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Grèves dans les aéroports : la police en place pour remplacer les agents de sûreté

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latribune.fr, avec agences  |   -  485  mots
Ce jeudi, à l'aéroport de Roissy, des policiers sont déployés pour remplacer les agents de sûreté en grève. Cette intervention répond à la demande faite au gouvernement par Nicolas Sarkozy de prendre "toutes les mesures nécessaires" pour que les départs en vacances de fin d'année ne soient pas perturbés.

Des effectifs de la police aux frontières (PAF) et de CRS étaient déployés ce jeudi matin au terminal 2F de l'aéroport de Roissy pour remplacer les agents de sûreté qui entamaient leur septième jour de grève, a constaté une journaliste de l'AFP. A la veille du week-end de Noël, la file d'attente des voyageurs s'allongeait au point de contrôle du terminal 2F, le plus touché par la grève entamée vendredi par les agents de sûreté qui réclament une augmentation de salaire et de meilleures conditions de travail.

De l'autre côté des portiques, des policiers de la PAF et des CRS étaient déployés. "Il était plus prudent de le faire compte tenu du trafic aujourd'hui", a expliqué Serge Marigliano, directeur des opérations chez ICTS, une des entreprises de sûreté de Roissy. Les policiers ne devraient effectuer que les palpations et non pas les contrôles derrière les écrans qui demandent une formation spécifique, selon une source aéroportuaire.

La grève des agents de sûreté aéroportuaire a été reconduite pour jeudi après l'échec des négociations entre les entreprises de sécurité et les syndicats de Roissy.

Lors du conseil des ministres mercredi, Nicolas Sarkozy avait enjoint le gouvernement d'assurer le bon déroulement des départs en vacances de Noël. Le chef de l'Etat, qui a abordé la question en conseil des ministres, "a insisté sur le fait que le gouvernement ne pouvait pas laisser prendre en otage les vacances des Français", a indiqué Valérie Pécresse, porte-parole du gouvernement. "Il a demandé aux ministres d'être extrêmement attentifs à l'évolution de la situation et de prendre toutes les mesures nécessaires et opportunes compte tenu de cette évolution", a-t-elle ajouté.

Elle a confirmé que le gouvernement soutenait la proposition de loi déposée par le député UMP Eric Diard qui étend au secteur aérien le système d'alerte et de déclaration préalable des grévistes quarante-huit heures à l'avance dans les transports publics. "Les transports aériens sont un service public qui doit fonctionner, particulièrement quand les Français le souhaitent, c'est-à-dire quand ils veulent partir en vacances", a-t-elle poursuivi.

S'exprimant à la sortie du conseil, la ministre de l'Ecologie et des Transports, Nathalie Kosciusko-Morizet, a indiqué qu'un point serait fait à la mi-journée. "Nous sommes déterminés à assurer les fonctions de sécurité dans les aéroports, y compris en ayant recours aux forces de l'ordre si la grève devait se poursuivre en cette période de grands départs", a-t-elle ajouté. "Si cela devait se faire, cela se ferait dans la journée ou d'ici demain, parce que les grands départs commencent à partir de demain et même de ce soir", a précisé la ministre.

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