Rapprochement en vue entre Maritima Ferries (ex-SNCM) et Corsica Maritima

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Les principaux acteurs économiques corses pourraient ainsi assurer les liaisons maritimes entre la Corse et le continent, ainsi que les liaisons vers l'Algérie et la Tunisie, souligne un communiqué commun.
Les "principaux acteurs économiques corses" pourraient ainsi "assurer les liaisons maritimes entre la Corse et le continent, ainsi que les liaisons vers l'Algérie et la Tunisie", souligne un communiqué commun. (Crédits : © Jean-Paul Pelissier / Reuters)
La compagnie et le consortium s'étaient opposés dans le dossier de reprise de la SNCM qui avait finalement vu la première l'emporter.

"Construire une grande compagnie maritime en Méditerranée": voici l'objectif poursuivi par les compagnies Maritima Ferries (ex-SNCM) et Corsica Maritima, qui ont annoncé mercredi 27 janvier, dans un communiqué commun, un projet de rapprochement.

Il s'agit de "répondre à deux enjeux majeurs", est-il expliqué. D'abord "assurer la pérennité de la compagnie (la SNCM, NDLR) et des 900 emplois sauvés, dans un contexte de baisse des subventions publiques". Ensuite, "répondre aux aspirations de la Collectivité territoriale de Corse (CTC), qui a lancé la réflexion sur l'avenir des dessertes maritimes entre la Corse et le continent". La CTC a notamment présenté lundi à Ajaccio un protocole d'accord sur la création d'ici à l'été d'une compagnie maritime insulaire.

Le tribunal de commerce de Marseille doit valider l'accord.

Le projet de rapprochement, "dicté par le souci de l'intérêt général, est envisagé dans le plein respect des engagements pris devant le tribunal de commerce de Marseille, qui devra le valider", assure encore le communiqué, avant d'ajouter:

Les "principaux acteurs économiques corses" pourraient ainsi "assurer les liaisons maritimes entre la Corse et le continent, ainsi que les liaisons vers l'Algérie et la Tunisie".

MCM (Maritima Ferries), la compagnie de Patrick Rocca, et le consortium Corsica Maritima, dirigé par François Padrona, s'étaient opposés dans le dossier de reprise de la SNCM, qui avait finalement vu le groupe Rocca l'emporter en novembre devant le tribunal de commerce de Marseille. Patrick Rocca avait présenté ce projet devant les salariés en comité d'entreprise à Marseille mercredi matin, évoquant notamment une ouverture du capital de sa société "à 49%" à des "investisseurs extérieurs".

(Avec AFP)

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a écrit le 28/01/2016 à 20:58 :
Tout cela n'est pas très sérieux et pour tout dire est très dangereux. Comment peut-on écrire que l'on veut "Construire une grande compagnie maritime en Méditerranée". L'actuelle activité de la MCM qui vient de s'allier à Corsica Maritima est divisée en deux: Corse-continent français et Marseille Maghreb. En même temps, l'assemblée de Corse qui gère les subventions du service public (Marseille-Corse) dit vouloir imposer une compagnie régionale pour le future contrat de service public. Les ceux nouveaux alliés se disent d'accords pour être le socle de cette compagnie régionale. C'est là qu'il y a problème ou... mensonge. En effet l'assemblée de Corse privilégie la forme d'une SEML (Société d’Économie Mixte Locale) pour sa future compagnie régionale. Il y a un hiatus: une SEML ne peut exercer son activité que dans le zone d’intérêt de la collectivité qui gère la Société. Que deviennent les lignes du Maghreb, les navires et les emplois? Si le "groupement" ( Maritima Ferries/(Corsica maritima) devient membre de la SEML, alors elle ne peut pas opérer sur le Maghreb. Ne serait-on pas en train de se moquer du monde et des employés restants? A ce jeux là, après les 500 licenciements de Janvier, on pourrait assister à une deuxième charrette. En quelque sorte la compagnie régionale serait l'habillage d'une stratégie définitive de démantèlement de l'ex SNCM. Dire que le gouvernement se félicitait de la "solution" trouvée par le tribunal de commerce de Marseille (la SNCM vendue (pas chère) à Patrick Rocca). Cette solution aura tenue moins de deux mois. Dire aussi que le syndicat nationaliste STC (Syndicat des travailleurs corses) vient d'obtenir satisfaction auprès de la nouvelle majorité nationaliste de l'assemblée de Corse avec le projet de compagnie régionale. Ironie de l'actualité, l'ex SNCM est en pleine campagne pour les élections syndicales. Le STC va avoir du mal à faire croie aux employés et même à ses militants que la compagnie régionale est un avenir pour les emplois, comme on vient de le voir ci-dessus.
a écrit le 28/01/2016 à 14:55 :
Tout cela n'est pas très sérieux et pour tout dire est très dangereux. Comment peut-on écrire que l'on veut "Construire une grande compagnie maritime en Méditerranée". L'actuelle activité de la MCM qui vient de s'allier à Corsica Maritima est divisée en deux: Corse-continent français et Marseille Maghreb. En même temps, l'assemblée de Corse qui gère les subventions du service public (Marseille-Corse) dit vouloir imposer une compagnie régionale pour le future contrat de service public. Les ceux nouveaux alliés se disent d'accords pour être le socle de cette compagnie régionale. C'est là qu'il y a problème ou... mensonge. En effet l'assemblée de Corse privilégie la forme d'une SEML (Société d’Économie Mixte Locale) pour sa future compagnie régionale. Il y a un hiatus: une SEML ne peut exercer son activité que dans le zone d’intérêt de la collectivité qui gère la Société. Que deviennent les lignes du Maghreb, les navires et les emplois? Si le "groupement" ( Maritima Ferries/(Corsica maritima) devient membre de la SEML, alors elle ne peut pas opérer sur le Maghreb. Ne serait-on pas en train de se moquer du monde et des employés restants? A ce jeux là, après les 500 licenciements de Janvier, on pourrait assister à une deuxième charrette. En quelque sorte la compagnie régionale serait l'habillage d'une stratégie définitive de démantèlement de l'ex SNCM. Dire que le gouvernement se félicitait de la "solution" trouvée par le tribunal de commerce de Marseille (la SNCM vendue (pas chère) à Patrick Rocca). Cette solution aura tenue moins de deux mois. Dire aussi que le syndicat nationaliste STC (Syndicat des travailleurs corses) vient d'obtenir satisfaction auprès de la nouvelle majorité nationaliste de l'assemblée de Corse avec le projet de compagnie régionale. Ironie de l'actualité, l'ex SNCM est en pleine campagne pour les élections syndicales. Le STC va avoir du mal à faire croie aux employés et même à ses militants que la compagnie régionale est un avenir pour les emplois, comme on vient de le voir ci-dessus.

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