écopastille à l'achat. Il convient de faire attention aux effets de seuil, un seul petit gramme de CO2 en plus par kilomètre parcou- r u ayant pour effet de faire basculer un modèle de la tranche du bonus à celle de la zone neutre ou de la zone neutre à celle du malus, à l'image des tranches de l'impôt sur le revenu. Cette nouvelle donne a incité les constructeurs à travailler leurs gammes de voitures particulières — les utilitaires et les voitures de société sont encore, aujourd'hui, exonérés de TVS et de l'écopastille — pour proposer aux entreprises des modèles répondant à leur besoin en termes de taille et de confort mais moins émettrices de CO2.

De quoi permettre une nouvelle composition du parc des sociétés et ainsi directement participer à l'amélioration du bilan environnemental de la flotte. Pour Jean-Loup Savigny, directeur commercial chez Arval, cette évolution est le premier pas à faire : « En un peu moins de dix ans, les consommations moyennes des véhicules ont fortement diminué, quasi divisées par deux. Choisir des modèles consommant peu, synonymes de faibles émissions de CO2, est la première chose à faire pour améliorer son bilan et le coût de détention des véhicules. Et l'impact environnemental du simple renouvellement du parc est parfois surprenant. En plus, cela permet aussi à l'entreprise de lutter contre l'augmentation des carburants et de conserver une enveloppe budgétaire contenue. » Dans certaines entreprises, ce sont des véhicules de plus faible cylindrée, quitte à compenser ce manque à gagner par un surcroît d'équipements de confort, qui sont privilégiés. Pour Éric Trelet, directeur commercial et marketing d'ALD, les constructeurs ont une carte à jouer sur ce segment des véhicules bien équipés mais peu polluants : « Certains constructeurs ont pris une longueur d'avance », estime-t-il, avant de citer le cas de BMW, « capable d'afficher une Mini à 104 g de CO2/km, une Série 1 à 119 g et une Série 3 à 123 g même si ces modèles ne représentent qu'une très faible part du parc mis à la route. »

Il semble que, si le gazole ne devrait pas être remis en cause immédiatement pour les gros rouleurs, les loueurs étudient de plus près les motorisations à essence pour des petits véhicules roulant peu. « Nous sommes très attentifs à l'évolution des valeurs résiduelles des petites essence. Ce type de véhicule pourrait de nouveau être intéressant pour les contrats portant sur 60.000 kilomètres », affirme Éric Trelet. Même si le diesel conserve une longueur d'avance d'un point de vue environnemental grâce à son meilleur rendement, les nouveaux moteurs essence à injection directe pourraient devenir une alternative pour les parcours urbains.

Malheureusement, le système de bonus-malus a entraîné certains comportements aberrants. Ainsi les voitures équipées de filtres à particules, qui pourtant réduisent significativement les émissions de fumées noires et de particules des moteurs diesel, sont pénalisées au niveau des rejets de CO2. Du coup, certains constructeurs n'ont pas hésité à enlever ces équipements ou à en monter de moins efficaces afin de diminuer les émissions de CO2 de leurs modèles.

Enfin, les véhicules électriques ou hybrides, comme la Toyota Prius ou certains modèles Lexus (RX 400h, GS 450h et LS 600h) sont en train d'acquérir leurs lettres de noblesse. Un succès que tempère pourtant Raphael Almerge, responsable du marketing et de la communication de LeasePlan : « Selon moi, les véhicules électriques et hybrides resteront une niche de marché. Certes, ils présentent un intérêt immédiat en termes d'émissions de CO2. Mais il ne faut pas oublier que les prochaines mesures devront tenir compte de l'impact environnemental du cycle de vie du véhicule. Or les batteries soulèvent encore des interrogations relatives au recyclage et à l'incidence de leurs composants sur notre planète. » Ce type de véhicule répond uniquement à certaines missions mais n'est pas la panacée. Pour Jean-Loup Savigny, « même si nous devons faire face à de très nombreuses demandes de tarification de Prius, notre niveau de vente n'est malheureusement pas du même niveau ». Chez GE, Johanne Kaufling, responsable du p r o g r amme Clean Solution chez GE Capital Solutions, explique que « grâce à l'outil en ligne ema n a g e , nous permettons à nos clients d'avoir une vision claire de leur bilan automobile du point de vue du CO2. De quoi envisager des actions précises et réfléchies. Et, si l'intérêt est réel concernant ces véhicules "propres", nous nous heurtons aux problèmes de réseaux de distribution ou à leur autonomie. »

Réduire la durée d'amortissement. Néanmoins, ces véhicules « propres » bénéficient de nombreuses aides fiscales. Outre celles déjà évoquées dans le précédent exemple, il faut souligner la possibilité, pour l'entreprise, de réduire leur durée d'amortissement de cinq à un an et de bénéficier d'une exonération de TVS pour deux ans. De quoi économiser entre 480 euros et 700 euros par an, soit 960 euros et 1.400 euros au total par voiture émettant entre 120 g/km et 140 g/km de CO2, tranche dans laquelle se situent la plupart des berlines choisies par les entreprises. Quant à l'amortissement dérogatoire, il devrait attirer l'attention de nombreux responsables d'entreprise. Car ces voitures « propres » peuvent être amorties sur douze mois minimum dans la limite d'un plafond de 18.300 euros. De quoi, éventuellement, pouvoir évacuer des profits soumis à l'IS, jusqu'à 18.300 euros par véhicule en seulement douze mois au lieu de cinq ans. Malgré la crise économique et le marasme ambiant, cette possibilité pourrait intéresser nombre d'entreprises. En outre, les véhicules fonctionnant au GPL ou au GNV bénéficient d'une TVA sur le carburant récupérable à 100 %. Quant à celles fonctionnant à l'E85, elles permettent une récupération à 80 % de la TVA. Encore des arguments en faveur de ce type de véhicule en entreprise même si, en ce qui concerne ces trois carburants, le principal écueil reste les réseaux de distribution toujours très inférieurs au maillage des stations-service distribuant du gazole.

 

Allégez votr e bilan avec la Location longue durée

Alors que les entreprises représentent une part importante des ventes de véhicules — plus d'un véhicule neuf sur trois en 2008 —, nombre d'entre elles n'ont pas encore franchi le pas de l'externalisation de la gestion de leur parc automobile. La location longue durée (LLD) ne parvient toujours pas à prendre le pas sur la location avec option d'achat (LOA) et le crédit-bail malgré quelques arguments forts en sa faveur.

Selon les chiffres fournis par les constructeurs, les entreprises ont acheté un peu plus de 956.000 véhicules (voitures particulières, voitures de société et utilitaires de moins de 3,5 t) en 2008, soit 38 % du marché global (2.509.000 unités). Face à une restriction et une recherche permanente de liquidités, la location longue durée peut s'avérer une alternative intéressante pour l'entreprise. En effet, au contraire de l'achat de véhicules cash ou à crédit, la location longue durée ne représente pas un investissement pour l'entreprise et le montant du loyer permet une maîtrise parfaite des coûts durant toute la durée du contrat. Cet aspect de la maîtrise des coûts revêt une grande importance au niveau du parc automobile, qui représente, rappelons-le, le deuxième ou troisième poste d'investissement pour l'entreprise après la masse salariale et l'immobilier. Maîtriser un poste budgétaire aussi lourd est donc un vrai plus. Le loyer proposé par le loueur, négocié à la base et intégrant naturellement toutes les prestations que l'entreprise souhaite (fourniture d'un véhicule de remplacement, entretien, pneumatiques, cartes carburant...), est assimilé, d'un point de vue comptable, à une charge. Il ne s'agit pas d'un investissement et le recours à la location permet de préserver à 100 % la capacité de financement de l'entreprise, quelle que soit sa structure de bilan.

Autre avantage de la LLD : ce n'est plus à l'entreprise d'assumer la fin de vie du véhicule. Dans le cas d'un financement classique ou d'une LOA, c'est à l'entreprise que revient la charge de la sortie du véhicule du bilan et sa revente effective. Avec la LLD, la voiture est purement et simplement restituée. C'est le loueur qui prend en charge la fin de vie du véhicule et qui assume le risque financier inhérent.

L'un des principaux griefs que mettent en avant les détracteurs de la location longue durée est le montant important des loyers des automobiles. Cela étant, le coût réel du parc automobile est souvent largement méconnu et sous-estimé par les responsables des entreprises. Or, dans un loyer, tous les paramètres sont pris en compte, y compris la dépréciation. Troisièmement, la puissance d'achat des loueurs permet d'obtenir des conditions d'achat difficilement égalables. De quoi garantir le maintien du loyer dans le raisonnable. Enfin, le coût du loyer prend généralement en compte les services associés. La LLD, c'est la garantie de posséder un véhicule en bon état de fonctionnement, un véhicule de remplacement en cas de besoin et surtout l'absence de contraintes et de temps perdu pour toutes les opérations de gestion. Il existe toutefois des solutions alternatives à la LLD pour l'entretien via des réseaux spécialisés, comme Speedy Fleet, pour abaisser le coût d'entretien des véhicules de l'entreprise. Mais les loueurs offrent une palette de multiples services à même de répondre précisément à vos besoins.

latribune.fr en partenariat avec acomm automobile - 19/06/2009, 09:48  | 
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