Corsica Ferries : les principaux cadres vont racheter la compagnie

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La compagnie aux couleurs jaune et bleu exploite 17 lignes vers la Corse, la Sardaigne et l'île d'Elbe et transporte annuellement environ 3,5 millions de passagers, notamment au départ de Toulon et Nice en France.
La compagnie aux couleurs jaune et bleu exploite 17 lignes vers la Corse, la Sardaigne et l'île d'Elbe et transporte annuellement environ 3,5 millions de passagers, notamment au départ de Toulon et Nice en France. (Crédits : REUTERS/Jean-Paul Pelissier)
Jusqu'à présent, Lota Maritime SA, société qui gère l'exploitation de la flotte Corsica Ferries, était détenue par une holding familiale de droit suisse, propriété des quatre enfants du fondateur Pascal Lota, décédé en 2016.

Les principaux cadres de la compagnie maritime Corsica Ferries vont racheter aux actionnaires actuels, la famille Lota, l'essentiel de leur participation, a indiqué mercredi le président du directoire Pierre Mattei dans un communiqué diffusé sur Twitter.

"Après une longue période de réflexion, une large majorité des actionnaires historiques du groupe Corsica Ferries a pris la décision de désengager des affaires sociales", indique-t-il. "Dans ce cadre, Pierre Mattei, président du Directoire de Lota Maritime SA (société qui gère l'exploitation de la flotte Corsica Ferries, ndlr) depuis 1999, et les principaux cadres supérieurs ont proposé à ces actionnaires, qui l'ont acceptée, une offre de reprise partielle de leurs parts permettant d'acquérir le contrôle du groupe."

"Perpétuer l'oeuvre du président"

Jusqu'à présent, Lota Maritime SA était détenue par une holding familiale de droit suisse, propriété des quatre enfants du fondateur Pascal Lota, décédé en 2016. "Le siège social de la Corsica Ferries reste à Bastia, il n'y a pas de changement de gouvernance, la reprise se fait dans la continuité", a précisé à l'AFP une porte-parole du groupe. "Les repreneurs ont la ferme volonté de perpétuer l'oeuvre du président Pascal Lota et de sa famille, de garantir l'indépendance et le périmètre actuel de la compagnie ainsi que de continuer à cultiver ce qui a fait la force et la réussite de Corsica Ferries de nombreuses années", explique Pierre Mattei.

La compagnie aux couleurs jaune et bleu exploite 17 lignes vers la Corse, la Sardaigne et l'île d'Elbe et transporte annuellement environ 3,5 millions de passagers, notamment au départ de Toulon et Nice en France, mais aussi, sous le nom de Sardinia Ferries, au départ de ports italiens comme Gênes ou Livourne. Corsica Ferries, qui exploite 13 navires, a réalisé en 2015, le dernier exercice disponible, un chiffre d'affaires de 225 millions d'euros. Selon le registre du commerce, il a dégagé sur cet exercice un résultat net de 49,3 millions d'euros. La société est cependant régulièrement pointée du doigt par les syndicats des compagnies françaises Méridionale et Corsica Linea comme pratiquant le "dumping social", ces bateaux n'étant pas sous pavillon français premier registre, qui garantit l'application du droit du travail français pour l'équipage.

(Avec AFP)

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a écrit le 12/04/2017 à 17:34 :
Un petit complément: la presse et les organismes officiels, notamment les instances judiciaires (ce qui est très surprenant) parlent de "Corsica Ferries" En réalité, ce n'est qu'une marque. Le nom le plus approchant est Corsica Ferries France sa (greffe du tribunal de commerce de Bastia). Il est donc inexacte d'écrire que "Corsica Ferries" fait telle ou telle chose.Il s'agit bien d'un groupe avec deux holdings et des dizaines de sociétés. Voir post précédent. A ce jeu de l'à peu-près, on masque une opacité que vous avez pointé dans votre article. La holding de tête, c'est LOZALI, Corsica Ferries France sa n'est qu'une des nombreuses sociétés et Lota Maritime n'est qu'une holding intermédiaire (4 employés, confère infogreffe). Qu'est ce que les cadres on effectué comme "reprise partielle" et qu'est ce que cela change? Ces sont les questions, pour l'instant, sans réponse.
Pour mieux comprendre, il faut resituer le cadre général. La Collectivité de Corse (CTC) doit mettre en place une nouvelle Délégation de service public, avec subventions, pour des lignes entre Marseille et plusieurs ports de Corse. L'ancien concurrent, la SNCM, a coulé et a été remplacée par un consortium d''actionnaire insulaires la "Corsica Linea". Cette dernière annonce qu'elle veut développer son activité, mais il n'est pas sur que C. Ferries France sa ait envie d'une forte concurrence (aujourd'hui, le groupe helvético-italo-corse) réalise plus de 80% du marché entre le continent français et la Corse. On prend vite gout au monopole que l'on avait dénoncé. A suivre.
a écrit le 12/04/2017 à 16:22 :
Ces informations méritent d'être encore précisées. Aujourd'hui, le groupe est chapeauté par une holding, LOZALI, dont le siège est à Genève. Une des sociétés du groupe a son siège à Bastia (Corsica Ferries France sa). Les autres sociétés sont réparties entre l'Italie, l'Allemagne, le Luxembourg et d'autres paradis fiscaux Ce sont, apparemment, les cadres insulaires qui "reprennent des parts". L'actionnariat du groupe était divisé ainsi: une majorité à la famille du "père fondateur" Lota. Notamment, plusieurs de ses filles installées en Suisse et un beau fils, Ronald Zacharias (député du canton de Genève). Le plus gros actionnaire est la banque suisse du Gothard, propriété de l’assureur Generali. La famille Lota, avec toutes ses parts, était majoritaire. L'annonce d'une "offre de reprise partielle" donne t'elle la majorité "aux cadres"? c'est une question importante. La Corsica Ferries France sa a été créée en 1963, et non en 1968. Son siège est à Bastia, elle demeure une des nombreuses sociétés du groupe et gère peu de navires. Les sociétés des navires sont italiennes, comme la grande majorité des équipages. Lota Maritime n'est qu'une holding intermédiaire entre Corsica Ferries France sa et la holding suisse. En quoi cette "reprise partielle" change t'elle la donne? Il faudrait plus de précisions.
a écrit le 12/04/2017 à 15:24 :
Quand y avait la SNCM, je prenais l'une en allant en Corse, l'autre compagnie en revenant (selon les horaires, mes choix de durée, voyager de jour (mal de mer à l'intérieur), en mai, septembre, voire octobre) mais avais déjà remarqué que les tarifs évoluaient (pas à la SNCM). Je fais des relevés (mai 2016, mai 2017, Sept 2016) voir si y a une logique mais ça me décourage de jouer à la loterie. Trois mois avant, le prix peut baisser à deux mois, mais quand la date approche parfois prendre dix euros par jour en plus, chaque jour, c'est décourageant, j'irai en Suède à la place (les bateaux ont des prix fixes, sont pas modernes.....). Ah le Yield managment (ils m'ont dit qu'ils ne pratiquaient pas le Yield managment, d'où mes relevés systématiques par périodes (qui m'intéressent) pour voir que ça ressemble quand même). Tant pis y suis déjà allé 6-7 fois.

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