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4. Les produits

Les stars du marché à la loupe

Source : La Tribune.fr - 19/06/2009 | 09:46 - 2635 mots  | 
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Outils indispensables des entreprises, les voitures et véhicules utilitaires légers sont des alliés du quotidien. Si les modèles français sont omniprésents dans les entreprises, certains constructeurs étrangers s'y taillent une part respectable du gâteau.

Les citadines

Voitures de petite taille, autour des 4 mètres, ces autos sont idéales en ville où elles allient un encombrement limité à une habitabilité correcte et un confort tout à fait satisfaisant sur de petits parcours. Dans ce segment ultraconcurrentiel, tous les constructeurs généralistes disposent d'un ou de deux modèles, les français tiennent toujours la tête des ventes. Renault, avec ses Clio Campus et Clio III, est au coude-à-coude avec Peugeot avec ses 206 + et 207. Il convient de souligner la présence de la Clio Campus et de la 206 +, deux anciens modèles (la Clio II et la 206, toutes deux très légèrement modifiées d'un point de vue esthétique) qui poursuivent leur longue carrière. Équipées de moteurs modernes, elles offrent des prix de vente intéressants avec des prestations de confort encore largement dans le coup. Elles font les beaux jours de nombreuses entreprises dans leurs déclinaisons de voiture de société à deux places qui bénéficient en outre d'une fiscalité plus favorable (pas de taxe sur les véhicules de société et pas de bonus-malus, ces autos étant assimilées à des utilitaires). Bien entendu, elles peuvent difficilement rivaliser avec leur descendance, les Clio III et 207, plus grandes, plus spacieuses mais aussi plus lourdes. Si ces derniers modèles s'avèrent beaucoup plus confortables et bien mieux équipés, ils le font payer au prix cher.

Nouvelle Polo 

Mais il ne faudrait pas croire que les constructeurs étrangers ignorent ce segment de marché. Tous y sont présents. Parmi les principales rivales des françaises, la VW Polo ou la Ford Fiesta ne manquent pas d'arguments. La nouvelle Polo devrait arriver prochainement sur notre marché. En revanche, la nouvelle Ford Fiesta Econetic, présentée l'année dernière, a aussi des atouts à commencer par sa mécanique diesel (1.6 turbo diesel à injection directe de 90 ch) qui ne rejette que 98 g/km de CO2. Esthétiquement réussie, cette version de Fiesta, spécifiquement étudiée pour le marché des flottes, permet de ne payer que 196 euros de taxe sur les véhicules de société et de bénéficier d'un bonus de 1.000 euros lors de son achat.

 

Les compactes

La catégorie des compactes est tout aussi concurrentielle que celle des citadines. Là encore, chaque constructeur généraliste dispose d'un modèle auquel il faut ajouter ceux des constructeurs premium comme Audi avec son A3, BMW et sa Série 1, Mercedes et sa classe A ou encore la Volvo C30. Pourtant, malgré le prestige de ces blasons et la réputation de chacun de ces modèles, ce sont encore les constructeurs français qui tiennent la barre. Parmi les modèles les plus vendus, la Renault Mégane et la Citroën C4 sont très appréciées dans les entreprises. La première, sortie il y a un an, affiche des lignes plus classiques que le précédent modèle, ce qui lui permet de connaître un joli début de carrière commerciale. Ses utilisateurs apprécient la belle facture de l'intérieur et des finitions ainsi que son confort de tous les instants. Toutes les versions et motorisations diesel sont soit neutres (pas de malus ni de bonus avec le moteur 1.9 dCi 130 ch) soit bénéficient d'un bonus de 700 euros pour celles équipées du moteur 1.5 dCi, qu'il soit dans sa version 85, 90, 105 ou 110 ch. Quant à la TVS des Mégane diesel, elle varie de 472 euros à 675 euros selon le modèle.

Duel au sommet 

Face à la Mégane, la Citroën C4 est une très sérieuse rivale. Elle dispose, tout comme la Mégane, d'une version « coupé » trois portes au design résolument différent de la version classique cinq portes ce qui en fait presque deux modèles à part entière. La C4 berline est également disponible en version société à deux places et TVA récupérable. Elle est d'ailleurs très appréciée par de nombreuses entreprises pour ses qualités de confort et d'agrément de conduite. Ses mécaniques turbo diesel à injection directe HDi allient performances et consommation. Deux versions du moteur 1.6 HDi sont au catalogue : une développant 92 ch et l'autre 110 ch. Tous ces modèles bénéficient d'un bonus de 700 euros et affichent une taxe sur les véhicules de société (TVS) allant de 468 à 625 euros. Un second moteur est au catalogue : le 2.0 HDi en version à boîte mécanique (140 ch, 139 g, ni bonus ni malus et une TVS à 695 euros) et en boîte automatique (138 ch, 175 g, malus à 750 euros et une TVS à 2.625 euros). Autant dire que cette dernière version n'est jamais choisie par les ent r epr i s e s du fait de son surcoût par rapport à la version à boîte mécanique. La Ford Focus dispose, dans son vaste catalogue (la voiture existe en trois, quatre, cinq portes et en break), d'une version « améliorée » Econétic spécifiquement développée pour les entreprises. Déclinée en deux versions 90 et 110 ch, les Focus Econétic ne rejettent, respectivement, que 114 et 115 g de CO2. De quoi profiter d'un bonus de 700 euros et d'une TVS de 456 et 460 euros compte tenu du gabarit important ce qui rejaillit directement sur l'habitabilité et le volume du coffre, deux points forts de ce modèle.

 

Les routières

C'est le segment de marché où les entreprises sont très présentes. Plus d'une routière sur deux est vendue à une entreprise en France. La Citroën C5, dernière française apparue sur le marché, remporte un joli succès. Ses lignes proches des berlines allemandes, qui font figure de référence sur ce marché classique, sont réussies. À l'intérieur, les progrès en termes de finitions sont flagrants et la française résiste très bien à la comparaison avec des marques premium. Côté motorisation, Citroën a décliné en fin d'année dernière une version Airdream spécialement dédiée aux sociétés. Dotée d'un équipement enrichi pour répondre aux besoins spécifiques de cette clientèle, elle reçoit le moteur 1.6 HDi 110 ch. Avec seulement 140 g/km de CO2, elle est dans la zone neutre du bonus-malus et surtout permet d'acquitter une taxe sur les véhicules de société (TVS) de seulement 700 euros. En comparaison, les autres versions diesel de la C5 berline affichent une TVS allant de 1.490 euros à 3.791 euros.

Les berlines françaises (Citroën C5 mais aussi Peugeot 407 et Renault Laguna), doivent affronter une rude concurrence d'origine allemande. Ainsi la Volkswagen Passat est très appréciée pour ses dimensions généreuses, sa qualité de fabrication et ses mécaniques turbo diesel à injection directe TDi dont la réputation n'est plus à faire. Ces mécaniques allient puissance et faible consommation. Cela permet à toutes les Passat, y compris les versions les plus puissantes de 170 ch de rester dans la zone neutre du bonus-malus. La version stop & start Blue Motion (avec coupure automatique du moteur à l'arrêt) se permet le luxe, avec ses 128 g/km de CO2, de faire profiter ses utilisateurs d'un bonus de 200 euros et d'une TVS de seulement 640 euros. Les autres Passat TDi affichent des puissances de 105, 110, 140, 143 et 170 ch. Les TVS de ces modèles varient de 680 euros à 1.590 euros.

Savoir-faire bavarois

Marque à la réputation largement établie, BMW fait une percée remarquée dans le secteur des ventes aux entreprises. Si, auparavant, les sociétés faisaient appel à la marque bavaroise pour les cadres dirigeants qui appréciaient les grandes berlines de la marque, les choses ont changé depuis deux ans environ. En effet, BMW a profité de son immense savoirfaire en tant que motoriste pour proposer des versions diesel de sa Série 3 affichant des puissances importantes et des émissions de CO2 particulièrement faibles. La gamme se compose de cinq motorisations de 143 ch (318d), 177 ch (320d), 197 ch (325d), 245 ch (330d) et 286 ch (335d) ! Avec seulement 123 g/km de CO2, la première se paye le luxe de faire profiter ses acquéreurs d'un bonus de 200 euros et d'une TVS de 615 euros. Le tout pour pouvoir rouler dans une berline à la construction irréprochable et au comportement routier particulièrement agréable. Sans oublier non plus l'aspect « psychologique » et la motivation que génère, pour les employés de l'entreprise, le fait de rouler dans une voiture au blason aussi prestigieux. Encore plus fort, la 320d et ses 177 ch, une valeur plus que respectable et distillant un plaisir de conduite intense, n'émet que 128 g/km de CO2. De quoi profiter d'un bonus de 200 euros et d'une TVS de 640 euros, ce qui en fait un modèle très apprécié et recherché par les entreprises actuellement. D'autant que la valeur de revente en « fin de vie » reste très élevée. La 325d reste dans la zone neutre du bonus-malus, tout comme la 330d et ses 245 ch ! La TVS grimpe, respectivement, à 1.530 euros et 1.520 euros. Enfin, en haut du panier, la 335d et ses 286 ch, une puissance identique à celle d'une authentique sportive, n'émet « que » 177 g ce qui implique un malus de 750 euros et une TVS de 2.655 euros. Des valeurs certes élevées que de nombreux autres modèles, nettement moins puissants, atteignent également.

 

Les utilitaires

Les utilitaires légers sont exemptés de taxes sur les véhicules de société (TVS) ainsi que d'écopastille (bonus ou malus basé sur le niveau de leurs émissions de CO2). Cette situation pourrait évoluer en fonction d'une nouvelle législation. En attendant, les constructeurs français sont toujours les maîtres du jeu puisqu'ils vendent trois utilitaires neufs sur quatre sur le marché national.

Mini-fourgonnettes

Cette catégorie des mini-fourgonnettes, à vocation principalement urbaine, est apparue en 2008 sous l'impulsion de l'alliance PSA-Fiat, rapidement suivie par Renault et son Kangoo compact. C'est cette nouvelle catégorie qui a permis au marché de ne pas sombrer en 2008. Parmi les différents modèles, le petit Fiat Fiorino propose un cocktail intéressant. Issu de la collaboration entre Fiat et PSA, le petit Fiorino est identique aux Citroën Némo et Peugeot Bipper à un point près : la motorisation diesel. Chez PSA, il s'agit du 1.4 HDi maison alors que Fiat a préféré conserver son 1,3 l Multijet de 75 ch, soit 5 ch de plus que le moteur PSA. Ce petit moteur se caractérise par sa bonne volonté et ses montées en régime convaincantes. Le Fiorino affiche la même bouille sympa et ses faibles dimensions font des merveilles en ville. Le volume utile est de 2,5 m3 et la charge utile est de 610 kg. Si l'habitacle affiche une finition correcte et une position de conduite satisfaisante, le Fiorino utilitaire ne dispose pas des suspensions typées confort de la version VP Qubo. Du coup, le petit Fiat s'avère très sautillant, tant en ville que sur route.

Fourgonnettes

C'est le segment du marché des utilitaires le plus important de l'Hexagone. Les trois stars en sont le Renault Kangoo, utilitaire le plus vendu en France, toutes catégories confondues, depuis sa naissance, le Citroën Berlingo et le Peugeot Partner. Le nouveau Kangoo affiche des lignes plus modernes et plus léchées que le précédent modèle. Reposant sur la plate-forme du Scénic, ses dimensions sont logiquement en hausse, le volume utile passant ainsi de 2,6 à 3 m3 et la charge utile de 650 à 800 kg. À l'intérieur, le nouveau Kangoo affiche un look proche de celui de la Modus et adopte des matériaux de belle facture. Les équipements de confort de série sont en hausse, tout comme le confort à bord. Côté motorisation, la grande majorité des ventes devraient être les versions dCi 70 et 85 ch. Ceux qui souhaitent davantage de puissance pourront se tourner vers le 1.5 dCi 105, guère plus convaincant que le 85 ch. Enfin, la version 1.6 16v ne se justifiera réellement que dans sa future version gaz naturel pour véhicules (GNV).

Fourgons compacts

Le Renault Trafic, malgré son âge, poursuit sa très belle carrière commerciale et reste le fourgon compact le plus vendu en France. Ce véritable étalon de ce marché très concurrentiel doit faire face à de nouveaux entrants comme le trio Citroën Jumpy, Fiat Scudo et Peugeot Expert. Pour défendre sa place, le Trafic dispose d'arguments de poids. À commencer par ses lignes qui sont encore tout à fait dans l'air du temps. Le Trafic dispose aussi d'un excellent comportement routier grâce à ses suspensions élaborées, proches de celles d'une automobile. Elles permettent de concilier une précision de conduite excellente avec un confort des passagers de haut niveau, tant à vide qu'en charge. La gamme s'articule autour de quatre versions élaborées autour de deux empattements conditionnant deux longueurs ainsi qu'une version standard et une version surélevée. Le Trafic existe aussi en version plancher- cabine sur la base de l'empattement long. La charge utile maximale est de 1. 146 kg pour un volume utile de 5 ; 5,9 ; 7,1 et 8,4 m3. La gamme se compose de quatre motorisations : les nouveaux 2.0 dCi 90 et 115 ch et le 2.5 dCi 150 (qui développe en réalité 145 ch). La version 2.0 dCi 115 est la plus polyvalente. La version 2.0 dCi 90 ch est à vocation de services de proximité alors que le puissant 2,5 l 145 ch fera merveille sur voies express et autoroutes.

Grands fourgons

Les Citroën Jumper et Peugeot Boxer sont, tout comme leurs prédécesseurs, issus de l'accord PSA-Fiat et fabriqués dans l'usine de Sevelsud, en Italie. S'ils conservent un air de famille avec les modèles précédents, ils sont entièrement nouveaux et disposent d'un look, au niveau de la cabine de conduite, assez ravageur avec une grosse calandre et de grands phares. Ils affichent des capacités d'emport plus élevées qui vont désormais de 8 à 17 m3. La gamme se décline en trois empattements, quatre longueurs et trois hauteurs. Quant aux charges utiles, elles varient de 950 kg à 1 995 kg (PTAC de 3.000 kg ou 4.000 kg). Si vous êtes à la recherche d'une base pour un véhicule carrossé, les Jumper et Boxer sont disponibles en châssis cabine simple et double ainsi qu'en plancher cabine. Ces versions existent en trois longueurs (L2, L3 et L4) avec des PTAC de 3,3 t, 3,5 t et 4 t. Tous ces modèles disposent d'un environnement de conduite agréable et particulièrement confortable, ce qui permet à leurs utilisateurs d'envisager de longs parcours dans d'excellentes conditions. Sous le capot, trois moteurs HDi trouvent place : un 2,2 l décliné en 100 ch et 120 ch et un 3,0 l de 160 ch. Si le premier est à la peine sous forte charge, la version 120 ch est sans aucun doute celle qui offre la meilleure polyvalence. À l'aise aussi bien en ville que sur route ou autoroute, à vide comme en charge, ce moteur fait preuve d'une vivacité et d'un caractère étonnant. Ceux qui roulent souvent sur autoroute et à pleine charge auront intérêt à opter pour la puissante version 3,0l.

 

Monospaces : la catégorie sacrifiée

Largement plébiscités par les particuliers mais aussi par les entreprises pendant près de dix ans, les monospaces compacts ont subi de plein fouet les nouvelles taxes portant sur les émissions de CO2. Si le concept, permettant dans un encombrement limité de profiter d'un espace à bord digne d'un minibus avec le confort d'une berline, est toujours aussi attirant, ces véhicules sont pénalisés par rapport aux berlines et aux breaks du fait même de leur conception. Avec leur coefficient aérodynamique digne d'une armoire normande et leur surface frontale très importante, ce type de véhicule est automatiquement pénalisé du point de vue des rejets de CO2. Si les constructeurs sont parvenus à améliorer les émissions de CO2 des monospaces compacts (Renault Modus ou Scénic, Citroën C4 Picasso, Ford C-Max, Opel Zafira...), le problème reste entier pour les grands monospaces qui, du coup, ont disparu des listes d'achat des entreprises. À titre d'exemple, une Peugeot 807 équipée du moteur 2.0 HDi 136 ch affiche un malus de 750 euros et une taxe sur les véhicules de société (TVS) de 2.820 euros.

latribune.fr en partenariat avec acomm automobile - 19/06/2009, 09:46  | 
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