Autocars Macron : 40 millions d'euros de chiffre d'affaires... mais combien de pertes ?

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Le nombre de villes desservies est passé en trois mois de 150 à 193, les liaisons Lille-Paris, Lyon-Paris et Paris-Rouen restant les plus fréquentées.
Le nombre de villes desservies est passé en trois mois de 150 à 193, les liaisons Lille-Paris, Lyon-Paris et Paris-Rouen restant les plus fréquentées. (Crédits : REUTERS)
Depuis la libéralisation du secteur, les sociétés de transport par autocars ont réalisé un chiffre d'affaires cumulé de 40 millions d'euros, indique un premier bilan de l'Arafer, le régulateur du rail et de la route.

3,4 millions de passagers et 40 millions d'euros de recettes pour les autocars dits "Macron": tel est le bilan arrêté à fin juin et diffusé jeudi par l'Autorité de régulation des activités ferroviaire et routières (Arafer) concernant l'activité du secteur depuis sa libéralisation il y a un an et basé sur les données recueillies auprès des cinq opérateurs du marché.

Dans le détail, les entreprises de transport par autocar ont réalisé un chiffre d'affaires cumulé de 19 millions d'euros au deuxième trimestre de cette année, et de 40 millions d'euros depuis onze mois, précise le régulateur du rail et de la route sur son site internet.

Une croissance exponentielle...

Une croissance certes exponentielle, qui correspond à celle du nombre de voyageurs. En effet, début août, pour le premier anniversaire de sa loi "croissance et activité", l'ex-ministre de l'Economie Emmanuel Macron indiquait que 3,8 millions de passagers avaient été transportés en un an. L'observatoire des transports et de la mobilité évoque quant à lui 3,4 millions entre août 2015 et juin 2016, dont 1,5 million rien qu'au printemps dernier.

Le nombre de villes desservies est passé en trois mois de 150 à 193, les liaisons Lille-Paris, Lyon-Paris et Paris-Rouen restant les plus fréquentées.

...mais à quel prix ? et pour combien d'emplois créés ?

Si le succès semble au rendez-vous, une question demeure : quid des pertes ? Car pour séduire la clientèle, les acteurs se livrent une terrible guerre des prix. Difficile, dans ce contexte, d'être rentable... Transdev en convenait d'ailleurs, lors d'un point presse début juin.

Quoi qu'il en soit, l'Arafer ne précise pas non plus si de nouveaux emplois ont été créés dans le secteur au deuxième trimestre. Le régulateur en avait dénombré 1.200 fin mars, quand Bercy avançait le nombre de 1.500 début août.

Cependant, l'observatoire publiera très prochainement, le 15 septembre, un bilan complet de l'activité réalisée par les autocaristes au 2e trimestre 2016.

  (Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 03/09/2016 à 14:24 :
Bonne idée de libérer de ses contraintes les transports mais voilà un concurrent de plus four SNCF qui a elle même la concurrence Air France
Ça reste malgré tout des petits joueurs il aurait mieux valu développer des compagnies aériennes low cost pour que les transports soit enfin abordable dans le petit peuple
a écrit le 03/09/2016 à 11:54 :
Les autocars Macron, c'est une goutte d'eau dans un océan de lois et de réglementations stupides, de charges et de taxes.
a écrit le 02/09/2016 à 13:37 :
Une des idées les plus stupides du gouvernement mais il faut bien soutenir le lobby pétrolier hein...
Réponse de le 03/09/2016 à 0:28 :
Faut surtout être stupide pour faire un lien entre quelques centaines d'autocars en plus sur les routes et le lobby pétrolier
Réponse de le 03/09/2016 à 11:36 :
Quoi vous voudriez dire qu'un car qui consomme en moyenne 25 litre au cent ne fonctionne pas au gazole ???

Et du coup ça fonctionne à quoi ?

Par ailleurs le train est un bien meilleur moyen de transport collectif mais au fur et à mesure des années il est devenu cher et nombreuses lignes ont été fermées.

Mais le train est l’ennemi direct de l'avion, du paquebot, du camion et de la voiture tous consommateurs de carburant pétrolier.

La prochaine fois revenez, ou pas d'ailleurs, avec des arguments je vous prie, merci.

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