Avec Blablalines, Blablacar se (re) lance dans le covoiturage de courte distance

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Le fondateur du fleuron français Blablacar, Frédéric Mazzella estime proposer un service assez innovant, et selon lui tout à fait nouveau dans le paysage du covoiturage domicile-travail.
Le fondateur du fleuron français Blablacar, Frédéric Mazzella estime proposer un service "assez innovant", et selon lui tout à fait nouveau dans le paysage du covoiturage domicile-travail. (Crédits : DR)
L’entreprise va d'abord tester son nouveau service sur deux tronçons d’une cinquantaine de kilomètres : entre Toulouse et Montauban, ainsi qu'entre Reims et Châlons-en-Champagne.

C'était très attendu. Un mois après avoir annoncé une offre de location de voiture longue durée, le numéro un du covoiturage longue distance Blablacar se lance dans le "court-voiturage". Frédéric Mazzella, le fondateur de la licorne française (startup non cotée en Bourse dont la valorisation capitalistique dépasse le milliard de dollars) a en effet expliqué lors d'une conférence de presse ce mardi qu'il avait décidé de sauter le pas, après avoir étudié de près ce qui se faisait en la matière des Etats-Unis à la Chine en passant par l'Europe et la France. Et entend ainsi, grâce à ce nouveau service, optimiser davantage le taux de remplissage des véhicules.

Un système de lignes dynamiques

Concrètement, ce service, baptisé "Blablalines" fonctionne avec un système de lignes dynamiques. Le conducteur indique ses trajets de la semaine une fois pour toutes, et ensuite, le système se charge de lui proposer des passagers sur sa route, sans qu'il ne doive faire de détour. "Tout est automatisé", se réjouit Simon Berger-Perrin, le chef de produit, précisant "avoir re-développé le système de zéro". Et ce, après avoir interrogé les utilisateurs de Blablacar, afin de déterminer les points de blocage d'un système de covoiturage domicile-travail quotidien.

Blablacar espère ainsi répondre efficacement à un réel besoin identifié. Car Frédéric Mazzella estime proposer un service "assez innovant", et selon lui tout à fait nouveau dans le paysage du covoiturage domicile-travail. Aussi n'estime-t-il pas être plus concurrent d'un IdvRoom, la filiale de la SNCF, que du train, ou du bus, voire de toute autre forme de mobilité en fait.

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Une première phase de test, avec "zéro commission"

Mais chi va piano va sano. Ainsi, dans un premier temps, l'entreprise va tester son nouveau service - sans prélever de commission - sur deux tronçons d'une cinquantaine de kilomètres sur lesquels il a recensé quelque 6.000 "navetteurs" quotidiens : entre Toulouse et Montauban, et entre Reims et Châlons-en-Champagne. Cependant, il leur suffit de séduire quelques centaines d'automobilistes, afin d'atteindre la masse critique nécessaire, assure Frédéric Mazzella. Et pour cela, l'entrepreneur compte entre autres sur les régions, afin de communiquer sur cette toute nouvelle offre. Pour l'heure, le fleuron français a noué des partenariats avec l'Ademe ('Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie) et Vinci.

D'ici le quatrième trimestre, le service disponible uniquement sur Android, le sera normalement également sur iOS, le système d'exploitation mobile d'Apple, qui représente 30% des usagers de Blablacar. Et Blablalines devrait alors se décliner sur 10 axes, et proposer de nouvelles fonctionnalités, avant de se déployer sur l'ensemble du territoire hexagonal. Le cas échéant, cela signifie qu'offre et demande seront au rendez-vous. Par conséquent, Blablacar aura réussi son pari. Mais pas seulement. Cela serait alors une double victoire pour l'entreprise, qui, à ses débuts, s'était lancée sur le covoiturage de courte distance, avant de changer de braquet, faute de succès.

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