7,3 millions de dollars, l'amende record infligée à Uber en Californie

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La société de voitures privées controversée doit payer cette lourde amende ou faire appel d'ici trente jours et risque une suspension de son permis d'exercer en Californie, où se trouve son siège social.
La société de voitures privées controversée doit payer cette lourde amende ou faire appel d'ici trente jours et risque une suspension de son permis d'exercer en Californie, où se trouve son siège social. (Crédits : © Sergio Perez / Reuters)
La Commission californienne des services publics (CPUC) épingle de nouveau Uber pour les " manquements" d'une de ses filiales. La société de transport par voitures privées écope d'une amende record de 7,3 millions de dollars, et pourrait être interdite d'exercice en Californie.

Cette fois, la start-up californienne est visée dans son propre état. Condamnée pour manquements de l'une de ses filiales, la société de transport par voitures privées Uber écope d'une amende de 7,3 millions de dollars en Califonie."Profondément déçue", la societé a annoncé qu'elle allait faire appel de cette décision.

D'après un communiqué publié mercredi 15 juillet par la Commission californienne des services publics (CPUC), Uber doit payer cette lourde amende ou faire appel d'ici trente jours. Et ce n'est pas tout puisque la société risque également une suspension de son permis d'exercer en Californie, où se trouve son siège social.

Manquement à ses obligations

La CPUC reproche au géant californien du VTC d'avoir manqué à ses obligations de lui communiquer des informations, notamment sur les véhicules équipés pour accueillir les passagers handicapés, sur le nombre de courses demandées qui ont été refusées, ou sur les causes de chaque incident routier impliquant un conducteur d'Uber. Par le passé, la Commission a demandé - à plusieurs reprises- à Uber de lui communiquer ces informations... sans succès.

La société de transport par voitures privées n'a pas tardé à réagir. D'après une porte-parole, Eva Behrend, Uber va "faire appel", et souligne que le groupe de transport urbain a déjà "fourni des quantités de données substantielles à la CPUC, des informations qui ont été fournies ailleurs sans susciter de récriminations".

Pour elle, "aller plus loin" dans la communication d'informations pourrait "compromettre la confidentialité des informations des passagers comme des conducteurs". Ces demandes dépassent le mandat de la CPUC et ne vont pas "améliorer la sécurité du grand public", conclut-elle.

La Californie remet en cause le modèle économique d'Uber

Si Uber est très populaire aux Etats-Unis grâce aux prix inférieurs aux taxis professionnels appliqués, l'entreprise est en revanche décriée par les taxis qui l'accusent de concurrence déloyale. De nombreuses municipalités, mais aussi des pays lui reprochent de ne pas respecter la réglementation en vigueur pour les taxis, notamment sur la prise en charge des passagers handicapés ou sur la sécurité.

Le mois dernier, la Commission du travail de Californie avait par ailleurs jugé que les chauffeurs d'Uber devaient être considérés comme des salariés et non des travailleurs indépendants, ce qui remet en cause son modèle économique. Uber avait alors fait appel de cette décision, qui ne s'applique qu'aux chauffeurs de Californie, devant un tribunal de l'Etat, à San Francisco.

Uber, présent dans 50 pays, est devenue une des start-ups les plus chères au monde, dont la valeur est estimée à 50 milliards de dollars.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 20/07/2015 à 12:50 :
Bonjour
Il aurait été "injuste" et un mauvais message envoyé a tous cru qui prétendent disrupter des marchés, de laisser faire sans aller vers de la régulation...

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