Incident grave entre un Airbus et un drone à haute altitude

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Le copilote a aperçu le drone alors que l'avion se trouvait à une altitude de 5.500 pieds (environ 1.600 m).
Le copilote a aperçu le drone alors que l'avion se trouvait à une altitude de 5.500 pieds (environ 1.600 m). (Crédits : REUTERS/Carlo Allegri)
L'équipage de l'Airbus A320 a désactivé le pilote automatique pour éviter une collision alors que le drone est passé, selon le commandant de bord, à "environ cinq mètres en dessous de l'aile gauche de l'avion".

Ce n'est pas la première fois qu'un avion de ligne commercial évite de justesse un drone. Les incidents se multiplient et les pilotes sont à cran. Ainsi, un Airbus A320 d'Air France assurant la liaison entre Barcelone et Paris Charles de Gaulle a évité de justesse une collision avec un drone qui volait à haute altitude le 19 février alors qu'il était en phase d'approche de l'aéroport parisien, annonce le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) sur son site internet.

L'autorité française d'enquêtes de sécurité de l'aviation civile, qui qualifie dans un communiqué l'incident de "grave", précise que le copilote a aperçu le drone alors que l'avion se trouvait à une altitude de 5.500 pieds (environ 1.600 m), soit bien plus haut que l'altitude maximale à laquelle peut normalement monter un drone de loisir.

Le drone passé à "cinq mètres" sous l'avion

L'équipage a désactivé le pilote automatique pour éviter une collision avec le drone, qui est passé selon le commandant de bord à "environ cinq mètres en dessous de l'aile gauche de l'avion", indique le BEA. Une collision survenant lorsque l'avion vole à 600 km/h "peut rendre l'équipage incapable de piloter cet avion, s'il y a une fracture du cockpit ou du pare-brise", a commenté Michel Polacco, spécialiste de l'aéronautique interrogé par France Info.

     |Lire Les drones, "menace réelle et croissante" pour la sécurité des avions civils

Le pilote automatique a ensuite été réenclenché et l'Airbus A320 a pu reprendre son approche après avoir informé le contrôle aérien de la présence d'un drone non identifié, poursuit l'autorité de l'aviation civile, ajoutant qu'une enquête est en cours.

Les incidents se multiplient

Au titre de l'année 2015, la gendarmerie des transports aériens a constaté huit signalements de survols illicites autour de l'aéroport de Roissy et des enquêtes préliminaires ont été ouvertes, selon la Direction générale de l'aviation civile (DGAC).

Aux États-Unis, le Centre d'étude des drones à l'université de Bard a enregistré 921 incidents impliquant des drones et des avions dans l'espace aérien américain, de décembre 2013 à septembre 2015. Trente-six de ces incidents étaient considérés comme "proches d'une collision". Dans 28 d'entre eux, les pilotes d'avions de ligne ont dû manœuvrer pour éviter une collision.

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Commentaires
a écrit le 05/03/2016 à 8:04 :
la grosse crainte des services de securite c'est desormais les attaques par drone
soit en direct, soit avec du gaz.....
Réponse de le 05/03/2016 à 10:42 :
En effet, cela commence à faire un peu peur de prendre l'avion.
Cordialement
Réponse de le 06/03/2016 à 10:19 :
Les drone reste relativement légé, transporter ce type de produit est limité. Certe les explosifs peuvent être transporté mais les dégâts qu'ils occasionnerait sont réduit; pour ce qui est du gaz c'est encore plus réduit...
Réponse de le 17/04/2016 à 22:04 :
oui, bien sur avec un gaz de briquet
a écrit le 04/03/2016 à 20:04 :
Un drone est un appareil "compliqué" peu d'amateurs sont capables d'en fabriquer un capable de voler à cette altitude, il suffit d'interdire la vente d'un drone "sophistiqué" à une personne ne détenant pas un permis avion (ou faire un permis drone) et d'obliger les vendeurs à déclarer la vente de ces engins comme pour les voitures, les avions, certains bateaux et les armes.
C'est simple, quand on fabrique quelque chose, il faut prévoir les risques liés à l'utilisation de l'objet et prendre les mesures qui s'imposent surtout quand comme pour les véhicules à moteur, il en existe déjà... Si c'est le fabricant (identifiable et solvable) qui est responsable du non-respect des règles de loi (permis et déclaration de détention lors de la vente), le problème sera vite réglé.
a écrit le 04/03/2016 à 11:55 :
Drône agricole ?
Réponse de le 04/03/2016 à 17:06 :
Non, drone de surveillance policière aux alentours de l'aéroport.
a écrit le 04/03/2016 à 11:43 :
Son un faux ou mensonge.
A 600 kmh lorsque les pilotes veulent voir le Drone , il est dans la fenêtre cabine .
Pourquoi les gens des mensonges?
Réponse de le 04/03/2016 à 12:04 :
Incompréhensible.

Vous postez du kremlin pour maîtriser aussi mal le français ?

Encore un complot des pilotes d'avions donc ?
Réponse de le 04/03/2016 à 18:42 :
Et qu'y a-t-il le Kremlin à voir là-dedans ? est-ce que votre russophobie dégouline déjà sur n'importe quel sujet ?

Compréhensible.
Réponse de le 05/03/2016 à 14:08 :
impossible de voir un drone de loisir (moins de 500gr, invisible à plus de 100m)
En revanche un drone de surveillance de 2m d'envergure, peut-être...
Réponse de le 08/03/2016 à 16:34 :
@drone loisir
Avec les indications que nous avons
Aucune zone particulière a surveiller sur
La trajectoire de l'avion
a écrit le 04/03/2016 à 10:35 :
Ben oui mais faut consommer et comme c'est la crise on va quand même pas se soucier de la vie des gens hein...

L'argent a ses raisons que la raison ignore.
a écrit le 04/03/2016 à 10:19 :
Vous en connaissez, vous, des drones conçus pour des particuliers capables de s'élever à 1500 m?
Mais on va rapidement accuser les drones de loisirs, incapables de faire cela, parce qu'ils sont dans le collimateur de l'état.
Réponse de le 04/03/2016 à 11:06 :
Sur internet ,on trouve facilement des drones pour 1000€ ( en solde en ce moment à 899€ !) comme le DJI Phantom 3 , Altitude maximale d'évolution: 6000m..
Réponse de le 04/03/2016 à 20:41 :
Pour qu'un drone puisse voler si haut, c'est qu'il est autonome (sans télécommande). C'est pas un drone de Mr tout le monde acheté chez Gifi...
Réponse de le 05/03/2016 à 14:20 :
Le dj Phantom 3 peut voler à une latitude de 6000m, mais ne peut monter que de 900m par rapport au sol, même sans le bridage informatique.
De plus sa petite taille le rend invisible pour un pilote de ligne.
Il s'agit donc d'un autre modèle, bien plus gros, d'une envergure de plus de 2m, n'appartenant probablement pas une société privée.
Il faut donc légiférer...pour obliger le ministère de l'intérieur à former ses pilotes de drones.
a écrit le 04/03/2016 à 9:56 :
Un drone à 1600m! Cela devait être un engin assez sophistiqué. On ne sait jamais s'il s'agit de passionnés qui se fixent des défis toujours de plus en plus dangereux ou des individus avec des mauvaises intentions.
Réponse de le 04/03/2016 à 20:44 :
Moi perso ça m'impressionne le nombre de drones qui survole les centrales, les aéroport... Et toujours rien de fait pour géré ce genre de pratique... Encore un effet histoire de prochainement nous enlevé une liberté pour des affaires qui ne sont pas toutes réelles?
Réponse de le 05/03/2016 à 19:03 :
ou des drones militaires ou de société d'état...mais évidemment si c'est la cas on ne le saura jamais...Il vaut mieux profiter de l'incident pour augmenter encore la réglementation au profit de l'état de manière à ce que celui ci soit à termes le seul a pouvoir détenir des drone et surveiller la population...
Quand au danger des drones pour les centrâles laissez moi rire, seule les drones miltiaires ont la force de frappe suffisante pour causer le moindre dégâts sérieux à une centrales atomique. Et encore, il faut bien comprendre qu'une centrale atomique c'est une genre de bunker géant, même un missile balistique n'aurais que peut de chance de percer la coque de béton entourant le cœur du réacteur. vous pouvez trouver des vidéo sur youtube qui montre des essai de perforation de murs de centrale en lançant des avion à 900 km dessus. résultat : le mur est intact et l'avion à été vaporisé, il n'en reste rien. Si attaquer une centrale nucléaire était si facile je crois que les terroristes l'aurais fait depuis longtemps.
Réponse de le 06/03/2016 à 10:24 :
Tous le monde ne veut pas faire du terrorisme. Ces drones peuvent aussi servir à l'espionnage industriel ou gouvernemental...
a écrit le 04/03/2016 à 8:29 :
Ne généralisons pas: ce drone volait à 1500m! La loi interdit plus de 150m! Vous aurez toujours des imbéciles qui rouleront à 160km/h en ville et cela ne doit pas remettre en cause la voiture!
D'autre part, à1500m, ( ce qui n'a aucun intérêt )ce drone est plutôt un drone professionnel!! Rien à voir avec un drone de loisir.
Réponse de le 04/03/2016 à 12:39 :
Donc on attend le 1er crash aérien avant de légiférer et d instruire les benets qui ne pensent qu à leur petit plaisir personnel?
Réponse de le 05/03/2016 à 19:07 :
Vous êtes sourd ou quoi? il à 100% de chance que ce soit un drone professionnel donc opéré par quelqu’un ayant toutes les autorisation et permis possible. Il ne faut même pas écarter le fait que ce puisse être un drone miliaire ou d'un quelconque service de l'état. Si c'est la cas bien sur l'affaire sera étouffée, ce serait comment dire...gênant...
a écrit le 04/03/2016 à 8:15 :
Le gouvernement va profiter de cela pour réduire encore les libertés en interdisant les drones, comme il vient hier soir de condamner les téléphones portables ( contrairement aux Etats-Unis). N'avez-vous pas l'impression de vous acheminer vers un état totalitaire comme il n'en existe, et heureusement, pratiquement plus dans le monde ?
Réponse de le 04/03/2016 à 8:38 :
L'utilisation des drones doit être réglementée afin d'éviter ce genre d'incident.
Réponse de le 04/03/2016 à 9:26 :
vous n'avez pas envisagé le cas où vous seriez vous même passager d'un avion de ligne heurté par un tel drone avec 150 à 400 autres passagers ?
Réponse de le 04/03/2016 à 9:52 :
Vous dites des idioties. Utiliser des drones sans réglementation est extrêmement dangereux
Réponse de le 04/03/2016 à 10:29 :
Il ne faut pas les interdire, mais quand vous voulez piloter un ULM vous devez suivre une formation, savoir qu'il y a des couloirs aériens (direction, altitude), des zones non autorisées, des règles, etc... On ne roule pas en 4*4 dans les champs (ah bon ? :-) ). Prendre un ULM à 500km/h dans le pare-brise, ça n'est peut-être pas prévu pour.
Un drone n'a rien à faire à proximité d'un aéroport. Faut regarder sur une carte les zones dans le coin, l'aviation civile a dû prévoir.
Réponse de le 04/03/2016 à 10:51 :
Si pour vous veillez à la sécurité des dizaines de millions de personnes qui prennent un avion à partir des aéroports français, c'est du totalitarisme, alors on ne doit pas avoir la même définition du terme.
Réponse de le 04/03/2016 à 11:15 :
Ce n'est pas la réglementation, mais surtout le bon sens qui est nécessaire. Un drone, comme un avion, devrait avoir un plan de vol. D'ailleurs l'avion était-il dans le sien ? Avait-il, comme de nombreux autres, demander une dérogation "exceptionnelle", pour baisser son altitude et économiser du carburant? Les journalistes pourraient investiguer la dessus également. Si c'est le cas, ce sont les pilotes de l'avion et non celui du drone qui auraient été responsables de l'accident.
Réponse de le 04/03/2016 à 12:08 :
@rudy
L’état n’est pas un état policier et nous ne sommes pas dans un monde de « bisounours ». Dans ce domaine aéronautique, comme dans d’autres, le rôle de l’état est de faire respecter des règles mises en place pour préserver l’intégrité des citoyens.
Le pilotage d’un aéronefl dans un volume aussi encombré que l’espace aérien français et européen, est soumis à un nombre important de règles de l’air mises en place essentiellement depuis la dernière guerre mondiale et mises à jour en permanence par les différents organismes intéressés L’OACI pour le monde , DGAC pour la France .Tous les pilotes professionnels ou privés ont une formation et doivent impérativement respecter ces règles. De mon expérience militaire dans ce domaine, je peux vous dire qu’il m’est arrivé plusieurs fois d’éviter des ULM en infraction notoire. Il est vrai que c’était dans les années 80 /90 au tout début de la réglementation pour ce genre d’engins dont les pilotes, à l’époque s’imaginaient être « libres comme l’air ».
Réponse de le 05/03/2016 à 19:14 :
@charly10
Avant de faire des procès d'intention on vérifiera d'abord à qui appartenait ce drone et dans quelles conditions cette "rencontre" à eu lieu. Si il s'avère que l'état à failli d'une manière ou d'une autre (ce qui arrive TRÈS souvent) on pourra affirmer que plus de réglementation ne sers strictement à rien à part faire embauche plus de fonctionnaire inutile et renforcer les pouvoirs déjà exorbitant de l'état ce qui dans l'histoire à toujours conduit aux pire catastrophes.
Réponse de le 06/03/2016 à 11:30 :
@ laurent
Effectivement on ne sait pas pour le moment quel était l’opérateur de ce drone. Mais plus de réglementation n’implique pas plus de personnels ; Les forces de police spécialisées, police et gendarmerie de l’air, sont habilitées à enquêter, et doivent pouvoir s’appuyer sur des règlementations et des lois.
a écrit le 04/03/2016 à 8:13 :
vu la hauteur de vol du drone ... ce n'est pas le joujou de supermarché !
a écrit le 04/03/2016 à 8:12 :
Je ne savais que les phases d'approche se faisaient en pilotage automatique.
Réponse de le 04/03/2016 à 10:30 :
Ils approchaient de la phase d'approche ? :-) (fin de trajet en automatique)
Réponse de le 04/03/2016 à 14:34 :
Sur les avions de ligne et d'affaires, et sur certains avions de tourisme du genre "cher", le pilote automatique peut être utilisé jusqu'à 200 pieds (soit 30 secondes du toucher), avec quelques interventions "pousse-bouton" pour les changements de trajectoire.

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