Air France : une partie des hôtesses et stewards valide le nouvel accord collectif

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(Crédits : © Philippe Laurenson / Reuters)
Les adhérents de l'UNAC, l'un des trois syndicats représentatifs des PNC d'Air France ont voté en faveur du nouvel accord collectif proposé par la direction. Ce syndicat devrait signer cet accord ouvert à signature aujourd'hui. Sans le vote de l'un des deux autres syndicats représentatifs, le texte ne sera pas validé.

Consultés par référendum, les hôtesses et stewards de l'UNAC, l'un des trois syndicats représentatifs de cette catégorie de personnels à Air France se sont prononcés favorablement pour l'accord collectif ouvert à signature jusqu'au 15 mars par la direction. L'UNAC qui avait le seul à négocier cet accord après la décision vers le 20 février des deux autres syndicats, le SNPNC et l'UNSA, de quitter la table des négociations, devrait donc signer le texte ce mercredi. Le SNPNC et l'UNSA, ne le signeront pas. Ils ont au contraire lancé un préavis de grève du 18 au 20 mars.

 La signature de l'UNAC ne sera pas suffisante pour valider l'accord si au moins un des deux syndicats réfractaires ne change son fusil d'épaule. S'ils maintiennent leur opposition, la direction pourra mettre en place de manière unilatérale ses mesures qui seront moins-disantes par rapport à celles prévues dans l'accord. Autre possibilité. Que l'UNAC, confortée par sa consultation interne, lance un référendum à l'ensemble des PNC d'Air France.

Ce qu'il y a dans l'accord

Qu'y-a-t-il dans l'accord proposé ? La direction a indiqué que les congés annuels et compositions d'équipage resteraient les mêmes, ainsi que le calcul de rémunération et les évolutions de carrières (sauf pour les futurs embauchés dont l'évolution serait ralentie pendant trois ans).

Les congés annuels et les compositions d'équipage ne bougent pas. Le calcul de la rémunération non plus. Ni même les évolutions de carrière, à l'exception des nouvelles embauches pour que ces dernières ne soient pas avantagées (qu'elles ne réalisent pas leur carrière en 25 ans alors que les PNC déjà en place la feront en 28 ans à cause des mesures de blocage du plan Transform 2015). En revanche, il est prévu de raccourcir les temps de rotation de 48H à 24H sur plusieurs escales (aujourd'hui, les PNC restent plus longtemps en escale que les pilotes) et de modifier le dispositif de "réserve" des personnels.

Le texte inclut aussi des accords de principe sur certains points dont le détail devra être négocié ultérieurement, comme la création d'un secteur moyen et long-courrier où les PNC nouvellement embauchés volontaires, pourront à la fois travailler sur les deux types de vol (aujourd'hui, ils sont soit sur l'un soit sur l'autre). Au total, le gain pour Air France est de 0,5% par an (sur 1 milliard de masse salariale PNC) sur 4 ans. L'Objectif est en fait de porter sur la nouvelle compagnie à coûts réduits que projette Air France (projet Boost) les économies du poste PNC. Si cette nouvelle compagnie est lancée, ses PNC seraient embauchés à des conditions de travail et de rémunération inférieures de 35 à 40% à celles d'Air France.

La direction a également ouvert à signature un projet (à durée indéterminée) précisant les garde-fous concernant le projet Boost (limitation à 28 avions, pas de transfert des PNC d"Air France vers cette nouvelle compagnie, mais des passerelles de Boost à Air France).

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Commentaires
a écrit le 19/03/2017 à 12:49 :
Que l'UNAC propose un référendum pour l'ensemble des PNC ! Les autres syndicats sont discrédités ...
a écrit le 17/03/2017 à 19:48 :
AF se propose d'embaucher pour Boost des PNC payés 40% de moins que chez AF . Les syndicats s'y opposent : mais que proposent les syndicats pour contrer la concurrence ? International Airlines Group (IAG) a présenté LEVEL, une nouvelle low-cost long-courrier qui décollera en juin 2017 depuis Barcelone vers Los Angeles, Oakland (San Francisco), Buenos Aires et Punta Cana avec des billets proposés à partir de 99 euros l’aller simple.
Les PNC espèrent-ils VRAIMENT pouvoir rester dans leur petit confort ?? Ils vont subir le même traitement que chez ALITALIA : disparition d'un poste sur cinq... pour l'instant !
La seule solution : anticiper en mettant en place une nouvelle grille de salaire chez AF en baisse de 30% environ ! Pour ne pas avoir de baisse de salaire réel, chaque salarié se verrait attribuer une prime mensuelle, qui compenserait la différence entre grille actuelle, et nouvelle grille. Par contre, en cas de changement de poste avec promotion, la prime diminuerait en fonction de la progression dans la grille...
Ainsi, les salaires ne diminueraient pas, ni maintenant ni plus tard, mais pour toute promotion, la croissance des salaires seraient ralentis ! En même temps, au moins cela permettrait d'envisager des promotions !!! Pour la direction, ça ne ferait pas une chute des couts rapides, mais à chaque promotion, le promus bénéficiera d'une rémunération moindre que le salarié remplacé ! Quand aux nouvelles recrues, ils seraient rémunérés sur la base de cette nouvelle grille !

...mais AF a-t-elle vraiment le choix ? J'espère que l'UNAC saisira l'occasion des annonces Alitalia et IAG pour proposer un référendum sur une telle proposition...il a urgence
a écrit le 17/03/2017 à 11:12 :
Boost envisage de recruter en offrant 40% de rémunération en moins par rapport aux PNC AF : c'est donc bien la preuve que les PNC d'AF sont payés 40% de trop par rapport au marché du travail !!!
Sinon que les syndicats disent "Chiche !" à la direction, et on verra si le recrutement de Boost se fait sur cette base !!! ... mais je pense que la direction arrivera à faire son recrutement sur cette base !
Il est temps que les PNC négocient, mais en prenant en compte les réalités !
A leur place, je proposerait le maintien de la grille actuelle des salaires pour les salariés en place, mais avec la mise en place d'une nouvelle grille pour les recrutements et pour les évolutions de carrière, sur une base réduite de 30 à 40% !!!
Je veux bien comprendre qu'il serait douloureux de voir sa rémunération baisser... mais qui peut croire, en situation concurrentielle, qu'une rémunération de 40% supérieure à la concurrence est viable ??! Cette nouvelle grille aurait l'avantage de ne concerner QUE des créations d'emplois, ou des salariés promus ! ...donc chaque personne qui se verrait appliquer cette nouvelle grille serait dans le cadre d'une promotion, donc d'une hausse de ses revenus (même si moindre qu'espérer dans la grille actuelle). La compagnie, elle, aura alors tout intérêt à dynamiser les recrutements et les évolutions de poste afin de faire rentrer un maximum de salariés dans cette nouvelle grille... ce sera gagnant-gagnant !
Autre point que les syndicats pourront alors négocier : un plan de développement volontariste ! La différentiation Boost/AF n'aura alors même plus besoin d'être créé, puisque la différentiation sera ancienne grille/nouvelle grille !
Et si vous demandez leur avis aux PNC par référendum, je pense qu'ils comprendront vite que mieux vaut être promu chef de cabine d'une grille révisée à la baisse, que rester à son poste pendant toute sa carrière parce que son employeur, non compétitif, ne peut que réduire son réseau !!!
a écrit le 15/03/2017 à 19:01 :
Peut-on appeler "journaliste" une personne qui écrit ce que la direction d'une entreprise lui demande d'écrire?
a écrit le 15/03/2017 à 13:22 :
C'est faux, ce nouvel ACG de 4 ans rapportera bien plus à la compagnie que 2% sur 4 ans, rien que les nouvelles rotations dérogatoires en 24h vont rapportés plus d'argent et c'est sans compter les réformes que vous ne développez pas dans votre article.
Une autre chose importante que vous n'expliquez pas non plus étrangement... C'est que cette limitation à 28 avions pour cette nouvelle compagnie se ferait au détriment des lignes AF, ce n'est pas des créations de nouvelles lignes mais un transfert d'activité et cela fait toute la différence...
Réponse de le 15/03/2017 à 19:51 :
tout a fait exact
a écrit le 15/03/2017 à 10:55 :
Il faut combien de millions d'euros? Je pense qu'il s'agit d'au moins 400 et que 5 c'est insignifiant, c'est de l'ordre des erreurs de calcul. Encore un effort. (un gros effort)
a écrit le 15/03/2017 à 8:57 :
0.5% de la masse salariale, ça ne fait jamais QUE 5 millions d'euro d'économie...
Si les autres syndicats (ou le reste des PNC par référendum éventuellement !) ne valident pas cet accord, AF fera PLUS d'économie en révisant unilatéralement la convention arrivée à terme ...
Parallèlement, il restera toujours la possibilité pour le groupe AF-KLM, d'investir directement (sans passer par AF) dans le rachat d'une compagnie européenne existante déjà appliquant des conditions de travail et salariales proches de celles souhaitées pour Boost ! L'autre avantage, c'est que AF ne s'enfermera pas, comme avec Transavia, dans une limitation du nombre d'appareils...
Cette dernière solution me parait même la meilleur !
Réponse de le 15/03/2017 à 18:57 :
Pensez vous sérieusement que la direction d'AF puisse imposer unilatéralement un accord sans pousser la majorité des hôtesses et stewards à entamer un conflit "dur" et coûteux?
Réponse de le 15/03/2017 à 19:53 :
Et la santé du personnel ? Le profit, toujours le profit...
Réponse de le 17/03/2017 à 1:47 :
Si la santé des PNC est en jeu, que ne les appelez-vous pas à démissionner ???!!
Réponse de le 17/03/2017 à 2:00 :
Les PNC, ils ont voté à plus de 80% la signature de cet accord ! Que le référendum soit porté devant l'ensemble des PNC, et on verra si les syndicats sont REELLEMENT représentatif !!!?
Peut-être que les PNC sont plus conscients des réalités de la concurrence que vous ne semblez le croire (ou l'espérer ?!)
Au fait, la dernière grève des PNC, vous avez obtenu quoi ???........

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