Le lobby du vélo interpelle les candidats à la présidentielle

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Le réseau de collectivités territoriales, présidé par Pierre Serne, ancien vice président du Stif, et qui rassemble à ce jour plus de 1.500 collectivités territoriales oeuvre depuis 1989 pour développer l'usage du vélo au quotidien, mais aussi les modes actifs et les politiques de mobilité et d'aménagement urbain durables.
Le réseau de collectivités territoriales, présidé par Pierre Serne, ancien vice président du Stif, et qui rassemble à ce jour plus de 1.500 collectivités territoriales oeuvre depuis 1989 pour développer l'usage du vélo au quotidien, mais aussi les modes actifs et les politiques de mobilité et d'aménagement urbain durables. (Crédits : Conseil régional des Pays de la loire)
Le club des villes et territoires cyclables préconise entre autres de faire connaître les incitations économiques (indemnité kilométrique vélo - qu'il faudrait, à ses yeux, rendre obligatoire et plus incitative -, incitation fiscale pour les flottes vélos des entreprises) dans le cadre d'une grande campagne nationale.

Votez vélo ! A quelques semaines de la présidentielle, le Club des villes et territoires cyclables interpelle les candidats à l'élection. Et leur suggère 10 pistes pour accélérer le changement en matière de politiques urbaines en faveur des piétons et des vélos. Et pour cause, si la fermeture des voies sur berges de la Seine aux voitures décidée par la maire socialiste Anne Hidalgo, actuelle présidente du C40, semble conférer à Paris un rôle exemplaire en matière de politique environnementale, si les vignettes et l'incitation à la démotorisation semblent aussi aller dans le sens d'une ville plus verte, certains modes doux, comme le vélo, restent à leurs yeux encore marginaux.

Le réseau de collectivités territoriales, présidé par Pierre Serne, ancien vice président du Stif, et qui rassemble à ce jour plus de 1500 collectivités territoriales oeuvre ainsi depuis 1989 pour développer l'usage du vélo au quotidien, mais aussi les modes actifs et les politiques de mobilité et d'aménagement urbain durables.

Dix mesures concrètes

Or la loi sur la transition énergétique adoptée par la France en juillet a fixé l'objectif de diviser par deux la consommation totale d'énergie d'ici à 2050. Elle prévoit aussi de diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre à la même date. Aussi, pour y arriver, ces élus proposent ainsi une dizaines mesures, comme par exemple le fait se sensibiliser les jeunes et de généraliser l'apprentissage de la bicyclette avant l'entrée au collège et d'accélérer le développement des vélo-écoles sur le territoire, car rouler à vélo, cela s'apprend.

Il faut également développer davantage le stationnement vélo, dans le cadre des démarches initiées par l'Etat. Cela passe aussi par la nécessité d'accompagner les collectivités territoriales pour la création de conseils en mobilité à vélo dans les territoires de moyenne et faible densités, afin de déployer des solutions de mobilité pour tous en coordonnant les acteurs institutionnels et économiques. Enfin, le club préconise en outre de faire connaître les incitations économiques (indemnité kilométrique vélo - qu'il faudrait rendre obligatoire et plus incitative -, incitation fiscale pour les flottes vélos des entreprises) dans le cadre d'une grande campagne nationale.

Il faut dire qu'à l'heure où l'indemnité kilométrique vélo (IKV) souffle sa première bougie, elle ne concerne encore qu'une infime part de la population française : seulement 2% des actifs se rendent au travail à vélo. Un chiffre bien inférieur à la part de ceux qui utilisent une voiture, sept sur dix, ou les transports en commun, selon une récente étude de l'Insee, tirée de l'enquête de recensement menée en 2015.

Développer l'usage des modes doux

En 2015, 500.000 personnes, soit 1,9% des actifs en emploi, ont ainsi déclaré pédaler pour se rendre au travail tous les jours. Ils sont aussi nombreux que les actifs qui vont travailler en deux-roues motorisé. En revanche, un peu plus de 6% des actifs se rendent au travail à pied, autre mode de transport "doux". Le vélo est en revanche bien moins utilisé que les transports en commun, privilégiés par un actif sur sept (14,8%), ou l'automobile, par sept sur dix (70,6%). La voiture est même utilisée pour des trajets courts, inférieurs à un kilomètre, par 58% des personnes interrogées, précise l'Insee. Autant dire qu'il reste encore du chemin à parcourir.

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Commentaires
a écrit le 15/02/2017 à 11:18 :
Les 58% de personnes prenant leur voiture pour parcourir moins de 1km est symptomatique du caractère tragique et en partie imaginaire de notre dépendance à la voiture. 1km c'est 5 minutes à vélo en roulant très doucement. Utiliser un véhicule à moteur d'une tonne pour ce type de trajet est à tout point de vue sous optimal dans la plupart des cas. Mais on continue à le faire, faute de considérer le vélo comme une alternative sérieuse, et cette situation nous côute collectivement très cher.
a écrit le 14/02/2017 à 17:37 :
"Il faut dire qu'à l'heure où l'indemnité kilométrique vélo (IKV) souffle sa première bougie, elle ne concerne encore qu'une infime part de la population française : seulement 2% des actifs se rendent au travail à vélo."

Il s'agit d'un rapprochement trompeur. L'IKV n'ayant pas été généralisée, loin s'en faut, il n'y a aucun rapport entre la part modale du vélo chez les actifs et cette toute récente incitation fiscale.
a écrit le 14/02/2017 à 16:48 :
Tremblez oligarques, le lobby du vélo débarque !

Amusant, merci beaucoup.
a écrit le 14/02/2017 à 15:53 :
On pourrait aussi développer le pédalo et le pousse-pousse pour employer les chômeurs. Et pourquoi pas une indemnité kilométrique chaussures et capotes, car baiser c'est comme faire 7 km dit-on :-)

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