SNCF : les échanges de billets TGV bientôt payants

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Ce nouveau dispositif ne concernera pas les tarifs "pro", indique la SNCF.
Ce nouveau dispositif ne concernera pas les tarifs "pro", indique la SNCF. (Crédits : © Vincent Kessler / Reuters)
La SNCF a annoncé le durcissement de ses conditions d'échange des billets TGV. A partir d'avril, des frais de 15 euros seront réclamés la veille et le jour du départ.

La SNCF met un terme à sa politique plutôt flexible en matière d'annulation ou d'échanges de billets. A partir d'avril, l'entreprise publique de transports va durcir les conditions d'échanges des billets TGV en instaurant des frais. Ce nouveau système devrait permettre de mieux gérer les places et même d'en baisser les prix, assure la SNCF.

Les tarifs "pro" épargnés

A partir d'avril, l'échange d'un billet TGV coûtera 5 euros. Ces frais passeront à 15 euros la veille ou le jour du départ.

Si ce nouveau dispositif ne concerne pas les tarifs "pro", les détenteurs de cartes de réduction (cartes Jeunes, famille nombreuse ou week-end....) n'acquitteront pas de frais "jusqu'à l'avant-veille du départ". La veille du départ, ils se verront appliquer des frais de cinq euros s'ils veulent échanger leur billet TGV.

Trains remplis, baisse des prix ?

L'objectif est que les clients "remettent les places à disposition avant, pour que quelqu'un d'autre puisse les racheter" et que les trains partent plus remplis, explique Rachel Picard, la directrice générale de Voyages SNCF.

Les échanges concernent actuellement "environ 17%" des clients, et le nouveau dispositif, "prime à la flexibilité", permettra aussi à la SNCF d'avoir vendu "toutes les places au dernier moment, et donc de les vendre moins cher", assure Rachel Picard.

Trafic des TGV en très légère hausse

Vendredi, la SNCF a annoncé qu'elle allait de nouveau devoir procéder, dans ses comptes 2015, à une dépréciation comptable de son parc de TGV, sans doute supérieure à celle de 2014 (1,4 milliard d'euros).

Un temps extrêmement rentable, le trafic des TGV a enregistré en 2015 une très légère hausse, de 0,4%, après plusieurs années de chute.

Le conseil d'administration a par ailleurs commencé à plancher sur le modèle économique du TGV pour les années à venir.

(Avec AFP)

>>>LIRE AUSSI : TGV low-cost : jusqu'où pousser Ouigo ? , s'interroge la SNCF

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Commentaires
a écrit le 25/01/2016 à 7:52 :
l'ensemble des acteurs de cette société c'est à dire la direction , les syndicats et le gouvernement doivent se poser la question la SNCF dans sa version actuelle a t elle encore un avenir dans un monde concurrentiel en terme de déplacement, la réponse parait être non. Sa difficulté être pris entre des syndicats préhistoriques en terme de vision du marché mais également par un gouvernement qu'il soit de droite ou de gauche accro aux bulletins de votent et à une paix sociale toute relative car de toute manière la SNCF explosera. Deux possibilités une revolution des mentalités de l'entreprise ou alors la programmation de sa disparition ce qui dans le contexte actuel mené par la CGT et SUD est inéluctable nous sommes habitués de voir ces deux syndicats faire la part belle au chômage. Restera pour le contribuable la charge de la dette et la charge de la retraite.
a écrit le 24/01/2016 à 15:44 :
Vive Blablacar !!
a écrit le 24/01/2016 à 13:20 :
2 chiffres
Beauvais -> Debrecen (Hongrie) : 1450 km - vol de 2:30 en AVION -> 8,60€
Pont sainte maxence -> La Défense : 60 km - matériel obsolète - 2:00 en train -> 14,75€

Cherchez l erreur ....
a écrit le 24/01/2016 à 11:07 :
Comme M Pepy copie Airfrance pour les reservations TGV, qu'il aille jusqu'au bout du raisonnement et qu'il prenne un consultant de Airfrance au conseil d'administration avec comme objectif " comment faire mourir une compagnie" . Ils connaissent bien. Le TGV est devenu trop cher pour les personnes. Prenez un Paris Lyon le lundi matin retour la journée 200€ et vous ajoutez 60€ de parking. Multiplez par 2 avec un collegue. Vous prenez la voiture ou l'avion pour les autres destinations Ryanair, Easyjet... En italie le TGV est deux fois moins cher, pourquoi? le niveau de vie est similaire. Et les billets bas couts? pour ceux qui ne peuvent de toute facon pas payer 200€ et à midi retour le lendemain avec un hotel au milieu. Ou est la notion du client?? celui qui paie bien sur et le contribuable qui paie les trains regionaux. j'arrete trop à dire.
a écrit le 24/01/2016 à 10:10 :
La SNCF a un taux de remplissage des TGV de 65 %, c' est catastrophique car une place non occupée c' est un manque a gagner en exploitation et en amortissement.
Donc quand la SNCF vend 65 places à 100 euros et 35 places à 0 zero , la SNCF encaisse 6500 euros
Si le billet était à 65 euros et 100 places vendues, il y aurait aussi 6500 euros. Donc le TGV est 35% trop cher; à recette équivalente si la SNCF était bien gérée.
Mais la SNCF préfère faire circuler des TGV (presque) à moitié vide car c'est plus facile pour les agents (gare, quais, contrôleurs) qui risqueraient d' arriver fatiguer pour leurs retraites à 55 ans ou avant. (payées avec nos impôts bien sûr) avec un surcroît de client (ou usager ?)
a écrit le 24/01/2016 à 0:47 :
Ils vont finir par nous faire adorer le car à la SNCF !

Non seulement les billets TGV sont hors de prix sauf à prendre le billet 6 mois avant, les gares sont au milieu des champs de patate (Lorraine TGV, Meuse TGV et Haute-Picardie) à des dizaines de km de la ville la plus proche, mais si en plus changer le billet coûte le prix d'un repas...

Pa étonnant qu'ils aient des problèmes pour les remplir leurs rames et à mon avis, ce n'est pas près de s'arranger.
a écrit le 23/01/2016 à 22:45 :
Si ça fait augmenter le nombre de voyageurs, c'est bien, si ça les décourage ou fait chercher des alternatives, devenir frileux, tant pis. C'est le jeu de l'offre & demande, le client est le décideur final.

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