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Fabrice Gliszczynski | 24/09/2012, 13:00 - 585 mots
En apportant une solution à l'épineux dossier de la dette colossale du système ferroviaire français (plus de 32 milliards d'euros, dont 29,6 milliards pour le gestionnaire du réseau ferroviaire, Réseau ferré de France), le président de la SNCF Guillaume Pepy frappe un grand coup pour imposer tout ou partie de sa position dans réforme du ferroviaire que doit présenter prochainement dans ses grandes lignes le ministre des Transports Frédéric Cuvillier.
60 milliards de dettes d'ici à 10 ans
Pour stopper l'hémorragie (la dette pourrait grimper à 60 milliards d'ici à 10 ans) , la SNCF préconise des "efforts conjugués" de l'entreprise, des régions "et de la collectivité nationale" pour participer à l'effort de renflouement dans le cadre d'un "pacte national pour le rail", a indiqué Sophie Boissard, directrice générale déléguée chargée de la stratégie et du développement de la SNCF, lors d'un séminaire de presse à Berlin. Ceci avec notamment la reprise à son compte d'une partie de la dette de la SNCF. « Nous disposons des moyens, dans des conditions à définir, de reprendre à notre compte une partie de la dette historique (portée par RFF)", a déclaré Sophie Boissard. Elle a d'emblée posé une contrepartie majeure. "Dès lors que nous sommes les premiers financeurs et utilisateurs du réseau, nous voulons avoir voix au chapitre". Dans le détail, Sophie Boissard, "une hausse modérée mais régulière" de la contribution des régions, qui financent les TER, "pourrait permettre de réinjecter quelques milliards dans le système". La collectivité nationale, autrement dit l'Etat, pourrait aussi prendre sa part "par le biais d'une reprise partielle de la dette ou d'une contribution extraordinaire pendant un laps de temps", avance-t-elle.
La SNCF veut piloter l'ensemble du système
Cette réforme vise à mettre en place un système ferroviaire plus efficace. Elle passe par une nouvelle gouvernance de la gestion de l'infrastructure ferroviaire. C'est-à-dire une nouvelle répartition des rôles entre la SNCF et Réseau ferré de France (RFF), sachant que la SNCF veut chapeauter l'ensemble du système ferroviaire français avec « la constitution d'un groupe ferroviaire unifié" qu'il piloterait.
Tout n'est pas tranché
« Guillaume Pepy a marqué des points sérieux en faisant un coup sur la dette. Il sentait bien que c'est un problème sensible au moment où la Commission européenne et le Parlement s'interrogent sur l'avenir des Epic qui permettent d'emprunter à des conditions favorables et faussent la concurrence », explique un observateur avisé des sujets ferroviaires. Pour lui, «il y a 90% de chances pour que la SNCF soit au sommet du système ferroviaire français ». Pour autant, rien n'est encore tranché sur le fonctionnement opérationnel entre le gestionnaire de l'infrastructure et le transporteur SNCF. Y aura-t-il un cloisonnement important entre les deux ou une subordination du premier au second ? « Tous les curseurs ne sont pas encore faits. Le projet fait des aller-retours entre les ministères. , explique un proche du dossier. D'autant que deux thèses s'affrontent toujours sur le statut du nouveau gestionnaire des infrastructures. Recréer un Epic, qui sera épinglé par Bruxelles ou une société anonyme qui aura un problème pour gérer la dette.
Pepy ne lâche pas Cuvillier
En attendant au salon de l'industrie ferroviaire Innotrans qui s'est tenue la semaine dernière à Berlin, Guillaume Pepy n'a pas lâché une semelle le ministre des Transports Frédéric Cuvillier. « J'ai été impressionné par son assiduité à être à ses côtés », explique une source présente à Berlin. Hubert du Mesnil, PDG de RFF, dont le mandat ne devrait pas être renouvelé selon nos informations, n'a pas fait le déplacement à Innotrans.
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marion a écrit le 25/09/2012 à 14:12 :
et pour améliorer les comptes et la productivité, ils vont embaucher avec l'aval de l'état plus de 5000 agents !!!! c'est vrai, il suffit d'augmenter le prix des billets pour que ça boucle "sur une saine gestion", sauf que si c'est dans le calcul de l'indice des prix, ce sera interdit par le gouvernement ! total délire au pays des nuls du public, un siècle de retard et de gestion inexistante, mais on continue à enfoncer le système dans l'anti gestion ! et après on va nous dire ensuite qu'il est impossible de faire des économies pour aider les PME, non la seule solution est de s'endetter encore plus pour financer ces gouffres improductif dirigés par des OGM de la gestion, ceux qui ne voient que l'augmentation de dépense, aucune mesure de productivité possible, les syndicats sont contre !. SNCF c'est pas Sur Neuf, Cinq Fénéants ?
najbar a répondu le 26/09/2012 à 02:33:
Vous n'avez qu'à postuler. Cela vous évitera de cracher votre venin à tout bout de champ sur les fonctionnaires et assimilés.
Cinquo a écrit le 24/09/2012 à 16:29 depuis un Iphone :
Merveilleux ! Voilà un organisme (SNCF et son croupion RFF) qui génère année après année du déficit jusqu'à une prévision de dette abyssale et l'on envisage sérieusement de lui conserver le leadership des opérations dans l'avenir. Il n'y a qu'en France que la nullité connaît de telles perspectives.
Jeanot 2 a répondu le 25/09/2012 à 11:29:
Ce n'est effectivement pas rassurant. c'est un coup politique. La SNCF depuis des décennies est dans le rouge subventionnée par les contribuables que nous sommes. C'est merveilleux d'escroqueries intellectuelles et financières. On sait tous que la gestion de la SNCF est rigoureuse.. que les salaries, les syndicat sont au travail d'une façon optimale....pour le bien de tous... On crois rever
Verite a écrit le 24/09/2012 à 15:48 :
le TER est conventionne ------ et si cela etait le premice a la privatisation de cette societe ??
malo a écrit le 24/09/2012 à 15:10 :
toutes les nouvelles embauches doivent etre faites sous le régime general puisqu'aprés nos politiques ne saborderont pas leur clientéle
DRRW a écrit le 24/09/2012 à 14:05 :
Il faut prendre M. Pepy au mot il lui proposeer dans le meme temps une reforme de la SNCF. Cet outil marche et meme plutot bien. Le rapport qualite prix est certainement un des meilleurs. Toutefois, et c'est de notoriete publique, la representation syndicale doit etre reformee, ce aui inclu le droit de greve.
M92 a écrit le 24/09/2012 à 14:04 :
Solution simple : Privatisation de la sncf, ouverture complete du marché a tous les operateur qui le souhaite, et financement de la RFF qui reste public par location des voies au operateurs... Probleme reglé!
najbar a répondu le 24/09/2012 à 15:39:
Et remise à jour de l'orthographe pour les beaufs jaloux des autres.
M92 a répondu le 24/09/2012 à 16:07:
Jaloux? Vous pouvez vous expliquer?
MATHEO a écrit le 24/09/2012 à 13:40 :
un privé aurait une methode de tarification aussi scandaleuse,les politiques se seraient empressé de crier au scandale les syndicats aussi
lyon69 a écrit le 24/09/2012 à 13:35 :
Bien joué : la SNCF va pouvoir embaucher 10.000 personnes de plus en 2012, puisque ce sera l'état (avec nos impôts) et les régions (avec nos impôts) qui vont payer l'essentiel de la facture de l'opération "empêcher-toute-concurrence-sur-le-rail-français". Le reste, c'est sur la facture des clients (pardon, chez eux ont les appellent des kleenex-USAGERS) que cela va se retrouver !!! Ce sont les syndicats qui vont être contents!