Le premier armateur sud-coréen placé en liquidation judiciaire

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Le terminal de containers de la compagnie Hanjin Shipping du nouveau port de Busan, situé à 420 km au sud-est de Séoul.
Le terminal de containers de la compagnie Hanjin Shipping du nouveau port de Busan, situé à 420 km au sud-est de Séoul. (Crédits : Reuters)
Hanjin Shipping, numéro sept mondial du transport de conteneurs, qui accuse une dette de quelque 4,5 milliards d'euros, a été lâché par ses banques.

Hanjin Shipping, le premier armateur sud-coréen, a annoncé mercredi son intention de se placer en liquidation judiciaire après avoir été lâché la veille par ses banques.

Le numéro sept mondial du transport de conteneurs, plombé par une dette de 5.600 milliards de wons (4,5 milliards d'euros), a perdu mardi le soutien de ses banques créancières qui ont jugé insuffisantes les mesures proposées par sa maison mère pour redresser sa situation.

Plusieurs ports internationaux refusent l'accès  de ses navires

De peur de ne pouvoir toucher leurs commissions, plusieurs ports en Chine, en Europe et en Amérique du Nord ont refusé l'accès à des navires de la compagnie, qui a par ailleurs appris qu'un de ses cargos, le Hanjin Rome, avait été saisi mardi à Singapour à la demande d'un créancier.

L'autorité sud-coréenne des marchés financiers a indiqué que Hyundai Merchant Marine, le deuxième armateur sud-coréen, était intéressé par la reprise d'actifs sains et d'une partie du personnel de Hanjin.

Hyundai Merchant Marine intéressé par certains actifs

Un porte-parole de Hyundai Merchant Marine a dit à Reuters que rien n'était encore décidé et que le groupe aurait des discussions avec la banque nationale de développement Korea Development Bank (KDP), principale banque créancière de Hanjin.

Hyundai Merchant, lui aussi mis à mal par la baisse de la demande et les surcapacités dans le secteur du transport maritime, est en pleine restructuration financière.

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Commentaires
a écrit le 31/08/2016 à 17:24 :
Prochaine étape, les chantiers navals qui n'ont pas pu changer de clients, comme vient de le faire Saint Nazaire, mais dans 10 ans il y aura aussi trop de pâquebots.
a écrit le 31/08/2016 à 14:03 :
Ceci rappelle le milieu des années 1970 , lorsque la fermeture du Canal de Suez contraignit les armateurs à commander des pétroliers de taille gigantesque pour assurer l'approvisionnement des pays occidentaux. Les chantiers navals se lancèrent alors dans un rythme de surproduction effréné, comme si la crise devait durer éternellement. On connait la suite: le canal fut rouvert et nombre de chantiers navals durent fermer leur portes faute de commandes et d'avoir prévu leur reconversion vers d'autre types de constructions navales.
a écrit le 31/08/2016 à 9:34 :
Il faut que le commerce international aille bien mal pour que ce domaine majeur des transports maritimes soit touché par la crise.

Mais tout va bien qu'on nous dit...
Réponse de le 31/08/2016 à 11:39 :
Vous oubliez un élément majeur dans votre raisonnement : la construction à un rythme effréné de nouveau navires de transport de conteneur toujours plus gros, bien au delà de ce que la croissance mondiale demandait.

Résultats, d’énormes surcapacités et un effondrement des prix du transport.
Réponse de le 31/08/2016 à 18:11 :
C'est en effet un élément important cependant anticipant un système économique en croissance perpétuelle, notre profonde crise du pouvoir d'achat ayant radicalement changé la donne, dorénavant les investisseurs ne peuvent plus se permettre de l'ignorer.

Moins les gens ont d'argent et moins ils peuvent consommer et donc alimenter l'économie.

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