Les compagnies aériennes françaises demandent une baisse du coût du travail au futur chef de l'Etat

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La fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam) dont Air France est un membre très influent, va envoyer dix propositions aux candidats à la présidentielle pour permettre au pavillon français d'être plus compétitif.

Un courrier avec dix propositions. C'est ce que va envoyer prochainement aux candidats à l'élection présidentielle, la fédération nationale de l'aviation marchande (Fnam), le principal syndicat professionnel du secteur, dont Air France est l'acteur prédominant. L'objectif « est de trouver les réformes permettant au pavillon français de rester en première division » a indiqué ce mercredi Marc Lamidey, à la fois PDG de Brit Air, l'une des filiales régionales d'Air France, et président de la Commission développement durable de la Fnam, lors d'un colloque sur le bilan des quatre années d'engagements du secteur dans le cadre du Grenelle de l'environnement.

Selon Olivier Layec, délégué général de la Fnam, la part des compagnies aériennes tricolores dans le transport aérien français (trafic intérieur et trafic entre la France et l'étranger) a fondu de 11 points en dix ans, à 48 %. Ces dix propositions se regroupent autour de trois thèmes : restaurer la compétitivité du transport aérien français ; faire de la France la principale porte d'entrée en Europe des voyageurs étrangers ; et faire du développement durable une arme de compétitivité.

Décriée depuis des lustres par les acteurs français, Air France en particulier, la question de la compétitivité française est au c?ur des priorités. « Le transport aérien est un secteur fragile et fortement ouvert à la concurrence, a expliqué Marc Lamidey. Certains de nos concurrents n'ont pas les mêmes contraintes que celles qui pèsent sur le transport aérien français ». Sur ce point  Air France a toujours pointé du doigt les compagnies du Golfe, d'Asie ou du Turquie, mais aussi, en Europe, les transporteurs allemands et britanniques et irlandais. La Fnam demande ainsi une baisse des coûts du travail et, parmi toutes les requêtes, souhaite une réflexion sur le montant de la taxe d'aéroport et les coûts de sûreté.

Pour faire de l'Hexagone la principale porte d'entrée en Europe, le maintien des vols de nuit (question cruciale pour le transport de fret) a été évoquée. L'amélioration de l'accès aux aéroports parisiens et régionaux aussi.

Enfin, concernant le troisième volet (que le développement durable devienne une arme de compétitivité), la Fnam souhaite que le produit du système européen d'échanges de permis d'émissions (ETS), auquel fait partie le transport aérien depuis le 1er janvier, soit utilisé pour améliorer la performance environnementale du secteur et la préparation de l'arrivée des nouvelles technologies.
 

Par ailleurs, Air France, en grande difficulté, a convoqué un comité central d'entreprise le 10 février pour débuter la renégociation des accords d'entreprise du personnel afin d'augmenter la productivité des personnels.
 

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a écrit le 03/02/2012 à 14:50 :
Plusieurs études montrent que le problème d'Air France n'est pas lié au coût du travail. Une hôtesse AF n'est pas mieux que chez Lufthansa ou British Airways. Le problème est la productivité: trop de personnel au sol et à bord des appareils (4 hôtesses par airbus A319 contre 3 chez Easyjet ou Lufthansa) et des pilotes qui ne volent pas assez (entre 10% et 20% moins que la moyenne européenne).
Donc faut dégraisser....
a écrit le 02/02/2012 à 20:31 :
Et des grèves, vous n'avez pas fini d'en bouffer.
a écrit le 02/02/2012 à 15:48 :
Seul le dernier paragraphe correspond à une bonne proposition lorsque l'on connait ce qui se passe dans cette compagnie.On devrait la doter d'un véritable chef d'entreprise et non plus d'administrateurs comme c'est le cas.
a écrit le 02/02/2012 à 13:41 :
J'aimerai qu'on arrête de subventionner à coups de millions d'euro Ryanair! Facile de faire des billets à 10 eur!!!! sur le dos du contribuable! Le problème dans l'aviation n'est ni la chine, ni les américains, mais bien la non-harmonisation fiscale européenne!
Réponse de le 02/02/2012 à 14:37 :
Le problème d'AF, c'est que même à fiscalité égale à celle de ses concurrents LH ou BA, l'écart de productivité est énorme
Réponse de le 02/02/2012 à 15:49 :
La France doit baisser ses taxes sur tout... Or, elle les augmente !
a écrit le 02/02/2012 à 13:06 :
Après avoir baisser la qualité de vos services dans les avions, puis sous-traitée la maintenance de vos appareils, il faut maintenant BAISSER les hauts salaires de vos employés et notamment tous ces bureaucrates en réunion, RTT ou en formation 80% de leur temps.
a écrit le 02/02/2012 à 9:08 :
Commencez par abaisser une partie des privileges des salaries!
Réponse de le 02/02/2012 à 15:07 :
C'est exactement par lá qu'il faut commencer. Ensuite, il y a les pertes du aux grêves sans compter le deficit d'image qu'il génère.
Réponse de le 06/04/2012 à 1:10 :
Cafedelagare, vous vouliez dire: "baisser les salaires des salariés" non? Car un salarié n'a pas de privilèges (réservés à la naissance, disparus en 1789) mais un contrat de travail....
Ensuite, avant les greve à 10 millions, il y a les erreurs de direction à 400 millions comme celle sur l'entente de cartel sur le cargo.
a écrit le 02/02/2012 à 5:03 :
Ah Ben non!!! il faut payer l'assistanat qui est je le rappelle le plus genereux d'Europe

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