Tarifs : pourquoi les négociations entre Uber et les syndicats n'ont pas porté leurs fruits

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Uber n'approuve pas le principe d'un tarif minimum par course validé par l'Etat - comme l'est celui des taxis - que demandent les chauffeurs.
Uber n'approuve pas le principe d'un tarif minimum par course validé par l'Etat - comme l'est celui des taxis - que demandent les chauffeurs. (Crédits : REUTERS/Robert Galbraith)
La plateforme de réservation de voitures Uber a opposé mercredi soir un "refus en bloc" aux revendications tarifaires des chauffeurs de VTC, ont indiqué des représentants des chauffeurs à l'issue d'une première réunion sur le sujet.

Comme on pouvait s'y attendre, les discussions entre les syndicats et la plateforme de réservation de voitures Uber n'ont pas donné grand chose. C'est le moins qu'on puisse dire. En effet, Uber a opposé mercredi soir un "refus catégorique" aux revendications tarifaires des chauffeurs de VTC, ont indiqué à La Tribune deux représentants de chauffeurs à l'issue d'une première réunion sur le sujet.

Le géant du secteur avait accepté le 20 février le principe d'une discussion sur les tarifs, préoccupation principale des VTC mobilisés depuis plusieurs mois pour dénoncer leurs conditions de travail et la "paupérisation" de la profession. Les discussions, démarrées en début d'après-midi dans un hôtel du 19e arrondissement, ont duré plus de 5H30, dont deux heures de présentation Powerpoint pour expliquer en détail le modèle économique d'Uber et sa stratégie tarifaire, basée sur le concept de la majoration.

Revenu minimum ou tarif minimum

"C'est bien joli tout ça mais il y a la théorie, et la pratique est très différente", a commenté Sayah Baaroun (SCP-VTC/Unsa), qui, avec Capa-VTC plaide pour l'instauration d'un tarif minimum. "Si le chauffeur a un revenu minimum correct assuré par course, peu nous importe qu'Uber empoche le fruit de la majoration. Seulement nous ne lâcherons pas sur ce point", a-t-il prévenu.

Or "chez Uber ils espèrent nous convaincre qu'il devait être le seul maître à bord pour que le modèle économique soit stable. Mais il ne l'est pas", poursuit-il. "Uber ne veut pas, ou ne sait pas négocier", analyse pour sa part Fabian Tosolini, de la CFDT. "Pourtant il serait temps que ceux qui essayent de faire du social chez Uber soient écoutés".

Pour l'heure il semble donc que les chauffeurs se heurtent à un mur. Uber n'approuve pas le principe d'un tarif minimum par course validé par l'Etat, comme l'est celui des taxis. Elle a beau expliquer aux chauffeurs qu'elle risquerait ainsi de perdre des clients, ceux-ci sont persuadés que les clients sont tellement habitués à utiliser Uber - évoquant même un réflexe établi - qu'une variation des prix n'y changerait rien. La plateforme avait en revanche annoncé être pour l'idée d'un revenu minimum pour les chauffeurs. Hélas ceux-ci ne veulent rien lâcher sur les tarifs. Dialogue de sourds en somme.

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Commentaires
a écrit le 16/03/2017 à 20:08 :
Il faudrait surtout plafonner les commissions des plateformes a 5%, tout le monde y gagnerait sauf qq rentiers aux us

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