Musique : Guestme veut remplir les salles de concert

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La société Guestme travaille actuellement avec 35 lieux sur Paris mais envisage d'élargir ses services en France puis à l'international.
La société Guestme travaille actuellement avec 35 lieux sur Paris mais envisage d'élargir ses services en France puis à l'international. (Crédits : Reuters/Morris MacMatzen)
La société Guestme propose une cinquantaine de concerts par mois pour un abonnement à 33 euros. L'objectif : augmenter le taux de remplissage des salles parisiennes.

Des salles de concerts clairsemées. C'est le "constat désespérant" qui est à l'origine de la société Guestme, racontent les co-fondateurs Guillaume Lalu et Julien Bornstein. "On est passionnés de musique et on a passé beaucoup de temps dans les concerts. Et bien souvent, on voyait des artistes qu'on adorait dans des salles qui n'étaient pas combles", explique Guillaume Lalu, 41 ans, qui a travaillé sept ans chez Universal.

En octobre dernier, les deux cousins s'associent pour créer Guestme. Ils proposent un abonnement à 33 euros par mois donnant accès à une sélection d'une cinquantaine d'événements, "avec la possibilité de récupérer autant d'invitations souhaitées par abonnement sans limitation". L'idée : améliorer le taux de remplissage des salles de concert en réduisant "les contraintes budgétaires" des fans de musique. En moyenne, les abonnés se rendent à deux ou trois événements par mois. "Notre offre est basée sur le prix moyen des places, comme au cinéma. C'est rentable au bout de deux sorties."

"On ne veut pas être un catalogue"

Pour 33 euros, il ne faut pas s'attendre à voir les Rolling Stones au Stade de France - mais davantage des artistes qui montent comme The Pirouettes, Cléa Vincent ou encore Polo & Pan. "On dispose d'une offre très éditorialisée. Musicalement, on ne propose pas tout et n'importe quoi. On ne veut pas être un catalogue", assure Guillaume Lalu. Guestme s'adresse donc à un public averti, même si quelques têtes d'affiche servent de "vitrine". L'entreprise parisienne revendique un "positionnement premium", comme en témoigne son nom. Guestme est dérivé de guest-list (en français, liste des invités). "Pour le client, il y a aussi l'idée d'être chouchouté, comme un special guest." Même si la loi du premier arrivé, premier servi règne sur la plateforme.

Les offres tombent invariablement trois jours avant la date de l'événement, ce qui attire un public "très mobile et flexible" avec une moyenne d'âge de trente ans, précise Julien Bornstein, 38 ans, fondateur du site Paris Bouge qui recommande des sorties.

Fondateurs de GuestMe (Guillaume Lalu, Julien Bornstein)

Julien Bornstein (à gauche) et Guillaume Lalu

Des recommandations personnalisées

Guestme propose des recommandations personnalisées. Les abonnés qui le souhaitent peuvent se connecter via les réseaux sociaux ou leurs comptes sur des plateformes de streaming, comme Deezer ou SoundClound. Un algorithme analyse alors leurs goûts musicaux et fait des propositions en conséquence. "On récupère uniquement des données liées aux goûts musicaux, je ne pense pas que cela soit perçu comme intrusif par les utilisateurs, avance un des co-fondateur. Cela permet de pousser à la découverte." Pour Guestme, l'algorithme permet également de repérer le potentiel d'un artiste auprès de ses abonnés.

Alors que la plateforme mise uniquement sur la musique pop/rock/électronique, elle souhaiterait à terme "décloisonner son offre" musicale et proposer de nouveaux lieux, comme des clubs de jazz. La société travaille actuellement avec 35 lieux à Paris mais envisage d'élargir ses services en France puis à l'international, en préparant une levée de fonds de 500.000 euros pour l'automne. Guestme maintient l'objectif annoncé lors de sa création, avec 1.000 abonnés d'ici fin 2017.

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Commentaires
a écrit le 08/06/2017 à 19:36 :
Eh ben nous on va jouer Gratuitement pour la Fête de la Musique. De la vraie musique en live intégral, jouée avec de vrais instruments, un vrai chanteur (Si.si..). Comme l'an dernier, 2h30 de musique variée... et on nous en redemande. Vive la musique vivante et soutient aux intermittents du spectacle. Partout en France, il y a des concerts, dans des bars, des petites salles et quantité de musiques et de musiciens à découvrir. Il y a un petit effort à faire pour les localiser, en général bonne ambiance, prix imbattables et très souvent soirée réussie, loin du marketing du star system, du pognon.

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